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Origine

Dan Brown

Dan Brown

L'histoire:

Le monde est sous tension. Edmond Kirsch, le célèbre futurologue, a choisi le musée Guggenheim de Bilbao pour annoncer une découverte exceptionnelle qui s'annonce historique. Le scientifique apporterait enfin des réponses aux questions liées à la naissance de l'humanité et à son futur.

 

Robert Langdon, célèbre symbiologiste et ancien professeur d'Edmond, est invité à y participer. Mais, sur place, rien ne se passera comme prévu et son annonce semble perdue.

 

Robert Langdon est contraint de quitter Bilbao en urgence, accompagné d'Ambra Vidal, la directrice du musée (accessoirement future Reine d'Espagne), et vont tenter ensemble de délivrer le précieux message d'Edmond.

 

Mon avis:

 

Nouveau bébé de Dan Brown, Origine nous permet de retrouver le très célèbre Robert Langdon, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs. Acheté et lu dans la foulée, ce dernier roman de l'auteur est sûrement le plus surprenant et le plus déroutant. Origine mélange la religion et la science, tout un programme.

 

Imaginez un peu si vous aviez enfin les réponses à de simples questions que tout le monde se pose au moins une fois dans sa vie. D'où venons-nous? Qu'allons-nous devenir dans le futur? Tant de questions dont tout le monde a sûrement son idée sur la réponse.

 

Tel est le thème de ce roman. Edmond Kirsch, le personnage du livre, scientifique de renom, est persuadé d'avoir les réponses et compte remettre en cause des théories, selon lui révolues, qui risquent de mettre le monde en émoi. Quand la religion affronte la science, on peut s'attendre à des complots sans fin pour étouffer les révélations attendues.

 

Le début du roman est plutôt long par certains moments. Ne vous attendez pas à une intrigue prenante dès le début, vous entraînant d'emblée dans une course à la 24 heures chrono. Les premiers pas seront effectués dans le musée Guggenheim, nous entraînant dans un "cours" d'histoire de l'art des plus fascinant.

 

Mais, dans le même temps, dans l'ombre, nous suivons également 3 émissaires religieux, un rabin, un imam et un archevêque, qui ont rencontré Edmond et ne savent comment réagir suite à la révélation du scientifique.

 

Donc, on se retrouve entre deux camps: celui des religieux qui ont peur de la réaction du monde quand la vérité éclatera, et les non religieux (de façon vaste) qui attendent de savoir avant d'agir ou réagir.

 

Quand tout d'un coup, tout se bouleverse, Robert Langdon sera entraîné malgré lui dans une course contre la montre à la recherche d'un "simple" mot de passe qui lui permettra, avec l'aide d'Ambra Vidal, de réaliser le rêve d'Edmond. De Bilbao à Barcelone, en passant par Dubaï et Budapest, Dan Brown nous emmène dans une aventure palpitante, sur fond d'histoire et de symbole, qui nous fera faire connaissance avec l'Espagne.

 

La documentation fournie par l'auteur est impressionnante et son travail de recherche se ressent dès les premières pages. Le sérieux fourni par le romancier est impressionnant. Le passé de la Sagrada Familia vous sera dévoilé, ses mystères également. L'Espagne n'aura plus de secrets pour nous.

 

Cette masse d'information nous déferle dessus et nous pousse à tourner les pages avec frénésie, tant nous nous retrouvons également pressés de connaître la vérité d'Edmond. Tel est le talent de Dan Brown qui réussit à maintenir son lectorat en haleine au fil des pages.

 

Dan Brown explore en profondeur la position de la religion dans le monde actuel en extrapolant une hypothèse scientifique qui viendrait à heurter la foi. La religion est un thème récurent de cet auteur. Chaque fait religieux est décortiqué mais une part de doute persiste tout de même dans sa vision. Sa pensée n'est pas tranchée. Le doute est permis.

 

Malheureusement, la perfection livresque n'existant pas, j'ai noté un défaut à ce roman qui, je pense, aura été noté par tous les fans l'ayant lu. Monsieur Dan Brown, il y a tout de même moins d'action à la Robert Langdon que les précédents romans.

 

Certes, il résout des énigmes mais bon, il y en a quand même moins que d'habitude et c'est bien dommage. Donc oui, cher lecteur fan de Robert et son don pour décrypter, sur ce point-ci vous serez déçus.

 

Mais dans l'ensemble, soyez rassuré, ce roman est addictif au possible et Robert Langdon fidèle à lui-même.

 

Alors, avez-vous envie de savoir d'où nous venons et où nous allons?

 

Très bonne lecture

 

Marjorie

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Une colonne de feu

Ken Follett

Ken Follett

L’histoire :

Angleterre, 1558, période de Noël, le jeune Ned Willard rentre chez lui à Kingsbridge. Il retrouve avec plaisir sa famille et Margery, la fille qu’il aime depuis longtemps.

Mais sa ville ne ressemble plus à ce qu’elle était, ravagée par des brouilles religieuses, touchant le pays entier. La Reine Marie fait régner la terreur à l’encontre de tous ceux qui ne sont pas catholiques.

L’arrivée au pouvoir d’Elisabeth, sa sœur, va déclencher de vifs conflits entre catholiques et protestants, amenant Ned à devoir choisir sa voie, loin de Margery, pour combattre la violence qui enflamme le pays.

Le monde est en proie à des conflits religieux, dont la violence va s’étendre de Séville à Paris, en passant par les Pays-Bas et l’Angleterre.

Mon avis :

 

Ken Follett est enfin de retour avec un pavé de 923 pages tout simplement magique.

Après les Piliers de la Terre et Un monde sans fin, nous sommes de retour à Kingsbridge, dans une Angleterre en proie aux conflits religieux.

Avant toute chose, un peu d'histoire.

1547, le Roi Henri VIII décède, laissant un pays protestant suite à sa séparation de l’église catholique et du Vatican. Son seul fils, Edouard VII, monte sur le trône à seulement 9 ans. Mourant sans descendance en 1553, sa sœur Marie, fille de la Reine Catherine, pure catholique, monte sur le trône et rétablit le catholicisme dans le pays.

Son règne sera sanglant, la laissant connue dans l’histoire sous le nom de Marie la Sanglante. Mariée au Roi Philippe II d’Espagne, lui aussi catholique, elle mènera une véritable vendetta contre les protestants.

Marie réprimera dans la violence la montée du protestantisme, les pratiquants devant se cacher pour ne pas risquer le bûcher pour oser lire la bible en français ou encore ne pas vouer de culte au Pape.

C’est dans ce contexte politique que se situe le début de ce roman. Ned, qui revient au pays après une longue absence, découvre le climat lourd qui est ressenti dans le pays. Un soir, il est approché par Sir William Cecil, proche conseiller de la princesse Elisabeth, pour lui proposer une place d’assistant à ses côtés.

Ned hésitera quelques temps avant de se décider mais, devant l’attitude de Margery, que ses parents ont décidé de marier de force au Comte Shiring, il se décide rapidement.

La tolérance religieuse de Ned en fera un personnage de poids dans l’entourage de la future Reine. Aux côtés de Sir William, Ned participera à la création des tous premiers services secrets anglais, imaginés par Elisabeth.

Ken Follett aura mis plusieurs années pour écrire ce roman historique, dont la lecture vous emporte au cœur du 16ème siècle, aux côtés de ces rois et reines qui ont fait le monde de maintenant.

Je ne peux qu’être admirative du travail de fourmi effectué par l’auteur pour écrire ce roman. Ses descriptions des relations entre l’Angleterre et la France sont époustouflantes et il nous permet de découvrir les méandres de la royauté, des jeux de succession aux trônes de ces pays.

Ken Follett est un auteur de génie, capable d’un travail de recherche minutieux, afin de coller au maximum à la réalité historique. L’ajout de personnages imaginés s’emboîte parfaitement dans le contexte temporel.

Je suis admirative des personnages féminins de ce roman, de ces femmes battantes qui ne baissent jamais les bras, malgré la façon dont elles sont perçues et traitées.

Je suis une véritable passionnée de cette période de l’histoire et j’aime la personne qu’est la Reine Elisabeth. Cette jeune femme, dont la mère sera décapitée par le Roi Henri VIII et reniée après sa mort, se battra pour arriver au pouvoir et réussira à maintenir une certaine justesse dans le pays.

The Virgin Queen, comme elle fut nommée, force le respect tant elle sera une femme forte et grande pour une époque où les femmes n’étaient que des objets de décoration pour des hommes imbus d’eux-mêmes.

Je dois prévenir que certaines descriptions sont plutôt difficiles à lire. Je pense aux exécutions racontées de façon si réelle que j’imaginais en être témoin. Il faut reconnaitre que Ken Follett a une imagination débordante et quand il fait dire par un personnage « qu’un bon bourreau est capable d’écorcher un homme en une seule fois, permettant de détacher la peau d’une traite », j’avoue être dubitative.

Mais, après tout, tout ceci n'est que vérité. Cette époque fut sanglante dans sa façon de traiter les criminels. Pas de quartier!

De Paris à Séville, en passant par Hispanola, les Pays-Bas et l’Angleterre, Ken Follett nous entraîne au cœur des principaux conflits de l’histoire, aux côtés de personnages célèbres, comme Catherine de Médicis ou encore Henri de Navarre.

Partez pour une grande promenade dans le Paris de Catherine de Médicis, reine de cœur tolérante et très intelligente qui tiendra la France à bout de bras. Suivez le Duc Henri de Guise, dont la haine aveugle sera à l’origine du massacre de la Saint Barthélémy. Pleurez aux côtés du peuple anglais à l’enterrement de la Reine Elisabeth. Dévorez les 923 pages de ce roman magnifique et addictif, qui vous emmènera au cœur de notre histoire, de notre passé, de notre vie.

Une colonne de feu est une réussite littéraire, une vague puissante qui vous emportera au loin et vous laissera orphelin lorsque vous tournerez la dernière page et lirez le dernier mot.

 

Marjorie

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Comment papa est devenu danseuse étoile

Gavin's Clemente-Ruiz

Gavin's Clemente-Ruiz

L’histoire :

Alors que depuis 1 an, 3 mois et 18 jours, le quotidien de Lucien se limite à jouer la limace sur son canapé, se désintéressant de tout, tout bascule du jour au lendemain.

Quelle ne fut pas la surprise pour Sophie sa femme et ses enfants, Sarah et Paul, de le voir debout un matin en tenue de sport, en route pour un footing matinal.

Le tout prend des allures surnaturelles quand il décide de s’inscrire dans la même école de danse que sa fille.

Mais pourquoi Lucien décide-t-il de se mettre à la danse classique ?

 

Mon avis :

Ma pratique actuelle est de tourner dans les rayons des livres de poche et de me laisser porter par la beauté d’une couverture, l’ironie d’un titre qui me décrochera un sourire ou encore une 4ème de couv qui parlera à mon cerveau trop rempli.

Et c’est exactement ce qui s’est passé avec ce roman, dont le titre et la couverture toute rose, a attiré mon regard acéré.

J’aime, entre deux gros romans (je viens juste de m’avaler le pavé Ken Follett de 923 pages), me délecter avec des livres légers à histoire drôle.

Imaginez un peu la situation. Votre mari est devenu une larve depuis son licenciement il y a plus d’un an. Vous êtes habituées à le voir se déplacer en mode horizontal d’un canapé au lit, ne s’occupant plus de rien. Ca vous ennuie mais, bon, vous êtes habituées.

Et hop, du jour au lendemain, le voilà qui remet un short de course (genre celui qui prend le moisi dans le fond de l’armoire) et découvre le fonctionnement du réveil (si si le truc qui tue les oreilles 5 jours par semaine), pour partir courir (courir ??? du sport ????).

Voici exactement ce qui arrive à Sophie, notre héroïne n°1 du roman. Son mari émerge d’un coma long d’une année et décide, sur un coup de tête semble-t-il, de se mettre à la danse classique.

Quelle mouche a piqué Lucien ? Certes, sa mère est une ancienne danseuse classique du Bolchoï. Certes son père, disparu lâchement avant la naissance, est danseur aussi. Mais cela n’est pas une excuse.

Un branle bas de combat va remuer toute la famille. Quel secret cache Lucien ???

Ce roman est une pépite de 220 pages, une bouffée de bonheur et de rire, qui mérite son succès, et plus encore.

Ce jeune auteur a énormément de talent et je dois avouer que son idée est excellente. La famille que nous suivons, les Minchielli, est déjantée mais soudée, et restera unie quoi qu’il se passe.

L’histoire est narrée par Paul, le cadet de la famille, qui nous racontera tous les rebondissements découlant des actions de son père. J’ai beaucoup aimé l’idée de lire l’histoire racontée par le plus jeune de la famille, de voir comment lui-même évoluait par rapport à son père.

Bonne humeur garantie pendant la lecture de ce roman, qui vous donnera le sourire et vous amènera à penser à votre famille. Lucien est très touchant et je dois avouer que j’ai attendu avec impatience de comprendre la raison de son changement soudain.

Sophie, la femme de Lucien, est une femme forte et courageuse, mère de deux ados, dont une fille en pleine crise, mais qui gardera le cap, quoi qu’il en coûte. L’attitude de son mari l’amènera à comprendre qu’elle l’aime toujours autant, ce que j’ai trouvé très touchant.

Le personnage de Maria, la mère de Lucien, fait beaucoup rire et force le respect. Quant à Sarah et Paul, les enfants, ils tentent, tant bien que mal, à suivre le rythme et trouver leur place dans ce remue-ménage.

Comment Papa est devenu danseuse étoile est un roman coup de cœur 2017, un anti coup de blues qui vous fera sourire et rire, une bulle de bonheur et de douceur, une aventure pas banale dans la vie d’une famille normale…

 

Marjorie

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Tombe, Victor

Louis Arjaillès

Louis Arjaillès

L'histoire:

 

Paul a 14 ans. C'est un jeune garçon sans problème, bon élève et pianiste talentueux. Tout semble aller pour le mieux, si ce n'est ses interrogations sur sa sexualité. En effet, Paul ressent une attirance pour les hommes, confirmée quand il se rend compte de ses sentiments pour Victor, un camarade de classe.

 

Quand, pour Victor, il s'agit d'un jeu, pour Paul il s'agit du début de sa vie d'homme, sans se rendre des conséquences qui vont en découler.

 

Mais comment aurait-il pu prévoir tout ceci?

 

Mon avis:

 

Un nouveau grand merci à Benoît Couzi pour sa découverte de cette pépite de Louis Arjaillès, sur l'univers homosexuel dans les années 60.

 

A l'heure où la France se réveille au son des chansons de Claude François et des prémices de l'émancipation sexuelle, nous allons suivre Paul, 14 ans et fils de gendarme, à la découverte de son "moi" intérieur, de son identité.

 

Il va tomber amoureux de Victor, un ami de classe, viril et pas très intelligent par moment, qui va être son premier amoureux, celui qui va lui faire découvrir sa nature véritable (selon lui). A ses côtés, il va devenir un autre, qui fera tout pour satisfaire ce garçon qu'il pense amoureux de lui.

 

Son éveil ne va pas impacter que Paul qui, sans se rendre compte, va déclencher une série d’événement dont la fin ne sera pas que joyeuse.

 

Paul est un jeune homme plutôt touchant mais je dois avouer que par certains moments, il me donnait envie de lui donner des claques. Aux côtés de Victor, il acceptera de se comporter comme il le désire lui et se fera rabaisser car il ne veut surtout pas que l'on sache la vérité.

 

Il faudra sa rencontre avec Ange pour enfin ouvrir les yeux. Ange est mon chouchou, ce jeune homme de 18 ans m'a plu et j'ai aimé le découvrir au fil des pages. Il est, selon moi, le plus touchant et adorable du livre.

 

Ce roman est une perle, une petite pépite à lire d'urgence, portée par une plume magnifique et une écriture "lyrique". Le talent de l'auteur explose dans ce roman, au sujet très sensible, mais très bien porté, sur un ton limite poétique.

 

L'écriture de Louis Arjaillès fait beaucoup dans le succès de ce roman. Ses personnages sont magnifiques et son histoire sublime. Ce livre est une pilule de bonheur pour tout type de lecteurs. J'en profite pour préciser que les scènes d'amour sont plutôt "crues", donc ne soyez pas étonnés de découvrir avec précision ce qui se passe entre Paul et ses amants.

 

Antibes, les années 60, la liberté sexuelle en amorce, des garçons touchants et au début de leur vie, des échanges doux et intenses, tout est réuni pour un roman magnifique et d'une tendresse infinie sur l'amour. Une vague de douceur, une belle écriture, foncez le lire. Vous ne serez pas déçus.

 

Marjorie

 

PS: Sylphi, si tu lis ce billet, ce livre te plaira, je te le garantis

 

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Cri

Janine Pham

Janine Pham

L’histoire :

 

Janvier 1979, Cambodge. Les vietnamiens viennent de libérer le pays de l’oppression des Khmers rouges. Il faut maintenant se reconstruire.

Reconstruire le pays, les familles. Car rien n’est plus comme avant. Des familles sont décimées, des milliers de personnes sont séparées des leurs.

Comment réussir à vivre quand, pendant 4 ans, la population a été asservie et que tout était interdit ?

 

Mon avis :

Avant toute chose, je tiens à remercier Benoît Couzi qui m’a donné la chance de découvrir cette pépite de Janine Pham. Je vous invite vivement à cette lecture qui changera votre vision de la liberté, telle que nous la vivons actuellement.

Janvier 1979. Cambodge. Le pays sort de 4 années d’oppression totale sous la dictature des Khmers Rouges, dont le plus célèbre dirigeant fut le tristement connu Pol Pot.

Tout était interdit : rire, pleurer, penser, s’habiller en couleur, avoir les cheveux longs, exister…

Les vietnamiens libèrent le pays mais le plus difficile reste à venir : la reconstruction du pays et de la population. Des familles entières ont été décimées, déchirées, séparées.

Comme Seng, qui a perdu toute sa famille et qui va découvrir que sa dernière fille, Samana, est finalement en vie. Il va partir à sa recherche de camp en camp.

Ou encore Sovann, qui va sauver la vie d’une petite fille et la protéger, au péril de sa vie, en la gardant à ses côtés, petit rayon de soleil dans un monde sombre.

Le plus grand don de Janine Pham est sa capacité à embellir ce qu’il y a de plus sombre dans son roman. Ses descriptions du pays, martyrisé par l’Homme, vous entraîneront au loin, à l’abri dans un cocon de douceur créé par sa plume si magique.

Par ce livre, Janine Pham combat l’oubli et nous présente ce que l’Homme peut imaginer de pire pour asservir son semblable, mais sous une forme tellement subtile que cela s’infiltre dans notre esprit en douceur.

Une scène en particulier a attiré mon attention tant elle fut marquante. Une bénévole d’un camp, après avoir lavé une petite réfugiée, lui demande de choisir des vêtements dans une pile pour s’habiller.

Cette petite fille ouvre des grands yeux devant cette masse de couleur, tellement stupéfaite qu’elle ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil par-dessus son épaule pour s’assurer qu’on ne l’espionne pas.

Cette simple vue des couleurs la met dans une joie immense qui emplit son cœur d’un bonheur non feint. Pour nous, occidentaux qui avons tout eu, cela peut laisser perplexe. Mais pour cette petite fille, qui dès sa naissance s’est vue tout interdire, cette vue est l’équivalent du Graal.

Cette scène est émouvante et décrit par l’auteure d’une façon magnifique.

Ce livre ne laisse pas le lecteur indifférent et nous sortons de cette lecture avec le cœur rempli d’une grande tristesse mais, également, d’une bienveillance nouvelle, d’une pensée nouvelle qui nous fait dire qu’il faut savoir apprécier ce que l’on a car, malheureusement, tout le monde n’a pas cette chance.

Je suis ravie de cette découverte et je vous invite à lire ce livre de Janine Pham, qui vous emmènera, telle une balade de douceur, dans les méandres de ce magnifique pays qu’est le Cambodge.

 

Marjorie

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La maison du pasteur

Christelle Morize

Christelle Morize

L’histoire :

 

Une série de meurtres sanglants frappe une petite ville américaine, laissant perplexe Steven Carter, le shérif. Elle ressemble à une vague de meurtres ayant eu lieu il y a 20 ans.

Après un appel de l’un de ses amis, agent du FBI, Steven Carter se laisse persuader de faire appel à une équipe de chasseurs de fantômes.

A leur arrivée, il faudra à l’équipe beaucoup de courage pour trouver le fin mot de l’histoire. S’agit-il d’un copieur ? Ou les bois sont-ils en présence d’un esprit ?

 

Mon avis :

Nouvelle découverte amazon pour ce roman de Christelle Morize que j’ai dévoré d’une traite. C’est une histoire assez courte (moins de 150 pages) mais intense à lire.

Pour ceux qui me lisent (merciiiiiii beaucoup), vous avez pu voir que j’avais fait quelques belles découvertes grâce à ma kindle et je suis ravie d’en avoir fait une nouvelle à vous présenter.

L’histoire débute avec la découverte d’un nouveau corps qui laisse le shérif Carter perplexe. Plusieurs hommes ont été retrouvés morts dans les bois de sa petite ville, mutilés affreusement. Tout ceci rappelle une vague de meurtres similaires ayant eu lieu il y a 20 ans.

Le centre des meurtres se situe dans les bois, dans lesquels se trouve une maison abandonnée, connue comme étant la maison d’un pasteur disparu il y a des années.

Le shérif se laisse persuader de faire appeler à Connor et son équipe, spécialisés dans les enquêtes paranormales. C’est le début d’une chasse aux fantômes mais, surtout, à la vérité.

Qui a tué ces hommes et ceux il y a 20 ans ? Quel est le rapport avec le pasteur disparu ?

Beaucoup d’histoires circulent, des légendes urbaines. Qui a tort ? Qui a raison ?

Petite histoire mais grand livre. Dans la mouvance des histoires de poltergeist et autre revenant, La Maison du Pasteur s’inscrit dans ce mouvement en vogue et trouve son public sans difficulté.

L’écriture est fluide et sans lourdeur. La plume est très agréable à lire. Les descriptions sont très réalistes, permettant au lecteur d’imaginer les lieux sans difficulté. Concernant les personnages, ceux-ci sont attachants et forment une équipe soudée.

J’ai beaucoup aimé les échanges entre les cousins qui font souvent sourire, achevant de donner beaucoup de réalisme à cette histoire.

Tout est réuni dans cette histoire pour passer un très bon moment de lecture : une histoire bien imaginée, des personnages attachants et réalistes, un lieu sombre et chargé.

Je vous invite vivement à prendre le temps de lire ce roman de Christelle Morize, dont le talent ne peut que s’épanouir et s’affiner au fil des bouquins.

Christelle, j’espère qu’il y aura une suite… J’ai hâte de retrouver Connor et son équipe.

 

Marjorie

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Le couloir des âmes (tome 1)

Julie JKR

Julie JKR

L’histoire :

 

Claire Porter a 18 ans et vit dans une petite ville des Etats-Unis avec sa grand-mère Millie et son meilleur ami, Lucas. Elle n’a jamais connu son père et sa mère a disparu du jour au lendemain sans laisser de traces.

Le jour de son bal de promo, sa grand-mère décède brutalement et lui laisse une lettre, à n’ouvrir qu’après sa mort.

Là, elle va découvrir des traces de son passé, sous la forme de lettres signées des initiales LM entre autre et, pour tenter de trouver les éléments manquants, elle décide de partir en France à la recherche de ce qui comblerait les vides de sa vie.

Où est sa mère ? Qui est LM ? Que va-t-elle découvrir ?

 

Mon avis :

Ce roman est une nouvelle découverte Amazon d’une jeune auteure auto éditée, dont Le couloir des âmes est la première œuvre.

Le titre a attiré mon attention et j’ai été happée par la 4ème de couv. Pour un premier roman, dans l’ensemble, c’est plutôt réussi.

L’histoire débute aux côtés de Claire qui, à 18 ans, voit sa vie réduite à sa grand-mère, Millie, et Lucas, son meilleur ami qu’elle garde jalousement pour elle. Elle ne connait pas son père et sa mère a disparu.

Subitement, sa grand-mère décède la laissant seule, avec beaucoup d’interrogations quand, par la suite, elle reçoit une lettre de Millie à n’ouvrir qu’après sa mort.

C’est là le point de départ de l’histoire. Claire va découvrir un coffre contenant des affaires de sa mère, entre autre des lettres d’amour signés d’un certain LM. Claire va se rendre compte que sa mère entretenait une histoire d’amour avec un français mais sans donner suite.

Elle trouvera entre autre un pendentif et un journal, sans trop savoir ce que ça concerne.

Sa quête de la vérité va l’emmener en France, sans Lucas qui, mystérieusement, ne la soutient pas autant que d’habitude. Cela cacherait-il quelque chose ?

Jusque-là j’ai été plutôt captivée par l’histoire. Après tout, tout est réuni pour un bon suspens. Une personne disparue, des lettres d’amour, un collier mystérieux, un journal qui l’est tout autant.

Arrivée en France, tout va s’enchaîner à une vitesse folle.

L’histoire est bonne, le rythme aussi et le personnage de Claire est touchant. Mais, clairement le personnage de Lucas m’a donné des sueurs froides dès le début. Il me mettait mal à l’aise car je sentais quelque chose de pas net chez lui.

Pour un premier roman, le pari est plutôt réussi. Je vais lire la suite des aventures de Claire, que je ne peux décemment pas laisser dans cette position, sans savoir ce qui va lui arriver.

J’en ai souvent parlé dans certaines de mes chroniques, je trouve vraiment bien qu’Amazon aide ainsi à promouvoir les auteurs qui s’éditent eux-même. Il est toujours difficile de se faire un nom parmi les géants de l’industrie littéraire. Mais, certains prouvent que l’on peut réussir, quel que soit la façon qu’on se fasse connaître.

Le plus important est d’y croire et de trouver son public, qui sera le plus fidèle soutien d’un auteur.

Julie JKR, je vous dis bravo pour ce premier opus et de continuer ainsi. Petit bémol : attention aux fautes sur les ebook.

En route pour le tome 2.

 

Marjorie

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Le club Jane Austen

Karen Joy Fowler

Karen Joy Fowler

L’histoire :

 

Ils sont 6. Un homme et 5 femmes. 6 personnes qui décident de se retrouver dans un club de lecture autour de leur passion commune pour la romancière Jane Austen. 6 personnes pour autant d’œuvres publiées.

Chacun à leur façon se retrouve dans l’un de ses romans et aime vivre les aventures des héroïnes de Jane Austen.

Mais, au final, et si la plus grande aventure était la vie elle-même ?

 

Mon avis :

Quelle bonne idée que celle de fonder un club de lecture autour d’une passion commune pour un auteur et pouvoir échanger à l’infini sur son œuvre. En général, j’aime le principe des clubs de lecture ou de lecteurs. J’aime l’idée d’échanger sur ce qu’on lit, pourquoi untel aime ce livre et pas nous, pour quelle raison.

C’est un échange riche pour tous les participants.

Dans ce roman, le moteur est Jane Austen et son univers littéraire. Il y a Jocelyn, à l’origine de ce groupe, une femme au caractère trempé et un cœur énorme.

Il y a Sylvia, amie de longue date de Jocelyn, qui se retrouve quittée après 30 ans de mariage et qui se demande comment sera sa vie maintenant, et Allegra sa fille, à la vie tumultueuse. Il y a Bernadette, sexagénaire, mariée à de multiples reprises, toujours autant amoureuse de la vie.

Il y a aussi Prudie, une jeune femme professeur de français à l’enfance pas joyeuse et qui rêve sa vie plutôt de la vivre.

Enfin, il y a Grigg, le seul homme du groupe, petit dernier d’une famille de 4 enfants, dont 3 filles et qui a dû réussir à trouver sa place dans ce monde féminin, tout en réussissant à devenir un homme.

Ce livre est très drôle et agréable à lire. Les personnages sont Monsieur et Madame tout le monde, permettant à chaque lecteur de s’identifier à l’un de nos protagonistes.

A leur façon, nos 6 héros n’ont pas eu des vies faciles. Alors, pour réussir à mieux accepter les vicissitudes de leurs existences, ils vivent à travers les aventures de leurs héros littéraires.

Après tout, moi-même, quand je ne suis pas bien, j’avoue qu’un bon roman me permet de retrouver le sourire ou encore de me remonter le moral.

Mais, au fur et à mesure de l’avancée du roman, ils se rendent compte que la plus grande aventure est la vie elle-même, qu’il suffit de voir différemment ce qui arrive.

Et si Prudie, au lieu de penser qu’elle vit quelque chose, elle le vivait véritablement ? Et si Sylvia, au lieu de se morfondre suite au départ de Daniel, se décidait à vivre pour elle ?

Tant de questions qui vont germer dans l’esprit de nos héros au fil de notre lecture. Des questions que nous, lecteurs anonymes, pourrions très bien nous poser également.

Ce livre m’a plu car il apporte une bouffée d’oxygène et de rire dans l’existence. Il présente des personnes humaines, tout ce qu’il y a de normal, des gens que nous pourrions rencontrer dans la vie.

Ce roman est très bien écrit et vraiment agréable à lire. Il est un coup de cœur de l’année 2017, une belle découverte comme on les aime, une lecture qui, quand on tourne la dernière page, nous laisse le sourire aux lèvres et l’envie de le partager autour de nous.

Marjorie

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La maison hantée de Sallie

Debra Pickman

Debra Pickman

L’histoire :

 

Quand, en 1992, les Pickman emménagent dans une maison afin de pouvoir s’installer confortablement avant l’arrivée de leur premier enfant, ils n’imaginaient surement pas que, à peine un an plus tard, ils partiraient en catastrophe de chez eux.

Dans cette maison, ils vont vivre des mois difficiles, aux prises avec ce qu’ils pensent être le fantôme d’une petite fille appelée Sallie.

Leur maison sera le centre de l’attention de chasseurs d’esprits, leur histoire fera le tour des Etats-Unis.

Des années plus tard, Debra Pickman décide de mettre sur papier leur histoire.

C’est comme ça que naîtra ce roman

 

Mon avis :

Ce livre a pour thème une histoire vraie. Vous pouvez chercher sur internet, fureter sur les sites spécialisés. Les Pickman existent et ils ont véçu une sorte d’Amityville en moins sanglant. Les mois passés dans cette maison pendant l’année 93/94 ont marqué toute leur famille et leurs amis proches.

Ce livre est aussi bien une forme de thérapie pour l’auteure qu’un témoignage pour les personnes victimes, comme eux, de ce genre de phénomènes. Bien entendu, certains de ceux qui ont lu ce livre trouveront que ce ne sont que des inventions, des mensonges proférés par les Pickman.

Force est tout de même de constater que les preuves sont là. Après la lecture de ce livre, je suis allée fureter histoire de voir ce que je trouvais. Je vous invite à aller visiter le site officiel des Pickman (http://thesalliehouse.com) et de naviguer dessus.

Je suis également tombée sur un très bon site internet relatant l’histoire des Pickman, y incluant des photos prises montrant, entre autre, les griffures apparues sur le dos de Tony (http://www.mindshadow.fr/maison-hantee-sallie).

L’histoire est effrayante et je suis choquée de voir ce qu’ils ont subi, surtout Tony. Il a été la personne la plus touchée par ces apparitions au court de ces mois passés dans la maison. Il a subi les apparitions physiques, à la différence de Debra, qui ne « subissait » que le côté plaisant de cette histoire (selon ses propres termes).

Quand Debra pensait converser avec une fille de 5 ans, Tony se faisait attaquer par ce qui semble être une femme plus âgée, dont la présence le perturbait au plus haut point.

Il en est même venu à douter de sa santé mentale. Debra Pickman le reconnait elle-même plusieurs fois dans son roman. Elle n’a pas été assez présente et compréhensive avec son mari. D’ailleurs, elle le dit à un moment, selon une tournure qui m’a dérangé, en précisant que quand les apparitions/phénomènes subis par Tony avaient lieu qu’avec lui, sans qu’elle en soit témoin, elle avait du mal à le croire ».

De plus, et je l’ai lu à plusieurs reprises, la présence de Tony est beaucoup trop minimisée. Il a été la victime numéro 1, celui qui dès le début a senti le négatif de cette histoire, celui qui a souffert physiquement, mais son témoignage est quasiment inexistant.

1 page lui est consacrée et c’est tout. C’est ce que je reproche à ce livre. Il ne nous est exposé que le point de vue de Debra, qui est sensiblement différent de celui de Tony. Je trouve cela dommage car ça apporte un décalage entre les dires des époux.

Debra Pickman a longtemps tenté de minimiser ce que son mari voyait ou vivait. Il a fallu qu’elle se rende compte à quel point il était en danger pour enfin accepter de déménager. Mais même après, loin de la maison, Tony en a été changé, au plus profond de son âme.

Ceux qui me connaissent savent à quel point je crois en tout ceci, aux maisons hantées et aux esprits. Ce livre m’a beaucoup parlé et je trouve que c’est une très bonne idée de l’avoir écrit. Même si beaucoup de sceptiques vont se moquer en lisant ça (je vis même avec l’un d’entre eux….), j’assume ce que je pense et mes croyances.

N’hésitez pas à le lire pour vous faire votre propre opinion sur la question.

Mensonge ou réalité ?

 

Marjorie

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Nymphéas noirs

Michel Bussi

Michel Bussi

L’histoire :

Il était une fois un petit village bucolique appelé Giverny, fief du célèbre Claude Monet, bordant l’Epte et sentant bon le calme. Jusqu’au jour où un corps est retrouvé au bord du ru. Il s’agit de Jérôme Morvan et il semble avoir été tué.

Fraîchement muté en Normandie, l’inspecteur Sérénac se retrouve embarqué dans une histoire où faux semblants et mensonges cohabitent.

3 femmes semblent mener la danse et être étroitement liées : une gamine de 11 ans, douée pour la peinture, l’institutrice, victime de sa beauté, et une vieille femme qui voit tout et entend tout, mais que l’on ne voit pas.

Quand le calme d’un village cache le mal à l’état brut…..

 

Mon avis :

Me revoilà dans l’univers Bussi avec ce roman brillant que j’ai dévoré. J’adore me balader en Normandie, en compagnie de cet auteur, qui connait si bien cette région où moi-même je vis.

Pour tout dire, j’avais même envisagé d’acheter à Giverny mais, vu l’influence de touristes, nous avons préféré acheter dans un petit village avoisinant. Lire Bussi en Normandie, c’est comme si je partais à vélo un samedi matin.

Ce livre est une narration effectuée par la vieille femme qui voit tout, en haut de sa tour, mais que personne ne semble voir. Au petit matin, un corps est découvert, celui de Jérôme Morvan, médecin volage et très sûr de lui. Sur son corps, on trouve une carte postale fêtant l’anniversaire d’un enfant.

L’inspecteur Sérénac est dépêché sur place. Sa tâche se complique quand il croise le chemin de Stéphanie, l’institutrice du village, dont il va tomber instantanément sous le charme, allant jusqu’à donner l’impression de fausser son jugement.

Le problème de Stéphanie est son mari, Jacques, ultra jaloux et possessif. Cela pourrait-il l’avoir poussé au meurtre ???

Dans le même temps, Fanette, jeune fille de 11 ans dont le début de vie ne semble pas facile, fait la connaissance de James, un vieil américain qui va la pousser à exploiter son don inné pour la peinture et lui prodiguer moults conseils, donnant ainsi une bouffée de joie dans la vie de cette petite fille.

L’enquête semble s’orienter sur 3 pistes possibles : les femmes, les tableaux et les enfants. Grâce à Silvio, adjoint méticuleux de Sérénac, l’enquête va progresser doucement mais sûrement et permettre de mettre les policiers sur de bonnes pistes.

L’histoire vous prend aux tripes, elle vous rend addict, elle est méticuleuse et très bien construite.

Jusqu’au bout, il est difficile d’avoir une idée précise de l’envers du décor. Nous suivons le rythme de l’enquête mais sans avoir d’idée précise de la solution, de la vérité.

Comme toujours avec Michel Bussi, nous sommes transportés à son gré, nous voguons d’une hypothèse à une autre, d’une idée à une autre. Nous nous attachons aux personnages, comme Fanette et son ami Paul, tellement amoureux l’un de l’autre à 11 ans. Ou encore Stéphanie, si triste dans cette vie qu’elle ne vit pas finalement, tellement à rêver d’une nouvelle vie qu’elle ne peut que rêver.

Ces portraits de femme, à différents stades de vie, sont fascinants. Chacune a souffert ou souffre, leurs vies ne sont pas ce qu’elles voulaient, mais elles demeurent fortes et sont admirables.

Il est toujours un peu difficile, quand on a adoré un roman, de trouver les mots justes pour vous donner envie de le lire ou de savoir dire le minimum sans spoiler. Michel Bussi n’est plus à présenter tant son talent est reconnu par-delà nos frontières.

Alors je dirai ceci. Nymphéas noirs est un roman policier sur fond d’intrigues, de mensonges et de faux semblants. Rien n’est ce qu’il paraît, comme un jeu de miroirs déformants. Sa lecture vous scotchera sur place. Les personnages de femmes sont sublimes. Les lieux le sont tout autant et il vous faudra atteindre les toutes dernières pages pour connaître la vérité.

Très bonne lecture à vous.

 

Marjorie

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