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Le piège de la belle au bois dormant

Mary Higgins Clark et Alafair Burke

Mary Higgins Clark et Alafair Burke

L’histoire :

 

Il y a 15 ans, Casey Carter était reconnue coupable du meurtre de son fiancé Hunter Raleigh. A sa sortie de prison, Carter, qui n’a jamais cessé de clamer son innocence, décide de solliciter Laurie et son émission « suspicion », pour lever le voile sur sa condamnation et découvrir le vrai coupable.

 

Tout semble accuser Casey. Contre toute attente, Laurie semble penser que toute la lumière n’a pas été faite sur l’affaire et décide de faire de cette histoire le prochain sujet de son émission.

 

Mon avis :

 

Après l’Affaire Cendrillon et La Mariée était en blanc, Mary Higgins Clark et Alafair Burke reviennent avec leur 3ème roman commun, le Piège de la Belle au Bois Dormant. Acheté vendredi, fini samedi, ce nouveau livre ne fait que confirmer le bon accord littéraire trouvé entre ces deux romancières.

 

Imaginez-vous apprendre un jour que vous êtes reconnue coupable de meurtre et condamnée à 15 ans de prison. Vous ne cessez de clamer votre innocence mais, même votre famille vous croit coupable.

 

C’est ce que vit Casey Carter et c’est pour cette raison qu’à sa sortie de prison, elle décide de tout faire pour prouver son innocence et décide ainsi de contacter Laurie Moran, par le biais d’amis communs.

 

L'histoire risque d'être compliquée en raison de la personnalité du père de la victime, qui va s'obstiner à lui mettre des bâtons dans les roues.

 

J’ai été, comme toujours, emportée par la lecture et j’ai retrouvé avec plaisir nos personnages. Que ce soit Grace, Jerry ou encore Alex, sans oublier Léo, tout ce petit monde qui gravite autour de Laurie est attachant et sympathique.

 

Je suis une fan absolue de l’écriture de Mary Higgins Clark et je dévore tous ses romans.

 

Celui-ci, même écrit conjointement avec Alafair Burke, ne fait nullement exception à la règle.

 

Au fil des chapitres, on se forge une idée de l’identité du tueur, pour finalement avoir des doutes, se dire que oui, enfin, on sait qui c’est mais non, le tueur n’est pas celui que l’on croit.

 

Un suspens qui nous tient en haleine jusqu’aux dernières pages. Une multitude de pistes faussant notre jugement de la possible vérité.

 

Pour résumer en quelques mots, je dirai que ce troisième opus du duo Higgins Clark/Burke confirme qu’elles ont trouvé le bon équilibre littéraire pour leur association. Elles sont talentueuses, elles écrivent très bien et chaque histoire est prenante.

 

Vivement la prochaine enquête.

 

Marjorie

 

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Le monstre de Florence - une histoire vraie

Douglas Preston et Mario Spezi

Douglas Preston et Mario Spezi

Nul besoin de présenter Douglas Preston. Tous les fans de l’inspecteur Pendergast crient son génie, allié bien sûr à celui de Lincold Child, écrivant en duo depuis de très nombreuses années.

 

Au début des années 2000, Douglas Preston s’installe avec sa famille à Florence. Son but premier était de s’inspirer de l’endroit et de l’ambiance toute particulière de cette ville juste magnifique pour écrire son nouveau roman policier en solo.

 

L’un de ses amis lui suggère de se mettre en rapport avec Mario Spezi, journaliste indépendant réputé dans le pays, spécialisé dans les affaires criminelles.

 

Au cours de l’une de leurs discussions, Mario Spezi apprend à Douglas Preston qu’il vit juste à côté de l’un des lieux d'un crime qui fut attribué au Monstre de Florence. Il n’en fallait pas plus pour éveiller la curiosité de l’auteur américain, auquel Mario Spezi raconta toute l’histoire.

 

Cette histoire est vraie. Elle a d’ailleurs largement inspiré le personnage célèbre de Thomas Harris, Hannibal. Nombre des intervenants de ce livre ont également inspiré Harris.

 

Ce roman raconte l’histoire du Monstre de Florence et présente le point de vue des deux auteurs, en commençant tout naturellement par le journaliste italien.

 

Sur une période couvrant plusieurs décennies, un « homme » a tué et mutilé 6 couples, dans les lieux très similaires, à savoir des lieux isolés de rencontre pour des couples en quête d’intimité. Le modus operandi est toujours le même. L’homme est abattu en premier, d’une ou plusieurs balles. La femme sera tuée ensuite, le plus souvent par arme à feu, dès fois par couteau.

 

Son corps sera traîné hors de la voiture et subira des mutilations post mortem.

 

Des dizaines de personne seront soupçonnées, des vies seront brisées et des familles détruites. Des hommes seront incarcérés et condamnés mais, à ce jour, malgré de nombreuses enquêtes, le coupable ne sera jamais démasqué, ni arrêté.

 

Mario Spezi a enquêté sur cette affaire dès la découverte des premiers corps et passera des dizaines d’années à tenter de confronter le tueur. En agissant, il mettra sa vie en danger et sera même incarcéré pour avoir défendu ses idées.

 

Douglas Preston, en faisant la connaissance de Spezi en 2000 et en l’entendant parler de l’affaire, aura l’idée de l’écriture conjointe d’un roman sur cette histoire. Je ne pense pas qu’il imaginait la portée future de son idée littéraire.

 

A eux deux, ils vont reprendre l’enquête de zéro et chercher à prouver que l’homme, désigné coupable lors du précédent procès, n’était pas responsable. Cela va les emmener loin et entrainer une cabale à leur encontre orchestrée par les hauts pouvoirs judiciaires du pays.

 

Ce roman est incroyable à lire. L’enquête est décortiquée depuis le début. Les erreurs commises sont mises en avant et on se rend compte à quel point tout fut faussé dès le début.  J’en suis arrivée à me demander si, un jour, la vérité éclaterait.

 

Dans 10 ou 20, une personne tombera sur quelque chose qui relancera l’enquête et nous apprendrons enfin la vérité. Je le souhaite en tout cas car, au final, il ne faut pas oublier l’essentiel : 6 couples sont morts.

 

En résumé, ce roman est passionnant dans le sens où nous sommes parties prenantes à l’enquête mais la fin est triste car elle nous laisse sur notre faim. Il va même au-delà de l'histoire du monstre en lui-même. Il s'agit aussi, en grande partie, d'une critique de la tenue de la justice italienne dans cette histoire.

 

Selon les auteurs, le fait que le tueur n'ait jamais été arrêté est en partie dû à l'attitude du Procureur et de la police dans le traitement de cette enquête. Ces propos vaudront à Douglas Preston de nombreuses difficultés avec l'état italien.

 

Au final, qui est le monstre de Florence ?

 

A ce jour, nul ne le sait. En faisant des recherches, j’ai découvert que Mario Spezi était malheureusement décédé tout récemment, au mois de septembre 2016. Nul doute qu’il aura été hanté par cette histoire jusqu’à la fin de sa vie.

 

Marjorie

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Haut royaume - Le chevalier (tome 1)

Pierre Pevel

Pierre Pevel

L'histoire:

 

Le Haut Royaume est en émoi. Le roi n'est plus que l'ombre de lui-même et la Reine gouverne sans se soucier des conséquences de ses actes. Pour tenter de rétablir la situation, Lorn Askarian, emprisonné depuis 3 ans dans la pire prison du Royaume, est libéré, fait chevalier, car on voit en lui un sauveur. Nommé Premier Chevalier du Royaume, Lorn va tout tenter pour assouvir sa vengeance. Car oui, Lorn a été trahi et envoyé en prison, dans la pire qu'il soit. Peut-on pardonner aisément?

 

Mon avis:

 

Second livre conseillé par le libraire d'Amboise et je ne suis encore pas déçue. C'est une tuerie tout simplement.

 

L'histoire débute... dans le passé. Dit comme ça, cela peut sembler bizarre mais c'est vrai. Nous débutons 3 ans avant l'histoire du roman. Après tout, ne dit-on pas que l'avenir prend ses racines dans le passé.

 

Lorn Askarian a été arrêté, accusé de trahison et emprisonné dans la pire prison qui puisse exister: Dalroth. Là-bas, nul besoin de peine de mort. L'Obscure s'en charge elle-même. C'est là que Lorn va croupir pendant 3 longues années. Jusqu'à ce qu'il soit sorti, réhabilité et nommé Premier Chevalier du Roi. Quelle distinction après avoir été traîné dans la boue.

 

Le royaume est en perdition, le roi se meurt et la reine tente d'imposer sa volonté, sans se soucier des conséquences de ses actes. Lorn va tenter, en tant que représentant du roi, de rétablir son autorité et sa présence, mais sans oublier ses propres désirs. La vengeance...

 

Je suis estomaquée à la fin de cette lecture. Moi qui ai dévoré Game of Thrones, j'ai retrouvé l'esprit de ce roman. Mais avec ce petit plus qui a rendu la lecture plus digeste quand même. Même si je suis accro au Trône de Fer, certains passages sont difficiles à digérer à la lecture.

 

Haut Royaume est d'une fluidité de lecture déconcertante. Les pages filent à toute vitesse, nous faisant arriver à la dernière page sans nous en rendre compte mais nous laissant ainsi, malheureusement, sur notre faim si nous n'avons pas le tome 2 sous le coude, ce qui est mon cas.

 

Je ne pensais pas être autant emballée par ce livre. L'auteur écrit remarquablement bien. Les personnages sont touchants et addictifs. On pleure avec eux, on rit, on a peur et on a envie de se venger. Un subtil mélange prend naissance au fond de notre coeur à la lecture de ce roman.

 

L'intrigue ne connait aucun moment de creux. Les rebondissements sont fréquents. La plume de l'auteur est fluide et sans lourdeur. Son phrasé est remarquable. Cet auteur français rivalise sans difficulté avec Georges RR Martin. Son succès est mérité.

 

Ma seule envie maintenant est de connaître la suite. Il ne me reste donc qu'à acheter le tome 2: l'Héritier.

 

La suite au prochain billet les accros des bouquins.

 

Marjorie

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Aeternia - la marche du prophète

Gabriel Katz

Gabriel Katz

L'histoire:

 

Leth Marek, gladiateur à la renommée internationale, prend sa retraite après une dure vie de combats dans l'arène. Il souhaite offrir une vie meilleure à ses fils et part vivre à la cité de Kyrenia. Il espère ainsi finir paisiblement sa vie, entourée de sa maisonnée et de ses deux fils, qu'il n'a pas vu grandir.

 

Mais même dans la cité tranquille de Kyrenia, la révolte et le changement grondent. Le sang appelle le sang. Leth Marek pensait-il pouvoir oublier son passé de combattant?

 

Mon avis:

 

Ce livre m'a été conseillé par un libraire d'Amboise qui, me voyant flâner dans le rayon avec le Sorceleur à la main, m'a dit que j'allais adorer. En plus c'est un auteur français. Banco, je m'empresse de le prendre et je le mets de côté pour plus tard.

 

Ce livre raconte l'histoire de Leth Marek, gladiateur et combattant invaincu, qui décide de prendre sa retraite dans une cité tranquille avec ses fils, loin du sang et de la violence. Sa "nouvelle vie" va très vite prendre fin et obliger notre héros à redevenir un être meurtrier et violent, pour le bien des siens. Sa vie va changer quand il croisera le chemin du prophète.

 

Dans le même temps, Varian arrive à la cité pour entamer sa formation de clerc qui lui permettra d'accéder la fonction prestigieuse de Prêtre. Son intelligence et son côté calculateur, le tout additionné à la "bonne rencontre", vont changer sa vie à tout jamais.

 

Certaines scènes m'ont fait penser à la série sur le Lion de Macédoine écrite par David Gemmell. La violence des combats est similaire à celle que l'on retrouve dans ces romans, notamment lors des scènes de guerre. J'ai d'ailleurs trouvé que, de façon générale, le style Katz faisait penser au style Gemmell. Alors, quand on connait le style littéraire de David Gemmell, que j'aime énormément, vous pouvez vous douter de mon engouement pour notre frenchie.

 

Le rythme du roman est plutôt soutenu mais démarre doucement. L'histoire va prendre son envol au bout d'une cinquantaine de pages pour trouver son rythme de croisière.

 

Le personnage de Leth Marek est bourru mais attachant tout en étant cynique. Il ne pourrait en être moins, ayant passé sa vie à cotôyer la violence de l'arène et la mort au quotidien. Sa rencontre avec certains personnages du roman, comme le Danseur  ou la prêtresse Nessirya, va marquer la vie de notre gladiateur à la retraite.

 

Concernant la plume de l'auteur, il n'y a rien à redire. Le style est très agréable à lire et facile. Le roman est très bien écrit et l'intrigue suit bien le fil de l'écriture. Chaque chapitre nous donne envie de finir le suivant pour comprendre l'histoire et en arriver à son dénouement.

 

Ambitions de politiciens, religions, prophète et faux semblants constituent un savant mélange qui fait de ce roman une très bonne lecture. Leth Marek, juste un être humain au final, nous emmène dans sa vie, son quotidien et nous fait partager sa tristesse, sa joie, son envie de vengeance et de sang.

 

En résumé, il me faut le tome 2 pour connaître la suite. Et ce sera pour un prochain billet.

 

Très bonne lecture à tous les accros des romans...

 

Marjorie

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Petit point du challenge littéraire pour le mois d'octobre 2016

Hello à tous,

 

Ayé, novembre a commencé, et pas de la meilleure des manières je trouve. Pluie, nuage, froid et oh, pour changer, de la pluie. Bref, je me rends compte que nous sommes le 9 et que je suis à la bourre pour mon point challenge littéraire.

 

Et donc, toujours dans le cadre du challenge littéraire auquel je participe avec Mélie Grey (http://meliegrey.blogspot.fr/) et Fifty Shades Darker (http://fifty-shades-darker.blogspot.fr/), voici mon bilan du mois d'octobre:

 

 

 

Octobre 2016 :

 

90. Shoah française les responsables impunis de Philippe VALODE (01.10.2016) - 303 pages

91. Flétrissure de Nele Neuhaus (06.10.2016) - 493 pages

92. Brunetti et le mauvais augure de Donna Leon (09.10.2016) - 303 pages

93. L’hiver du monde - tome 2 de la trilogie - Ken Follett (11.10.2016) - 1027 pages

94. Elle était si jolie de Nicolas Carteron (13.10.2016) - 306 pages

95. La toile d’araignée d’Agatha Christie (15.10.2016) - 246 pages

96. La maison du péril d’Agatha Christie (17.10.2016) - 223 pages

97. Sorceleur - le temps du mépris d’Andrzej Sapkowski (21.10.2016) 480 pages

98. De mort naturelle - une enquête de l’inspecteur McLean de James Oswald (24.10.2016) - 576 pages

99. Block 46 de Johana Gustawsson (26.10.2016) - 336 pages

100. Juste une ombre de Karine Giebel (28.10.2016) - 606 pages

 

Nombre de pages lues : 4899

 

 

 

Ayé, ayé, j'ai atteint les 40.000 pages lues. Youuuuyouuuuu. Je suis vraiment fière de moi je le reconnais. J'arrive à un total de (Total janvier à octobre 2016 : 42735)

 

Bonne lecture à tous les accros des bouquins et à bientôt.

 

Gros bisous les bibliotoqués

 

Marjorie

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Jane Austen et la sorcière du Derbyshire

Stephanie BARRON

Stephanie BARRON

L'histoire:

 

Jane Austen, sa mère et sa soeur sont de passage chez le cousin de Jane quand une épidémie de coqueluche frappe tous les enfants de ce dernier, Monsieur COOPER. Afin d'éviter que tout le monde soit contaminé et ne pas occasionner un surcroît de travail à son épouse, Monsieur COOPER décide d'emmener ses cousines et tante dans le derbyshire voir l'un de ses amis, Monsieur HEMMING. Peu de temps après leur installation, Jane trouve le cadavre d'un homme atrocement mutilé. Qui est-il? Et pourquoi a-t-il été mutilé de la sorte? Il n'en faut pas plus à Jane Austen pour se lancer dans de brillantes déductions et tenter de trouver le fin mot de cette histoire.

 

Mon avis:

 

Il m'a fallu 8 mois de recherche pour trouver ce roman, qui n'était plus publié depuis plusieurs années. J'ai fait beaucoup de librairies, de recherches sur internet et, un jour de chance, je tombe sur un seul exemplaire disponible d'occasion, récupéré d'une médiathèque bretonne (je crois bien que c'est un signe, pour la bretonne que je suis).. Dieu bénisse internet franchement.

 

Tout le monde connait Jane Austen. Stéphanie Barron, nom de plume de Francine Mathews, a choisi d'en faire son héroïne d'une série de romans policiers historiques, incluant les véritables membres de sa famille.

 

Dans ce nouvel épisode, Jane Austen trouve le cadavre mutilé d'une personne qui va mettre en avant le mythe de la franc maçonnerie et ses petits secrets. Il en faut tout de même plus pour convaincre notre Jane Austen, qui va mettre en oeuvre toute son intelligence et son esprit d'analyse pour trouver le fin mot de cette histoire. Il s'avère que le corps retrouvé est celui de la sorcière du coin, qui officiait en tant que guérisseuse.

 

Peut-être a-t-elle donné le mauvais remède à la mauvaise personne. Les faits se déroulent en 1806 et nous voyageons au coeur de l'Angleterre aux côtés d'une romancière de grand talent. J'ai littéralement craqué pour Jane, ainsi que pour sa mère et sa soeur Cassandra. Les dialogues sont très drôles et touchants.

 

J'ai eu beaucoup de mal à ne pas le lire d'une traite, étant une fan absolue des romans policiers historiques, sans compter mon amour immodéré pour l'Angleterre.

 

La plume de l'auteur est très agréable à lire, sans lourdeur, sans ennui et avec un style qui fait son effet. L'alternance des passages narratifs, des échanges et descriptions se fait de façon parfaite, sans anicroche.

 

L'auteure s'est employée à décrire la vie à cette époque, me permettant ainsi d'apprendre que le dîner avait lieu à 16 heures généralement et que le thé se prenait dans la soirée. J'ai découvert aussi l'abondance des plats qui pouvaient être servis au cours de certains repas.

 

J'ai adoré ce roman et je vais m'empresser de trouver les autres pour compléter la série. Ces 8 mois d'attente n'auront pas été vains et je suis ravie de cette découverte littéraire.

 

Marjorie

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Trouvée

Luc Bossi - Isabelle Polin

Luc Bossi - Isabelle Polin

L'histoire:

 

Quel lien peut-il exister entre Clara, étudiante bordelaise, et un homme retrouvé massacré par sa fille adolescente? Le meurtre barbare de son propre année 9 ans auparavant, dont le corps avait été trouvé par Clara, disparaissant juste après pendant 4 ans. Qui peut lui en vouloir à ce point là? François, le conjoint de Clara, et accessoirement médecin, semble en savoir plus qu'il ne veut bien le dire.

 

Mon avis:

 

Bon bon bon. Ben, mon avis est plutôt mitigé. J'ai beaucoup aimé l'histoire en général et je trouve qu'elle débute bien. L'idée d'un tueur qui reviendrait 9 ans plus tard tuer de la même façon que par le passé est plutôt pas mal.

 

Le livre plonge dans les tréfonds de la mémoire et s'attaque au sujet épineux de 

 

L'histoire s'enchaîne à un rythme soutenu. L'arrivée dans la narration de François, conjoint fou d'amour de Clara, apporte son lot de questions, sans réponses bien sur. Ce couple, trop poli, trop parfait, trop amoureux, va amener beaucoup d'interrogations chez le lecteur.

 

Mais voilà, d'un seul coup, sans véritable raison, l'histoire prend une tournure plutôt particulière, révélant des vérités qui vont nous apporter encore plus de questions. C'est à ce moment là que tout s'est emballé. Des vérités sont dévoilées, des questions trouvent leurs réponses mais d'autres portes s'ouvrent et, très clairement, on en arrive à trouver Clara profondément névrosée.

 

J'ai un peu lâché le fil de l'histoire à cet instant mais j'ai continué ma lecture, voulant quand même savoir la vérité, le fin mot de cette histoire. Les personnages sont quelques peu caricaturaux. Nous avons la demoiselle en détresse qui ne peut respirer sans son prince charmant, pas si charmant que ça. La gendarme, qui ne vit plus à cause de son passé, en mode bouledogue accroché à son os.

 

La dernière page terminée, je suis restée sur un sentiment d'inachevé, surement volontaire de la part des auteurs. La fin laisse tout imaginer mais j'en suis sortie plus embrouillée qu'autre chose.

 

En résumé, une première partie qui démarre en vitesse mais l'histoire va dans tous les sens dans la seconde partie, qui malheureusement arrive trop vite à mon sens, alors que les auteurs auraient pu continuer à travailler sur l'histoire du début.

 

Une lecture que je ne regrette pas mais qui ne me marquera pas plus que ça. Du potentiel pourtant.

 

Marjorie

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