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Articles avec #roman francais catégorie

Un avion sans elle

Michel Bussi

Michel Bussi

L’histoire :

 

23 décembre 1980, un avion venant d’Istanbul, se crashe dans le Jura. 169 passagers, une seule survivante : un bébé de 3 mois. Impossible de l’identifier. Deux familles se la disputent. La justice doit trancher.

 

18 ans plus tard, le bébé a grandi et va fêter son anniversaire. Son identité est au cœur de ses interrogations. Qui est-elle ? Emilie Vitral ou Lyse-Rose de Carville ?

 

Peut-être que Crédule Grand Duc, détective privé, pourra y répondre. Ca fait 18 ans qu’il enquête jusqu’au jour où la vérité éclate enfin…comme sa tête.

 

Il faudra toute l’intelligence de Marc, le frère d’Emilie, pour démêler tout ça.

 

 

Mon avis :

 

Ce livre est mon troisième essai dans l’univers Bussi, après Le temps est assassin et Maman a tort.

 

Le premier m’avait enchanté, mais pas trop le second. Je ne savais donc pas trop à quoi m’attendre, les avis d’autres lecteurs étant tranchés.

 

J’ai commencé ce livre vendredi matin et je viens de le finir. Je crois que ça donne une idée de mon avis. Ce livre est une tuerie.

 

L’histoire débute avec le crash spectaculaire d’un avion en partance de Turquie, qui va finir sa course dans le jura. 169 passagers, un seul survivant, un petit bébé de 3 mois. Nous sommes en 1980. Les possibilités de pouvoir découvrir son identité sont limités par rapport à notre époque actuelle. Il n’existait pas les tests ADN.

 

Or, deux familles vont se disputer le bébé, chacune clamant que ce bébé est leur petite fille. La justice doit s’en mêler et décrète qu’il s’agit d’Emilie Virtal.

 

18 ans plus tard, Emilie va se mettre en quête de son identité, après la réception d’un cahier rédigé par Crédule Grand Duc, détective privé qui enquête sur cette histoire depuis 18 ans. Elle donne ce cahier à Marc, qui va se mettre en quête de la vérité.

 

Dès les premières pages, je me suis prise de passion pour ce livre et pour cette histoire. Elle est machiavélique et torturée. A chaque chapitre, nous avons l’impression de tout comprendre, de savoir qui est Emilie, mais on se rend vite compte que tel n’est pas le cas.

 

Michel Bussi a tissé une toile complexe autour des personnages et l’histoire, qui est morcelée en chapitres mélangés dans le temps, ne trouve son dénouement que dans les toutes dernières pages. Il va donc falloir être patient pour tout savoir.

 

Nous suivons plusieurs histoires en même temps : la lecture du cahier de Crédule, ce que fait Emilie pendant que Marc lit, les découvertes de Marc et les vies des grands-mères.

 

Cette alternance de personnages et de période fait durer le plaisir et le suspens. Ce livre est addictif et prenant. Le talent de Michel Bussi n’est plus à démontrer et ce roman en est une preuve supplémentaire.

 

Un avion sans elle est un thriller psychologique à dévorer sans modération qui vous rendra addict à Michel Bussi.

 

Marjorie

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1929 jours

Nicolas Mingasson

Nicolas Mingasson

Avant de commencer ma chronique, je tiens vivement à remercier Babelio, l'opération Masse Critique ainsi que les éditions LES BELLES LETTRES pour l'envoi de ce livre, que j'ai eu énormément de plaisir à lire.

 

L'histoire:

 

Ils s'appelaient Clément, Loïc, Pierre-Olivier, Sébastien, Thibault....

Ils venaient de toute la France, étaient de tous les âges et de tous les milieux sociaux.

Ils avaient une famille: un père, une mère, des frères, des sœurs, une femme, une compagne, des enfants.

Ils avaient deux points communs: ils étaient soldats et sont "morts pour la France".

Ils étaient 90.

 

Mon avis:

 

Je dois vous prévenir, vous lecteurs qui vous arrêtez sur cette chronique, que la lecture de ce livre est difficile et émouvante. Je n'en suis pas sortie indemne, moi-même, mais je me suis accrochée.

 

Il aura fallu 2 ans à Nicolas Mingasson pour écrire ce livre, deux années de recherches, d'entretiens. Deux années compilées en milliers de notes, de mots échangés, de journées passées lourdes en émotion.

 

Il aura fallu à Nicolas Mingasson beaucoup de courage, de self contrôle et de retenue pour mener à bien sa mission. Mais qu'elle était-elle au juste?

 

Écrire un livre sur le deuil? Écrire un livre sur la mort de soldats? Non, c'est plus que cela. C'est écrire un livre où, enfin, vont avoir la parole ceux que l'on n'entend pas.

 

Les familles, que ce soit les parents ou les épouses, les compagnons d'armes, les autres militaires, les supérieurs. Tous ces gens que l'on écoute jamais.

 

Ce livre est un témoignage, un hommage à toutes ces personnes qui ont vu leur vie chamboulée quand ils ont aperçu les militaires sur le pas de leur porte un beau matin.

 

La vie et la mort sont étroitement liées. Devenir soldat, c'est accepter cet état de fait, que la mort peut frapper à n'importe quel moment. Mais nous croisons la mort tous les jours. Seulement, cela nous saute moins aux yeux.

 

L'auteur a choisi de diviser son livre en étape: l'annonce de l'engagement puis celle du départ, la transition pour les soldats entre la France et l'Afghanistan, l'annonce de la mort, le retour des corps avec la cérémonie puis le travail de deuil qui suit.

 

Nous suivons ainsi l'évolution de ces familles.

 

Quel que soit le témoignage, le sentiment général est le même, dans une très grande majorité. Ce sont toujours les mêmes questions: pourquoi lui? Pourquoi s'est-il engagé? Pourquoi ce pays?

 

Je peux les comprendre, étant moi-même d'une famille de militaires. J'ai vu partir mon cousin pendant de longs mois dans son sous-marin. Mon parrain et ma marraine ont été en poste dans des pays en conflit pendant longtemps. Nous vivions aussi avec ce risque.

 

J'ose le dire mais sans critique, juste sous la forme d'un constat. Les gens qui ne le vivent pas ne peuvent pas comprendre ce que c'est.

 

Ce que j'ai apprécié dans ce livre, c'est de voir la parole donnée aux soldats également, à ces compagnons d'armes qui, non seulement doivent aussi faire leur deuil de leur ami, mais également vivre avec le sentiment de culpabilité du survivant.

 

Ils en parlent en toute franchise et j'imagine sans peine toutes les paroles non retranscrites par l'auteur, sûrement de peur que cela ne choque l'opinion publique. Mais ils ont pu en parler. Enfin on leur donnait la parole car, après avoir vu leur ami tomber, avoir porté leur corps pour ne pas le laisser sur place et n'avoir pas eu le temps d'encaisser la vérité, ils repartaient le lendemain sur une nouvelle mission.

 

J'imagine sans peine le calvaire psychologique subi par ces hommes et oui, je suis d'accord avec eux, l'armée présente beaucoup de lacunes sur l'aspect soutien psychologique aux soldats.

 

Nous pouvons également lire le témoignage de ces soldats survivants qui, sans tabou, racontent et nous font part de leur vie de maintenant, de cette déchéance morale et de cette lutte pour la survie.

 

La parole a été aussi donnée au personnel médical, qui doit se charger de la pénible tâche d'habiller les morts et de souvent tenter de leur redonner un semblant de visage. Eux, personne ne les écoute, ils ne peuvent pas s'épancher. Tout comme les hauts gradés, que l'on peut écouter enfin.

 

Voilà toute l'importance de ce livre. Il est donné la parole à ceux qui ne parlent pas, à ceux que l'on entend jamais. Car avant d'être un soldat, ces hommes étaient juste des hommes, des civils, comme si l'appartenance à l'armée faisait disparaître ce côté d'eux mais c'est ce qui les caractérise.

 

Avant d'être soldat, ils sont hommes.

 

1929 jours n'est pas un livre de deuil et d'acceptation. Il est un témoignage pour les gens, pour les générations futures, pour que l'on comprenne ce qui s'est passé et éviter de refaire les mêmes erreurs. C'est aussi une façon de nous dire de ne pas oublier.

 

J'ai longuement réfléchi à ce que j'ai lu et à ce que j'allais écrire. J'ai pris des notes, j'ai mis par écrit ce qui me traversait la tête pendant la lecture, tous ces sentiments ressentis.

 

Je souhaite éviter de rentrer dans le débat stérile qui pourrait découler tout naturellement de cette lecture, sur la présence de la France dans ces pays en guerre, de cette guerre qui semble tellement inutile pour beaucoup de monde et sur ces conséquences désastreuses.

 

J'évite délibérément de donner un avis sur ceci. Chacun a son avis là-dessus. J'ai souhaité ne parler que du contenu, des familles, des témoignages et de mon ressenti.

 

1929 jours doit être lu avec respect. Respect pour ces familles qui nous ouvrent leur cœur, respect pour ces hommes et femmes qui racontent ce qu'ils ressentent et vivent maintenant.

 

Il s'insère dans le devoir de mémoire que tout français devrait aider à perpétuer car, sans cela, on pourra vraiment dire qu'ils seront morts pour rien.

 

Si nous n'arrivons pas à apprendre du passé, alors ils seront morts en vain et cela n'est pas acceptable.

 

Marjorie

 

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De raphia et de soie

Benoît Couzi

Benoît Couzi

L’histoire :

 

Paul a tout pour lui. Une société qui fonctionne, une épouse aimante, une très belle maison. Une belle vie en somme. Que demander de plus ?

 

Jusqu’au jour où son fidèle bras droit le quitte du jour au lendemain sans raison particulière. Alors qu’il tente de remonter la pente, sûr de lui et de son succès, Paul voit son monde s’écrouler.

 

Entre des malfaçons, des contrats non honorés, Paul commence à se rendre compte que rien ne va plus. Ses amis lui tournent le dos, plus personne ne le soutient.

 

Du sommet, la chute est brutale.

 

Mon avis :

 

J’ai eu la surprise d’être contactée directement sur mon blog par l’auteur pour me proposer de recevoir son livre pour le chroniquer.

 

J’ai accepté avec grand plaisir et j’ai entamé la lecture de ce livre. Je me répète mais, tout le monde le sait, j’aime lire les auteurs dont les noms ne défrayent pas la chronique (oui oui suis pas fan de Musso et compagnie).

 

Je remercie chaleureusement Monsieur Benoît Couzi de m’avoir donné la possibilité de découvrir son roman, que j’ai lu en quelques heures. J’apporte ma petite contribution à l’édifice de votre évolution littéraire, je le souhaite en tout cas.

 

En peu de mots : j’ai a-do-ré….

 

Nous débutons l’histoire avec Paul, chef d’entreprise très fier de sa réussite, sûr de lui et de ses capacités, qui va se retrouver du jour au lendemain sans associé, ce même homme en qui il avait placé toute sa confiance.

 

Pensant pouvoir très vite remédier à cette situation, Paul va tomber de haut et enchaîner les déconvenues, jusqu’à arriver au plus bas.

 

On dit toujours que, quand on est au plus bas, on ne peut que remonter. Mais faut-il encore qu’on laisse la possibilité de remonter.

 

Le sort va s’acharner sur Paul, comme voulant le punir. Mais de quoi ? D’avoir trop réussi ? D’avoir tout ce qu’il veut ?

 

Plus Paul tente de s’en sortir et plus il s’écroule.

 

Ce roman est une réussite et très bien écrit. La plume de l’auteur est très agréable à lire et légère. Les descriptions, tant du paysage que des situations, sont bien placées et sans trop de lourdeur. Le style d’écriture est élevé.

 

Les personnages sont très humains, sans fioriture ni excès. On peut s’identifier à eux, leur donnant d’autant plus de crédit et de réalité.

 

Ce roman est la descente aux enfers d’un homme contre qui le destin va se liguer, manipulé sans s’en rendre compte par une force, au final bien supérieure à lui.

 

L’intrigue est comme une toile d’araignée, savamment tissée autour des personnages. On se pose des questions, on suppute des hypothèses mais la vérité finale est toute autre.

 

La quête de la vérité ultime nous pousse à avancer la lecture pour enfin comprendre la vérité.

 

Il y a beaucoup d’imagination dans ce roman, qui mérite d’être lu par le plus grand nombre.

 

De raphia et de soie est un très bon roman français, au suspens présent, une très bonne analyse de la psychologie humaine et au rythme soutenu.

 

Je vous encourage vivement  à le lire.

 

Très bonne lecture à vous tous les accros

 

Marjorie

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Martyrs - livre 1

Oliver Peru

Oliver Peru

L’histoire :

 

Royaume de Palerkan. Deux hommes, deux frères, deux arserkers, deux tueurs issus d’un peuple légendaire : Irmine et Helbrand.

 

Cachés des hommes qui ont détruit leur peuple, ils vivent de contrats mais ont leurs principes. Jusqu’au jour où ils découvrent qu’un plan semble avoir été conçu pour eux par un Arserker borgne.

 

Qui est-il et pourquoi semble-t-il savoir à l’avance ce que les frères vont faire ?

 

La lutte à venir s’annonce difficile et sanguinaire.

 

Leur martyre ne fait que commencer.

 

Mon avis :

 

Seconde incursion dans le monde d’Oliver Peru découvert, je vous le rappelle, avec Druides, livre magnifique très bien conseillé par coupine (oui oui tu te reconnais et je vois d’ici ton sourire en lisant cette ligne !!).

 

J’avais été très emballée à la lecture de Druides. La plume de l’auteur est magnifique et son écrit était une pure réussite.

 

Avec Martyrs, son génie est confirmé, tant ce premier livre est aussi une réussite.

 

Ce premier volume est épais mais il se lit avec une facilité déconcertante. Nous sommes pris dans l’histoire qui ne connait aucun temps mort ou passage ennuyeux.

 

Chaque description a sa place et son importance. Chaque personnage a son rôle et intervient au moment adéquat.

 

L’histoire débute en présence des frères tueurs, des célèbres Arserkers dont on dit qu’ils vivent très longtemps et que leurs yeux d’or leur permettent de tout voir.

 

La mort est leur métier et leurs armes sont de fidèles épouses… Mais comme souvent, les hommes simples ne supportent pas l’idée d’être supplantés. Alors les Arserkers furent mis à mort et décimés. Irmine et Helbrand se cachent pour être tranquilles mais un borgne semble avoir d’autres projets pour eux.

 

Dès le début, j’ai été emballée, j’avais envie de tout savoir d’eux. Imaginer ces hommes aux yeux d’or, leur vie, leurs talents, m’a fait dévorer les pages. Et puis, je me suis attachée aux personnages des frères, ils sont très touchants… pour des assassins.

 

Plus j’avançais et plus je voulais savoir. Certains passages sont plutôt crus, des scènes de torture m’ont un peu fait lever les yeux au ciel mais dans l’ensemble, je suis plus qu’emballée, d’autant que la fin m’a laissée sur ma faim….

 

On ne peut qu’être émerveillé devant ce roman, tant le style d’Oliver Peru, son goût du détail et son imagination sont impressionnants. A aucun moment, malgré tous les personnages en présence, je n’ai ressenti une incohérence.

 

Martyrs me fait un peu penser à GOT d’ailleurs. C’est un jeu de trône mais qui gagnera ????

 

Olivier Peru a vraiment beaucoup de talent et, maintenant, il ne me reste qu’à continuer ma lecture avec le livre 2.

 

Maryrs conviendra aux fans de fantasy teinté d’un peu d’histoire d’amour et qui aiment les longues histoires chargées de rebondissements.

 

Très bonne lecture

 

Marjorie

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