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CHARLOTTE DELBO (La vie retrouvée)

Ghislaine DUNANT

Ghislaine DUNANT

Description : Un jour dans ma vie, j'ai cherché une voix qui mette des mots sur la mort qui arrache les êtres les plus aimés. Sur la douleur que rien ne peut adoucir. Et sur les fantômes qui venaient autour de moi quand je pensais à la catastrophe d'Auschwitz. J'ai lu "Aucun de nous ne reviendra" et les autres livres de Charlotte Delbo. Pour la première fois j'ai trouvé des mots qui avaient traversé la mort, des mots qui revenaient et m'apportaient une connaissance que j'attendais.

 

Mon avis : Cette biographie se lit comme un roman, elle rend hommage à une femme exceptionnelle, injustement oubliée : Charlotte Delbo (1913 - 1985)

 

Charlotte est fille d'immigrés italiens, autodidacte, qui aime passionnément la littérature, elle a été la secrétaire de Louis Jouvet au théâtre de l'Athénée. Elle retranscrit toutes ses pièces et ses cours. La guerre arrive, elle entre en résistance au côté de son mari Georges Dudach, ils sont communistes, arrêtés en 1942, leur sort est scellé, lui sera fusillé au Mont Valérien, elle va partir le 24 janvier 1943 du Fort de Romainville pour Auschwitz-Birkenau.

 

A son retour en mai 1945, elle écrit à son mentor Louis Jouvet "Trois années de méditation avec la mort et l'espoir tour à tour m'ont donné le pouvoir d'évoquer et de susciter les êtres dans leur vérité".

 

Pour se reconstruire, en 1946 elle rédige une trilogie remarquable. Elle raconte avec une grande délicatesse, la vie, le destin et la souffrance des femmes qui l'ont accompagnée dans cet enfer. Son écriture est d'une grande légèreté, elle se rapproche de la méthode narrative du théâtre classique, ses textes ne ressemblent pas aux autres écrits concentrationnaires. Pour l'édition de ses livres, elle va attendre quinze ans, et malheureusement le public n'était pas au rendez-vous, peut être pas prêt à recevoir une telle oeuvre.

 

Cette femme solitaire, n'appartenant à aucun parti, avec le soutien de quelques amis, ne va jamais renier ses opinions, et ses idées. Elle défendra toute sa vie, ses camarades, la résistance et son expérience terrible de la déportation contre les idées négationnistes.

 

Cette biographie est vibrante d'empathie, elle rend hommage à la belle langue de Charlotte Delbo, à cette femme solaire et attachante. On ressent à la lecture l'admiration de Ghislaine Dunant pour cette femme indomptable. Merci à vous de ce beau livre. Chères lectrices et lecteurs de ce blog, faîtes un bout de chemin avec Charlotte vous ne le regretterez pas.

 

Voici quelques titres des livres de Charlotte Delbo :

Aucun de nous ne reviendra (Auschwitz et après - I)

 Une connaissance inutile (II)

 Mesure de nos jours (II)

Le convoi du 24 janvier (Convoi des 230 femmes qui chantaient en gare de Compiègne)

49 sont revenues après 27 mois de déportation.

 

Dans "Une connaissance inutile" elle explique comment à Ravensbrück, elle rencontre une petite gitane qui lui propose contre une ration de pain (Le Misanthrope : dans la collection des petits classiques de Larousse)..."Je n'en croyais pas mes yeux. Il y avait donc quelqu'un qui avait emporté un Misanthrope pour le voyage à Ravensbrück.....Qui n'a jamais payé un livre aussi cher....?"

 

Charlotte Delbo avait peur de perdre la mémoire, car perdre la mémoire, c'est se perdre soi-même, elle a appris le Misanthrope par coeur.

Kalou

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De raphia et de soie

Benoît Couzi

Benoît Couzi

L’histoire :

 

Paul a tout pour lui. Une société qui fonctionne, une épouse aimante, une très belle maison. Une belle vie en somme. Que demander de plus ?

 

Jusqu’au jour où son fidèle bras droit le quitte du jour au lendemain sans raison particulière. Alors qu’il tente de remonter la pente, sûr de lui et de son succès, Paul voit son monde s’écrouler.

 

Entre des malfaçons, des contrats non honorés, Paul commence à se rendre compte que rien ne va plus. Ses amis lui tournent le dos, plus personne ne le soutient.

 

Du sommet, la chute est brutale.

 

Mon avis :

 

J’ai eu la surprise d’être contactée directement sur mon blog par l’auteur pour me proposer de recevoir son livre pour le chroniquer.

 

J’ai accepté avec grand plaisir et j’ai entamé la lecture de ce livre. Je me répète mais, tout le monde le sait, j’aime lire les auteurs dont les noms ne défrayent pas la chronique (oui oui suis pas fan de Musso et compagnie).

 

Je remercie chaleureusement Monsieur Benoît Couzi de m’avoir donné la possibilité de découvrir son roman, que j’ai lu en quelques heures. J’apporte ma petite contribution à l’édifice de votre évolution littéraire, je le souhaite en tout cas.

 

En peu de mots : j’ai a-do-ré….

 

Nous débutons l’histoire avec Paul, chef d’entreprise très fier de sa réussite, sûr de lui et de ses capacités, qui va se retrouver du jour au lendemain sans associé, ce même homme en qui il avait placé toute sa confiance.

 

Pensant pouvoir très vite remédier à cette situation, Paul va tomber de haut et enchaîner les déconvenues, jusqu’à arriver au plus bas.

 

On dit toujours que, quand on est au plus bas, on ne peut que remonter. Mais faut-il encore qu’on laisse la possibilité de remonter.

 

Le sort va s’acharner sur Paul, comme voulant le punir. Mais de quoi ? D’avoir trop réussi ? D’avoir tout ce qu’il veut ?

 

Plus Paul tente de s’en sortir et plus il s’écroule.

 

Ce roman est une réussite et très bien écrit. La plume de l’auteur est très agréable à lire et légère. Les descriptions, tant du paysage que des situations, sont bien placées et sans trop de lourdeur. Le style d’écriture est élevé.

 

Les personnages sont très humains, sans fioriture ni excès. On peut s’identifier à eux, leur donnant d’autant plus de crédit et de réalité.

 

Ce roman est la descente aux enfers d’un homme contre qui le destin va se liguer, manipulé sans s’en rendre compte par une force, au final bien supérieure à lui.

 

L’intrigue est comme une toile d’araignée, savamment tissée autour des personnages. On se pose des questions, on suppute des hypothèses mais la vérité finale est toute autre.

 

La quête de la vérité ultime nous pousse à avancer la lecture pour enfin comprendre la vérité.

 

Il y a beaucoup d’imagination dans ce roman, qui mérite d’être lu par le plus grand nombre.

 

De raphia et de soie est un très bon roman français, au suspens présent, une très bonne analyse de la psychologie humaine et au rythme soutenu.

 

Je vous encourage vivement  à le lire.

 

Très bonne lecture à vous tous les accros

 

Marjorie

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Martyrs - livre 1

Oliver Peru

Oliver Peru

L’histoire :

 

Royaume de Palerkan. Deux hommes, deux frères, deux arserkers, deux tueurs issus d’un peuple légendaire : Irmine et Helbrand.

 

Cachés des hommes qui ont détruit leur peuple, ils vivent de contrats mais ont leurs principes. Jusqu’au jour où ils découvrent qu’un plan semble avoir été conçu pour eux par un Arserker borgne.

 

Qui est-il et pourquoi semble-t-il savoir à l’avance ce que les frères vont faire ?

 

La lutte à venir s’annonce difficile et sanguinaire.

 

Leur martyre ne fait que commencer.

 

Mon avis :

 

Seconde incursion dans le monde d’Oliver Peru découvert, je vous le rappelle, avec Druides, livre magnifique très bien conseillé par coupine (oui oui tu te reconnais et je vois d’ici ton sourire en lisant cette ligne !!).

 

J’avais été très emballée à la lecture de Druides. La plume de l’auteur est magnifique et son écrit était une pure réussite.

 

Avec Martyrs, son génie est confirmé, tant ce premier livre est aussi une réussite.

 

Ce premier volume est épais mais il se lit avec une facilité déconcertante. Nous sommes pris dans l’histoire qui ne connait aucun temps mort ou passage ennuyeux.

 

Chaque description a sa place et son importance. Chaque personnage a son rôle et intervient au moment adéquat.

 

L’histoire débute en présence des frères tueurs, des célèbres Arserkers dont on dit qu’ils vivent très longtemps et que leurs yeux d’or leur permettent de tout voir.

 

La mort est leur métier et leurs armes sont de fidèles épouses… Mais comme souvent, les hommes simples ne supportent pas l’idée d’être supplantés. Alors les Arserkers furent mis à mort et décimés. Irmine et Helbrand se cachent pour être tranquilles mais un borgne semble avoir d’autres projets pour eux.

 

Dès le début, j’ai été emballée, j’avais envie de tout savoir d’eux. Imaginer ces hommes aux yeux d’or, leur vie, leurs talents, m’a fait dévorer les pages. Et puis, je me suis attachée aux personnages des frères, ils sont très touchants… pour des assassins.

 

Plus j’avançais et plus je voulais savoir. Certains passages sont plutôt crus, des scènes de torture m’ont un peu fait lever les yeux au ciel mais dans l’ensemble, je suis plus qu’emballée, d’autant que la fin m’a laissée sur ma faim….

 

On ne peut qu’être émerveillé devant ce roman, tant le style d’Oliver Peru, son goût du détail et son imagination sont impressionnants. A aucun moment, malgré tous les personnages en présence, je n’ai ressenti une incohérence.

 

Martyrs me fait un peu penser à GOT d’ailleurs. C’est un jeu de trône mais qui gagnera ????

 

Olivier Peru a vraiment beaucoup de talent et, maintenant, il ne me reste qu’à continuer ma lecture avec le livre 2.

 

Maryrs conviendra aux fans de fantasy teinté d’un peu d’histoire d’amour et qui aiment les longues histoires chargées de rebondissements.

 

Très bonne lecture

 

Marjorie

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La légende des templiers - la conspiration (tome 4)

Paul Christopher

Paul Christopher

L'histoire:

 

Le monde est sous le choc. Le Pape a été assassiné pendant la cérémonie des voeux de Noël, en pleine messe, sous les yeux de millions de fidèles. L'attentat est vite revendiqué par un groupe islamique mais cela ne semble pas convaincre Doc et Peggy.

 

Quelques jours plus tard, le Président des Etats-Unis est à son tour visé lors des funérailles papales.

 

Le monde semble tomber dans le chaos le plus total. Qui se cache derrière cette machination?

 

Doc et Peggy vont devoir enquêter pour tenter, une nouvelle fois, de sauver le monde.

 

Mon avis:

 

Tome 4 des aventures de Doc et Peggy. Quel bonheur encore une fois. Je suis vraiment sous le charme de cette série historico-policière.

 

Nous débutons notre histoire en Italie, à Rome, à l’aune des vœux du Pape pour Noël lorsqu’un terrible attentat le vise. Sa Sainteté meurt sur le coup. Cela annonce le début d’un chaos inévitable dans le monde.

 

Comme toujours, l’histoire débute vite et tout s’enchaîne à une vitesse fulgurante, ce qui n’est pas pour me déplaire. Doc, fidèle à sa nature, ne pourra s’empêcher d’intervenir, surtout quand le Père Brennan, aperçu dans le volume précédent, viendra le chercher.

 

N’oublions pas non plus Peggy qui doit se remettre d’une épreuve personnelle difficile.

 

Après avoir présenté les 3 premiers tomes de la série sur ce blog, vanter les qualités de Paul Christopher n’est plus trop d’actualité. Ben voui, qui irait lire 4 tomes d’une série qui ne lui plait pas ???

 

Je dirai donc plutôt ceci.

 

Si vous aimez l’histoire, les romans policiers teintés d’humour et d’une pointe de folie, saupoudrés d’un peu d’Indiana Jones au féminin, La Légende des Templiers est fait pour vous.

 

Tout est réuni pour passer un très bon moment. Lire le premier tome vous engage à lire la suite si vous avez adoré, je tenais à vous prévenir.

 

En tout cas, je sais ce qu’il me reste à faire maintenant. Lire la suite bien sûr….

 

Très bonne lecture les accros.

 

Marjorie

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Agatha Raisin enquête: pas de pot pour la jardinière (tome 3)

M.C Beaton

M.C Beaton

L’histoire :

 

De retour après un mini tour du monde, Agatha Raisin retrouve avec plaisir le village et ses habitants, dont le séduisant James Lacey. Mais quelle n’est pas sa surprise de le découvrir en galante compagnie, au bras de Mary Fortune, nouvelle venue.

 

Parfaite jusqu’au bout des ongles, Agatha prend en grippe cette rivale. Mais quand on découvre le cadavre de Mary, la tête dans un pot, les pieds en l’air, Agatha met en route ses neurones pour tenter de trouver la solution à ce nouveau mystère.

 

Mon avis :

 

Oui oui, j’ai lu les tomes 2 et 3 à la suite mais j’avoue que c’est suite à une petite boulette de ma part. Mais bon j’adore vraiment et ce fut un pur moment de bonheur de retrouver Agatha pour deux livres de suite.

 

Une journée porte ouverte des jardins du village est annonciatrice d’un crêpage de chignon dans les règles entre notre Agatha nationale et sa nouvelle rivale, Mary Fortune, miss perfection.

 

Au centre de tout ceci, James Lacey. Je dois dire que j’adore ce personnage, un homme sûr de lui, avec beaucoup de prestance mais pas du tout courageux quand il s’agit des femmes.

 

Un coup, je suis proche d’Agatha, un coup je la fuis de façon très lâche. Mon dieu, elle me veut, mon dieu, elle veut plus de moi….

 

Agatha essaye de le comprendre mais, la pauvre, c’est quelque peu difficile de le suivre. A croire qu’il a des liaisons avec toutes les femmes du village sauf lui. Voilà ce que c’est que d’avoir trop de caractère.

 

Mais on l’aime comme ça Agatha. Quel personnage. L’auteure en a fait une femme forte, une femme comme toutes les autres, à qui l’on peut s’identifier.

 

J’ai encore une fois pris beaucoup de plaisir à la lire et j’attends les autres tomes avec impatience.

 

Un policier anglais, comme je les aime, des histoires cachées et des meurtres dans des petits villages anglais comme j’aime, tout est réuni pour un policier à la Agatha Christie.

 

Très bonne lecture à tous

 

Marjorie
 

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Agatha Raisin enquête: remède de cheval (tome 2)

M.C Beaton

M.C Beaton

L’histoire :

 

Quand un nouveau venu s’installe à Carsely, un vétérinaire de surcroît, jeune et plutôt beau, toute la population féminine du village est en émois et, en plus, il semblerait que notre cher vétérinaire ne semble pas insensible à notre charmante Agatha.

 

Mais quand le véto est retrouvé mort, shooté avec l’anesthésiant destiné à un cheval, le flair d’Agatha se met en marche et se pose beaucoup de questions.

 

S’agit-il d’un accident ou plutôt d’un meurtre. Accompagnée de son charmant voisin James Lacey, Agatha va partir à la recherche de la vérité, au péril de sa vie…

 

Mon avis :

 

Second volet des aventures de notre Miss Marple en herbe qui, après des petites vacances bien méritées, rentre à Carsely pour découvrir que beaucoup de choses ont changé.

 

Un vétérinaire vient de s’installer ainsi qu’une séduisante femme, Freda, qui ne semble pas laisser les hommes indifférents, pas même James, béguin de notre Agatha.

 

Quand ce dernier est retrouvé mort, notre détective en herbe se rend compte que quelque chose ne va pas. Le vétérinaire ne semblait pas si lisse que ça mais, en plus, il n’avait pas l’air d’aimer les animaux, comble pour un véto.

 

Son instinct la pousse à se poser des questions et à enquêter, malgré l’interdiction de Bill Wong, sergent de police et ami d’Agatha.

 

J’adore Agatha Raisin, si forte et si naïve à la fois. Attachante et exaspérante. Un humour de folie et une intelligence redoutable. Mais fidèle à elle-même.

 

Agatha Raisin est une bouffée d’oxygène et d’humour décapant. Un moment de bonheur livresque qui m’apporte beaucoup de joie.

 

J’ai rejoint avec beaucoup de plaisir le fan club de cette série. C’est désopilant, léger et bien écrit.

 

L’histoire est logique et bien menée. L’écriture est toujours aussi agréable à lire et le rythme soutenu.

 

Agatha Raisin enquête : le remède de cheval est un pur policier dans la tradition anglaise, bourré d’humour et truffé de personnages aussi touchants qu’attachants et énervants. Un pur moment de lecture dans la veine des Agatha Christie et Elisabeth Peters (son personnage d’Amélia Peabody peut être très attachant mais tout aussi énervant et elle a la manie de fourrer son nez là où il faut pas).

 

A lire quand on a envie de se détendre et de bien rire.

 

Bonne lecture et à bientôt

 

Marjorie
 

PS : le tome 3 suit juste après
 

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Les morsures de l'ombre

Karine Giebel

Karine Giebel

L’histoire :

 

Pourquoi ai-je accepté de la suivre pour boire un dernier verre ?
Où suis-je ?
Pourquoi je suis dans une cage ?
Oh mais pourquoi je suis incapable de savoir résister à une femme ?
Et dire que ma propre femme doit être morte d’inquiétude.. C’est fini, j’arrête de la tromper… Enfin je crois, je vais essayer….
Que va-t-il m’arriver ???

 

Mon avis :

 

Je confirme ce que j’ai écrit pour ma précédente chronique de Karine Giebel : elle n’aime pas les fins heureuses.

 

Elle n’embellit pas ses personnages, elle les présente cash, sans fioriture, dans tout ce qu’ils peuvent représenter de faux, de malsain… C’est ce qui fait son succès dans un sens, un homme ou une femme tels qu’ils sont, comme nous sommes, nous permettant de nous dire qu’ils nous ressemblent.

 

Les morsures de l’ombre est un huis clos saisissant et angoissant qui débute par le réveil brutal de Benoît, policier, qui se retrouve enfermé dans une cage après avoir suivi une femme pour un dernier verre, et plus, chez elle.

 

A son réveil, il se retrouve en cage, à sa merci.

 

Loin de se remettre en question, il rejette sur sa geôlière toute la situation et se met à l’insulter.

 

Mais qui est-elle au juste ? Une nana complètement folle qui veut s’amuser avec lui ? Une femme qui se venge de lui car, ayant été une conquête, elle n’a pas supporté d’être virée après action ?

 

Telles sont les questions que se posent notre policier mais sans jamais se dire que c’est peut-être lui le problème. Tellement sûr de lui notre Benoît.

 

Il y a une bonne raison à tout cela, mais laquelle. Elle semble le connaitre, elle l’a suivi, elle semble comme obsédée par lui, mais lui, ne se souvient de rien la connaissant.

 

Sa vie va se dérouler comme un film. Il va tenter de se souvenir de tout ce qui pourrait lui sauver la vie. Car enfin, il a compris qu’elle en voulait à sa vie. Elle lui reproche quelque chose mais il ne sait pas quoi.

 

Dans le même, ses collègues le cherchent et vont devoir fouiller sa vie. Son couple, qui semble parfait, ses petits secrets bien cachés, mais pas tant que ça.

 

Personne n’aime voir exposé au grand jour ses petites manies, ses secrets bien cachés et ses vices.

 

Karine Giebel nous décrypte morceau par morceau la vie de cet homme qui passe ses jours à mentir à tout le monde, à sa femme tellement cocue qu’elle passe pas les portes, à ses maitresses à qui il fait croire qu’il les aime.

 

Son bourreau va l’obliger à devoir affronter sa vraie nature et c’est ce qui fait le plus mal à Benoît.

 

Ce livre n’est pas toujours facile à lire. L’histoire est saisissante et angoissante. Cette femme qui a réussi à le kidnapper est complètement folle mais comment en est-elle arrivée là ?

 

Ce livre est angoissant car il montre à quel point n’importe quelle personne saine d’esprit peut sombrer du jour au lendemain. Ce livre est une histoire de vengeance, mûrement réfléchie, longuement pensée et mise au point mais aussi, une histoire de remise en question.

 

J’ai fermé ce livre en ressentant des émotions partagées mais j’ai adoré le lire. Comme toujours avec Karine Giebel, je ne me sens pas entière après l’avoir lu mais j’aime la lire.

 

Très bonne lecture à vous tous.

 

Marjorie
 

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Jusqu'à ce que la mort nous unisse

Karine Giebel

Karine Giebel

L’histoire :

 

Vincent enchaîne les conquêtes, sans se soucier de leurs sentiments quand il les plaque dès le lendemain matin. Le même visage, la même envie, des prénoms dont il ne veut pas se souvenir. Jusqu’à la conquête de trop qui, très fragile, ne supportera pas la situation et se suicidera.

 

C’en est trop pour Vincent mais, sans qu’il s’en rende compte, il fera la connaissance de la seule femme qui lui résistera mais, peut-être, lui apportera la rédemption. C’est sans compter sur la mort de son meilleur ami, qui va raviver de vieilles blessures mais, en même temps, lui donner un but.

 

Dans le magnifique décor du Verdon, Vincent et Servane, jeune gendarme, vont enquêter, mais pas sans risques.

 

Mon avis :

 

Seconde lecture de Karine Giebel après Juste une Ombre, chroniquée sur ce blog.

 

Je suis vraiment emballée par l’écriture de cette auteure mais, franchement, et je ne pense pas être la seule à le penser, Karine Giebel n’a pas l’air d’aimer les fins heureuses.

 

Ca s’est confirmé après avoir lu les morsures de l’aube, que je vais chroniquer juste après.

 

Je me ferai un plaisir de lire ses autres romans, et je verrai si mon avis se confirme encore.

 

Donc, l’histoire commence avec Vincent, guide de haute montagne dans le Verdon qui, après le départ de sa femme, enchaine les histoires, se moquant des femmes sans aucun remord, jusqu’à la conquête de trop.

 

Trop fragile, trop jeune, trop crédule, elle se suicidera, laissant Vincent en face de ses propres responsabilités et ses démons.

 

Jusqu’à sa rencontre avec Servane, jeune femme gendarme qui semble fuir sa propre vie, et qui va lui apporter ce que personne d’autre ne lui apporte : une présence. Ame torturée qui rencontre son alter ego.

 

Pierre, le meilleur ami de Vincent, est retrouvé mort dans la montage, lui qui la connaissait comme sa poche. Difficile de croire à un accident. Un corbeau va, d’ailleurs, faire comprendre à Vincent que rien ne semble être comme il en parait.


Karine Giebel nous emmène à la montagne, dans les gorges du Verdon, lieu sublime empli de plénitude, qui est juste magnifique.

 

Avec mon conjoint, nous avons passé des vacances dans le Verdon et nous avons été subjugués par la beauté du paysage. Les descriptions sont tellement réalistes que, moi aussi, j’y étais.

 

Je me baladais avec Vincent et Servane au sommet des montagnes, j’admirais les chamois se battant, les marmottes émergeant de leur hibernation. C’était magnifique.

 

Le personnage de Vincent est un passionné, la montagne le fait vivre, le fait respirer et c’est là qu’il peut oublier ce qu’il est : le responsable d’un suicide.

 

Comme pour ma première lecture de Karine Giebel, ses personnages sont très humains, ni des surhommes, ni des femmes parfaites. Juste des personnes comme nous, ce qui explique, à mon sens, une grande partie de son succès.

 

Son imagination noire n’est pas sans reste d’ailleurs, d’où mon impression qu’elle n’aime pas les happy end. Mais elle a beaucoup de talent et j’adore ça. Néanmoins, je suis une personne hypersensible et je ne cache pas que je finis ses romans avec la larme à l’œil.

 

Jusqu’à ce que la mort nous unisse est avant tout une histoire d’amour entre un homme et la nature, un lien indéfectible entre Vincent et Servane qui va apporter un apaisement qui se conjuguera avec son amour de la nature.

 

Le pardon est-il possible ? La vérité permet-elle de pouvoir enfin se sentir en paix avec soi-même ?

 

Je pense que oui. Toute vérité n’est pas bonne à dire mais, dans certains cas, elle permet de tourner une page et apaiser un esprit tourmenté. C’est ainsi que je pourrai résumer l’esprit de ce livre.

 

Karine Giebel est dotée d’un talent indéniable et d’une imagination sans faille. Sa façon de présenter des hommes et femmes normaux, dont la vie peut être celle de n’importe lequel de ses lecteurs permet à son lectorat de se sentir proche de l’histoire.

 

Son succès n’est plus à chercher, il est acquis et je suis vraiment devenue une fan de cette auteure.

 

Jusqu’à ce que la mort nous unisse est un très bon polar français qui vous émerveillera par la qualité des décors et vous marquera par la justesse des personnages.

 

Très bonne lecture à vous.

 

Marjorie
 

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L'ombre et la lumière

Jack-Laurent Amar

Jack-Laurent Amar

L'histoire:

 

Bastien n'a que 7 ans quand il perd brutalement sa mère. Vivant seul avec elle depuis sa séparation d'avec un homme violent, son décès brutal creuse un trou béant dans le coeur de notre petit garçon.

 

Des années plus tard, le Capitaine Olivier Ruhault est appelé suite à l'arrestation sur la voie publique d'un homme qui se trouvait à proximité d'une école, sans aucune mémoire. Cela lui rappelle un cas similaire survenu l'année dernière, un homme retrouvé errant, nu, sans mémoire et dont l'épouse avait été tué. Cet homme était mort juste après.

 

Plusieurs cas semblent similaires d'ailleurs, poussant notre jeune capitaine à se poser des questions et enquêter.

 

Que va-t-il trouver? Est-il prêt à la suite des évènements?

 

Mon avis:

 

Jack-Laurent AMAR est apparu un beau matin sur le compte d'un réseau social bien connu de ce blog. Désireux de faire connaître son roman, de partager sur ses passions ou encore de passer un coucou, je file découvrir l'univers de cet auteur.

 

Ceux qui me connaissent savent que j'aime beaucoup découvrir des auteurs "inconnus" et aider, en posant mon humble pierre à l'élaboration de l'édifice de leur future notoriété. Quand je dis inconnu, bien sur rien de péjoratif. Mais dans le monde littéraire actuel, il est souvent bien difficile de se faire un nom aux côtés des plus grands.

 

Alors, quand nous, humbles adorateurs de la littérature pouvons aider en lisant et partageant nos lectures, alors je me dis qu'on sert à quelque chose. Tel est le cas en l'espèce.

 

L'ombre et la lumière est le premier livre de cet auteur.

 

Le livre débute avec Bastien, ce petit garçon si touchant au début de vie si difficile, qui va vivre une tragédie avec la mort de sa mère. Ce garçon, trop intelligent pour son âge, va se battre pour survivre et tenir la promesse faite à sa mère: devenir quelqu'un.

 

Rien que ces pages, ces moments, vous rendent émotifs au possible mais on s'attache très vite à lui et son amourette avec Lolie ajoute une couche.

 

Où tu vas, je vais

 

Cette phrase , cette simple phrase, promesse de sentiments, a attiré mon regard et m'a énormément plu. Je pense qu'elle a attiré le regard de beaucoup de lecteurs. Le pouvoir des mots est fort.

 

Nous allons suivre, non pas une histoire, mais plusieurs. Le passé se mêle au présent, nous amenant ainsi à côtoyer les personnages et à les voir évoluer.

 

Se mélangent ainsi Olivier et ses morts étranges, Laureline et ses relations avec son ex-mari ou encore l'Ombre et ses contrats à réaliser.

 

L'histoire prend forme au fur et à mesure, sans perdre son fil conducteur. Jack-Laurent Amar tisse une toile autour de ses personnages et réussit le coup de maître de nous tenir en haleine, sans nous en rendre spécialement compte, jusqu'aux dernières pages.

 

Je me suis surprise à ne pas réussir à laisser mon livre de côté, même le temps de faire à manger. C'est signe que je suis bien accrochée en tout cas.

 

Concernant la partie technique, la plume de l'auteur est très agréable à lire. Je n'ai ressenti, ni lassitude, ni ennui. Mes émotions ont été diverses et sont passées par différents stades selon l'évolution de l'intrigue.

 

Le style est soutenu et l'on ressent un véritable travail de recherche effectué par l'auteur pour se coller au plus près de la réalité, sans tomber dans l'excès.

 

Le soupçon est distillé avec parcimonie et aux moments stratégiques. L'histoire se colle parfaitement dans le contexte temporel mis en place par l'auteur.

 

L'écriture d'un premier roman est une étape très importante dans la vie d'un romancier et son accueil par le public, plus encore. L'ombre et la lumière est un très bon premier livre qui mérite d'être lu.

 

C'est un bon policier français qui nous emporte au coeur d'une intrigue addictive, et dont le dénouement ne trouvera sa place que dans les toutes dernières pages.

 

Il est plein de sentiments forts, d'intensité émotionnelle et sa lecture vaut le détour. Un grand bravo à Jack-Laurent Amar pour ce premier livre qui m'a transporté et que j'ai adoré.

 

Où tu vas, je vais. J'aime cette phrase et elle résume parfaitement l'esprit du livre.

 

Très bonne lecture

 

Marjorie

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Le puit des mémoires - le fils de la lune (tome 2)

Gabriel Katz

Gabriel Katz

L’histoire :

 

Nils, Olen et Karib essaient toujours de fuir les tueurs lancés à leur trousse et décident, en dernier ressort, d’aller dans le nord, dans le royaume de Woltan, seul endroit où on ne les cherchera pas.

 

Toujours en quête de leur identité et de leur passé, nos trois héros vont se retrouver confronter à de terribles réalités et vérités.

 

Qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils pourchassés et par qui ?

 

Nos trois héros s’engagent sur un chemin dont l’issue sera à double tranchant.

 

Mon avis :

 

Suite des aventures de nos héros qui tentent de trouver des réponses à leur question.

 

Qui sont-ils ? Ont-ils vraiment tué le roi de Woltan ? Cela fait partie des nombreuses questions qu’ils se posent et attendent réponse.

 

Où peuvent-ils se cacher sinon dans leur seul endroit où on ne les attend pas ? Dans le nord. Ils décident donc de « rentrer » chez eux. Je mets bien entre guillemets car, après tout, peut-on considérer un chez soi un endroit dont on ne garde aucun souvenir ?

 

Je dois dire que ce second volet est riche en rebondissement et plein de suspens. Je l’ai adoré et dévoré.

 

Je suis littéralement tombée sous le charme de cette histoire. 3 hommes, qui ne semblent pas se connaitre, se retrouvent dans la même situation, poursuivis par des tueurs sanguinaires, sans mémoire.

 

Que tout ceci est palpitant et prend aux tripes.

 

Mon avis premier, tant sur l’histoire que les personnages, est confirmé. Je suis encore plus attachée à eux qu’avant. En plus, ils évoluent, que ce soit dans leur relation commune que mentalement.

 

On découvre 3 hommes qui se prennent d’amitié et deviennent solidaires, ce qui est très touchant.

 

Ce second tome confirme également le talent indéniable de Gabriel Katz et je suis pressée de découvrir ce qu’il nous réserve dans le troisième et dernier tome de cette histoire prenante et addictive.

 

 

Récemment (ce jour en fait), j’ai lu le billet de ma coupine fofolle (elle se reconnaitra bien sur) indiquant que cet auteur la tentait beaucoup, surtout après avoir vu autant de bloggeurs en vanter ses mérites.

 

Eh bien oui, je le conseille vivement. En plus il est français et je trouve que c’est important de le préciser car je ne trouve pas qu’il y ait assez d’auteurs français, aussi bon, en fantasy.

 

Allez lire Gabriel Katz, allez découvrir l’univers du Puit des Mémoires. Allez retrouver l’albinos flippant, Nils et son humour piquant (comme ses couteaux d’ailleurs), Karib et ses petites manières ou encore Olen et son côté fleur bleu.

 

Allez découvrir cet univers addictif et venez me dire ce que vous en pensez.

 

Bonne lecture les accros

 

Marjorie

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