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Satan était un ange

Karine Giebel

Karine Giebel

L’histoire :

 

Une voiture. Deux hommes. Une autoroute. Aucun but précis.

 

D’un côté, il y a François. Brillant avocat lillois dont la vie va basculer suite à un examen médical. Sur un coup de tête, il prend sa voiture et part. Où ? Il ne le sait pas ?

 

De l’autre côté, il y a Paul. Un jeune paumé que François prendra en stop dans les alentours de Lyon. La vingtaine, énergique et en pleine santé.

 

Ensemble, ces hommes, que tout oppose, vont traverser la France.

 

Dans quel but ? Ils ne le savent pas encore.

 

Un point commun : chacun fuit…. Mais peut-on fuir éternellement ?

 

 

Mon avis :

 

Nouvelle incursion dans l’univers Karine Giebel. A croire que j’adore les livres complément fous de cette romancière de génie. Le titre a attiré mon regard instantanément.

 

L’histoire débute avec François. C’est un avocat lillois réputé, fier de sa vie et d’avoir réussi à fuir ses origines ouvrières pour se hisser dans la bonne société. Un malaise, un examen médical, la sentence tombe. Tumeur au cerveau…

 

Passé le premier choc, second rendez-vous médecin, cette fois-ci avec un spécialiste. Le meilleur…. Seconde sentence : c’est inopérable. Minimum 3 mois, maximum 18 mois…. Voilà ce qui pousse François sur la route, sans but, sans envie, juste un trou béant dans la poitrine.

 

Sa route va croiser celle de Paul, un jeune homme qui fait du stop sur la route. Sans savoir pourquoi il va s’arrêter pour le prendre dans sa voiture.

 

Va alors commencer pour ces deux hommes l’équivalent d’un chemin de croix. Deux personnes, que tout semble opposer, peuvent-elles se ressembler plus qu’elles ne le pensent ?

 

François, la quarantaine, Avocat d’affaires. Paul, la vingtaine, paumé, sans travail fixe.

 

Ce roman est poignant, dès les premières pages. Que ce soit François, qui va se remettre totalement en question suite à cette nouvelle, qui se rend compte que dans moins de deux ans, il sera mort et qu’il ne peut rien faire contre ça. Lui, qui a toujours eu l’impression de contrôler chaque parcelle de sa vie.

 

Que ce soit Paul, et sa nonchalance. Lui qui tente de survivre plutôt que vivre. Lui qui vit sa vie à fond sans rien chercher de plus. Qui trimballe ses propres démons.

 

Très vite, François se rend compte que quelque chose ne va pas avec Paul. Est-ce le verdict médical qui va l’entrainer ainsi ? On peut le penser. Alors que le François d’avant, raisonnable, n’aurait rien fait, le François nouveau va aider Paul et ne jamais le lâcher.

 

Ces deux hommes vont se rapprocher et se découvrir une relation qui profitera aussi bien à l’un qu’à l’autre. Chacun va voir en l’autre ce qu’il y a de bon, mais qu’il ne voyait pas…

 

 

Le talent de Karine Giebel explose au grand jour dans ce « huis clos » saisissant dont la majeure partie de l’action se passe entre nos deux personnages, dans une voiture.

 

Les personnages sont, encore une fois, très humains et chacun de nous peut s’identifier à eux. La relation qui se noue sous nos yeux de lecteur est magique. A leur manière, chacun va grandir et sortir plus fort de ce qui se passe entre eux.

 

Je n’avais pas ressenti autant d’émotions depuis Juste une ombre qui est, pour moi, son meilleur roman. Karine Giebel a vraiment un don, celui de mettre à nu et de porter au firmament l’Homme dans ce qu’il a de plus juste.

 

Petit bonus, je tiens à le signaler… Même si l’on devine un peu la fin, je trouve que, pour une fois, c’est plutôt un happy end…. Youyouyou ça se fête.

 

En résumé, Karine Giebel, que je ne présente plus, réalise ici un thriller saisissant plein de beauté et d’humanité, qui vous saisira aux tripes et titillera votre corde sensible.

 

Très bonne lecture à tous.

 

Marjorie

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Agatha Raisin enquête - bons baisers de Chypre (tome 6)

MC Beaton

MC Beaton

L’histoire :

 

Après un mariage raté (cf lire le tome 5 d’Agatha Raisin), James s’enfuit à Chypre dans la maison qu’il avait louée pour leur nuit de noce. Agatha, ne voulant pas rester sur le carreau, le rejoint sur place et tente de recoller les morceaux.

 

Quelques jours après son arrivée, une touriste anglaise est tuée sous ses yeux, lors d’une sortie nocturne.

 

Qui a bien pu la tuer et pourquoi ?

 

Comme à son habitude, Agatha va décider de mener l’enquête, à sa façon bien sur, quitte à s’attirer les foudres, tant des policiers locaux que de James.

 

 

Mon avis :

 

Ce tome-ci, je l’ai fait durer, ne sachant pas quand sortira le prochain volet des aventures d’Agatha. Quel délice, je ne m’en lasse pas très franchement.

 

Ce nouvel opus débute après le mariage raté de nos héros, lié à l’apparition furtive de Jimmy, mari pas du tout décédé d’Agatha, mais qui décèdera le jour même, au mariage de son épouse.

 

James est parti à Chypre vivre sa lune de miel, sans son ex future épouse. Mais c’est sans compter sur l’obstination d’Agatha à reconquérir James, un James un peu refroidi par tout ça. Néanmoins, je le soupçonne d’avoir sauté sur cette occasion pour ne pas se marier.

 

Peu de temps après son arrivée, lors d’une soirée avec un groupe de touristes anglais, avec qui elle a sympathisé, un meurtre est commis sous ses yeux. Il en faut peu pour qu’Agatha reprenne du service, se mettant à dos une très grande partie de l’île.

 

Notre détective en herbe, pas toujours très douée, va se mettre en chasse de l’assassin et tenter de résoudre cette nouvelle énigme.

 

Je dois dire que notre quinqua est en grande forme, malgré un moral au ras des chaussettes. Se faire planter le jour de son mariage, jour où l’on voit réapparaitre son mari pas mort du tout, mais le trouver mort finalement, tout cela peut secouer une Agatha tout de même.

 

Je dois avouer que j’ai beaucoup rigolé de ses aventures tellement elles furent épiques.

 

Cette nouvelle énigme se passe, pour une fois, à l’étranger et j’ai apprécié vivement les passages historiques insérés par l’auteur à propos de Chypre. J’ai pu en apprendre plus sur ce petit paradis et les relations politiques actuelles avec les pays frontaliers.

 

Comme toujours, le rythme est plutôt bien soutenu, mais ponctué de nombreux passages sur les profondes méditations d’Agatha sur sa vie actuelle.

 

Un certain personnage, aperçu lors d’un tome précédent, va faire son apparition et bouleverser beaucoup de choses… Je vous laisse découvrir qui. Ce tome est un passage dans la vie de l’héroïne, très important. Quant à son final, il est explosif, croyez moi.

 

En tout état de cause, ce nouvel opus ne m’a pas déçu et il ravira les fans d’Agatha.

 

Enigme policière, secouage de témoins « à la Agatha », révélations en tout genre et discussions houleuses avec James. Tout est réuni pour une nouvelle histoire pleine de suspens et de plaisir.

 

Un vrai régal pour l’esprit, une vraie partie de rigolade et des dialogues toujours aussi dynamique pour notre duo si attachant.

 

Très bonne lecture à tous.

 

Marjorie

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Aaverhelyon

Michael Fenris

Michael Fenris

L’histoire :

Un soir de tempête, Daniel Trusk s’arrête pour aider une femme arrêtée sur le bas-côté, du fait de la panne de sa voiture. Kathleen et lui, voyant qu’ils ne pourraient pas faire 10 mètres de plus, trouvent refuge dans un vieux manoir, et font la connaissance des propriétaires, plutôt inquiétants, des lieux, les VARDEC.

 

Très vite, ils apprennent que la tempête va durer 7 jours et 7 nuits, jusqu’à LA nuit, mais sans plus donner d’explications…

 

Peu de temps après leur arrivée, une famille ainsi que des frères jumeaux vont se retrouver dans la même situation. Daniel comprend très vite que quelque chose ne va pas du tout.

 

Va alors commencer une semaine des plus déroutantes qui doit prendre fin dans 7 jours et 7 nuits. Mais quelle fin est prévue ? Et quel est leur rôle dans tout ceci ?

 

Mon avis :

 

Ce livre est une pure découverte signée abonnement Kindle, merci amazon…

 

Alors que je « feuilletais » une liste de livres en emprunt, je tombe par un pur hasard sur ce livre et son nom quelque peu imprononçable. Toujours maintenant, j’avoue avec du mal à le lire sans trébucher (façon de parler bien sûr).

 

Je dois avouer que je ne connais pas l’auteur, ni ses œuvres. La couverture a attiré mon regard et la lecture de la 4ème de couv a achevé de m’entraîner dans sa lecture.

 

Avant de parler du livre en lui-même, j’ai envie de faire quelques lignes sur cet auteur et, après des petites recherches, j’ai eu la surprise de découvrir un auteur français, né à Nancy, médecin installé en région parisienne et passionné d’écritures, qui en est ici à son 3ème roman. Aaverhelyon est son premier roman auto-édité.

 

Nous débutons l’histoire avec, comme trame de fond, une tempête plutôt violente. Daniel Trusk, flic déchu reconverti en privé, prend en stop une jeune femme Kathleen, en panne, mais ils se retrouvent vite obligés de trouver refuge, comme plus tard 5 autres personnes, dans le manoir plutôt dérangeant de la famille VARDEK.

 

Qui sont ces gens et pourquoi l’atmosphère de la maison est-elle aussi prenante ? Telles sont, entre autre, les questions que va se poser Daniel, très peu de temps après son arrivée.

 

La tempête doit durer 7 jours et 7 nuits, jusqu’à son dénouement lors de la fameuse nuit.

 

Je dois dire que nous sommes très vite mis dans le bain de l’étrange et l’atmosphère pesante est ressentie dès le début. La famille VARDEK est plutôt spéciale et ses membres des plus surprenants.

 

Que ce soit Valia, la fille du maître des lieux, nymphomane perverse et qui entretient des relations bizarres avec son père, ou encore le maitre d’hôtel méga flippant, sans oublier la vieille femme coincée au 3ème étage et le neveu savant fou, la famille VARDEK fait penser à une araignée génétiquement modifiée attirant sa proie dans sa toile et ne la laissant plus partir.

 

Michael Fenris a une imagination développée qu’il met en œuvre en écrivant cette histoire abracadabrante qui va tenir le lecteur en haleine. J’aime beaucoup le thème de la sorcellerie et du monde « magique ». C’est ce qui a, entre autre, attiré mon attention de lectrice.

 

Cette lecture m’a beaucoup plu. La plume de l’auteur est agréable à lire et soutenue.

 

Le personnage de Daniel est très attachant. Cet homme, qui a tout perdu suite à une erreur qui le hante toujours, va se battre pour une seconde chance et il est le seul qui aura la présence d’esprit de tout comprendre. Il va décortiquer ce qui se passe avec beaucoup de froideur et de cynisme.

 

Mon seul hic concerne la fin de l’histoire. Je ne veux pas spoiler alors je ne m’étendrai pas trop sur les raisons. Je dirai seulement, et ceux qui ont lu comprendront, qu’un petit plus n’aurait pas été de trop. Je pense que la fin aurait pu être tournée de façon à nous faire nous poser encore plus de questions, quitte à nous laisser penser à une suite.

 

Je la trouve trop courte mais intéressante tout de même.

 

En résumé, Aaverhelyon est un très bon roman d’angoisse sur le monde mystérieux de la sorcellerie, écrit par un romancier français à l’imagination fertile, qui vous emmène dans un univers glaçant et prenant.

 

Très bonne lecture à tous.

 

Marjorie

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Maîtres du jeu

Karine Giebel

Karine Giebel

Deux nouvelles, deux histoires poignantes et tragiques. Du grand Karine Giebel.

 

D’un côté, Post mortem, de l’autre, J’aime votre peur.

 

Il y a Aubin et Morgane, dans un premier temps. Un rendez-vous chez le notaire. Un héritage troublant, une famille en deuil. Morgane, l’actrice, la vedette, reçoit un château en héritage d’un homme qu’elle ne connait pas. La famille est divisée dans sa peine. Qui est-elle pour justifier de recevoir le bien le plus précieux de cet homme, mort trop tôt.

 

Mais il y tient, elle en fera un foyer pour jeunes. Il lui laisse une lettre où il explique tout. Elle doit suivre ses instructions. Qui peut s’opposer aux dernières volontés d’un mort ? Alors elle ira. Alors elle verra. Que trouvera-t-elle au bout de ce voyage ?

 

 

Dans un second temps, il y a Yann et Maxime. Tout les oppose. Yann est flic. Maxime, un tueur en série arrêté par Yann. Après 6 ans à croupir en prison, il s’évade.

 

Il est malade, comme ils disent tous ces hommes en blouse blanche. Son truc à lui, c’est de cibler les couples, de violer et tuer la femme sous les yeux des hommes, qui mourront ensuite. Son truc à lui, c’est de prendre aux autres.

 

Il s’évade et, dans le début de sa cavale sanglante, il laissera un mort et deux blessés graves. Il a besoin de passer les barrages. Quoi de mieux qu’un bus empli d’enfants handicapés pour y arriver.

 

Alors le voilà, en route pour le Vercors, avec 16 enfants comme bouclier. Yann est sur le pied de guerre. Il le sait, Maxime est violent, il n’a peur de rien. Il va lui falloir affronter le pire meurtrier qui ait croisé sa route.

 

Malgré les soins, malgré l’enfermement, Maxime est pire qu’avant. Comment cela va-t-il finir ?

 

Maîtres du jeu contient ces deux nouvelles qui se dévorent plus qu’elles ne se lisent, et marquent les esprits du lecteur. Par ces centaines de pages, Karine Giebel démontre l’entièreté de son talent pour décortiquer l’âme humaine et ses dérives. Vous êtes pris aux tripes.

 

Son imagination est sans limite et son talent indéniable. Ces deux nouvelles sont brillamment écrites et vous emporteront dès les premiers mots. Que ce soit Morgane et sa vie, soit disant sublime d’actrice, qui ne l’est pas tant que ça ou Aubin, acteur à la vie fauchée par un accident et qui partira trop tôt.

 

C’est le point commun à tous les romans de l’auteure. Les personnages sont justes, dans le sens où ils ne sont pas surfaits. Ils sont comme nous (au sens global). Ils ont leurs défauts, leur caractère. Ils sont humains, aussi bien dans tout ce qui est positif que sombre.

 

Cette justesse de l’humain donne du poids à ses livres, faisant d’elle une auteure extrêmement appréciée. Comme toujours, elle nous « balade » jusqu’à la fin, nous faisant croire que nous avons deviné l’épilogue et nous faisant nous réveiller brutalement, tant cette fin est loin de notre réalité.

 

Je le dis souvent, on aime ou on aime pas Karine Giebel, il ne peut y avoir deux poids deux mesures. Et comme toujours, ne pensez pas à un happy end avec elle, vous seriez déçus…

 

Ce recueil de nouvelles est à lire absolument.

 

 

Marjorie

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Agatha Raisin enquête - pour le meilleur et pour le pire (tome 5)

MC Beaton

MC Beaton

L’histoire :

 

Ca y est, enfin. James Lacey, célibataire endurci, laisse éclater au grand jour ses sentiments pour Agatha, allant jusqu’au mariage. Le village est sous le charme de ce couple autant mignon qu’improbable. Mais voilà, le jour du mariage, au moment fatidique, Agatha voit revenir Jimmy, son mari disparu depuis 20 ans.

 

Le lendemain, son corps est retrouvé, sans vie.

 

Qui a tué Jimmy et pourquoi ? Comment James va-t-il se comporter après cette nouvelle surprenante : Agatha est encore mariée !!

 

Comment Agatha va-t-elle se sortir de cette situation plus que fâcheuse ?

 

Il faudra tout le talent d’Agatha et l’aide de James pour démêler toute cette histoire.

 

Mon avis :

 

Enfin, ce n’est pas trop tôt… Depuis le temps que j’attendais la sortie du tome 5, je suis ravie de retrouver notre petit village anglais des Costwolds, surtout pour assister au mariage de nos deux tourtereaux.

 

Ca fait quand même 4 tomes qu’Agatha et James jouent au jeu du chat et de la souris amoureux. L’adage « suit moi je te fuis, fuit moi je te suis » semble parfaitement s’adapter à leur situation. Mais voilà, qu’enfin, James ouvre (vite dit tout de même) son cœur et se lie à notre Agatha.

 

L’histoire débute ainsi, le jour du mariage de nos deux tourtereaux. Roy, qui n’a pas digéré l’attitude d’Agatha (voir Randonnée mortelle), décide de s’amuser un peu aux dépens de notre héroïne et charge une détective de trouver Jimmy, le mari disparu. Elle va faire du très bon travail et le retrouver, en mode sdf épave humaine.

 

Roy, que sa bonne conscience (huuum) malmène, décide de ne pas aller plus avant, non sans avoir dit au préalable à Jimmy où vivait sa femme et qu’elle allait se marier.

 

C’est ainsi qu’Agatha voit débarquer l’épave (oui il n’y a pas d’autre mot) à son mariage au moment du fatidique « oui ». La vie de notre personnage va virer au drame quand le corps de Jimmy est retrouvé dans un fossé le lendemain.

 

James, tout chamboulé (et peut-être heureux de redevenir célibataire qui sait….), renoue avec sa chère et tendre pour tenter de prouver leur innocence.

 

Ce 5ème tome commence à toutes vitesses. Quelle histoire tout de même. Imaginez un peu Agatha, pas très honnête pour changer, qui est à deux doigts de devenir bigame, et qui voit son pire cauchemar se produire sous ses yeux.

 

Ce couple va enchaîner les catastrophes, ils sèment les morts après leur passage, sans le vouloir mais ils sont tellement drôles et touchants.

 

James, à son habitude, va faire ce que j’appelle « son james ». Il va fuir la situation, et Agatha, mais si elle s’éloigne de lui, il va revenir, ce que je trouve plutôt drôle.

 

Ce nouveau tome, je l’ai dévoré, en moins de 5 heures. Je suis sous le charme de cette série, que je trouve rafraichissante et drôle. Alors oui, les textes sont simples, les histoires peuvent paraître légères. Mais c’est ça qui, entre autre, fait le charme d’Agatha Raisin.

 

Je l’ai déjà écrit par le passé et je le redis ; Agatha est une femme comme une autre, avec ses soucis de peau, de rides et de kilos en trop. Une quinqua un peu paumée qui a beaucoup d’humour et aucune diplomatie.

 

Lire Agatha Raisin me donne toujours le sourire et me donne envie de rire.

 

A ma grande surprise, ils ont sorti en même temps les tomes 5 et 6. Pour ne pas finir trop vite, je fais durer le plaisir et j’ai réservé le tome 6 pour ce week end.

 

Nouvelles aventures à suivre, avec beaucoup de plaisir.

 

Marjorie

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Elles, les prostituées et nous

Sophie BOUILLON

Sophie BOUILLON

Avant toute chose, je remercie vivement Babelio, l’opération Masse Critique et les éditions Premier Parallèle pour m’avoir donné la chance de découvrir ce livre de Sophie Bouillon. Cette lecture fut à la fois troublante et magnifique.

*          *

*

Elles s’appellent Camilla, Kristina, Precious, Laurence ou encore Rosen.

 

Elles viennent de tout milieu, sont de tout âge. Elles ont un point commun : ce sont des prostituées. Elles vendent leur corps, que ce soit voulu ou non, pour vivre.

 

Sophie Bouillon a décidé d’enquêter sur celles qui sont mises au ban de la société. Elle est allée les écouter lui parler de leur vie, des clients et de ce qui fait leur quotidien.

 

Elle les a présentées, telles qu’elles sont, à l’état brut sans fioriture. Elles lui ont parlé mais sans ouvrir à fond leur cœur, elles ne le peuvent pas. Elles sont blindées pour tenir le coup.

 

Sophie Bouillon les a écoutées sans les juger, une oreille attentive là où elles n’en trouvent jamais. J’ai été atterrée par certaines réactions même si, au fond de moi, je n’étais pas si surprise que ça. L’image qu’elles donnent n’a jamais changé. Une femme qui se fait payer, quelle que soit la raison, ne mérite pas le respect.

 

Mais pourquoi donc ? Pourquoi une femme qui doit se vendre pour vivre, survivre même, ne mérite-t-elle pas le respect ? La société n’évolue pas, les mentalités sont figées dans ce carcan bourgeois du quand dira-t-on et de l’image.

 

J’ai été fascinée par le combat de Laurence, qui a voulu que Sophie Bouillon mentionne son nom et qui se bat maintenant pour la pénalisation à l’encontre des clients. Cette femme a raconté sa vie, qui ne peut qu’émouvoir, et le combat qu’elle mène pour que l’on punisse les clients.

 

Sans vouloir entrer dans un débat politique ou social, je suis d’accord avec l’idée de pénaliser les clients, mais j’ai bien peur que ça ne soit pas suffisant.

 

Il y aura toujours des clients car il y aura toujours de la prostitution, et vice versa. Il y aura toujours, dans les pays les plus pauvres, une « clientèle » de jeune femmes qui voudront fuir la misère de leur pays et se retrouveront enchaînées à un mac qui les obligera à se prostituer pour, soit disant, rembourser une dette qui ne sera jamais remboursée.

 

Mais je me dis que c’est déjà un début. Car oui, il est injuste de ne punir que la prostituée et pas le client. S’en tirer avec une bonne tape sur les doigts était inadmissible. Maintenant, ils veulent agir… J’attends de voir.

 

Mais la mentalité : va-t-elle changer ? Doit-on leur tourner le dos parce qu’elles font ce qu’elles font ? Cela, à mon sens, ne fait que creuser encore un peu plus le fossé qui les sépare de nous. Le fait qu’elles soient en ban de la société aggrave leur situation.

 

Alors oui, certaines le font pour le plaisir, si tant est que l’on puisse nommer cela ainsi. Devenir escort girl semble avoir un attrait non négligeable sur certaines jeunes filles (comme Camilla), mais, au final, le but reste le même. Elles vendent leur corps de la même façon.

 

Le fait de les rencontrer et de les exposer permet de les humaniser mais aussi, de montrer la face cachée de leur vie. Quand Sophie Bouillon décrit les bordels où elle est allée, on est loin du glam imaginé par certaines jeunes filles.

 

J’ai réfléchi longtemps à comment j’allais tourner ma chronique. J’ai lu ce livre en deux heures il y a plus d’une semaine mais j’ai mis du temps avant d’écrire. Je ne voulais pas tomber dans le commentaire banal. Je voulais exprimer la palette d’émotions ressentie à sa lecture et j’espère y arriver.

 

Ce livre ne laisse pas indemne, dans le sens où personne ne peut rester sans s’émouvoir à sa lecture. Certaines de ses filles sont plus jeunes que moi et je me dis que j’ai eu beaucoup de chance de naître comme je suis née. Cela peut faire présomptueux mais ce fut l’une de mes pensées.

 

J’ai eu aussi beaucoup de peine pour ces femmes, mais aussi de l’admiration. J’ai admiré le courage de celles qui ont réussi à quitter le milieu et qui osent parler.

 

Elles, les prostituées et nous est un livre coup de poing à la justesse magistrale qui nous présente ces femmes qui, chaque jour, payent de leur personne, pour des raisons qui leur sont propres et subissent le manque de respect d’une société qui a préféré les bannir plutôt que de chercher à les comprendre et trouver des solutions.

 

Que ce soit par choix ou de force, ces femmes ne sont pas que des objets, ni des trous, que l’on peut traiter comme un sac plastique sous prétexte qu’on les paye. Elles sont des personnes de chair et de sang, des êtres humains. Elles sont la sœur, la mère, la femme, la fille de quelqu’un. Il ne faut pas l’oublier. Elles ont le droit au respect dû à chaque être humain…

 

Elles, les prostituées et nous est une prise de conscience.

 

Marjorie

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Ne pleure pas

Mary Kubica

Mary Kubica

L’histoire :

 

Deux histoires.

 

D’un côté, Quinn et Esther sont colocataires à Chicago. Tout se passe bien jusqu’au jour où Esther disparaît mystérieusement. Quinn, désemparée, trouve de nombreux indices qui penchent en la faveur d’une disparition volontaire.

Où est Esther ? Pourquoi a-t-elle disparu ? Quinn se rend compte qu’elle connait peu de choses sur sa colocataire.

 

De l’autre, au bord du lac Michigan, Alex Gallo, jeune homme de 18 ans croise la route d’une jeune femme mystérieuse, qu’il va nommer Pearl. A cet instant, il le sait, elle est celle qu’il attendait depuis toujours, celle qui va lui prendre la main et lui dire que c’est l’heure de partir.

 

A ce moment là, Alex va tout faire pour savoir qui elle est.

 

Quel lien peut-il exister entre ces deux histoires ?

 

Mon avis :

 

Ne pleure pas est l’un de ces livres coup de cœur de l’année 2017, qui semble rencontrer un vif succès auprès des lecteurs. Je ne pouvais pas passer à côté et j’avoue que la couverture plutôt énigmatique a attiré mon attention.

 

Nous suivons deux histoires en même temps. Le duo Quinn/Esther d’un côté et Alex de l’autre. Très vite, on comprend qu’elles sont liées mais il faut du temps pour que le tableau s’esquisse.

 

L’auteure a réussi haut la main le pari de mettre au point une intrigue très pointue et incroyablement ficelée. Elle arrive à nous amener à penser exactement ce qu’elle veut. Les personnages jouent parfaitement leur rôle.

 

Quinn est une jeune femme plutôt immature et qui va vivre une incroyable remise en question avec la disparition d’Esther. De son côté, cette dernière a caché son passé et sa famille, elle semble très lisse, trop même, au point que l’on se demande ce que ça cache.

 

Alex, lui, est très touchant. C’est un jeune homme de 18 ans à la vie difficile. Sa mère est partie quand il avait 5 ans, son père est alcoolique et il doit travailler pour payer les factures et tenter de garder un toit au-dessus de sa tête.

 

Il a renoncé à la faculté pour s’occuper de son père. Sa rencontre avec Pearl va le bouleverser. Qui est cette jeune femme ? Que cache-t-elle ? Alex est fasciné par elle mais son instinct le pousse tout de même à se méfier d’elle.

 

Alors que l’on pense que tout est plutôt lent, que les chapitres s’étirent encore et encore, le doute s’installe et les questions pointent le bout de leur nez.

 

L’écriture est très réussie et le style soutenu. J’ai beaucoup aimé la plume de Mary Kubica, qui offre une lecture agréable. Son roman est addictf et est difficile à laisser. Pour ma part, je pense que ce livre peut amener à deux sentiments : on aime ou on aime pas.

 

En résumé, je dirai que ce livre est une belle découverte, un roman à suspens plutôt addictif et sombre, sur des personnalités humaines chargées en émotion. Que ce soit Quinn et son immaturité, Esther et son passé ou encore Alex et sa vie difficile, ils sont très attachants.

 

Page après page, ligne après ligne, mot après mot, Mary Kubica pose les pierres de son intrigue et tisse une toile autour de ses lecteurs pour les emmener là où elle veut, à l’épilogue de son histoire.

 

Très bonne lecture

 

Marjorie

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Un avion sans elle

Michel Bussi

Michel Bussi

L’histoire :

 

23 décembre 1980, un avion venant d’Istanbul, se crashe dans le Jura. 169 passagers, une seule survivante : un bébé de 3 mois. Impossible de l’identifier. Deux familles se la disputent. La justice doit trancher.

 

18 ans plus tard, le bébé a grandi et va fêter son anniversaire. Son identité est au cœur de ses interrogations. Qui est-elle ? Emilie Vitral ou Lyse-Rose de Carville ?

 

Peut-être que Crédule Grand Duc, détective privé, pourra y répondre. Ca fait 18 ans qu’il enquête jusqu’au jour où la vérité éclate enfin…comme sa tête.

 

Il faudra toute l’intelligence de Marc, le frère d’Emilie, pour démêler tout ça.

 

 

Mon avis :

 

Ce livre est mon troisième essai dans l’univers Bussi, après Le temps est assassin et Maman a tort.

 

Le premier m’avait enchanté, mais pas trop le second. Je ne savais donc pas trop à quoi m’attendre, les avis d’autres lecteurs étant tranchés.

 

J’ai commencé ce livre vendredi matin et je viens de le finir. Je crois que ça donne une idée de mon avis. Ce livre est une tuerie.

 

L’histoire débute avec le crash spectaculaire d’un avion en partance de Turquie, qui va finir sa course dans le jura. 169 passagers, un seul survivant, un petit bébé de 3 mois. Nous sommes en 1980. Les possibilités de pouvoir découvrir son identité sont limités par rapport à notre époque actuelle. Il n’existait pas les tests ADN.

 

Or, deux familles vont se disputer le bébé, chacune clamant que ce bébé est leur petite fille. La justice doit s’en mêler et décrète qu’il s’agit d’Emilie Virtal.

 

18 ans plus tard, Emilie va se mettre en quête de son identité, après la réception d’un cahier rédigé par Crédule Grand Duc, détective privé qui enquête sur cette histoire depuis 18 ans. Elle donne ce cahier à Marc, qui va se mettre en quête de la vérité.

 

Dès les premières pages, je me suis prise de passion pour ce livre et pour cette histoire. Elle est machiavélique et torturée. A chaque chapitre, nous avons l’impression de tout comprendre, de savoir qui est Emilie, mais on se rend vite compte que tel n’est pas le cas.

 

Michel Bussi a tissé une toile complexe autour des personnages et l’histoire, qui est morcelée en chapitres mélangés dans le temps, ne trouve son dénouement que dans les toutes dernières pages. Il va donc falloir être patient pour tout savoir.

 

Nous suivons plusieurs histoires en même temps : la lecture du cahier de Crédule, ce que fait Emilie pendant que Marc lit, les découvertes de Marc et les vies des grands-mères.

 

Cette alternance de personnages et de période fait durer le plaisir et le suspens. Ce livre est addictif et prenant. Le talent de Michel Bussi n’est plus à démontrer et ce roman en est une preuve supplémentaire.

 

Un avion sans elle est un thriller psychologique à dévorer sans modération qui vous rendra addict à Michel Bussi.

 

Marjorie

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Les Lames du Cardinal - Le dragon des arcanes (tome 3)

Pierre Pevel

Pierre Pevel

L’histoire :

 

Un dragon noir très ancien menace Paris. La Griffe Noire semble décider à tout faire pour éliminer l’Alchimiste et Agnès retourne auprès des Sœurs de Saint Georges afin de trouver les réponses à ses questions.

 

Mais il semblerait qu’un grand secret soit en cours. Comme toujours, les hommes du Capitaine La Fargue sont sollicités, une nouvelle fois, pour démêler les fils de cette histoire.

 

Mais sont-ils prêts à payer un nouveau tribut pour la défense de ce pays, qui leur a déjà tourné le dos ?

 

 

Mon avis :

 

Nous voilà enfin au troisième tome de cette trilogie riche en rebondissement, qui clôture en beauté Les Lames du Cardinal.

 

Les Lames ont souffert, le groupe est soudé mais des secrets ne vont pas tarder à être dévoilés. La Fargue et ses hommes sont de nouveau sollicités pour mettre à jour le complot, surtout qu’un immense et ancien dragon noir menace Paris.

 

Béatrice, amie d’Agnès, l’a vu et sa vision l’a rendue aveugle. Elle transmet son savoir à Agnès pour que son amie empêche cette vision apocalyptique de se dérouler. Agnès, dont le destin est de devenir une louve, une des plus puissantes, mais qui a refusé de voir son avenir dicté de la sorte. Seulement, l’on ne peut échapper à sa destinée, surtout en ces temps si difficiles et troubles.

 

Dans ce dernier tome, je me suis attendue à beaucoup de rebondissements et je ne fus pas déçue. Néanmoins, je n’imaginais pas cette fin qui me laisse un peu triste je dois l’avouer.

 

Après avoir lu la trilogie du Puits des mémoires, je pensais retrouver une fin « heureuse » mais tel ne fut pas totalement le cas.

 

Néanmoins, cette lecture fut magique, dans tous les sens du terme, et je suis sortie de là ravie.

 

Encore une fois, je suis sous le charme de la plume et du talent de Pierre Pevel, qui est un conteur hors pair, à l’imagination sans limite, qui charme son lectorat par la puissance de ses mots et de son histoire.

 

Les Lames du Cardinal m’ont fait replonger dans l’histoire de notre magnifique pays, au temps de cet homme d’exception que fut Richelieu. Le côté historique de cette saga, allié à ce petit côté mystique avec les dragons, sans oublier la présence des célèbres Mousquetaires du Roi, tout est réuni pour une version moderne du roman de cape et d’épée, le tout sans fioriture ni lourdeur.

 

Il a fallu tout le talent de cet auteur pour magnifier cette histoire qui a conquis mon cœur.

 

« Les Lames du Cardinal » va vous faire voyager dans la France d’autrefois et vous en redemanderez.

 

Enfin, le seul bémol, car il en faut bien un, et je pense que vous serez d’accord avec moi, c’est le manque que je ressens à chaque fois que je ferme un livre de Pierre Pevel au mot fin. Mais la magie de son écriture domine.

 

Très bon voyage au cœur de la France du 17ème siècle et laissez vous emporter par la magie Pevel.

 

Marjorie

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Noir comme la mer

Mary Higgins Clark

Mary Higgins Clark

L’histoire :

 

Une croisière de rêve sur un paquebot de luxe, le Queen Charlotte. 5 jours pour rallier Southampton. Mais c’était sans compter sur le destin.

 

Lady Em, riche octogénaire, annonce à la presse qu’elle portera le célèbre collier de Cléopâtre, sur lequel pèse une légende. L’on dit que la Reine d’Egypte, au moment de se suicider alors qu’elle était prisonnière de Rome, aurait demandé à porter ce collier et lui jeta une malédiction : « quiconque portera ce collier en mer n’atteindra plus la rive ».

 

Il n’en faut pas plus pour émousser les esprits. Lady Em est retrouvée morte dans sa cabinet et le collier a disparu.

 

Qui l’a tué ? Les suspects sont nombreux et la croisière ne fait que commencer…

 

 

Mon avis :

 

Mary Higgins Clark est mon auteur préféré. Je la lis depuis très longtemps et je ne remercierai jamais assez ma mère de me l’avoir fait découvrir.

 

Chaque année, j’attends son nouveau roman avec impatience, que je dévore en peu de temps.

 

L’histoire débute par une croisière de lue pour inaugurer le Queen Charlotte, paquebot de luxe construit par l’homme d’affaire Grégory Morrison. A son bord, du beau monde, dont Lady Em, riche octogénaire amoureuse de beaux bijoux. Tout le monde, d’ailleurs, attend avec impatience qu’elle porte le célèbre collier d’émeraude de la Reine Cléopâtre.

 

C’est pour cela que se trouve à bord l’homme aux mille visages, célèbre voleur de haut vol que le FBI n’arrive pas à arrêter. Lorsque Lady Em est assassinée et que son collier disparait, tout le monde se demande qui peut être le coupable. En effet, les suspects ne manquent pas.

 

Mais c’est sans compter sur la présence d’Alvirah et de Willy, son époux, à bord du paquebot, qui se chargeront de résoudre l’énigme. Quel plaisir de les retrouver. Ils sont des personnages récurrents des romans de l’auteure.

 

J’ai adoré cette nouvelle enquête et, pour une fois, j’avoue être arrivée à la fin du roman sans avoir une idée précise du meurtrier. Pour tout dire, je pensais à quelqu’un d’autre.

 

Cette histoire est une pure réussite, comme toujours. Mary Higgins Clark confirme, encore une fois, son talent indéniable pour l’écriture.

 

Ses personnages sont soignés et attachants, l’histoire connait ses rebondissements mais nous tient en haleine jusqu’au bout. Le fait que l’intrigue se passe sur un bateau ajoute une sensation de huis clos intéressante.

 

Encore une fois, cette nouvelle histoire ne déçoit pas et les fans de l’auteure seront ravis de sa lecture.

 

Marjorie

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