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L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes

Karine Lambert

Karine Lambert

Elles sont 5, de tous les âges, de tous les styles.

Il y a Rosalie, accro au yoga et qui ne peut oublier François. Il y a Simone, qui a élevé seule son fils Diego après avoir fui l’Amérique Latine et le père infidèle. Il y a Giuseppina, sicilienne mariée de force jeune et mère d’une fille qui lui a été enlevée par ses propres frères. Il y a encore la Reine, ancienne étoile de l’Opéra, dont le corps ne lui obéit plus et qui a imaginé cet endroit.

Tout va bien jusqu’à l’arrivée de Juliette, boule d’énergie et de vie, qui remet en question le fondement même de l’immeuble :

« aucun homme »

 

Juliette, que la vie n’a pas épargnée. Fille de parents centrés sur eux-mêmes et qui a un besoin maladif d’amour pour se sentir vivre.

Ce livre me donnait envie depuis très longtemps, le titre me plaisant tellement. Et je dois dire que je suis enchantée par sa lecture. Les personnages sont complètement drôles et attachants.

Ces 5 nanas et Jean-Pierre (le chat !!!) mènent une vie tranquille, dans laquelle elles ont banni, non pas l’amour mais les désillusions qu’il peut occasionner.

Chacune a souffert, de façon différente, de l’amour. A cause d’un homme, d’un père, d’un frère… Leur choix de vivre leur a permis de reprendre le contrôle d’une vie qu’elles pensaient ne plus pouvoir continuer ainsi.

Les échanges entre les personnages sont vifs et joyeux, mais aussi empreints d’une grande profondeur émotionnelle. Elles se comprennent, elles se complètent.

On peut se demander ce qui pourrait pousser une personne à se couper ainsi de la notion même de rencontre, pour éviter désillusions et souffrances.

Si on y réfléchit bien, cela ne paraît pas si fou que ça comme concept. Après tout, en cas de peine, on prend souvent l’habitude de se réfugier dans un cocon rassurant, quel qu’il soit. Ça peut être sa maison ou son appartement, un café, chez une amie.

Cet immeuble est comme un immense cocon protecteur et j’adore cette idée.

Ce livre est d’une gaieté folle, une ode à la vie et à la joie. La joie de vivre peut se trouver en toute chose. L’essentiel est d’y croire et de le vouloir.

Ce roman est magique. Il donne le sourire et je pense que beaucoup de lecteurs se seront reconnus à la lecture, que ce soit en un personnage ou une attitude, une parole.

Ces femmes (et ce matou) sont magnifiques. Petit clin d’œil à ce matin qui a su trouver sa place.

 

Marjorie

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Witch Hunter (tome 1)

Virginia Boecker

Virginia Boecker

L’histoire:

Elisabeth Grey a 16 ans. C’est une jeune fille toute douce en apparence et blonde comme les blés. Mais ne vous fiez pas aux apparences.

Elisabeth Grey a 16 ans et c’est une chasseuse de sorcières, guérisseurs et autres créatures humaines aux pouvoirs magiques. Elle fait partie d’un groupe d’élites, sous la direction de l’Inquisiteur du Royaume. Avec elles, sorcières et magiciens en tous genres finissent sur le bûcher.

Jusqu’au jour où sa route croise celle de Nicholas Perevil, chef de la résistance magique, dont la vie dépend de sa pire ennemie. Il n’y a qu’elle qui puisse briser la malédiction qui pèse sur lui.

Quelle voie choisira Elisabeth ? Restera-t-elle fidèle à ceux qu’elle considère comme sa famille ? Ou choisira-t-elle de suivre ceux qui sont ses ennemis (ou montrer comme tel) ?

Mon avis :

 

Je suis dans ma période monde magique et fantasy en tout genre. Ce roman ne déroge d’ailleurs pas à la règle. Découverte par hasard, cette histoire a su m’emballer au plus haut point.

Nous débutons l’histoire aux côtés d’Elisabeth et de Caleb, deux des meilleurs chasseurs du royaume, en mission secrète pour l’inquisiteur. Peu avant d’intervenir, ils assistent par hasard à une exécution.

La mission est une réussite mais Elisabeth sent bien qu’elle n’est pas au top ces derniers jours. En effet, un « problème » retient toute son attention et l’oblige à masquer la réalité de sa situation. Ce faisant, elle est surprise un soir avec sur elle des herbes qui la conduisent droit dans le bureau de son chef.

Ce dernier, alors qu’il a recueilli et former, va l’envoyer en prison et la condamner pour sorcellerie. C’est ainsi que son chemin croisera celui de Nicholas, dont la mission est de la sauver. Elisabeth aurait le pouvoir de l’aider à vaincre la malédiction qui le poursuit.

Tout ceci fait beaucoup à notre jeune héroïne qui se retrouve, soudain, à ne plus savoir quoi penser, ni quoi faire.

J’ai tout de suite accroché avec certains des personnages, comme Nicholas ou encore John, mais j’ai eu plus de mal avec Elisabeth. Je l’ai trouvé très immature dès fois, ce qui peut paraître normal vu son jeune âge. Mais, dans le même temps, elle se comporte et vie en adulte.

Mais ce bref moment est vite passé et je me suis surprise à lui souhaiter de s’enfuir et de se rallier à Nicholas et autres créatures magiques.

L’énigme est bien pensée et, telle une araignée, l’auteure tisse sa toile en douceur autour de ses personnages, ouvrant beaucoup de possibilités et apportant autant de questions que possible.

Qui est réellement Elisabeth ? Peut-elle changer les choses ? Qui est vraiment l’inquisiteur ?

Le rythme est soutenu, sans temps mort ni lenteur. Les chapitres s’enchaînent vers un dénouement qui ouvre encore plus de possibilités.

C’est là une très belle découverte livresque et j’ai hâte de lire le tome 2, en espérant ne pas être trop déçue, vu mon engouement à la lecture du premier livre.

Witch Hunter, c’est une touche de fantasy, un brin de romantisme, une perle d’humour et un très bon moment de lecture pour les fans du genre.

 

Marjorie

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Aurora Teagarden - le club des amateurs de meurtre (tome 1)

Charlaine Harris

Charlaine Harris

L’histoire :

 

Aurora est une jeune femme sans histoire, bibliothécaire passionnée et discrète mais qui cache un petit secret. Elle fait partie d’un murder club. Avec d’autres passionnés comme elle, ils se réunissent régulièrement pour présenter des affaires de crimes, non résolues, anciennes ou récentes, et ils débattent entre eux pour tenter de trouver des solutions.

Tout se passe jusqu’au soir où, avant une réunion du club, Aurora trouve le corps affreusement mutilé d’un membre du groupe. Elle semble avoir été tuée selon le mode opératoire d’un ancien meurtre.

Elle ne sera pas la première. L’un après l’autre, les membres du club semblent être la proie d’un meurtrier qui s’amuse à maquiller leur mort en s’inspirant de meurtres passés.

Qui s’attaque au club ? Qui sera le prochain ?

 

Mon avis :

 

C’est grâce à l’une des filles de mon groupe de lecture, qui se reconnaitra, que j’ai découvert cette série. Après deux Karine Giebel, dont le dernier fut très difficile à lire, j’avais besoin de légèreté.

Par un pur hasard, je suis tombée sur ce titre et l’histoire a attiré mon regard alors je me suis lancée.

Nous débutons l’histoire en faisant connaissance avec l’héroïne de ce livre, Aurora Teagarden. Une bibliothécaire d’une vingtaine d’années, avec beaucoup d’humour et un nom de famille plutôt difficile à porter. Sa passion, la lecture, son petit hobby, les histoires policières.

Elle fait d’ailleurs partie d’un club d’amateur de meurtres, un murder club, dont les membres présentent à chaque réunion une histoire réelle et tentent de trouver des indices pour résoudre l’affaire.

Un soir de réunion, un membre du groupe est retrouvé mort par Aurora. L’hécatombe va commencer, un tueur sordide ayant décidé de prendre pour cible chacun des membres du club.

Qui est ce tueur et qui sera la prochaine victime ?

Je dois l’avouer, je suis rentrée sans aucune difficulté dans l’histoire et je me suis prise d’affection pour le personnage d’Aurora, que j’ai trouvé très drôle et attachante. Mon plus grand regret est de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour devenir bibliothécaire moi aussi et j’avoue avoir vécu ma passion pour ce métier par procuration (nan nan je vous rassure, je suis saine d’esprit…).

J’ai attaché, dès les premières pages, à l’intrigue mise en place et j’ai trouvé qu’elle était très bien imaginée.

L’écriture est fluide et très agréable à lire, le style est léger, sans exagération. Chaque personnage reste plutôt humain, ce qui est agréable à lire.

L’idée d’un club d’amateur de meurtres, souvent du passé, est une idée du tonnerre je trouve. Certains doivent trouver cela glauque mais, selon moi, c’est une passion comme une autre.

Après tout, il existe bien un club d’écrivains de romans policiers, dont la grande Agatha Christie a été la présidente et qui réunissait à l’époque, entre autre, l’excellent Wilkie Collins, l’un des précurseurs du roman dit « policier ».

Cette lecture est légère mais riche en rebondissement, le prélude d’une bonne série qui va me ravir l’esprit. Je ne vais pas tarder à entamer le tome 2 d’ailleurs et retrouver, avec plaisir, Aurora pour de nouvelles aventures.

Marjorie

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Meurtres pour rédemption

Karine Giebel

Karine Giebel

L’histoire :

 

Elle est jeune, très jeune. Elle s’appelle Marianne. Pour la justice, elle est un danger public. Elle sera enfermée, à vie. Réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sureté de 22 ans. La fin d’une vie quand on a 17 ans.

Son crime ? 2 morts et une femme enceinte paraplégique à vie. Elle a tué, de sang froid, sans état d’âme.

Sa vie va maintenant se résumer à une éternité en prison. Jusqu’au jour où elle reçoit une proposition surprenante : un meurtre contre la liberté.

Un meurtre pour sa rédemption….

 

Mon avis :

 

Deux Karine Giebel à la suite, une forme de suicide de l’espoir et de la bonne humeur… Mais je suis accro, c’est horrible.

Celui-là me faisait de l’œil depuis longtemps. C’est un gros pavé à ingurgiter, dont on ne sort pas indemne d’une telle lecture.

L’histoire débute avec Marianne de Gréville, une jeune femme de bientôt 21 ans, en prison depuis 4 ans pour 2 meurtres de sang froid et avoir blessé une policière au point de la mettre dans un fauteuil roulant alors qu’elle était enceinte.

Pour ça, elle est condamnée à perpétuité avec une peine de sureté de 22 ans. En langage clair, cela signifie qu’elle passera au minimum 22 ans derrière les barreaux, sans être sûr qu’elle puisse sortir après.

En prison, elle tuera une détenue et enverra à l’hôpital une matonne…. Elle n’est pas une enfant de cœur.

Pendant les 200 premières pages environ, nous allons la suivre dans sa vie quotidienne en isolement dans la prison qui la reçoit. Etant accro à l’héro et aux clopes, elle se « prostitue » avec le gradé pour avoir ses doses…

Il faudra attendra un bon quart du roman pour entrer dans le vif du sujet. Un beau jour, Marianne a un parloir et se retrouve face à 3 hommes qui lui proposent un contrat très particulier.

En échange d’un dernier meurtre, elle sera libre. Ils la feront évader. Sur le coup, elle n’en croit rien mais sa situation, allant de mal en pis, sa seule possibilité reste d’accepter.

Elle ne va penser qu’à sa liberté future et à l’occasion qui lui sera donnée d’en profiter. Mais pourra-t-elle aller jusqu’au bout ? Sa rédemption doit-elle passer par le geste d’ôter une nouvelle fois une vie humaine ?

Je dois avouer que pendant une très grande partie du roman, je considérais Marianne comme une vraie tête à claque. C’est une sale gamine, fille d’une famille riche, qui s’encanaille à 17 ans et va gâcher 3 vies en plus de la sienne. Une partie d’elle regrette mais l’autre partie ne peut s’empêcher de se donner une image de dure pour vivre en prison.

Puis mon regard a évolué face à tant de maturité dans un si petit corps. Elle va donner des leçons d’humanité, elle la tueuse de sang froid, à des coriaces qui pensaient se servir d’elle.

Elle va surprendre le lecteur par son intelligence et sa capacité de compréhension des autres, arrivant à lire ce que les autres pensent cacher. C’est comme ça qu’elle réussira à atteindre ses compagnons au plus profond de leur être.

C’est aussi ce qui la met en danger car, finalement, elle oblige ces personnes à se montrer à nu alors qu’ils font tout pour se cacher. N’est-ce pas le propre de l’Homme de chercher à se montrer sous son meilleur jour après tout ?

Plus on avance dans la lecture et plus le rythme s’intensifiait, nous tenant en haleine dans cette sombre histoire de manipulations et de scandales étouffés ?

Marianne se révèlera être le personnage le plus intelligent et le plus fiable, à sa façon. Mais, comment pourrait-elle vivre avec une conscience aussi chargée ?  Elle comprend qu’elle ne sera jamais libre, même en dehors des murs de sa cellule.

Elle comprend que la liberté, c’est de pouvoir choisir où elle sera, non pas physiquement mais mentalement. C’est de pouvoir choisir ce qu’on fera de sa propre vie. Marianne sera libre, à sa façon, mais ce sera sa plus belle victoire, car elle décidera de sa liberté.

La fin est tout simplement très émouvante et magnifique, dérangeante aussi mais pour d’autres raisons. Je suis sortie de là très retournée et j’avoue que, depuis, je n’ai pas réussi à lire autre chose que du léger…

Âme sensible s’abstenir.

Très bonne lecture à tous.

Marjorie

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Satan était un ange

Karine Giebel

Karine Giebel

L’histoire :

 

Une voiture. Deux hommes. Une autoroute. Aucun but précis.

 

D’un côté, il y a François. Brillant avocat lillois dont la vie va basculer suite à un examen médical. Sur un coup de tête, il prend sa voiture et part. Où ? Il ne le sait pas ?

 

De l’autre côté, il y a Paul. Un jeune paumé que François prendra en stop dans les alentours de Lyon. La vingtaine, énergique et en pleine santé.

 

Ensemble, ces hommes, que tout oppose, vont traverser la France.

 

Dans quel but ? Ils ne le savent pas encore.

 

Un point commun : chacun fuit…. Mais peut-on fuir éternellement ?

 

 

Mon avis :

 

Nouvelle incursion dans l’univers Karine Giebel. A croire que j’adore les livres complément fous de cette romancière de génie. Le titre a attiré mon regard instantanément.

 

L’histoire débute avec François. C’est un avocat lillois réputé, fier de sa vie et d’avoir réussi à fuir ses origines ouvrières pour se hisser dans la bonne société. Un malaise, un examen médical, la sentence tombe. Tumeur au cerveau…

 

Passé le premier choc, second rendez-vous médecin, cette fois-ci avec un spécialiste. Le meilleur…. Seconde sentence : c’est inopérable. Minimum 3 mois, maximum 18 mois…. Voilà ce qui pousse François sur la route, sans but, sans envie, juste un trou béant dans la poitrine.

 

Sa route va croiser celle de Paul, un jeune homme qui fait du stop sur la route. Sans savoir pourquoi il va s’arrêter pour le prendre dans sa voiture.

 

Va alors commencer pour ces deux hommes l’équivalent d’un chemin de croix. Deux personnes, que tout semble opposer, peuvent-elles se ressembler plus qu’elles ne le pensent ?

 

François, la quarantaine, Avocat d’affaires. Paul, la vingtaine, paumé, sans travail fixe.

 

Ce roman est poignant, dès les premières pages. Que ce soit François, qui va se remettre totalement en question suite à cette nouvelle, qui se rend compte que dans moins de deux ans, il sera mort et qu’il ne peut rien faire contre ça. Lui, qui a toujours eu l’impression de contrôler chaque parcelle de sa vie.

 

Que ce soit Paul, et sa nonchalance. Lui qui tente de survivre plutôt que vivre. Lui qui vit sa vie à fond sans rien chercher de plus. Qui trimballe ses propres démons.

 

Très vite, François se rend compte que quelque chose ne va pas avec Paul. Est-ce le verdict médical qui va l’entrainer ainsi ? On peut le penser. Alors que le François d’avant, raisonnable, n’aurait rien fait, le François nouveau va aider Paul et ne jamais le lâcher.

 

Ces deux hommes vont se rapprocher et se découvrir une relation qui profitera aussi bien à l’un qu’à l’autre. Chacun va voir en l’autre ce qu’il y a de bon, mais qu’il ne voyait pas…

 

 

Le talent de Karine Giebel explose au grand jour dans ce « huis clos » saisissant dont la majeure partie de l’action se passe entre nos deux personnages, dans une voiture.

 

Les personnages sont, encore une fois, très humains et chacun de nous peut s’identifier à eux. La relation qui se noue sous nos yeux de lecteur est magique. A leur manière, chacun va grandir et sortir plus fort de ce qui se passe entre eux.

 

Je n’avais pas ressenti autant d’émotions depuis Juste une ombre qui est, pour moi, son meilleur roman. Karine Giebel a vraiment un don, celui de mettre à nu et de porter au firmament l’Homme dans ce qu’il a de plus juste.

 

Petit bonus, je tiens à le signaler… Même si l’on devine un peu la fin, je trouve que, pour une fois, c’est plutôt un happy end…. Youyouyou ça se fête.

 

En résumé, Karine Giebel, que je ne présente plus, réalise ici un thriller saisissant plein de beauté et d’humanité, qui vous saisira aux tripes et titillera votre corde sensible.

 

Très bonne lecture à tous.

 

Marjorie

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Agatha Raisin enquête - bons baisers de Chypre (tome 6)

MC Beaton

MC Beaton

L’histoire :

 

Après un mariage raté (cf lire le tome 5 d’Agatha Raisin), James s’enfuit à Chypre dans la maison qu’il avait louée pour leur nuit de noce. Agatha, ne voulant pas rester sur le carreau, le rejoint sur place et tente de recoller les morceaux.

 

Quelques jours après son arrivée, une touriste anglaise est tuée sous ses yeux, lors d’une sortie nocturne.

 

Qui a bien pu la tuer et pourquoi ?

 

Comme à son habitude, Agatha va décider de mener l’enquête, à sa façon bien sur, quitte à s’attirer les foudres, tant des policiers locaux que de James.

 

 

Mon avis :

 

Ce tome-ci, je l’ai fait durer, ne sachant pas quand sortira le prochain volet des aventures d’Agatha. Quel délice, je ne m’en lasse pas très franchement.

 

Ce nouvel opus débute après le mariage raté de nos héros, lié à l’apparition furtive de Jimmy, mari pas du tout décédé d’Agatha, mais qui décèdera le jour même, au mariage de son épouse.

 

James est parti à Chypre vivre sa lune de miel, sans son ex future épouse. Mais c’est sans compter sur l’obstination d’Agatha à reconquérir James, un James un peu refroidi par tout ça. Néanmoins, je le soupçonne d’avoir sauté sur cette occasion pour ne pas se marier.

 

Peu de temps après son arrivée, lors d’une soirée avec un groupe de touristes anglais, avec qui elle a sympathisé, un meurtre est commis sous ses yeux. Il en faut peu pour qu’Agatha reprenne du service, se mettant à dos une très grande partie de l’île.

 

Notre détective en herbe, pas toujours très douée, va se mettre en chasse de l’assassin et tenter de résoudre cette nouvelle énigme.

 

Je dois dire que notre quinqua est en grande forme, malgré un moral au ras des chaussettes. Se faire planter le jour de son mariage, jour où l’on voit réapparaitre son mari pas mort du tout, mais le trouver mort finalement, tout cela peut secouer une Agatha tout de même.

 

Je dois avouer que j’ai beaucoup rigolé de ses aventures tellement elles furent épiques.

 

Cette nouvelle énigme se passe, pour une fois, à l’étranger et j’ai apprécié vivement les passages historiques insérés par l’auteur à propos de Chypre. J’ai pu en apprendre plus sur ce petit paradis et les relations politiques actuelles avec les pays frontaliers.

 

Comme toujours, le rythme est plutôt bien soutenu, mais ponctué de nombreux passages sur les profondes méditations d’Agatha sur sa vie actuelle.

 

Un certain personnage, aperçu lors d’un tome précédent, va faire son apparition et bouleverser beaucoup de choses… Je vous laisse découvrir qui. Ce tome est un passage dans la vie de l’héroïne, très important. Quant à son final, il est explosif, croyez moi.

 

En tout état de cause, ce nouvel opus ne m’a pas déçu et il ravira les fans d’Agatha.

 

Enigme policière, secouage de témoins « à la Agatha », révélations en tout genre et discussions houleuses avec James. Tout est réuni pour une nouvelle histoire pleine de suspens et de plaisir.

 

Un vrai régal pour l’esprit, une vraie partie de rigolade et des dialogues toujours aussi dynamique pour notre duo si attachant.

 

Très bonne lecture à tous.

 

Marjorie

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Aaverhelyon

Michael Fenris

Michael Fenris

L’histoire :

Un soir de tempête, Daniel Trusk s’arrête pour aider une femme arrêtée sur le bas-côté, du fait de la panne de sa voiture. Kathleen et lui, voyant qu’ils ne pourraient pas faire 10 mètres de plus, trouvent refuge dans un vieux manoir, et font la connaissance des propriétaires, plutôt inquiétants, des lieux, les VARDEC.

 

Très vite, ils apprennent que la tempête va durer 7 jours et 7 nuits, jusqu’à LA nuit, mais sans plus donner d’explications…

 

Peu de temps après leur arrivée, une famille ainsi que des frères jumeaux vont se retrouver dans la même situation. Daniel comprend très vite que quelque chose ne va pas du tout.

 

Va alors commencer une semaine des plus déroutantes qui doit prendre fin dans 7 jours et 7 nuits. Mais quelle fin est prévue ? Et quel est leur rôle dans tout ceci ?

 

Mon avis :

 

Ce livre est une pure découverte signée abonnement Kindle, merci amazon…

 

Alors que je « feuilletais » une liste de livres en emprunt, je tombe par un pur hasard sur ce livre et son nom quelque peu imprononçable. Toujours maintenant, j’avoue avec du mal à le lire sans trébucher (façon de parler bien sûr).

 

Je dois avouer que je ne connais pas l’auteur, ni ses œuvres. La couverture a attiré mon regard et la lecture de la 4ème de couv a achevé de m’entraîner dans sa lecture.

 

Avant de parler du livre en lui-même, j’ai envie de faire quelques lignes sur cet auteur et, après des petites recherches, j’ai eu la surprise de découvrir un auteur français, né à Nancy, médecin installé en région parisienne et passionné d’écritures, qui en est ici à son 3ème roman. Aaverhelyon est son premier roman auto-édité.

 

Nous débutons l’histoire avec, comme trame de fond, une tempête plutôt violente. Daniel Trusk, flic déchu reconverti en privé, prend en stop une jeune femme Kathleen, en panne, mais ils se retrouvent vite obligés de trouver refuge, comme plus tard 5 autres personnes, dans le manoir plutôt dérangeant de la famille VARDEK.

 

Qui sont ces gens et pourquoi l’atmosphère de la maison est-elle aussi prenante ? Telles sont, entre autre, les questions que va se poser Daniel, très peu de temps après son arrivée.

 

La tempête doit durer 7 jours et 7 nuits, jusqu’à son dénouement lors de la fameuse nuit.

 

Je dois dire que nous sommes très vite mis dans le bain de l’étrange et l’atmosphère pesante est ressentie dès le début. La famille VARDEK est plutôt spéciale et ses membres des plus surprenants.

 

Que ce soit Valia, la fille du maître des lieux, nymphomane perverse et qui entretient des relations bizarres avec son père, ou encore le maitre d’hôtel méga flippant, sans oublier la vieille femme coincée au 3ème étage et le neveu savant fou, la famille VARDEK fait penser à une araignée génétiquement modifiée attirant sa proie dans sa toile et ne la laissant plus partir.

 

Michael Fenris a une imagination développée qu’il met en œuvre en écrivant cette histoire abracadabrante qui va tenir le lecteur en haleine. J’aime beaucoup le thème de la sorcellerie et du monde « magique ». C’est ce qui a, entre autre, attiré mon attention de lectrice.

 

Cette lecture m’a beaucoup plu. La plume de l’auteur est agréable à lire et soutenue.

 

Le personnage de Daniel est très attachant. Cet homme, qui a tout perdu suite à une erreur qui le hante toujours, va se battre pour une seconde chance et il est le seul qui aura la présence d’esprit de tout comprendre. Il va décortiquer ce qui se passe avec beaucoup de froideur et de cynisme.

 

Mon seul hic concerne la fin de l’histoire. Je ne veux pas spoiler alors je ne m’étendrai pas trop sur les raisons. Je dirai seulement, et ceux qui ont lu comprendront, qu’un petit plus n’aurait pas été de trop. Je pense que la fin aurait pu être tournée de façon à nous faire nous poser encore plus de questions, quitte à nous laisser penser à une suite.

 

Je la trouve trop courte mais intéressante tout de même.

 

En résumé, Aaverhelyon est un très bon roman d’angoisse sur le monde mystérieux de la sorcellerie, écrit par un romancier français à l’imagination fertile, qui vous emmène dans un univers glaçant et prenant.

 

Très bonne lecture à tous.

 

Marjorie

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Maîtres du jeu

Karine Giebel

Karine Giebel

Deux nouvelles, deux histoires poignantes et tragiques. Du grand Karine Giebel.

 

D’un côté, Post mortem, de l’autre, J’aime votre peur.

 

Il y a Aubin et Morgane, dans un premier temps. Un rendez-vous chez le notaire. Un héritage troublant, une famille en deuil. Morgane, l’actrice, la vedette, reçoit un château en héritage d’un homme qu’elle ne connait pas. La famille est divisée dans sa peine. Qui est-elle pour justifier de recevoir le bien le plus précieux de cet homme, mort trop tôt.

 

Mais il y tient, elle en fera un foyer pour jeunes. Il lui laisse une lettre où il explique tout. Elle doit suivre ses instructions. Qui peut s’opposer aux dernières volontés d’un mort ? Alors elle ira. Alors elle verra. Que trouvera-t-elle au bout de ce voyage ?

 

 

Dans un second temps, il y a Yann et Maxime. Tout les oppose. Yann est flic. Maxime, un tueur en série arrêté par Yann. Après 6 ans à croupir en prison, il s’évade.

 

Il est malade, comme ils disent tous ces hommes en blouse blanche. Son truc à lui, c’est de cibler les couples, de violer et tuer la femme sous les yeux des hommes, qui mourront ensuite. Son truc à lui, c’est de prendre aux autres.

 

Il s’évade et, dans le début de sa cavale sanglante, il laissera un mort et deux blessés graves. Il a besoin de passer les barrages. Quoi de mieux qu’un bus empli d’enfants handicapés pour y arriver.

 

Alors le voilà, en route pour le Vercors, avec 16 enfants comme bouclier. Yann est sur le pied de guerre. Il le sait, Maxime est violent, il n’a peur de rien. Il va lui falloir affronter le pire meurtrier qui ait croisé sa route.

 

Malgré les soins, malgré l’enfermement, Maxime est pire qu’avant. Comment cela va-t-il finir ?

 

Maîtres du jeu contient ces deux nouvelles qui se dévorent plus qu’elles ne se lisent, et marquent les esprits du lecteur. Par ces centaines de pages, Karine Giebel démontre l’entièreté de son talent pour décortiquer l’âme humaine et ses dérives. Vous êtes pris aux tripes.

 

Son imagination est sans limite et son talent indéniable. Ces deux nouvelles sont brillamment écrites et vous emporteront dès les premiers mots. Que ce soit Morgane et sa vie, soit disant sublime d’actrice, qui ne l’est pas tant que ça ou Aubin, acteur à la vie fauchée par un accident et qui partira trop tôt.

 

C’est le point commun à tous les romans de l’auteure. Les personnages sont justes, dans le sens où ils ne sont pas surfaits. Ils sont comme nous (au sens global). Ils ont leurs défauts, leur caractère. Ils sont humains, aussi bien dans tout ce qui est positif que sombre.

 

Cette justesse de l’humain donne du poids à ses livres, faisant d’elle une auteure extrêmement appréciée. Comme toujours, elle nous « balade » jusqu’à la fin, nous faisant croire que nous avons deviné l’épilogue et nous faisant nous réveiller brutalement, tant cette fin est loin de notre réalité.

 

Je le dis souvent, on aime ou on aime pas Karine Giebel, il ne peut y avoir deux poids deux mesures. Et comme toujours, ne pensez pas à un happy end avec elle, vous seriez déçus…

 

Ce recueil de nouvelles est à lire absolument.

 

 

Marjorie

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Agatha Raisin enquête - pour le meilleur et pour le pire (tome 5)

MC Beaton

MC Beaton

L’histoire :

 

Ca y est, enfin. James Lacey, célibataire endurci, laisse éclater au grand jour ses sentiments pour Agatha, allant jusqu’au mariage. Le village est sous le charme de ce couple autant mignon qu’improbable. Mais voilà, le jour du mariage, au moment fatidique, Agatha voit revenir Jimmy, son mari disparu depuis 20 ans.

 

Le lendemain, son corps est retrouvé, sans vie.

 

Qui a tué Jimmy et pourquoi ? Comment James va-t-il se comporter après cette nouvelle surprenante : Agatha est encore mariée !!

 

Comment Agatha va-t-elle se sortir de cette situation plus que fâcheuse ?

 

Il faudra tout le talent d’Agatha et l’aide de James pour démêler toute cette histoire.

 

Mon avis :

 

Enfin, ce n’est pas trop tôt… Depuis le temps que j’attendais la sortie du tome 5, je suis ravie de retrouver notre petit village anglais des Costwolds, surtout pour assister au mariage de nos deux tourtereaux.

 

Ca fait quand même 4 tomes qu’Agatha et James jouent au jeu du chat et de la souris amoureux. L’adage « suit moi je te fuis, fuit moi je te suis » semble parfaitement s’adapter à leur situation. Mais voilà, qu’enfin, James ouvre (vite dit tout de même) son cœur et se lie à notre Agatha.

 

L’histoire débute ainsi, le jour du mariage de nos deux tourtereaux. Roy, qui n’a pas digéré l’attitude d’Agatha (voir Randonnée mortelle), décide de s’amuser un peu aux dépens de notre héroïne et charge une détective de trouver Jimmy, le mari disparu. Elle va faire du très bon travail et le retrouver, en mode sdf épave humaine.

 

Roy, que sa bonne conscience (huuum) malmène, décide de ne pas aller plus avant, non sans avoir dit au préalable à Jimmy où vivait sa femme et qu’elle allait se marier.

 

C’est ainsi qu’Agatha voit débarquer l’épave (oui il n’y a pas d’autre mot) à son mariage au moment du fatidique « oui ». La vie de notre personnage va virer au drame quand le corps de Jimmy est retrouvé dans un fossé le lendemain.

 

James, tout chamboulé (et peut-être heureux de redevenir célibataire qui sait….), renoue avec sa chère et tendre pour tenter de prouver leur innocence.

 

Ce 5ème tome commence à toutes vitesses. Quelle histoire tout de même. Imaginez un peu Agatha, pas très honnête pour changer, qui est à deux doigts de devenir bigame, et qui voit son pire cauchemar se produire sous ses yeux.

 

Ce couple va enchaîner les catastrophes, ils sèment les morts après leur passage, sans le vouloir mais ils sont tellement drôles et touchants.

 

James, à son habitude, va faire ce que j’appelle « son james ». Il va fuir la situation, et Agatha, mais si elle s’éloigne de lui, il va revenir, ce que je trouve plutôt drôle.

 

Ce nouveau tome, je l’ai dévoré, en moins de 5 heures. Je suis sous le charme de cette série, que je trouve rafraichissante et drôle. Alors oui, les textes sont simples, les histoires peuvent paraître légères. Mais c’est ça qui, entre autre, fait le charme d’Agatha Raisin.

 

Je l’ai déjà écrit par le passé et je le redis ; Agatha est une femme comme une autre, avec ses soucis de peau, de rides et de kilos en trop. Une quinqua un peu paumée qui a beaucoup d’humour et aucune diplomatie.

 

Lire Agatha Raisin me donne toujours le sourire et me donne envie de rire.

 

A ma grande surprise, ils ont sorti en même temps les tomes 5 et 6. Pour ne pas finir trop vite, je fais durer le plaisir et j’ai réservé le tome 6 pour ce week end.

 

Nouvelles aventures à suivre, avec beaucoup de plaisir.

 

Marjorie

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Elles, les prostituées et nous

Sophie BOUILLON

Sophie BOUILLON

Avant toute chose, je remercie vivement Babelio, l’opération Masse Critique et les éditions Premier Parallèle pour m’avoir donné la chance de découvrir ce livre de Sophie Bouillon. Cette lecture fut à la fois troublante et magnifique.

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Elles s’appellent Camilla, Kristina, Precious, Laurence ou encore Rosen.

 

Elles viennent de tout milieu, sont de tout âge. Elles ont un point commun : ce sont des prostituées. Elles vendent leur corps, que ce soit voulu ou non, pour vivre.

 

Sophie Bouillon a décidé d’enquêter sur celles qui sont mises au ban de la société. Elle est allée les écouter lui parler de leur vie, des clients et de ce qui fait leur quotidien.

 

Elle les a présentées, telles qu’elles sont, à l’état brut sans fioriture. Elles lui ont parlé mais sans ouvrir à fond leur cœur, elles ne le peuvent pas. Elles sont blindées pour tenir le coup.

 

Sophie Bouillon les a écoutées sans les juger, une oreille attentive là où elles n’en trouvent jamais. J’ai été atterrée par certaines réactions même si, au fond de moi, je n’étais pas si surprise que ça. L’image qu’elles donnent n’a jamais changé. Une femme qui se fait payer, quelle que soit la raison, ne mérite pas le respect.

 

Mais pourquoi donc ? Pourquoi une femme qui doit se vendre pour vivre, survivre même, ne mérite-t-elle pas le respect ? La société n’évolue pas, les mentalités sont figées dans ce carcan bourgeois du quand dira-t-on et de l’image.

 

J’ai été fascinée par le combat de Laurence, qui a voulu que Sophie Bouillon mentionne son nom et qui se bat maintenant pour la pénalisation à l’encontre des clients. Cette femme a raconté sa vie, qui ne peut qu’émouvoir, et le combat qu’elle mène pour que l’on punisse les clients.

 

Sans vouloir entrer dans un débat politique ou social, je suis d’accord avec l’idée de pénaliser les clients, mais j’ai bien peur que ça ne soit pas suffisant.

 

Il y aura toujours des clients car il y aura toujours de la prostitution, et vice versa. Il y aura toujours, dans les pays les plus pauvres, une « clientèle » de jeune femmes qui voudront fuir la misère de leur pays et se retrouveront enchaînées à un mac qui les obligera à se prostituer pour, soit disant, rembourser une dette qui ne sera jamais remboursée.

 

Mais je me dis que c’est déjà un début. Car oui, il est injuste de ne punir que la prostituée et pas le client. S’en tirer avec une bonne tape sur les doigts était inadmissible. Maintenant, ils veulent agir… J’attends de voir.

 

Mais la mentalité : va-t-elle changer ? Doit-on leur tourner le dos parce qu’elles font ce qu’elles font ? Cela, à mon sens, ne fait que creuser encore un peu plus le fossé qui les sépare de nous. Le fait qu’elles soient en ban de la société aggrave leur situation.

 

Alors oui, certaines le font pour le plaisir, si tant est que l’on puisse nommer cela ainsi. Devenir escort girl semble avoir un attrait non négligeable sur certaines jeunes filles (comme Camilla), mais, au final, le but reste le même. Elles vendent leur corps de la même façon.

 

Le fait de les rencontrer et de les exposer permet de les humaniser mais aussi, de montrer la face cachée de leur vie. Quand Sophie Bouillon décrit les bordels où elle est allée, on est loin du glam imaginé par certaines jeunes filles.

 

J’ai réfléchi longtemps à comment j’allais tourner ma chronique. J’ai lu ce livre en deux heures il y a plus d’une semaine mais j’ai mis du temps avant d’écrire. Je ne voulais pas tomber dans le commentaire banal. Je voulais exprimer la palette d’émotions ressentie à sa lecture et j’espère y arriver.

 

Ce livre ne laisse pas indemne, dans le sens où personne ne peut rester sans s’émouvoir à sa lecture. Certaines de ses filles sont plus jeunes que moi et je me dis que j’ai eu beaucoup de chance de naître comme je suis née. Cela peut faire présomptueux mais ce fut l’une de mes pensées.

 

J’ai eu aussi beaucoup de peine pour ces femmes, mais aussi de l’admiration. J’ai admiré le courage de celles qui ont réussi à quitter le milieu et qui osent parler.

 

Elles, les prostituées et nous est un livre coup de poing à la justesse magistrale qui nous présente ces femmes qui, chaque jour, payent de leur personne, pour des raisons qui leur sont propres et subissent le manque de respect d’une société qui a préféré les bannir plutôt que de chercher à les comprendre et trouver des solutions.

 

Que ce soit par choix ou de force, ces femmes ne sont pas que des objets, ni des trous, que l’on peut traiter comme un sac plastique sous prétexte qu’on les paye. Elles sont des personnes de chair et de sang, des êtres humains. Elles sont la sœur, la mère, la femme, la fille de quelqu’un. Il ne faut pas l’oublier. Elles ont le droit au respect dû à chaque être humain…

 

Elles, les prostituées et nous est une prise de conscience.

 

Marjorie

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