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Articles avec #coup de coeur 2017 catégorie

Origine

Dan Brown

Dan Brown

L'histoire:

Le monde est sous tension. Edmond Kirsch, le célèbre futurologue, a choisi le musée Guggenheim de Bilbao pour annoncer une découverte exceptionnelle qui s'annonce historique. Le scientifique apporterait enfin des réponses aux questions liées à la naissance de l'humanité et à son futur.

 

Robert Langdon, célèbre symbiologiste et ancien professeur d'Edmond, est invité à y participer. Mais, sur place, rien ne se passera comme prévu et son annonce semble perdue.

 

Robert Langdon est contraint de quitter Bilbao en urgence, accompagné d'Ambra Vidal, la directrice du musée (accessoirement future Reine d'Espagne), et vont tenter ensemble de délivrer le précieux message d'Edmond.

 

Mon avis:

 

Nouveau bébé de Dan Brown, Origine nous permet de retrouver le très célèbre Robert Langdon, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs. Acheté et lu dans la foulée, ce dernier roman de l'auteur est sûrement le plus surprenant et le plus déroutant. Origine mélange la religion et la science, tout un programme.

 

Imaginez un peu si vous aviez enfin les réponses à de simples questions que tout le monde se pose au moins une fois dans sa vie. D'où venons-nous? Qu'allons-nous devenir dans le futur? Tant de questions dont tout le monde a sûrement son idée sur la réponse.

 

Tel est le thème de ce roman. Edmond Kirsch, le personnage du livre, scientifique de renom, est persuadé d'avoir les réponses et compte remettre en cause des théories, selon lui révolues, qui risquent de mettre le monde en émoi. Quand la religion affronte la science, on peut s'attendre à des complots sans fin pour étouffer les révélations attendues.

 

Le début du roman est plutôt long par certains moments. Ne vous attendez pas à une intrigue prenante dès le début, vous entraînant d'emblée dans une course à la 24 heures chrono. Les premiers pas seront effectués dans le musée Guggenheim, nous entraînant dans un "cours" d'histoire de l'art des plus fascinant.

 

Mais, dans le même temps, dans l'ombre, nous suivons également 3 émissaires religieux, un rabin, un imam et un archevêque, qui ont rencontré Edmond et ne savent comment réagir suite à la révélation du scientifique.

 

Donc, on se retrouve entre deux camps: celui des religieux qui ont peur de la réaction du monde quand la vérité éclatera, et les non religieux (de façon vaste) qui attendent de savoir avant d'agir ou réagir.

 

Quand tout d'un coup, tout se bouleverse, Robert Langdon sera entraîné malgré lui dans une course contre la montre à la recherche d'un "simple" mot de passe qui lui permettra, avec l'aide d'Ambra Vidal, de réaliser le rêve d'Edmond. De Bilbao à Barcelone, en passant par Dubaï et Budapest, Dan Brown nous emmène dans une aventure palpitante, sur fond d'histoire et de symbole, qui nous fera faire connaissance avec l'Espagne.

 

La documentation fournie par l'auteur est impressionnante et son travail de recherche se ressent dès les premières pages. Le sérieux fourni par le romancier est impressionnant. Le passé de la Sagrada Familia vous sera dévoilé, ses mystères également. L'Espagne n'aura plus de secrets pour nous.

 

Cette masse d'information nous déferle dessus et nous pousse à tourner les pages avec frénésie, tant nous nous retrouvons également pressés de connaître la vérité d'Edmond. Tel est le talent de Dan Brown qui réussit à maintenir son lectorat en haleine au fil des pages.

 

Dan Brown explore en profondeur la position de la religion dans le monde actuel en extrapolant une hypothèse scientifique qui viendrait à heurter la foi. La religion est un thème récurent de cet auteur. Chaque fait religieux est décortiqué mais une part de doute persiste tout de même dans sa vision. Sa pensée n'est pas tranchée. Le doute est permis.

 

Malheureusement, la perfection livresque n'existant pas, j'ai noté un défaut à ce roman qui, je pense, aura été noté par tous les fans l'ayant lu. Monsieur Dan Brown, il y a tout de même moins d'action à la Robert Langdon que les précédents romans.

 

Certes, il résout des énigmes mais bon, il y en a quand même moins que d'habitude et c'est bien dommage. Donc oui, cher lecteur fan de Robert et son don pour décrypter, sur ce point-ci vous serez déçus.

 

Mais dans l'ensemble, soyez rassuré, ce roman est addictif au possible et Robert Langdon fidèle à lui-même.

 

Alors, avez-vous envie de savoir d'où nous venons et où nous allons?

 

Très bonne lecture

 

Marjorie

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Une colonne de feu

Ken Follett

Ken Follett

L’histoire :

Angleterre, 1558, période de Noël, le jeune Ned Willard rentre chez lui à Kingsbridge. Il retrouve avec plaisir sa famille et Margery, la fille qu’il aime depuis longtemps.

Mais sa ville ne ressemble plus à ce qu’elle était, ravagée par des brouilles religieuses, touchant le pays entier. La Reine Marie fait régner la terreur à l’encontre de tous ceux qui ne sont pas catholiques.

L’arrivée au pouvoir d’Elisabeth, sa sœur, va déclencher de vifs conflits entre catholiques et protestants, amenant Ned à devoir choisir sa voie, loin de Margery, pour combattre la violence qui enflamme le pays.

Le monde est en proie à des conflits religieux, dont la violence va s’étendre de Séville à Paris, en passant par les Pays-Bas et l’Angleterre.

Mon avis :

 

Ken Follett est enfin de retour avec un pavé de 923 pages tout simplement magique.

Après les Piliers de la Terre et Un monde sans fin, nous sommes de retour à Kingsbridge, dans une Angleterre en proie aux conflits religieux.

Avant toute chose, un peu d'histoire.

1547, le Roi Henri VIII décède, laissant un pays protestant suite à sa séparation de l’église catholique et du Vatican. Son seul fils, Edouard VII, monte sur le trône à seulement 9 ans. Mourant sans descendance en 1553, sa sœur Marie, fille de la Reine Catherine, pure catholique, monte sur le trône et rétablit le catholicisme dans le pays.

Son règne sera sanglant, la laissant connue dans l’histoire sous le nom de Marie la Sanglante. Mariée au Roi Philippe II d’Espagne, lui aussi catholique, elle mènera une véritable vendetta contre les protestants.

Marie réprimera dans la violence la montée du protestantisme, les pratiquants devant se cacher pour ne pas risquer le bûcher pour oser lire la bible en français ou encore ne pas vouer de culte au Pape.

C’est dans ce contexte politique que se situe le début de ce roman. Ned, qui revient au pays après une longue absence, découvre le climat lourd qui est ressenti dans le pays. Un soir, il est approché par Sir William Cecil, proche conseiller de la princesse Elisabeth, pour lui proposer une place d’assistant à ses côtés.

Ned hésitera quelques temps avant de se décider mais, devant l’attitude de Margery, que ses parents ont décidé de marier de force au Comte Shiring, il se décide rapidement.

La tolérance religieuse de Ned en fera un personnage de poids dans l’entourage de la future Reine. Aux côtés de Sir William, Ned participera à la création des tous premiers services secrets anglais, imaginés par Elisabeth.

Ken Follett aura mis plusieurs années pour écrire ce roman historique, dont la lecture vous emporte au cœur du 16ème siècle, aux côtés de ces rois et reines qui ont fait le monde de maintenant.

Je ne peux qu’être admirative du travail de fourmi effectué par l’auteur pour écrire ce roman. Ses descriptions des relations entre l’Angleterre et la France sont époustouflantes et il nous permet de découvrir les méandres de la royauté, des jeux de succession aux trônes de ces pays.

Ken Follett est un auteur de génie, capable d’un travail de recherche minutieux, afin de coller au maximum à la réalité historique. L’ajout de personnages imaginés s’emboîte parfaitement dans le contexte temporel.

Je suis admirative des personnages féminins de ce roman, de ces femmes battantes qui ne baissent jamais les bras, malgré la façon dont elles sont perçues et traitées.

Je suis une véritable passionnée de cette période de l’histoire et j’aime la personne qu’est la Reine Elisabeth. Cette jeune femme, dont la mère sera décapitée par le Roi Henri VIII et reniée après sa mort, se battra pour arriver au pouvoir et réussira à maintenir une certaine justesse dans le pays.

The Virgin Queen, comme elle fut nommée, force le respect tant elle sera une femme forte et grande pour une époque où les femmes n’étaient que des objets de décoration pour des hommes imbus d’eux-mêmes.

Je dois prévenir que certaines descriptions sont plutôt difficiles à lire. Je pense aux exécutions racontées de façon si réelle que j’imaginais en être témoin. Il faut reconnaitre que Ken Follett a une imagination débordante et quand il fait dire par un personnage « qu’un bon bourreau est capable d’écorcher un homme en une seule fois, permettant de détacher la peau d’une traite », j’avoue être dubitative.

Mais, après tout, tout ceci n'est que vérité. Cette époque fut sanglante dans sa façon de traiter les criminels. Pas de quartier!

De Paris à Séville, en passant par Hispanola, les Pays-Bas et l’Angleterre, Ken Follett nous entraîne au cœur des principaux conflits de l’histoire, aux côtés de personnages célèbres, comme Catherine de Médicis ou encore Henri de Navarre.

Partez pour une grande promenade dans le Paris de Catherine de Médicis, reine de cœur tolérante et très intelligente qui tiendra la France à bout de bras. Suivez le Duc Henri de Guise, dont la haine aveugle sera à l’origine du massacre de la Saint Barthélémy. Pleurez aux côtés du peuple anglais à l’enterrement de la Reine Elisabeth. Dévorez les 923 pages de ce roman magnifique et addictif, qui vous emmènera au cœur de notre histoire, de notre passé, de notre vie.

Une colonne de feu est une réussite littéraire, une vague puissante qui vous emportera au loin et vous laissera orphelin lorsque vous tournerez la dernière page et lirez le dernier mot.

 

Marjorie

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Comment papa est devenu danseuse étoile

Gavin's Clemente-Ruiz

Gavin's Clemente-Ruiz

L’histoire :

Alors que depuis 1 an, 3 mois et 18 jours, le quotidien de Lucien se limite à jouer la limace sur son canapé, se désintéressant de tout, tout bascule du jour au lendemain.

Quelle ne fut pas la surprise pour Sophie sa femme et ses enfants, Sarah et Paul, de le voir debout un matin en tenue de sport, en route pour un footing matinal.

Le tout prend des allures surnaturelles quand il décide de s’inscrire dans la même école de danse que sa fille.

Mais pourquoi Lucien décide-t-il de se mettre à la danse classique ?

 

Mon avis :

Ma pratique actuelle est de tourner dans les rayons des livres de poche et de me laisser porter par la beauté d’une couverture, l’ironie d’un titre qui me décrochera un sourire ou encore une 4ème de couv qui parlera à mon cerveau trop rempli.

Et c’est exactement ce qui s’est passé avec ce roman, dont le titre et la couverture toute rose, a attiré mon regard acéré.

J’aime, entre deux gros romans (je viens juste de m’avaler le pavé Ken Follett de 923 pages), me délecter avec des livres légers à histoire drôle.

Imaginez un peu la situation. Votre mari est devenu une larve depuis son licenciement il y a plus d’un an. Vous êtes habituées à le voir se déplacer en mode horizontal d’un canapé au lit, ne s’occupant plus de rien. Ca vous ennuie mais, bon, vous êtes habituées.

Et hop, du jour au lendemain, le voilà qui remet un short de course (genre celui qui prend le moisi dans le fond de l’armoire) et découvre le fonctionnement du réveil (si si le truc qui tue les oreilles 5 jours par semaine), pour partir courir (courir ??? du sport ????).

Voici exactement ce qui arrive à Sophie, notre héroïne n°1 du roman. Son mari émerge d’un coma long d’une année et décide, sur un coup de tête semble-t-il, de se mettre à la danse classique.

Quelle mouche a piqué Lucien ? Certes, sa mère est une ancienne danseuse classique du Bolchoï. Certes son père, disparu lâchement avant la naissance, est danseur aussi. Mais cela n’est pas une excuse.

Un branle bas de combat va remuer toute la famille. Quel secret cache Lucien ???

Ce roman est une pépite de 220 pages, une bouffée de bonheur et de rire, qui mérite son succès, et plus encore.

Ce jeune auteur a énormément de talent et je dois avouer que son idée est excellente. La famille que nous suivons, les Minchielli, est déjantée mais soudée, et restera unie quoi qu’il se passe.

L’histoire est narrée par Paul, le cadet de la famille, qui nous racontera tous les rebondissements découlant des actions de son père. J’ai beaucoup aimé l’idée de lire l’histoire racontée par le plus jeune de la famille, de voir comment lui-même évoluait par rapport à son père.

Bonne humeur garantie pendant la lecture de ce roman, qui vous donnera le sourire et vous amènera à penser à votre famille. Lucien est très touchant et je dois avouer que j’ai attendu avec impatience de comprendre la raison de son changement soudain.

Sophie, la femme de Lucien, est une femme forte et courageuse, mère de deux ados, dont une fille en pleine crise, mais qui gardera le cap, quoi qu’il en coûte. L’attitude de son mari l’amènera à comprendre qu’elle l’aime toujours autant, ce que j’ai trouvé très touchant.

Le personnage de Maria, la mère de Lucien, fait beaucoup rire et force le respect. Quant à Sarah et Paul, les enfants, ils tentent, tant bien que mal, à suivre le rythme et trouver leur place dans ce remue-ménage.

Comment Papa est devenu danseuse étoile est un roman coup de cœur 2017, un anti coup de blues qui vous fera sourire et rire, une bulle de bonheur et de douceur, une aventure pas banale dans la vie d’une famille normale…

 

Marjorie

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Tombe, Victor

Louis Arjaillès

Louis Arjaillès

L'histoire:

 

Paul a 14 ans. C'est un jeune garçon sans problème, bon élève et pianiste talentueux. Tout semble aller pour le mieux, si ce n'est ses interrogations sur sa sexualité. En effet, Paul ressent une attirance pour les hommes, confirmée quand il se rend compte de ses sentiments pour Victor, un camarade de classe.

 

Quand, pour Victor, il s'agit d'un jeu, pour Paul il s'agit du début de sa vie d'homme, sans se rendre des conséquences qui vont en découler.

 

Mais comment aurait-il pu prévoir tout ceci?

 

Mon avis:

 

Un nouveau grand merci à Benoît Couzi pour sa découverte de cette pépite de Louis Arjaillès, sur l'univers homosexuel dans les années 60.

 

A l'heure où la France se réveille au son des chansons de Claude François et des prémices de l'émancipation sexuelle, nous allons suivre Paul, 14 ans et fils de gendarme, à la découverte de son "moi" intérieur, de son identité.

 

Il va tomber amoureux de Victor, un ami de classe, viril et pas très intelligent par moment, qui va être son premier amoureux, celui qui va lui faire découvrir sa nature véritable (selon lui). A ses côtés, il va devenir un autre, qui fera tout pour satisfaire ce garçon qu'il pense amoureux de lui.

 

Son éveil ne va pas impacter que Paul qui, sans se rendre compte, va déclencher une série d’événement dont la fin ne sera pas que joyeuse.

 

Paul est un jeune homme plutôt touchant mais je dois avouer que par certains moments, il me donnait envie de lui donner des claques. Aux côtés de Victor, il acceptera de se comporter comme il le désire lui et se fera rabaisser car il ne veut surtout pas que l'on sache la vérité.

 

Il faudra sa rencontre avec Ange pour enfin ouvrir les yeux. Ange est mon chouchou, ce jeune homme de 18 ans m'a plu et j'ai aimé le découvrir au fil des pages. Il est, selon moi, le plus touchant et adorable du livre.

 

Ce roman est une perle, une petite pépite à lire d'urgence, portée par une plume magnifique et une écriture "lyrique". Le talent de l'auteur explose dans ce roman, au sujet très sensible, mais très bien porté, sur un ton limite poétique.

 

L'écriture de Louis Arjaillès fait beaucoup dans le succès de ce roman. Ses personnages sont magnifiques et son histoire sublime. Ce livre est une pilule de bonheur pour tout type de lecteurs. J'en profite pour préciser que les scènes d'amour sont plutôt "crues", donc ne soyez pas étonnés de découvrir avec précision ce qui se passe entre Paul et ses amants.

 

Antibes, les années 60, la liberté sexuelle en amorce, des garçons touchants et au début de leur vie, des échanges doux et intenses, tout est réuni pour un roman magnifique et d'une tendresse infinie sur l'amour. Une vague de douceur, une belle écriture, foncez le lire. Vous ne serez pas déçus.

 

Marjorie

 

PS: Sylphi, si tu lis ce billet, ce livre te plaira, je te le garantis

 

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Cri

Janine Pham

Janine Pham

L’histoire :

 

Janvier 1979, Cambodge. Les vietnamiens viennent de libérer le pays de l’oppression des Khmers rouges. Il faut maintenant se reconstruire.

Reconstruire le pays, les familles. Car rien n’est plus comme avant. Des familles sont décimées, des milliers de personnes sont séparées des leurs.

Comment réussir à vivre quand, pendant 4 ans, la population a été asservie et que tout était interdit ?

 

Mon avis :

Avant toute chose, je tiens à remercier Benoît Couzi qui m’a donné la chance de découvrir cette pépite de Janine Pham. Je vous invite vivement à cette lecture qui changera votre vision de la liberté, telle que nous la vivons actuellement.

Janvier 1979. Cambodge. Le pays sort de 4 années d’oppression totale sous la dictature des Khmers Rouges, dont le plus célèbre dirigeant fut le tristement connu Pol Pot.

Tout était interdit : rire, pleurer, penser, s’habiller en couleur, avoir les cheveux longs, exister…

Les vietnamiens libèrent le pays mais le plus difficile reste à venir : la reconstruction du pays et de la population. Des familles entières ont été décimées, déchirées, séparées.

Comme Seng, qui a perdu toute sa famille et qui va découvrir que sa dernière fille, Samana, est finalement en vie. Il va partir à sa recherche de camp en camp.

Ou encore Sovann, qui va sauver la vie d’une petite fille et la protéger, au péril de sa vie, en la gardant à ses côtés, petit rayon de soleil dans un monde sombre.

Le plus grand don de Janine Pham est sa capacité à embellir ce qu’il y a de plus sombre dans son roman. Ses descriptions du pays, martyrisé par l’Homme, vous entraîneront au loin, à l’abri dans un cocon de douceur créé par sa plume si magique.

Par ce livre, Janine Pham combat l’oubli et nous présente ce que l’Homme peut imaginer de pire pour asservir son semblable, mais sous une forme tellement subtile que cela s’infiltre dans notre esprit en douceur.

Une scène en particulier a attiré mon attention tant elle fut marquante. Une bénévole d’un camp, après avoir lavé une petite réfugiée, lui demande de choisir des vêtements dans une pile pour s’habiller.

Cette petite fille ouvre des grands yeux devant cette masse de couleur, tellement stupéfaite qu’elle ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil par-dessus son épaule pour s’assurer qu’on ne l’espionne pas.

Cette simple vue des couleurs la met dans une joie immense qui emplit son cœur d’un bonheur non feint. Pour nous, occidentaux qui avons tout eu, cela peut laisser perplexe. Mais pour cette petite fille, qui dès sa naissance s’est vue tout interdire, cette vue est l’équivalent du Graal.

Cette scène est émouvante et décrit par l’auteure d’une façon magnifique.

Ce livre ne laisse pas le lecteur indifférent et nous sortons de cette lecture avec le cœur rempli d’une grande tristesse mais, également, d’une bienveillance nouvelle, d’une pensée nouvelle qui nous fait dire qu’il faut savoir apprécier ce que l’on a car, malheureusement, tout le monde n’a pas cette chance.

Je suis ravie de cette découverte et je vous invite à lire ce livre de Janine Pham, qui vous emmènera, telle une balade de douceur, dans les méandres de ce magnifique pays qu’est le Cambodge.

 

Marjorie

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La maison du pasteur

Christelle Morize

Christelle Morize

L’histoire :

 

Une série de meurtres sanglants frappe une petite ville américaine, laissant perplexe Steven Carter, le shérif. Elle ressemble à une vague de meurtres ayant eu lieu il y a 20 ans.

Après un appel de l’un de ses amis, agent du FBI, Steven Carter se laisse persuader de faire appel à une équipe de chasseurs de fantômes.

A leur arrivée, il faudra à l’équipe beaucoup de courage pour trouver le fin mot de l’histoire. S’agit-il d’un copieur ? Ou les bois sont-ils en présence d’un esprit ?

 

Mon avis :

Nouvelle découverte amazon pour ce roman de Christelle Morize que j’ai dévoré d’une traite. C’est une histoire assez courte (moins de 150 pages) mais intense à lire.

Pour ceux qui me lisent (merciiiiiii beaucoup), vous avez pu voir que j’avais fait quelques belles découvertes grâce à ma kindle et je suis ravie d’en avoir fait une nouvelle à vous présenter.

L’histoire débute avec la découverte d’un nouveau corps qui laisse le shérif Carter perplexe. Plusieurs hommes ont été retrouvés morts dans les bois de sa petite ville, mutilés affreusement. Tout ceci rappelle une vague de meurtres similaires ayant eu lieu il y a 20 ans.

Le centre des meurtres se situe dans les bois, dans lesquels se trouve une maison abandonnée, connue comme étant la maison d’un pasteur disparu il y a des années.

Le shérif se laisse persuader de faire appeler à Connor et son équipe, spécialisés dans les enquêtes paranormales. C’est le début d’une chasse aux fantômes mais, surtout, à la vérité.

Qui a tué ces hommes et ceux il y a 20 ans ? Quel est le rapport avec le pasteur disparu ?

Beaucoup d’histoires circulent, des légendes urbaines. Qui a tort ? Qui a raison ?

Petite histoire mais grand livre. Dans la mouvance des histoires de poltergeist et autre revenant, La Maison du Pasteur s’inscrit dans ce mouvement en vogue et trouve son public sans difficulté.

L’écriture est fluide et sans lourdeur. La plume est très agréable à lire. Les descriptions sont très réalistes, permettant au lecteur d’imaginer les lieux sans difficulté. Concernant les personnages, ceux-ci sont attachants et forment une équipe soudée.

J’ai beaucoup aimé les échanges entre les cousins qui font souvent sourire, achevant de donner beaucoup de réalisme à cette histoire.

Tout est réuni dans cette histoire pour passer un très bon moment de lecture : une histoire bien imaginée, des personnages attachants et réalistes, un lieu sombre et chargé.

Je vous invite vivement à prendre le temps de lire ce roman de Christelle Morize, dont le talent ne peut que s’épanouir et s’affiner au fil des bouquins.

Christelle, j’espère qu’il y aura une suite… J’ai hâte de retrouver Connor et son équipe.

 

Marjorie

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Le club Jane Austen

Karen Joy Fowler

Karen Joy Fowler

L’histoire :

 

Ils sont 6. Un homme et 5 femmes. 6 personnes qui décident de se retrouver dans un club de lecture autour de leur passion commune pour la romancière Jane Austen. 6 personnes pour autant d’œuvres publiées.

Chacun à leur façon se retrouve dans l’un de ses romans et aime vivre les aventures des héroïnes de Jane Austen.

Mais, au final, et si la plus grande aventure était la vie elle-même ?

 

Mon avis :

Quelle bonne idée que celle de fonder un club de lecture autour d’une passion commune pour un auteur et pouvoir échanger à l’infini sur son œuvre. En général, j’aime le principe des clubs de lecture ou de lecteurs. J’aime l’idée d’échanger sur ce qu’on lit, pourquoi untel aime ce livre et pas nous, pour quelle raison.

C’est un échange riche pour tous les participants.

Dans ce roman, le moteur est Jane Austen et son univers littéraire. Il y a Jocelyn, à l’origine de ce groupe, une femme au caractère trempé et un cœur énorme.

Il y a Sylvia, amie de longue date de Jocelyn, qui se retrouve quittée après 30 ans de mariage et qui se demande comment sera sa vie maintenant, et Allegra sa fille, à la vie tumultueuse. Il y a Bernadette, sexagénaire, mariée à de multiples reprises, toujours autant amoureuse de la vie.

Il y a aussi Prudie, une jeune femme professeur de français à l’enfance pas joyeuse et qui rêve sa vie plutôt de la vivre.

Enfin, il y a Grigg, le seul homme du groupe, petit dernier d’une famille de 4 enfants, dont 3 filles et qui a dû réussir à trouver sa place dans ce monde féminin, tout en réussissant à devenir un homme.

Ce livre est très drôle et agréable à lire. Les personnages sont Monsieur et Madame tout le monde, permettant à chaque lecteur de s’identifier à l’un de nos protagonistes.

A leur façon, nos 6 héros n’ont pas eu des vies faciles. Alors, pour réussir à mieux accepter les vicissitudes de leurs existences, ils vivent à travers les aventures de leurs héros littéraires.

Après tout, moi-même, quand je ne suis pas bien, j’avoue qu’un bon roman me permet de retrouver le sourire ou encore de me remonter le moral.

Mais, au fur et à mesure de l’avancée du roman, ils se rendent compte que la plus grande aventure est la vie elle-même, qu’il suffit de voir différemment ce qui arrive.

Et si Prudie, au lieu de penser qu’elle vit quelque chose, elle le vivait véritablement ? Et si Sylvia, au lieu de se morfondre suite au départ de Daniel, se décidait à vivre pour elle ?

Tant de questions qui vont germer dans l’esprit de nos héros au fil de notre lecture. Des questions que nous, lecteurs anonymes, pourrions très bien nous poser également.

Ce livre m’a plu car il apporte une bouffée d’oxygène et de rire dans l’existence. Il présente des personnes humaines, tout ce qu’il y a de normal, des gens que nous pourrions rencontrer dans la vie.

Ce roman est très bien écrit et vraiment agréable à lire. Il est un coup de cœur de l’année 2017, une belle découverte comme on les aime, une lecture qui, quand on tourne la dernière page, nous laisse le sourire aux lèvres et l’envie de le partager autour de nous.

Marjorie

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La librairie de l'île

Gabrielle Zevin

Gabrielle Zevin

L’histoire :

Lorsqu’AJ, libraire sur une petite ile aux larges des côtes américaines, trouve un bébé abandonné sur le pas de sa porte avec un petit mot de la maman, son premier réflexe est de craindre une perturbation dans sa vie.

Sa femme est morte il y a peu, sa boutique sombre financièrement pendant que lui a sombré dans l’alcool. Rien ne lui donne envie de vivre.

Contre toute attente, AJ va s’attacher à la petite Maya et la prendre en charge.

Et si ce bébé était une seconde chance pour cet homme abîmé par la vie ?

 

Mon avis :

La lecture de ce roman m’est apparue comme une évidence le jour où je suis tombée nez à nez avec cette couverture et après lecture de la 4ème de couv. Une librairie sur une ile, un homme bougon et vieux avant l’heure, un bébé abandonné dont on souhaite plus que tout qu’elle grandisse entourée de livres….

Il ne m’en fallait pas plus. Et quelle lecture ce fut !

Nous débutons l’histoire en compagnie d’AJ et d’une toute jeune représentante d’une maison d’édition, dont c’est la première venue sur l’ile. Et je dois bien avouer que ce fut explosif, pas vraiment dans le bon sens du terme.

AJ est aigri. Il a perdu sa femme, il est en train de perdre sa librairie, il n’a plus goût à grand-chose, sauf celui de se noyer chaque jour un peu plus dans l’alcool. Jusqu’au jour où son chemin va croiser celui de Maya, adorable petit bébé de 25 mois, laissée par sa mère avec un petit mot disant sa volonté que sa fille, dont elle ne peut plus s’occuper, vive entourée de livres et de passionnés de lecture.

Sa première réaction de dégoût passée, AJ se prend d’une véritable passion pour ce bout de chou, au point de chercher à l’adopter légalement. Et si la vie lui offrait une seconde chance ?

C’est ainsi que nous allons suivre l’évolution de ce petit bébé et de la voir grandir au sein d’une famille aimante et tendre à son égard.

J’ai adoré cette lecture, légère et enivrante, dont les personnages sont très attachants. L’histoire est originale et bien écrite. Tout est réuni pour un grand moment d’humour et de convivialité. Maya va changer beaucoup de vies, sans en avoir conscience et quand, au final, nous découvrons que tout est lié, rien ne nous étonnera.

Ce livre fait partie de ces découvertes coup de cœur qui ont enchanté mon esprit et que je conseille régulièrement autour de moi.

Lire ce livre apporte beaucoup de bonnes choses, c’est un pansement à l’âme, c’est une ode à la famille et à l’amour, une ode à la seconde chance, qui peut arriver sans prévenir et concerner tout le monde.

C’est une lecture joyeuse. A lire sans modération….

Marjorie

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Les Lames du Cardinal - Le dragon des arcanes (tome 3)

Pierre Pevel

Pierre Pevel

L’histoire :

 

Un dragon noir très ancien menace Paris. La Griffe Noire semble décider à tout faire pour éliminer l’Alchimiste et Agnès retourne auprès des Sœurs de Saint Georges afin de trouver les réponses à ses questions.

 

Mais il semblerait qu’un grand secret soit en cours. Comme toujours, les hommes du Capitaine La Fargue sont sollicités, une nouvelle fois, pour démêler les fils de cette histoire.

 

Mais sont-ils prêts à payer un nouveau tribut pour la défense de ce pays, qui leur a déjà tourné le dos ?

 

 

Mon avis :

 

Nous voilà enfin au troisième tome de cette trilogie riche en rebondissement, qui clôture en beauté Les Lames du Cardinal.

 

Les Lames ont souffert, le groupe est soudé mais des secrets ne vont pas tarder à être dévoilés. La Fargue et ses hommes sont de nouveau sollicités pour mettre à jour le complot, surtout qu’un immense et ancien dragon noir menace Paris.

 

Béatrice, amie d’Agnès, l’a vu et sa vision l’a rendue aveugle. Elle transmet son savoir à Agnès pour que son amie empêche cette vision apocalyptique de se dérouler. Agnès, dont le destin est de devenir une louve, une des plus puissantes, mais qui a refusé de voir son avenir dicté de la sorte. Seulement, l’on ne peut échapper à sa destinée, surtout en ces temps si difficiles et troubles.

 

Dans ce dernier tome, je me suis attendue à beaucoup de rebondissements et je ne fus pas déçue. Néanmoins, je n’imaginais pas cette fin qui me laisse un peu triste je dois l’avouer.

 

Après avoir lu la trilogie du Puits des mémoires, je pensais retrouver une fin « heureuse » mais tel ne fut pas totalement le cas.

 

Néanmoins, cette lecture fut magique, dans tous les sens du terme, et je suis sortie de là ravie.

 

Encore une fois, je suis sous le charme de la plume et du talent de Pierre Pevel, qui est un conteur hors pair, à l’imagination sans limite, qui charme son lectorat par la puissance de ses mots et de son histoire.

 

Les Lames du Cardinal m’ont fait replonger dans l’histoire de notre magnifique pays, au temps de cet homme d’exception que fut Richelieu. Le côté historique de cette saga, allié à ce petit côté mystique avec les dragons, sans oublier la présence des célèbres Mousquetaires du Roi, tout est réuni pour une version moderne du roman de cape et d’épée, le tout sans fioriture ni lourdeur.

 

Il a fallu tout le talent de cet auteur pour magnifier cette histoire qui a conquis mon cœur.

 

« Les Lames du Cardinal » va vous faire voyager dans la France d’autrefois et vous en redemanderez.

 

Enfin, le seul bémol, car il en faut bien un, et je pense que vous serez d’accord avec moi, c’est le manque que je ressens à chaque fois que je ferme un livre de Pierre Pevel au mot fin. Mais la magie de son écriture domine.

 

Très bon voyage au cœur de la France du 17ème siècle et laissez vous emporter par la magie Pevel.

 

Marjorie

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Noir sanctuaire

Preston & Child

Preston & Child

L’histoire :

 

Cela fait un mois que l’Inspecteur Pendergast a disparu, emporté par la créature contre laquelle il se battait dans les marais d’Exmouth. Rien n’est plus comme avant pour Constance, de retour à Riverside Drive. Afin de tenter de surmonter sa peine, elle décide de s’isoler définitivement dans les souterrains qui serpentent sous le manoir.

 

Une surprise de taille l’y attend : Diogène Pendergast, le frère d’Aloysius, que l’on croyait mort, tué par Constance qui l’a poussé dans un volcan en éruption…

 

Il réussit à la convaincre de la suivre sur une île mystérieuse. Croyant à un enlèvement, Proctor, le fidèle allié de Pendergast, part à sa poursuite. Seulement, quoi qu’il fasse, il n’arrive pas à les rattraper.

 

Que peut bien vouloir Diogène ? Et pourquoi Constance a-t-elle accepté de le suivre ? Aloysius est-il vivant ou mort ??

 

Mon avis :

 

Ahhhhhhhhhhhhhhhh. Voici en gros ma réaction quand j’ai découvert que le nouveau tome des aventures de l’Inspecteur Aloysius Pendergast allait sortir le 3 mai. J’étais tellement pressée que je suis allée l’acheter le 2 mai… Il faut quand même se rendre compte que ça faisait un an que j’attendais et que j’avais laissé notre héros dans une situation des plus complexes. (Lire mortel sabbat pour tout comprendre).

 

Nous retrouvons dans ce nouveau volet Constance en proie à une tristesse que je peux imaginer sans peine, un mois après avoir perdu Aloysius dans les marais d’Exmouth.

 

Est-il mort ? Est-il vivant ? Nul ne le sait. Son corps n’a jamais été retrouvé, ni même de traces pouvant laisser penser qu’il est en vie.

 

Constance essaye tant bien que mal de survivre à la peine immense qui l’envahit, au point de décider de retourner vivre dans les souterrains qui serpentent sous la maison. Un soir, se pensant seul, elle découvre un repas préparé et particulièrement succulent.

 

Le lendemain, ça sera un autre repas, une fleur déposée, un roman laissé, une musique jouée. Bien décidée à trouver la raison de tout cela, elle va se retrouver nez à nez avec Diogène !!!

 

Coup de théâtre car, pour tous les fans assidus, Diogène est censé être mort, poussé par Constance dans un volcan en éruption…. Eh bien, non seulement il a réussi à survivre mais, en plus, il fait tout pour convaincre la jeune femme de sa rédemption et de son amour pour elle….

 

Bien malgré elle, elle consent à le suivre dans le paradis qu’il a préparé pour elle. Mais, Proctor croyant à un enlèvement, va partir à sa poursuite dans le monde entier.

 

Je dois dire que, dans les prémisses de ma lecture, je ne comprenais pas trop où on allait. Pendergast est sûrement mort (crime horrible de vouloir tuer notre héros je dois dire), Constance veut finir sa vie dans un sous-sol mais va suivre Diogène qui est vivant, alors qu’il s’est servi d’elle par le passé…. Enfin Proctor se retrouve perdu loin de tout.

 

Mais au final, le suspens a très vite pris le pas sur le reste et j’ai dévoré les 432 pages qui composent ce nouvel opus.

 

Je dois avouer que Constance est véritablement machiavélique. J’ai eu beaucoup de mal à voir, parfois, si elle joue un jeu avec lui ou si elle est sincère. Bon, ils ont quand même un enfant ensemble, même si les circonstances de la conception ne sont pas idylliques.

 

Son jeu est ambigu mais va s’avérer très important. Il ne faut pas oublier qu’elle vient d’une autre époque.

 

Comme je ne veux pas spoiler pour les futurs lecteurs, je ne rentrerai pas trop dans le vif du sujet mais je dois dire que ce nouvel opus est riche en rebondissement et qu’il appelle une suite qui sera chargée en révélation (ouiiiiiiii une suite).

 

Je ne peux que vous inciter à le lire, et sans tarder. Après avoir tant attendu la suite de Mortel Sabbat, Noir Sanctuaire est un délice pour les yeux et l’imagination. J’ai déjà hâte de lire le prochain car je suis restée sur ma faim…..

 

Très bonne lecture les accros

 

Marjorie

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