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Charles IV de Lorraine

Jean-François THULL

Jean-François THULL

Avant toute chose, je souhaite remercier les éditions YORAN-EMBANNER et l'opération Masse Critique pour m'avoir donné la chance de découvrir ce livre de l'historien Jean-François THULL.

 

Le thème porte sur l'histoire de Charles IV de Lorraine et apporte un point de vue différent sur l'homme et son parcours. Incroyablement documenté, ce livre est un bijou de référence historique et truffé de liens vers d'autres publications, qui raviront les lecteurs voulant encore plus approfondir leurs connaissances de cette période moins connue de l'histoire de France.

 

Je suis une passionnée d'histoire grâce à ma mère et c'est pour cela que j'ai eu envie de lire cette parution. Malheureusement pour moi, le résultat ne fut pas celui escompté et j'en suis désolée. Malgré plusieurs essais, impossible d'entrer dans ma lecture et d'avancer.

 

Le style de l'auteur est pourtant très agréable à lire, porté par une plume que le rédacteur a su garder légère malgré le thème historique narré. La compréhension du texte est présente et j'ai réussi à bien avancer tout de même.

 

Mais mon état d'esprit actuel n'y est plus et je me vois contrainte de mettre de côté cette lecture pour le moment. Ayant tout de même réussi à lire une grande partie du livre, je peux le conseiller aux amoureux de l'histoire de notre pays car, non seulement vous y trouverez une documentation référencée et claire mais, de plus, votre lecture sera ponctuée d'illustrations qui permettent de visualiser clairement les instigateurs de l'histoire.

 

En résumé, et même si je suis plutôt déçue de mon blocage, j'ai quand même beaucoup apprécié ce que j'ai pu lire. La lecture est un plaisir et il faut s'adapter à son état d'esprit pour faire en sorte qu'elle reste un plaisir.

 

Belle lecture à vous, les accros des livres et prenez soin de vous.

 

M.

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La guilde des aventuriers - tome 1

Zach LORAN CLARK et Nick ELIOPULOS

Zach LORAN CLARK et Nick ELIOPULOS

Hello hello et bienvenue pour une nouvelle chronique sur un roman jeunesse, que j’ai eu la chance de découvrir dans le cadre d’une masse critique privilégiée avec Babelio et les éditions Bayard jeunesse.

 

Je tiens vivement à les remercier pour cette découverte et leur confiance.

 

Présentons un peu l’histoire qui nous entraîne dans le monde imaginaire créé par deux romanciers de talent, fan de D&D, j’ai nommé Zach LORAN CLARK et Nick ELIOPULOS, dans le premier tome de la série « La Guilde des Aventuriers ».

 

L’histoire :

 

Nous sommes à Pierrefranche, cité cachée derrière de hautes murailles et encore libre dans un monde rempli de Dangers. La protection revient à plusieurs guildes qui choisissent des apprentis pour les former et grossir leurs rangs.

 

La cérémonie tant attendue approche enfin. Zed, semi-elfe, et son ami Brock, attendent ce moment avec impatience, chacun espérant être recruté par la guilde de leur choix.

 

Mais rien ne se passera comme prévu pour nos amis qui se retrouvent enrôlés dans la guilde des Aventuriers, la plus détestée, la plus mise au ban, mais la plus utile car c’est elle qui protège les murs de la citée.

 

Un monde nouveau s’ouvre à nos amis, sans oublier Lisa, jeune noble recrutée elle-aussi. Survivront-ils à leur rite d’initiation ? Et que vont-ils découvrir au sein de cette guilde tant décriée ?

 

L’histoire ne fait que commencer.

 

 

Mon avis :

 

J’aime beaucoup les romans jeunesse car ils apportent un vent de légèreté et de douceur, même quand il s’agit de fantasy ou fantastique. En ces moments difficiles, ça me fait beaucoup de bien.

 

Pour preuve, j’ai lu ce livre en un week-end et j’ai hâte de découvrir la suite. J’ai été happée par le récit et, sans m’en rendre compte, je ne voulais plus le lâcher. Il faut dire que la plume du duo d’auteurs est d’une fluidité très agréable.

 

L’univers fantasy du roman nous emmène donc dans ce monde imaginaire aux côtés d’un semi-elfe, deux humains et un nain, Jet. Nous côtoyons également des magiciens, des chevaliers et des sorciers.

 

Parlons un peu d’eux en commençant par Zed, le semi-elfe. Né d’une mère humaine et d’un père elfe, Zed est mis au ban de la société du fait de sa différence. Ses oreilles pointues en font une sorte de paria et son rêve est d’intégrer une guilde afin de pouvoir échapper à tout ça et vivre sa vie sans crainte.

 

Un peu chétif et d’allure frêle, il s’est lié d’une amitié indéfectible avec Brock, notre second personnage.

 

Fils de commerçants, Brock s’est institué protecteur de son meilleur ami et n’hésite pas à taper du poing pour se faire comprendre. Son chemin semble tout tracer mais, pour une raison que vous découvrirez en lisant l’histoire, il entre dans la même guilde que Zed. Il se rapprochera ainsi que Lisa, notre 3ème pilier de l’histoire.

 

Lisa est une noble, second enfant d’une fratrie, qui intègre la guilde des aventuriers en étant choisie, tout comme Zed. Etant une fille, elle considère qu’elle doit d’autant plus faire ses preuves et devient assez vite le chef de ce petit groupe, complété par Jet, un nain très touchant qui se révèle être un compagnon agréable et fiable pour notre groupe.

 

4 jeunes, 4 personnalités qui se complètent et vont devoir affronter des dangers insoupçonnés au sein de leur nouvelle famille. La guilde des aventuriers cache des secrets. Qui sont ses membres et pourquoi sont-ils aussi détestés et craint ?

 

Quand on commence la lecture de ce livre, il est difficile de s’arrêter tant l’histoire est prenante. Vous aurez envie d’en savoir plus et vous n’arriverez à le poser qu’à la dernière page, vous laissant quelque peu sur votre faim.

 

Je n’ai ressenti aucun moment d’ennui pendant ma lecture, aucun vide ni lassitude. Le rythme est parfaitement ciselé et pensé. Les chapitres s’alternent entre Zed et Brock. Le récit ainsi construit permet une continuité logique dans l’histoire.

 

Bref, vous l’aurez compris, j’ai été séduite par ce roman, que je vous conseille vivement. Pour un public commençant au pré-ado, il va conquérir autant les petits que les grands. Mais après tout, les adultes ne sont-ils pas des grands enfants ?

 

Laissez-vous tenter par cet univers et j’espère qu’il vous plaira.

 

Belle lecture et surtout, en ces moments difficiles, prenez soin de vous.

 

Marjorie

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LA MAISON ALLEMANDE

Annette Hess

Annette Hess

HISTOIRE


Best-seller dès sa parution, immédiatement traduit dans de nombreux pays, « La Maison allemande » nous fait éprouver le traumatisme et la révolte d’une génération qui a eu vingt ans dans les années soixante et s’est trouvée confrontée au refus de mémoire dans l’Allemagne de l’après-guerre.

 

L’héroïne du roman, Eva, fille des propriétaires d’un modeste restaurant de Francfort-sur-le-Main, s’apprête à se fiancer avec un jeune héritier de la ville quand débute le “second procès d’Auschwitz” (1963) où doivent être jugés les crimes des dignitaires nazis. Eva a suivi des études d’interprète, elle maîtrise la langue polonaise : le tribunal la contacte pour lui proposer d’assurer, durant les audiences, la traduction instantanée des dépositions que feront les survivants du camp.

 

Ignorant tout de ce passé, bravant les vives réticences de ses propres parents et celles de son fiancé, Eva décide de suivre son instinct et d’accepter cette mission.

 

S’ouvre alors devant elle le long chemin d’une prise de conscience qui engage sa famille, mais qui concerne également toute la société de son temps.

Porté par un regard de cinéaste et mené tambour battant, ce roman captive par sa justesse, son efficacité, son empathie avec une jeune femme en pleine construction de son individualité, dans un pays où la reconnaissance du passé engage profondément l’avenir.

 

MON AVIS

 

Ceux parmi vous qui ont vu les séries « Berlin 56 et Berlin 59 » sur la chaîne Arte, ont déjà une idée du travail très documenté de Annette Hess.

 

On retrouve dans son livre la même ligne « cinéaste », la description très juste du traumatisme de la guerre, la révolte violente de la génération qui a eu 20 ans dans les années 60 et qui se heurte au refus de mémoire et des explications des parents et grands-parents dans l'Allemagne de l'après-guerre.

 

 

Eva, seconde fille d'un restaurateur de Francfort-sur-le-Main, jeune fille moderne, rêveuse, n'attend qu'une chose, que son fiancé, héritier plutôt traditionaliste la demande enfin en mariage, elle est interprète, et maîtrise le polonais.

 

Un procès va débuter, celui que l'on appelle « le second procès d'Auschwitz » qui va juger d'anciens dirigeants nazis, devant leurs victimes ou familles des victimes.

 

 

Le tribunal contacte Eva pour lui proposer d'assurer la traduction instantanée des dépositions que feront les survivants du camp de la mort. Malgré l'avis négatif et agressif de sa famille et de son fiancé, Eva accepte cette mission.

 

Pour Eva c'est une prise de conscience brutale, jusqu'ici son mode de vie, l'avait épargnée de cette réalité. Annette Hess a très bien reconstitué l'atmosphère de la société, pleine de non dits, les silences, les zones d'ombre à tous les niveaux des personnages, elle décrit aussi très bien la condition de la femme dans les années 60.

 

 

Nous suivons le procès du point de vue d'Eva, les magistrats, les témoins, nous découvrons en même temps qu'elle « des gens ordinaires » bien installés dans la société avant d'être rattrapés par leur passé.

 

Ce procès va permettre à Eva de se découvrir en tant que femme, et de prendre les décisions pour son futur.

 

 

Cette histoire se lit presque comme un thriller, car Eva va découvrir au sein de sa propre famille, des histoires soigneusement cachées.

 

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, écrit comme un documentaire, Annette Hess, a reconstitué avec un grand soin cette époque des années 60, aussi bien du point de vue de la place de la femme avec le sexisme ambiant qui régnait, que du point de vue historique dans cette Allemagne des années d'après-guerre entre refus de mémoire de certains, et la culpabilité pour d'autres de n'avoir pas fait assez pour lutter contre le nazisme.

 

Je vous souhaite une très bonne lecture.

 

Kalou

 

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NICKEL BOYS

Colson Whitehead

Colson Whitehead

 

HISTOIRE

 

Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à cœur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l'université pour y faire de brillantes études, il voit s'évanouir ses rêves d'avenir lorsque, à la suite d'une erreur judiciaire, on l'envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s'engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ».

 

Sauf qu'il s'agit en réalité d'un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d'amitié. Mais l'idéalisme de l'un et le scepticisme de l'autre auront des conséquences déchirantes.

 

 

MON AVIS

 

« Même morts, les garçons étaient un problème. »

 

Cette phrase terrible qui ouvre le prologue donne le ton du livre. S'inspirant de faits réels qui ont eu lieu dans la « Dozier School de Marianna en Floride », l'auteur met en place l'histoire d'Elwood Curtis.

 

 

Ce jeune lycéen noir de Tallahassée ville à 400km au sud d'Atlanta, Elwood vit avec sa grand-mère Harriet, il aime passionnément les livres, curieux, il veut aller à l'université, il écoute les discours de Martin Luther King.

 

 

Le destin d'Elwood se brise en plein vol, à la suite d'une erreur judiciaire, Elwood se retrouve à la « Nickel Academy » une maison de redressement.

 

 

Nous découvrons avec Elwood et son ami Turner le traitement réservé dans ces institutions aux enfants surtout noirs qui leurs sont confiés.

 

 

Elwood découvre au fur et à mesure, les trafics, la corruption dans laquelle « la bonne société » de la ville où se trouve l'Académie profite : la nourriture, les matériels, les fournitures diverses etc.

 

 

Elwood et les autres enfants noirs subissent le sadisme et le racisme de toute la chaîne de commandement, du simple gardien au directeur de l'établissement, le tout dans l'indifférence générale.

 

 

L'auteur nous place dans la tête du garçon, les doutes et les espoirs, quelle attitude avoir ?

Que faire ?, baisser les bras, se couler dans le système, faire le dos rond, où lutter contre les injustices et les dénoncer, au risque de mourir sous les coups.

 

 

Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce livre, c'est que l'auteur a évité une certaine forme de voyeurisme, nous fait découvrir des personnages séduisants dans leur complexité, leur vécu. L'amitié entre Elwood et Turner est tout simplement magnifiquement décrite.

 

 

Les moments où les garçons sont envoyés en ville pour des missions extérieures ont des goûts de liberté entravée.

 

 

C'est un livre émouvant, pas toujours facile à lire, c'est la description d'une ségrégation ordinaire des années 1960, et met en lumière le racisme.

 

L'histoire est divisée en trois parties, « Avant Nickel, Nickel et après Nickel », avec des allers-retours dans le temps.

 

 

L'auteur nous décrit les combats, les espérances, les divisions du peuple afro-américain, par contre la fin m'a un peu déstabilisée.

 

 

Malgré les difficultés et la violence des événements, c'est un livre qu'il faut lire, on peut mieux comprendre la situation actuelle aux États Unis, l'auteur nous présente des faits qui ont existé, et cette blessure raciale qui n'en finit pas d'exploser en Amérique.

 

Très bonne lecture à vous.

 

Kalou

 

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LES INDOMPTABLES

Dawn O'Porter

Dawn O'Porter

 

 

HISTOIRE

 

Trois femmes

Trois choix

Un monde de jugement

 

Tara, Cam et Stella ne se connaissent pas. Pourtant, dans notre société qui définit des attentes précises pour les femmes, des liens invisibles se créent. L'ambitieuse Tara veut briser le plafond de verre dans un milieu professionnel dominé par les hommes ; la blogueuse féministe Cam assume complètement son choix de ne pas vouloir d'enfants ; la délicate Stella doit choisir entre avoir des enfants ou continuer à vivre.

 

Quand un événement extraordinaire projette Tara à la une des journaux à scandale, leurs trois mondes se heurtent. Au fil des pages, elles apprennent à trouver leur propre voix. Parce qu'il est parfois important de ne pas suivre le troupeau.

 

 

MON AVIS

 

Un livre percutant, a l'humour ravageur, féministe, roman volontairement engagé, provocateur, militant par certains aspects. L'auteure veut réveiller les femmes du « Troisième Millénaire » et leur faire comprendre qu'elles ne doivent pas forcement suivre le troupeau.

 

Trois portraits de femmes :

 

Tara 42 ans, travaille dans le milieu très misogyne de la télévision, mère célibataire d'une petite fille, assume sa vie ce qui gêne une partie de son entourage. Elle n'a jamais prévenu l'homme de cette aventure d'un soir qu'elle assume parfaitement. Elle va payer très cher une erreur, et va se retrouver en ligne de mire d'une vraie chasse aux sorcières haineuse en ligne.

 

 

Camilla (Cam) 36 ans, est une blogueuse réputée ce qui lui permet de vivre très bien, tout en étant lucide, elle doit trouver l'équilibre dans ses paroles, être courageuse mais n'offenser personne.

 

Les soucis vont commencer quand elle va assumer son désir de ne pas avoir d'enfant. Elle va se faire attaquer par les femmes fières d'être mères et qui ne respectent pas son choix et ne cherchent pas à la comprendre.

 

 

Stella 29 ans, porteuse d'un gêne cancéreux, doit vivre avec la perte de sa mère et de sa sœur jumelle (Alice), Stella travaille pour Jason photographe, elle a un petit ami (Phil) pas vraiment présent, veux désespérément un enfant, elle est prête à faire n'importe quoi pour se retrouver enceinte.

 

 

L'auteure analyse avec brio tous les défis qui attendent les femmes dans notre société actuelle, trois destins féminins variés permettent de survoler les thématiques intéressantes : Le cyber-harcelement (les réseaux sociaux), l'impact de la blogosphère, les vies virtuelles, les notions de maternité, de solitude, d'ambition professionnelle.

 

 

L'auteure avec humour veut pousser les femmes à oser assumer leurs choix et leurs actes sans plus avoir à se soucier de l'avis d'une société qui cherche à les mettre dans des cases.

 

 

Que ce soit pour celles qui veulent faire carrière, celles qui décident d'avoir ou pas des enfants, celles qui se retrouvent désespérées de leur situation.

 

 

Ce livre ne va pas forcement plaire à tout le monde, il peut paraître excessif par moments, mais j'ai aimé le ton un peu agressif, çà n'a jamais été facile d'être une femme, mais au vu de mon grand âge et de mon expérience, j'ai l'impression que dans notre société actuelle, cette époque où chaque fait et geste est scruté, rapporté et jugé, c'est encore plus difficile.

 

 

Ce livre est bien écrit, les chapitres avec son alternance de personnages est bien fait, on suit les aventures et les évolutions de nos trois héroïnes. Cette analyse sur la liberté des femmes écrite d'un ton cru, un humour décapant fait du bien, par moments ça fait un peu coup de poing, c'est féroce et très drôle.

 

 

J'ai vraiment aimé ce livre, j'ai passé un bon moment avec ces trois femmes, j'avoue une préférence pour Cam, sa façon de défendre sa vie, Tara dépassée par les événements mais défendant comme une lionne sa fille, je me suis moins attachée au personnage de Stella.

 

 

Bonne lecture à vous

 

Kalou

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J AIME TOUT CE QUI ME RAPPELLE QUE JE NE SUIS PAS SEULE A SOUFFRIR SUR CETTE TERRE

Stéphanie Butland

Stéphanie Butland

HISTOIRE :

 

Une librairie a toujours le pouvoir de guérir les cœurs.

 

Loveday travaille dans une librairie d'occasion et préfère la compagnie des romans à celle de ses semblables. Elle reçoit un jour trois mystérieuses livraisons de livres qui la plongent dans les souvenirs de son enfance difficile.

 

Quelqu'un connaît le secret de sa vie. Est-ce Archie, son patron marginal et paternel ? Rob, l'amoureux éconduit qui ne cesse de la harceler ? Nathan, le poète-magicien qu'elle vient de rencontrer, celui qui pourrait l'aider à trouver les mots pour raconter son histoire ? Le moment semble venu pour elle d'affronter son passé et d'enfin tourner la page.

 

MON AVIS :

 

Au détour d'une allée de la médiathèque que je fréquente, je découvre ce livre, dont la couverture avec son petit chat, la tasse qui fume, la petite souris dans le bas et plein de livres, m'interpelle, et puis ce titre si long et explicite, donc je décide de tenter l'aventure.

 

 

Le cadre : Une librairie d'occasion dans le vieux quartier de York (Angleterre), « A mots perdus » tout un programme, on découvre la narratrice au joli prénom « Loveday », et son patron et propriétaire Archie.

 

 

Cette histoire est divisée en sections différentes et en années, puisque nous avons des retours en arrière en fonction de l'histoire de Loveday.

« Poésie », « Biographie », « Policier », « Voyage ».

 

 

Loveday, étonnante très jeune femme est un personnage attachant et agaçant à la fois, malmenée par la vie, avec ses tatouages d'écriture extraits de ses livres préférés. La librairie où elle travaille, dans laquelle elle se sent en sécurité après une enfance chaotique, Loveday, fragile, asociale, maniaque, peut paraître excessive dans son refus de créer des liens.

 

 

Archie, adorable propriétaire de la librairie, patron débonnaire, (petite réflexion, le genre de patron dont on rêve tous), excentrique, truculent, jovial et bavard, très attachant, appelle affectueusement « mon petit chien perdu » Loveday.

 

 

Les personnages qui apparaissent au fur et à mesure du déroulement de l'histoire sont imparfaits, traînant leurs casseroles, essayent de composer avec ce que la vie leur a donné, ils se débrouillent au mieux.

 

 

Cette histoire est dans l'air du temps, mais traité avec beaucoup de sensibilité, et espoir, une teinte d'humour par moments. Entre enfance difficile, la violence conjugale cachée à tous, l'amour filial si difficile à supporter, la résilience des enfances broyées, l'amitié, et bien sûr l'amour.

 

 

C'est difficile de détailler cette histoire, il y a des personnages plus attachants ou désagréables :

Nathan le poète magicien, Rob pas sympathique du tout, Mélody un peu paumée.

 

 

On est surtout dans la tête et les réflexions de Loveday, qui peut exaspérer ou énerver par moments par son refus de laisser tomber ses défenses, j'ai tout de suite aimé « ce petit chien perdu », réfugiée dans son amour des livres, sa vie entre son boulot dans la librairie et Archie qui la connaît si bien, et la protège de ses vieux démons.

 

 

Ce n'est pas toujours un livre léger, mais comment l'amour des livres peut sauver d'une enfance où un jour votre vie douce vole en éclats et vous échappe complètement. Que de questions où aucun adulte ne prend la peine d'expliquer à une petite fille déboussolée ce qui s'est passé.

 

 

Après on peut comprendre les murs de protection épais montés par Loveday, qui préfèrent la littérature à la fréquentation des humains.

 

 

Mon avis : On a mal pour Loveday par moments, mais si vous aimez les librairies d'occasion, les livres cornés, les odeurs caractéristiques des vieux livres, la littérature, alors n'hésitez pas poussez la porte, écoutez le rire d'Archie, demandez des conseils à Loveday pour la poésie. Je crois que dans les réflexions de notre « petit chien perdu », chacun de nous peut se retrouver à un moment de sa vie, je vous donne rendez-vous à York et bonne lecture.

 

 

Kalou

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Les femmes lumières

Ana Bellmann

Ana Bellmann

Bonjour à toi ami lecteur et bienvenue pour une nouvelle chronique un peu particulière. En effet, les deux moitiés du blog se sont concertées pour écrire ce petit billet, un vrai travail d'équipe en famille.

 

Nous avons choisi aujourd'hui de vous présenter un roman reçu en service presse des éditions LIBRINOVA, que nous tenons vivement à remercier car ce fut, là-encore, une belle découverte : « Les femmes lumières » écrit par Ana Bellmann.

 

J'ai tenu à ce que ma mère lise également ce roman quand j'ai lu la 4ème de couv, ayant envie de connaître son avis sur un thème qui nous tient à cœur dans la famille. Commençons par présenter l'histoire de ce livre.

 

* *

*

 

Nous sommes en 1821 et un groupe d'anglais quitte le pays pour fuir la pauvreté de leur condition, appâté par la promesse d'une vie nouvelle sur une ile lointaine : la Nouvelle Zélande. L'objectif : coloniser le pays et évangéliser les indigènes. C'est ainsi que Richard, son épouse Kate et leurs enfants partent pour l'inconnu.

 

Parmi eux, il y a Madleen, jeune fille au tempérament prononcé qui va faire la connaissance des autochtones, se liant d'amitié avec un jeune garçon, Tangatahou, fils d'un chef de tribu maori. Leur amour va se renforcer au fil du temps mais, de culture différente, ils seront amenés à ne plus se voir.

 

La jeune fille va se révolter contre sa condition et s'enfuira loin des siens et de son amour perdu. Va commencer ainsi sa nouvelle vie dans la pauvreté et le combat perpétuel pour survivre dans un monde loin d'être tendre avec les femmes.

 

Sans le savoir, Madleen va être le premier maillon d'un nouvel espoir pour la condition féminine et un ancrage solide pour toutes les victimes de répression du fait de leur sexe.

 

 

* *

*

 

Ce roman est articulé en plusieurs parties et va se dérouler sur une assez longue période puisqu'il va se terminer en 1893. Plusieurs personnages importants vont se succéder au fil de notre lecture, chacun jouant un rôle dans l'histoire, Madleen, étant l'un des principaux. De ses décisions vont découler plusieurs événements majeurs.

 

Nous la voyons grandir, devenir une femme, prendre ses décisions, choisir ce qu'elle pense être le mieux pour elle, tenir le coup et ne jamais fléchir. Malgré sa situation, elle restera forte. L'époque n'était pas favorable aux femmes. Elles se devaient d'être mariées, s'occupant des enfants et du foyer, sans lever la voix et ne dépendant que de leur mari.

 

Madleen refuse le mariage que souhaite lui imposer son père, est amoureuse d'un indigène et décide de fuir, devenant une paria. Son courage va, d'une certaine façon, inspirer son entourage à différents niveaux. Nous avons ressenti beaucoup d'affection pour cette jeune fille.

 

D'autres personnages vont faire leur apparition au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire et, sans spoiler le récit, certains seront les dignes héritiers de Madleen car, même après sa disparition, elle restera présente.

 

Nous découvrons ainsi Adélaïde dans la dernière partie de l'histoire. Jeune femme au caractère bien trempé dont l'évolution personnelle est passionnante. Rejetée à la naissance par les siens et recueillie par une religieuse, la jeune fille va grandir au sein de cette communauté, entourée de femmes et souhaitant consacrer sa vie à Dieu.

 

Mais les différentes rencontres qui vont jalonner son parcours spirituel, vont la pousser à prendre d'autres voies que l'auteure nous invite à découvrir à ses côtés. De jeune fille à femme, venez faire sa rencontre.

 

L'auteure nous entraîne dans la Nouvelle Zélande du 19ème siècle et nous découvrons ainsi le pays dans sa version brute, la terre couverte de forêts à perte de vue, d'arbres centenaires et trônant majestueusement, leur cime frôlant le ciel. Comme vous pouvez le deviner, les noms des villes ont changé depuis et nous aurions apprécié une carte en début de livre pour se situer tout au long du récit avec, pourquoi pas, une liste des lieux nommés et leur nom actuel.

 

Concernant l'écriture et la plume de l'auteure, celle-ci est riche et très agréable à lire. Malgré quelques incohérences (erreur dans le nom des personnages, changement de nom pour des personnages sans qu'on sache de qui on parle, etc...), l'ensemble est cohérent et bien construit, le style soutenu. Nous avons ressenti une grande richesse littéraire pendant cette lecture et un sujet plutôt bien maîtrisé de la part de l'auteure.

 

Il y a malgré tout quelques petits points qui nous ont dérangés. Nous avons parlé un peu plus haut de l'absence de cartes et d'une liste des villes avec les noms avant et maintenant.

 

Nous avons également regretté l'absence de notes de bas de page pour les traductions des mots écrits en dialecte local. En effet, il faut savoir que l'auteure fait très souvent parler ses personnages en langue maori et emploie le double langage dans les discussions, mêlant dialecte et traduction française en même temps.

 

Certains mots ou expressions font l'objet d'une traduction en fin de livre mais, pour avoir lu le roman sur une liseuse, ce système est loin d'être pratique, contraignant le lecteur à devoir trouver la bonne page de fin de roman qui correspond au mot dont il cherche la traduction.

 

Il aurait été plus pratique de faire des notes de bas de page pour aider à une meilleure compréhension et une facilité de lecture.

 

 

* *

*

 

En conclusion, et dans l'ensemble, nous avons beaucoup aimé cette lecture, malgré quelques petits points négatifs exposés juste avant. Il fut difficile de choisir avec précision des éléments dont nous souhaitions parler afin de vous donner envie de lire ce roman, sans spoiler l'histoire. Nous avons eu des coups de cœur pour des personnages, des moments de rigolade et de tristesse, des envies de révolte, nous avons vibré avec eux.

 

Ce livre met en avant des femmes fortes, des hommes qui se sont battus également pour une liberté fictive à cette époque, pour un droit, le droit d'avoir une voix et de s'en servir. Elles ont été les précurseurs d'une nouvelle époque. Elles se sont battues pour que les femmes de maintenant soient libres. Libres de leur vie, libres de leurs choix. Libres d'être une femme.

 

Merci à vous Ana Bellmann d'avoir écrit ce roman vraiment magnifique sur ce combat méconnu.

 

Kalou et Marjorie

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UN LIVRE DE MARTYRS AMERICAINS

Joyce Carol Oates

Joyce Carol Oates

HISTOIRE :

 

2 novembre 1999, Luther Dunphy prend la route du Centre des femmes d'une petite ville de l'Ohio et tire sur le Dr Augustus Voorhees, l'un des « médecins avorteurs » de l'hôpital.

 

De façon remarquable, Joyce Carol Oates dévoile les mécanismes qui ont mené à cet acte meurtrier : Luther Dunphy est à la fois un père rongé par la culpabilité et un mari démuni. Pour ne pas sombrer, il se raccroche à son église, où il fait la rencontre décisive du professeur Wohlman, activiste anti avortement. Bientôt, il se sent lui aussi investi d'une mission divine, celle de défendre les enfants à naître, peu importe le prix à payer, y compris sa future condamnation à mort.

 

Dans le virulent débat sur l'avortement, chaque camp est convaincu du bien fondé de ses actions. Mené par des idéaux humanistes, Augustus Voorhees a consacré sa vie à la défense du droit des femmes à disposer de leur corps. Les morts des deux hommes laissent leurs familles en état de fragilité. En particulier leurs filles, Naomi Voorhees et Dawn Dunphy, obsédées par la mémoire de leurs pères.

 

Joyce Carol Oates offre le portrait acéré d'une société ébranlée dans ses valeurs profondes. Sans jamais prendre position, elle rend compte d'une réalité trop complexe pour reposer sur des oppositions binaires. Entre les fœtus avortés, les médecins assassinés ou les « soldats de Dieu » condamnés à la peine capitale, qui sont les véritables martyrs ?

 

 

MON AVIS :

 

Comme toujours avec Joyce Carol Oates ce n'est pas un livre vraiment facile à lire, mais cette histoire interroge beaucoup, pas seulement dans cette société américaine violemment déchirée par la question de l'avortement, mais dans tous les pays où le droit des femmes à disposer de leurs corps est remis en question.

 

 

La vie de ces deux militants guidés par leurs idéaux, leurs certitudes, sont-ils « victimes ou coupables » ou les deux ? Grande question à laquelle l'auteure ne répond pas, elle fait un état des lieux sans prendre parti.

 

 

2 novembre 1999, Luther Amos Dunphy, charpentier, chrétien militant, père meurtri, mari inconstant, se retrouve devant le Centre des femmes de Muskegee Falls (Ohio) et tue de sang froid le docteur Augustus Voorhees, médecin humaniste, idéaliste, venant d'un milieu bourgeois.

 

 

Le droit à l'avortement est révélateur des fractures de la société américaine, des inégalités sociales, l'auteure fait un portrait très sombre de l'Amérique.

 

 

Ces deux hommes deviennent les martyrs de leurs causes respectives laissent leurs familles désemparées, fragiles. Les deux familles sont désormais liées par ce double assassinat, et sœurs dans le récit de l'auteure.

 

 

Luther est-il ce méthodiste névrosé, cet obscurantiste criminel, membre actif du mouvement (Pro Life mouvement anti-avortement), sauveur des bébés à venir.

Augustus est-il ce héros féministe se battant pour que les femmes et elles seules disposent de leur corps. Il écoute ces femmes, maltraitées, démunies, véritables parias de cette société. L'un sauve les enfants, l'autre sauve les femmes.

 

 

Nous avons le point de vue des pères, des épouses, et des enfants. Les pères qui paieront chacun de leur vie, leurs idéologies Augustus en 1999, Luther en 2004. Victimes collatérales de ces deux hommes leurs femmes et leurs filles.

 

 

L'auteure s'est attachée plus particulièrement aux deux filles. La souffrance, la détresse, la solitude des filles.

Naomi (fille du médecin), Dawn (fille de Luther)

chacune obsédées par la mémoire de leur père.

 

 

Jenna, épouse d'Augustus mère de Naomi confie ses enfants à leur grand-père paternel. Elle ne se sent plus mère.

Edna épouse de Luther, mère de Dawn devient une militante anti-avortement.

 

Naomi devient « la fille de l'avorteur, tueur de bébés », vit à New York auprès de sa grand-mère femme passionnante, choisit le métier de documentariste et décide de faire un portrait de son père. Elle part à Muskegee (lieu du drame).

 

 

Dawn devient « la fille de l'assassin au fusil », elle évolue dans le monde de la boxe, se fait reconnaître dans ce monde difficile, et se transforme en héroïne et féministe sans le savoir.

 

 

Cette histoire merveilleusement racontée par Joyce Carol Oates est passionnante et édifiante, cette auteure a vraiment l'art de disséquer notre société et tous ses travers, d'un côté nous vivons au 21ième siècle, avec tous les apports extraordinaires au niveau information par exemple, mais nous avons l'impression par moments de retourner vers un obscurantisme assez effrayant dont malheureusement sans tomber dans le féminisme exacerbé, les femmes et leur corps en font souvent les frais.

Je vous souhaite une excellente lecture en compagnie de Joyce Carol Oates.

 

Kalou

 

 

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MAUTHAUSEN

Iakovos Kambanellis

Iakovos Kambanellis

HISTOIRE :

 

Iakovos Kambanellis (1922-2011), écrivain, dramaturge, et considéré souvent comme le père du théâtre contemporain, a été déporté à Mauthausen de 1943 à 1945. Le récit de ses années de camp et des mois qui ont suivi sa libération en mai 1945 par les Américains est paru en Grèce en 1963, la même année que « La Trève de Primo Levi en Italie » et « Le Grand Voyage de Jorge Semprun en France ».

 

Par son réalisme, sa narration vive et précise, Mauthausen est un tableau hallucinant où alternent les tragiques années de camp, les souffrances endurées, l'inhumanité, la logique infernale des SS, et les mois d'après la libération dans le chaos d'un monde disloqué où tout est joie, espoir et stupéfaction de réapprendre simplement à vivre.

 

Témoignage autant de l'expérience personnelle de l'auteur que de celles de ses codétenus, mêlant le malheur et la folie, le grotesque et l'absurde, Eros et Thanatos, Mauthausen laisse au lecteur une intense impression d'humanité tant il exprime une expérience aux limites de l'indicible, métamorphosée en chant de résistance et de vie exceptionnel.

 

MON AVIS :

 

Comment écrire l'indicible, comment expliquer cette horreur. Iakovos Kambanellis avait attendu vingt ans pour réunir ses notes, livre publié la première fois dans les années 60, et traduit pour la première fois en français.

 

 

L'auteur alterne, les périodes d'après la libération du camp par les américains, ces quelques mois entre mai et août 1945, où les détenus reviennent lentement à la vie mais doivent vivre sur le lieu de leur enfer avant de pouvoir regagner leurs pays.

Les dépositions auprès de l'armée américaine réveillent les haines et les douleurs, les survivants rêvent d'une justice immédiate.

 

 

Mauthausen camp situé en Autriche à côté de Linz est réservé aux prisonniers « irrécupérables et asociaux, autrement dit personnes en détention préventive dont la rééducation est improbable ».

Les « 186 marches de l'escalier de la mort » symbolisent Mauthausen.

 

 

Un grand récit qui parle d'amour, d'amitié, de solidarité et de résistance. L'auteur alterne les styles, change de rythme dans son récit, de ton pour rendre compte du vécu concentrationnaire.

 

 

L'auteur nous décrit les rouages de l'organisation du camp à l'époque des SS. Le parcours de l'auteur, les différents « kommandos », les hasards qui lui sauvent la vie. Ce vécu tellement hors norme dans la folie du camp.

 

 

J'ai trouvé que ce texte est simple, très pudique, le naturel du ton employé contraste avec les horreurs décrites. Les exécutions par pendaison, la chambre à gaz, balle dans la tête, épuisement, malnutrition.

 

 

Sa volonté de demeurer humain face à l’innommable, une façon de résister au mal, l'humour qui permet de lutter contre la souffrance. La qualité de ces récits tient à la façon très naturelle de raconter. Une très belle langue, limpide, vivante, insolente.

Une écriture vraie, pour expliquer comment la vie et l'amour, sous les traits de Yannina la jolie Lituanienne, reprend ses droits. L'amour de la vie, une envie, une énergie qui se dégage des chapitres.

 

 

Malheureusement la libération du camp, va amener d'autres problèmes, les Juifs voulant aller en Palestine, l'Europe divisée en deux, communistes et non communistes,

le « Plus jamais çà », allait être difficile à tenir.

 

 

Malgré le sujet difficile, ce livre vaut vraiment la peine d'être lu, pour rendre hommage à tous ceux femmes et hommes, à qui on a volé leur liberté et qui se sont retrouvés dans cette folie meurtrière.

 

L'écriture est vraiment belle, certaines scènes sont racontées avec humour, il est vraiment dommage que juste après leur retour, sous prétexte de reconstruction les déportés n'ont pas été plus écoutés, ce sentiment qu'il fallait tourner la page. En lisant ce livre nous rendons hommage au Matricule 37734.

 

Bonne lecture à vous, je vous souhaite une merveilleuse découverte.

 

Kalou

 

 

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MOI QUI CROYAIS TE CONNAITRE

Penny Hancock

Penny Hancock

HISTOIRE :

 

Holly participe activement à la sensibilisation des jeunes sur le thème du consentement sexuel.

Par principe, elle prend le parti des victimes. Avec férocité. Mais quand son fils est accusé de viol par la fille de sa meilleure amie, elle prend sa défense, persuadée qu'il n'est pas coupable. Pendant ce temps, Julia doit venir en aide à sa fille de treize ans, traumatisée et peut être enceinte.

 

Tandis que les deux mères tentent de comprendre sur quoi se fonde l'accusation sans impliquer la police, d'autres secrets bien gardés refont surface. Toutes leurs certitudes s'effondrent et leur amitié menace de voler en éclats. Quand l'un des adolescents disparaît, l'histoire prend un tour encore plus sinistre. A qui peuvent-elles se fier ?

 

MON AVIS :

 

C'est un très beau livre, qui aborde des thèmes très sensibles, de manière très juste, mais, sont traités avec beaucoup de délicatesse par Penny Hancock.

 

 

J'ai déjà lu des livres de Penny Hancock, elle est très douée pour débusquer sous l'apparence d'une vie parfaite, la complexité des relations humaines, ce livre le confirme.

 

 

L'auteure nous fait réfléchir à une question importante, comment la puissance de l'amitié peut-elle résister à de tels drames, quand toutes les certitudes volent en éclats, quand il arrive un tel cataclysme, et le thème du viol et du consentement est abordé de manière très intelligente sans voyeurisme.

 

 

Nous découvrons les deux mères « Holly et Julia », amies de longue date, qui ont partagé des événements douloureux, se sont soutenues lors d'épreuves. L'auteure les fait parler à tour de rôle, une histoire écrite à deux voix, le même événement raconté de façon différente, ça peut être déstabilisant mais c'est très intéressant.

L'auteure jongle avec les deux personnages, les deux personnalités.

 

 

Comment réagir en tant que mère lorsque votre fils est accusé du pire, ou que votre fille vous confie son angoisse dans l'attente de savoir si elle est ou non enceinte à 13 ans des suites du viol.

 

 

Holly qui est très active dans la défense des victimes de viol, se retrouve brutalement dans une position difficile, car de l'autre côté de la barrière, quand son fils Saul est accusé de viol. En tant que mère elle va le défendre persuadée de son innocence.

 

 

L'adolescence une période très difficile à vivre pour les jeunes, et pour les parents, un gouffre se creuse entre nous et nos enfants, Julia sent le mal être de Saffie qui refuse de faire confiance à sa mère. Julia se retrouve désarmée devant l'attitude de sa fille, comment lui venir en aide, quels mots, quelle attitude devant le traumatisme, et peut être une grossesse.

Saffie représente malheureusement, les milliers de victimes de viol qui n'osent pas porter plainte, qui ne veulent pas que l'histoire se sache, et qui se taisent.

 

 

Nous assistons à l'affrontement des deux amies chacune défendant sa progéniture. Les relations familiales complexes qui explosent, les doutes, le questionnement. On s'aperçoit aussi qu'entre la théorie et la réalité des faits rien n'est pas simple.

 

 

Nous découvrons la personnalité du présumé violeur Saul, écorché vif, toujours blessé par la mort brutale de son père alors qu'il n'avait que 10 ans. Le déménagement de Londres à la campagne qu'il a subit, le harcèlement qu'il endure dans le milieu scolaire car il ne rentre pas dans les bonnes cases.

 

 

Saffie 13 ans, à l'âge où une jeune fille oscille entre « je ne suis plus une enfant » mais dont le corps par sa transformation l'a fait basculer dans un monde qui peut être violant, et dont les jeunes filles n'ont pas toujours les règles.

 

 

Atmosphère étouffante, chacun des protagonistes est confronté aux conséquences de ses allégations. Les parents de la victime doivent gérer l'état de santé et d'esprit de leur fille, le père doit contrôler sa colère.

 

Chacune défend son « bébé » d'ailleurs comment ferions-nous en tant que parents si notre enfant était accusé d'avoir commis un tel forfait ? Si notre enfant était suspecté d'avoir menti ?

L'amitié qui semblait avoir des bases solides, vole en éclats, et se termine en règlements de compte.

 

 

Car tout se qui touche à notre famille prend un sens différent, face à ces deux mères, on essaye de comprendre, de savoir leurs secrets, on cherche à savoir s'ils mentent, s'ils cachent leur vrai nature.

 

 

La suspicion va gagner tout le village, surtout quand Saul va disparaître, nous plongeons alors dans les pires travers de l'humanité, doutes, jalousies, délations, méchancetés, lâchetés.

 

 

Ce livre aborde des sujets très actuels, la situation décrite par l'auteure peut arriver à tout le monde, obligatoirement elle nous interroge surtout si nous sommes parents.

J'aime beaucoup l'écriture de Penny Hancock, elle débusque avec beaucoup de justesse les travers de notre société. J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, si vous décidez de vous lancer dans l'aventure, je vous souhaite le même bonheur de lecture.

 

Kalou

 

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