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Articles avec #romans francais catégorie

Satan était un ange

Karine Giebel

Karine Giebel

L’histoire :

 

Une voiture. Deux hommes. Une autoroute. Aucun but précis.

 

D’un côté, il y a François. Brillant avocat lillois dont la vie va basculer suite à un examen médical. Sur un coup de tête, il prend sa voiture et part. Où ? Il ne le sait pas ?

 

De l’autre côté, il y a Paul. Un jeune paumé que François prendra en stop dans les alentours de Lyon. La vingtaine, énergique et en pleine santé.

 

Ensemble, ces hommes, que tout oppose, vont traverser la France.

 

Dans quel but ? Ils ne le savent pas encore.

 

Un point commun : chacun fuit…. Mais peut-on fuir éternellement ?

 

 

Mon avis :

 

Nouvelle incursion dans l’univers Karine Giebel. A croire que j’adore les livres complément fous de cette romancière de génie. Le titre a attiré mon regard instantanément.

 

L’histoire débute avec François. C’est un avocat lillois réputé, fier de sa vie et d’avoir réussi à fuir ses origines ouvrières pour se hisser dans la bonne société. Un malaise, un examen médical, la sentence tombe. Tumeur au cerveau…

 

Passé le premier choc, second rendez-vous médecin, cette fois-ci avec un spécialiste. Le meilleur…. Seconde sentence : c’est inopérable. Minimum 3 mois, maximum 18 mois…. Voilà ce qui pousse François sur la route, sans but, sans envie, juste un trou béant dans la poitrine.

 

Sa route va croiser celle de Paul, un jeune homme qui fait du stop sur la route. Sans savoir pourquoi il va s’arrêter pour le prendre dans sa voiture.

 

Va alors commencer pour ces deux hommes l’équivalent d’un chemin de croix. Deux personnes, que tout semble opposer, peuvent-elles se ressembler plus qu’elles ne le pensent ?

 

François, la quarantaine, Avocat d’affaires. Paul, la vingtaine, paumé, sans travail fixe.

 

Ce roman est poignant, dès les premières pages. Que ce soit François, qui va se remettre totalement en question suite à cette nouvelle, qui se rend compte que dans moins de deux ans, il sera mort et qu’il ne peut rien faire contre ça. Lui, qui a toujours eu l’impression de contrôler chaque parcelle de sa vie.

 

Que ce soit Paul, et sa nonchalance. Lui qui tente de survivre plutôt que vivre. Lui qui vit sa vie à fond sans rien chercher de plus. Qui trimballe ses propres démons.

 

Très vite, François se rend compte que quelque chose ne va pas avec Paul. Est-ce le verdict médical qui va l’entrainer ainsi ? On peut le penser. Alors que le François d’avant, raisonnable, n’aurait rien fait, le François nouveau va aider Paul et ne jamais le lâcher.

 

Ces deux hommes vont se rapprocher et se découvrir une relation qui profitera aussi bien à l’un qu’à l’autre. Chacun va voir en l’autre ce qu’il y a de bon, mais qu’il ne voyait pas…

 

 

Le talent de Karine Giebel explose au grand jour dans ce « huis clos » saisissant dont la majeure partie de l’action se passe entre nos deux personnages, dans une voiture.

 

Les personnages sont, encore une fois, très humains et chacun de nous peut s’identifier à eux. La relation qui se noue sous nos yeux de lecteur est magique. A leur manière, chacun va grandir et sortir plus fort de ce qui se passe entre eux.

 

Je n’avais pas ressenti autant d’émotions depuis Juste une ombre qui est, pour moi, son meilleur roman. Karine Giebel a vraiment un don, celui de mettre à nu et de porter au firmament l’Homme dans ce qu’il a de plus juste.

 

Petit bonus, je tiens à le signaler… Même si l’on devine un peu la fin, je trouve que, pour une fois, c’est plutôt un happy end…. Youyouyou ça se fête.

 

En résumé, Karine Giebel, que je ne présente plus, réalise ici un thriller saisissant plein de beauté et d’humanité, qui vous saisira aux tripes et titillera votre corde sensible.

 

Très bonne lecture à tous.

 

Marjorie

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Les lames du cardinal - l'alchimiste des ombres

Pierre Pevel

Pierre Pevel

L’histoire :

 

Paris. 17ème siècle. Le pays vit toujours sous la menace constante d’une guerre avec l’Espagne. Ses relations sont tendues avec la Lorraine et l’on murmure que le Roi n’est pas bien disposé envers la reine Anne, frère du roi d’Espagne.

 

Alessandra di Santi, célèbre espionne, prend contact avec le cardinal de Richelieu, afin de l’informer de l’existence d’un complot visant la couronne et qui impliquerait la Griffe Noire.

 

Les Lames sont ainsi dépêchées pour assurer sa protection et tenter de démêler le vrai du faux, surtout quand La Fargue, le célèbre capitaine des Lames, apprend que son vieil ennemi, l’Alchimiste, est de retour à Paris.

 

Il faudra toute l’intelligence des Lames pour déjouer tous les complots qui vont se mettre en travers de leur chemin.

 

Mon avis :

 

Bon, eh bien voilà. Les lames du cardinal tome 2, ou comment confirmer mon engouement du premier tome. Nous sommes vraiment en présence d’une épopée qui mélange histoire, intrigue et fantasy, un roman de cape et d’épée au pays de la fantasy et des dragons.

 

Ce second tome débute par une embuscade, par une nuit sombre, mise en place par un groupe de soldats, mené par une sœur. Leur proie : un dragon féroce et dangereux, connu sous le nom de l’Alchimiste des ombres, qui réussira à s’enfuir.

 

Dans le même temps, nous assistons à un rendez-vous secret où nous retrouvons La Fargue, le célèbre capitaine des Lames, accompagné de son fidèle collaborateur et bras droit, Almadès, qui doivent rencontrer l’italienne, célèbre espionne réputée dans le monde.

 

Cette dernière semble être au courant d’un complot visant la couronne de France et orchestrée, on l’apprendra par la suite, par la Griffe Noire, célèbre loge de dragons rencontrée dans le premier tome. L’italienne exige, en échange de son savoir, d’être protégée par le Cardinal.

 

Son savoir vaut-il de la protéger ainsi ? Les Lames, dont l’intelligence est supérieure, vont devoir démêler le vrai du faux et réussir à éviter les pièges mis sur leur route pour les écarter de la vérité et du véritable complot mis en œuvre.

 

Qui est responsable et qui est la cible ?

 

 

Ce second tome ne connait aucun moment de souffle coupé ou de lenteur. Le rythme est intense et l’histoire aussi prenante que dans le premier tome.

 

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir les personnages. La fin du premier tome m’ayant laissé sur ma faim (ceux l’ayant lu comprendront ce que je veux dire), j’avais hâte de lire la suite pour connaitre toute la vérité.

 

Ce ne sera pas encore ça. Je sens qu’il va me falloir plonger dans le 3ème tome, qui s’annonce épique vu la fin de l’Alchimiste des ombres.

 

Pierre Pevel manie le verbe avec brio et la littérature avec talent. Sa plume est exceptionnelle et son style élégant. Ses romans sont recherchés et même les passages purement imaginatifs, comme ceux touchant aux dragons, sont travaillés avec précision pour rendre tout ceci crédible.

 

Son imagination est sans limite et fait voyager le lecteur dans le Paris du 17 ème siècle, aux côtés de Louis XIII et du Cardinal de Richelieu.

 

J’ai un gros coup de cœur pour Leprat, mousquetaire du Roi et Lame du Cardinal. Un homme que j’imagine d’une grande beauté, avec un cœur en or, une fiabilité à toute épreuve et un combattant de grand talent.

 

Que dire d’Agnès, Madame la Baronne de Vaudreuil qui rêve de porter des pantalons comme les hommes…. Cela me fait sourire à chaque fois.

 

En résumé, car oui il faut bien s’arrêter un jour sinon j’écris sans m’arrêter, ce second tome est à la hauteur du premier, présenté par mes soins sur ce blog.

 

L’histoire est formidable et soutenue, l’écriture est magnifique et l’imagination de Pierre Pevel vous entrainera à Paris. Vous sentirez, vivrez et entendrez ce que nos personnages sentent, vivent et entendent.

 

Laissez-vous porter par ce roman de cape et d’épée moderne et allez côtoyer les dragons…

 

Très bonne lecture les accros

 

Marjorie

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L'EVEIL

Line Papin

Line Papin

L'histoire : 

 

Je dois y retourner, c'est insupportable de le savoir ici, lui qui marche et vit non loin. Non il ne s'agit pas encore de l'éveil, du vrai, c'est mon attention seule qu'il éveille pour l'instant, et c'est en dessous, que nous allons éclore et tomber et rouler. Je suis à l'orée de l'éveil.

 

La scène est à Hanoï au Vietnam, dans des ruelles surchauffées. Cela se passe aujourd'hui, mais ce pourrait être il y a longtemps. C'est une histoire d'amour, dont les personnages sont deux garçons et deux filles, dont les voix s'entrechoquent. C'est une histoire d'amour, douloureuse et sensuelle, où les héroïnes ne font que traverser le tumulte de la ville, et se cachent dans l'ombre protectrice des chambres. C'est un premier roman d'exception. Et l'acte de naissance d'un écrivain.

 

Mon avis :

 

En commençant ce livre, j'ai pensé comme beaucoup de lecteurs à Marguerite Duras, à l'atmosphère particulière de ses livres. Peut être à cause d'Hanoï. 

 

Cette histoire d'amour est racontée à plusieurs voix, Juliet (fille du consul australien) et de l'homme (français) qu'elle aime passionnément. Cet homme dont on ne connait pas le prénom. Au fur et à mesure du déroulement de l'histoire, on comprend mieux :

 

Juliet l'aime et veut le sauver mais "il" aime Laura, "il" est tellement obsédé par elle, ne peut l'oublier. Juliet au désespoir appelle au secours Raphaël, meilleur ami de cet homme, celui que le connait le mieux, et ainsi Juliet espère comprendre les mécanismes de cette histoire tragique.

 

Car "il" s'est enfoncé dans le silence, comme retiré du monde.

 

Raphaël est le témoin impuissant de cette tragédie en cours, mais il ne peut qu'assister à son dénouement. C'est L'Eveil au sentiment amoureux, à la sensualité, mais aussi à la dépendance de l'autre et à la douleur. Une fièvre de vie, mêlée de désespoir  et de douleur dans la moiteur d'Hanoï.

 

J'avoue que j'ai eu dû mal au début du livre, je me demandais où l'auteure allait, puis je me suis attachée aux personnages, c'est une écriture très moderne, poétique. A découvrir.

 

Kalou

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Comme des nains dans leurs mains

Benoît Couzi

Benoît Couzi

L’histoire :

 

On dit souvent qu’il suffit d’une minute pour changer une vie. Dans le cas de notre personnage principal, il aura suffi d’un petit trajet en voiture. Un simple petit trajet de quelques minutes et sa vie bascule.

 

En l’espace de quelques instants, un homme tout ce qu’il y a de banal, la cinquantaine, marié, père de grands enfants et chef d’entreprise, se retrouve en prison pour une simple erreur : il a conduit sans permis.

 

A compter de ce moment-là, il va tout simplement perdre le contrôle de sa vie et se retrouver dans les arcanes judiciaires.

 

Comment réussit-on à survivre à une telle épreuve ? Comment réussit-on à revivre après ?

 

Mon avis :

 

Benoît Couzi m’a fait l’honneur de me transmettre son premier roman et je tiens vivement à le remercier pour ce geste qui me va droit au cœur.

 

Pour écrire ce livre, Benoît Couzi s’est servi de sa propre expérience de visiteur de prison grâce à laquelle, pendant une période de plusieurs mois, il a pu rencontrer de près une quarantaine de détenus qui lui ont fait de leur expérience.

 

 

Il a pu côtoyer tout type de détenus, que ce soit de jeunes hommes, habitués à la prison, ou encore des hommes proches de notre personnage, qui se sont retrouvés en prison pour des délits du genre perte de permis.

 

 

Dès le début, nous sommes entraînés au côté de cet homme, Stéphane, qui a une vie toute rangée mais le malheur de perdre son permis à cause d’un excès de vitesse. Après avoir été prévenu par le Magistrat qu’il risquerait plus s’il conduisait sans permis, la vie l’a mis dans une telle situation qu’il se retrouve à devoir conduire.

 

Le sort s’acharne sur lui et le met sur la route du gendarme qui a procédé à son arrestation la dernière fois. On peut vraiment dire qu’il n’a pas de chance.

 

Sa longue descente aux enfers va commencer, malheureusement pour lui.

 

Ce livre m’a touchée au plus profond de mon être par sa justesse et son réalisme. Le destin de cet homme m’a émue. Nous allons le suivre pendant toute son incarcération, que ce soit son arrivée à la prison, son installation ou encore son transfert, le passant du statut de prévenu à celui de détenu, nous allons accompagner Stéphane et vivre à ses côtés.

 

Je le trouve étonnamment fort et solide, malgré l’image qu’il donne. Mais après tout, que peut-il faire d’autre ? Montrer sa faiblesse n’est pas vraiment pas la meilleure solution en prison.

 

L’auteur a choisi de nous montrer ce que devient un homme quand il se fait incarcérer, comment il perd son identité pour devenir un numéro et perd le peu d’humanité qu’il peut encore avoir pour ne devenir « qu’une bête ».

 

La prison change un homme, ce qui est normal quand on pense aux conditions dans lesquelles ils sont incarcérés. Il est dénoncé le fait qu’on ne cherche pas à mettre les détenus en face de leurs erreurs afin qu’ils comprennent ou tentent de se repentir. On les met juste en face de leur peine, sans autre explication.

 

La prison est un monde à part, qui joue sur le moral autant des prisonniers que des surveillants et du personnel y attaché.

 

On ne peut sortir indemne d’un tel endroit et notre personnage le ressent, le poussant à s’accrocher d’autant plus à son projet, qui le maintient en vie, l’écriture de son livre.

 

J’ai eu beaucoup d’admiration pour cet homme et je n’ai eu qu’une envie, qu’il s’en sorte.

 

Ce premier roman est une vraie réussite, écrit magnifiquement bien et qui présente les détenus sous un autre angle. On sent le travail minutieux qui a été nécessaire pour son écriture, ce qui d’autant plus admirable.

 

Comme des nains dans leurs mains montre au lecteur l’envers du décor de la vie carcérale, comment la prison joue aussi bien sur le moral des détenus que sur celui du personnel.

 

Certains passages sont plus difficiles que d’autre, je pense en particulier à une scène se passant dans la cour de la prison et m’ont fait beaucoup de peine. J’imagine aisément comment l’auteur a dû être marqué par ce temps passé en prison à rencontrer tous ces détenus et à entendre leur vie.

 

Ce livre est une sorte d’hommage à ces hommes communs qui, un jour, ont vu leur vie basculer pour une erreur et qui n’ont plus jamais été les mêmes. Ces hommes dont on parle peu car ils ne défrayent pas la chronique mais qui vont payer le prix d’une simple erreur.

 

Ce livre est émouvant mais magnifique à lire.

 

Très bonne lecture à tous

 

Marjorie

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Le puit des mémoires - les terres de cristal (tome 3)

Gabriel Katz

Gabriel Katz

L’histoire :

 

Les vérités commencent à éclater et le terme de la quête semble approcher.

 

Entre Nils, qui découvre sa véritable identité et Olen qui se fait empoisonner, tout commence à s’emballer pour nos trois héros. Mais, quand la fin semble proche, tout peut basculer.

 

De nouvelles trahisons vont pointer le bout de leur nez et nos héros vont devoir aller jusqu’au bout pour découvrir la vérité.

 

Mais la sauront ils un jour ?

 

Ils vont devoir encore se battre pour leur vie.

 

Mon avis :

 

Dernier tome de la trilogie de Gabriel Katz et je suis triste.

 

C’est ce qui arrive quand on entame le dernier chapitre et là, même si je l’ai savouré, en le lisant plus lentement que d’habitude, il a bien fallu que je finisse le roman.

 

Ce dernier tome est synonyme de vérités, de secrets dévoilés et de complots mis à mal. Tout va se savoir, enfin, et pour notre plus grand bonheur.

 

Au terme du second volume, nous avions laissé nos héros en fâcheuse posture. Il me fallait donc savoir ce qui allait se passer.

 

Enfin, je sais… Je n’en dirai pas plus mais ça y est, je sais enfin.

 

Cette trilogie fera partie de ces livres que je relis avec plaisir, sans me lasser.

 

Ayant déjà chroniqué les deux premiers tomes, mon avis, que ce soit sur la plume de l’auteur, son talent ou son génie, n’a pas changé.

 

Je ne peux que vous conseiller à vous, fan de fantasy, de lire cette trilogie.

 

Sur 3 romans, à aucun moment je ne me suis lassée, ni ennuyée. Je n’avais qu’une envie, avancer pour savoir ce qui allait se passer.

 

Je me suis attachée à nos personnages. Nils et son flegme habituel, Olen et ses belles phrases ou encore Karib, l’âme de ce groupe qui soude le tout, je les ai adorés, dès les premières minutes.

 

Merci Gabriel Katz d’avoir écrit et de nous avoir offert cette magnifique trilogie.

 

Et vous chers lecteurs ? Comment avez-vous ressenti ce dernier tome ? Les personnages vont vous manquer à vous aussi ???

 

Très bonne lecture et à bientôt

 

Marjorie


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Les morsures de l'ombre

Karine Giebel

Karine Giebel

L’histoire :

 

Pourquoi ai-je accepté de la suivre pour boire un dernier verre ?
Où suis-je ?
Pourquoi je suis dans une cage ?
Oh mais pourquoi je suis incapable de savoir résister à une femme ?
Et dire que ma propre femme doit être morte d’inquiétude.. C’est fini, j’arrête de la tromper… Enfin je crois, je vais essayer….
Que va-t-il m’arriver ???

 

Mon avis :

 

Je confirme ce que j’ai écrit pour ma précédente chronique de Karine Giebel : elle n’aime pas les fins heureuses.

 

Elle n’embellit pas ses personnages, elle les présente cash, sans fioriture, dans tout ce qu’ils peuvent représenter de faux, de malsain… C’est ce qui fait son succès dans un sens, un homme ou une femme tels qu’ils sont, comme nous sommes, nous permettant de nous dire qu’ils nous ressemblent.

 

Les morsures de l’ombre est un huis clos saisissant et angoissant qui débute par le réveil brutal de Benoît, policier, qui se retrouve enfermé dans une cage après avoir suivi une femme pour un dernier verre, et plus, chez elle.

 

A son réveil, il se retrouve en cage, à sa merci.

 

Loin de se remettre en question, il rejette sur sa geôlière toute la situation et se met à l’insulter.

 

Mais qui est-elle au juste ? Une nana complètement folle qui veut s’amuser avec lui ? Une femme qui se venge de lui car, ayant été une conquête, elle n’a pas supporté d’être virée après action ?

 

Telles sont les questions que se posent notre policier mais sans jamais se dire que c’est peut-être lui le problème. Tellement sûr de lui notre Benoît.

 

Il y a une bonne raison à tout cela, mais laquelle. Elle semble le connaitre, elle l’a suivi, elle semble comme obsédée par lui, mais lui, ne se souvient de rien la connaissant.

 

Sa vie va se dérouler comme un film. Il va tenter de se souvenir de tout ce qui pourrait lui sauver la vie. Car enfin, il a compris qu’elle en voulait à sa vie. Elle lui reproche quelque chose mais il ne sait pas quoi.

 

Dans le même, ses collègues le cherchent et vont devoir fouiller sa vie. Son couple, qui semble parfait, ses petits secrets bien cachés, mais pas tant que ça.

 

Personne n’aime voir exposé au grand jour ses petites manies, ses secrets bien cachés et ses vices.

 

Karine Giebel nous décrypte morceau par morceau la vie de cet homme qui passe ses jours à mentir à tout le monde, à sa femme tellement cocue qu’elle passe pas les portes, à ses maitresses à qui il fait croire qu’il les aime.

 

Son bourreau va l’obliger à devoir affronter sa vraie nature et c’est ce qui fait le plus mal à Benoît.

 

Ce livre n’est pas toujours facile à lire. L’histoire est saisissante et angoissante. Cette femme qui a réussi à le kidnapper est complètement folle mais comment en est-elle arrivée là ?

 

Ce livre est angoissant car il montre à quel point n’importe quelle personne saine d’esprit peut sombrer du jour au lendemain. Ce livre est une histoire de vengeance, mûrement réfléchie, longuement pensée et mise au point mais aussi, une histoire de remise en question.

 

J’ai fermé ce livre en ressentant des émotions partagées mais j’ai adoré le lire. Comme toujours avec Karine Giebel, je ne me sens pas entière après l’avoir lu mais j’aime la lire.

 

Très bonne lecture à vous tous.

 

Marjorie
 

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L'ombre et la lumière

Jack-Laurent Amar

Jack-Laurent Amar

L'histoire:

 

Bastien n'a que 7 ans quand il perd brutalement sa mère. Vivant seul avec elle depuis sa séparation d'avec un homme violent, son décès brutal creuse un trou béant dans le coeur de notre petit garçon.

 

Des années plus tard, le Capitaine Olivier Ruhault est appelé suite à l'arrestation sur la voie publique d'un homme qui se trouvait à proximité d'une école, sans aucune mémoire. Cela lui rappelle un cas similaire survenu l'année dernière, un homme retrouvé errant, nu, sans mémoire et dont l'épouse avait été tué. Cet homme était mort juste après.

 

Plusieurs cas semblent similaires d'ailleurs, poussant notre jeune capitaine à se poser des questions et enquêter.

 

Que va-t-il trouver? Est-il prêt à la suite des évènements?

 

Mon avis:

 

Jack-Laurent AMAR est apparu un beau matin sur le compte d'un réseau social bien connu de ce blog. Désireux de faire connaître son roman, de partager sur ses passions ou encore de passer un coucou, je file découvrir l'univers de cet auteur.

 

Ceux qui me connaissent savent que j'aime beaucoup découvrir des auteurs "inconnus" et aider, en posant mon humble pierre à l'élaboration de l'édifice de leur future notoriété. Quand je dis inconnu, bien sur rien de péjoratif. Mais dans le monde littéraire actuel, il est souvent bien difficile de se faire un nom aux côtés des plus grands.

 

Alors, quand nous, humbles adorateurs de la littérature pouvons aider en lisant et partageant nos lectures, alors je me dis qu'on sert à quelque chose. Tel est le cas en l'espèce.

 

L'ombre et la lumière est le premier livre de cet auteur.

 

Le livre débute avec Bastien, ce petit garçon si touchant au début de vie si difficile, qui va vivre une tragédie avec la mort de sa mère. Ce garçon, trop intelligent pour son âge, va se battre pour survivre et tenir la promesse faite à sa mère: devenir quelqu'un.

 

Rien que ces pages, ces moments, vous rendent émotifs au possible mais on s'attache très vite à lui et son amourette avec Lolie ajoute une couche.

 

Où tu vas, je vais

 

Cette phrase , cette simple phrase, promesse de sentiments, a attiré mon regard et m'a énormément plu. Je pense qu'elle a attiré le regard de beaucoup de lecteurs. Le pouvoir des mots est fort.

 

Nous allons suivre, non pas une histoire, mais plusieurs. Le passé se mêle au présent, nous amenant ainsi à côtoyer les personnages et à les voir évoluer.

 

Se mélangent ainsi Olivier et ses morts étranges, Laureline et ses relations avec son ex-mari ou encore l'Ombre et ses contrats à réaliser.

 

L'histoire prend forme au fur et à mesure, sans perdre son fil conducteur. Jack-Laurent Amar tisse une toile autour de ses personnages et réussit le coup de maître de nous tenir en haleine, sans nous en rendre spécialement compte, jusqu'aux dernières pages.

 

Je me suis surprise à ne pas réussir à laisser mon livre de côté, même le temps de faire à manger. C'est signe que je suis bien accrochée en tout cas.

 

Concernant la partie technique, la plume de l'auteur est très agréable à lire. Je n'ai ressenti, ni lassitude, ni ennui. Mes émotions ont été diverses et sont passées par différents stades selon l'évolution de l'intrigue.

 

Le style est soutenu et l'on ressent un véritable travail de recherche effectué par l'auteur pour se coller au plus près de la réalité, sans tomber dans l'excès.

 

Le soupçon est distillé avec parcimonie et aux moments stratégiques. L'histoire se colle parfaitement dans le contexte temporel mis en place par l'auteur.

 

L'écriture d'un premier roman est une étape très importante dans la vie d'un romancier et son accueil par le public, plus encore. L'ombre et la lumière est un très bon premier livre qui mérite d'être lu.

 

C'est un bon policier français qui nous emporte au coeur d'une intrigue addictive, et dont le dénouement ne trouvera sa place que dans les toutes dernières pages.

 

Il est plein de sentiments forts, d'intensité émotionnelle et sa lecture vaut le détour. Un grand bravo à Jack-Laurent Amar pour ce premier livre qui m'a transporté et que j'ai adoré.

 

Où tu vas, je vais. J'aime cette phrase et elle résume parfaitement l'esprit du livre.

 

Très bonne lecture

 

Marjorie

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Le puit des mémoires - le fils de la lune (tome 2)

Gabriel Katz

Gabriel Katz

L’histoire :

 

Nils, Olen et Karib essaient toujours de fuir les tueurs lancés à leur trousse et décident, en dernier ressort, d’aller dans le nord, dans le royaume de Woltan, seul endroit où on ne les cherchera pas.

 

Toujours en quête de leur identité et de leur passé, nos trois héros vont se retrouver confronter à de terribles réalités et vérités.

 

Qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils pourchassés et par qui ?

 

Nos trois héros s’engagent sur un chemin dont l’issue sera à double tranchant.

 

Mon avis :

 

Suite des aventures de nos héros qui tentent de trouver des réponses à leur question.

 

Qui sont-ils ? Ont-ils vraiment tué le roi de Woltan ? Cela fait partie des nombreuses questions qu’ils se posent et attendent réponse.

 

Où peuvent-ils se cacher sinon dans leur seul endroit où on ne les attend pas ? Dans le nord. Ils décident donc de « rentrer » chez eux. Je mets bien entre guillemets car, après tout, peut-on considérer un chez soi un endroit dont on ne garde aucun souvenir ?

 

Je dois dire que ce second volet est riche en rebondissement et plein de suspens. Je l’ai adoré et dévoré.

 

Je suis littéralement tombée sous le charme de cette histoire. 3 hommes, qui ne semblent pas se connaitre, se retrouvent dans la même situation, poursuivis par des tueurs sanguinaires, sans mémoire.

 

Que tout ceci est palpitant et prend aux tripes.

 

Mon avis premier, tant sur l’histoire que les personnages, est confirmé. Je suis encore plus attachée à eux qu’avant. En plus, ils évoluent, que ce soit dans leur relation commune que mentalement.

 

On découvre 3 hommes qui se prennent d’amitié et deviennent solidaires, ce qui est très touchant.

 

Ce second tome confirme également le talent indéniable de Gabriel Katz et je suis pressée de découvrir ce qu’il nous réserve dans le troisième et dernier tome de cette histoire prenante et addictive.

 

 

Récemment (ce jour en fait), j’ai lu le billet de ma coupine fofolle (elle se reconnaitra bien sur) indiquant que cet auteur la tentait beaucoup, surtout après avoir vu autant de bloggeurs en vanter ses mérites.

 

Eh bien oui, je le conseille vivement. En plus il est français et je trouve que c’est important de le préciser car je ne trouve pas qu’il y ait assez d’auteurs français, aussi bon, en fantasy.

 

Allez lire Gabriel Katz, allez découvrir l’univers du Puit des Mémoires. Allez retrouver l’albinos flippant, Nils et son humour piquant (comme ses couteaux d’ailleurs), Karib et ses petites manières ou encore Olen et son côté fleur bleu.

 

Allez découvrir cet univers addictif et venez me dire ce que vous en pensez.

 

Bonne lecture les accros

 

Marjorie

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Haut royaume - Le chevalier (tome 1)

Pierre Pevel

Pierre Pevel

L'histoire:

 

Le Haut Royaume est en émoi. Le roi n'est plus que l'ombre de lui-même et la Reine gouverne sans se soucier des conséquences de ses actes. Pour tenter de rétablir la situation, Lorn Askarian, emprisonné depuis 3 ans dans la pire prison du Royaume, est libéré, fait chevalier, car on voit en lui un sauveur. Nommé Premier Chevalier du Royaume, Lorn va tout tenter pour assouvir sa vengeance. Car oui, Lorn a été trahi et envoyé en prison, dans la pire qu'il soit. Peut-on pardonner aisément?

 

Mon avis:

 

Second livre conseillé par le libraire d'Amboise et je ne suis encore pas déçue. C'est une tuerie tout simplement.

 

L'histoire débute... dans le passé. Dit comme ça, cela peut sembler bizarre mais c'est vrai. Nous débutons 3 ans avant l'histoire du roman. Après tout, ne dit-on pas que l'avenir prend ses racines dans le passé.

 

Lorn Askarian a été arrêté, accusé de trahison et emprisonné dans la pire prison qui puisse exister: Dalroth. Là-bas, nul besoin de peine de mort. L'Obscure s'en charge elle-même. C'est là que Lorn va croupir pendant 3 longues années. Jusqu'à ce qu'il soit sorti, réhabilité et nommé Premier Chevalier du Roi. Quelle distinction après avoir été traîné dans la boue.

 

Le royaume est en perdition, le roi se meurt et la reine tente d'imposer sa volonté, sans se soucier des conséquences de ses actes. Lorn va tenter, en tant que représentant du roi, de rétablir son autorité et sa présence, mais sans oublier ses propres désirs. La vengeance...

 

Je suis estomaquée à la fin de cette lecture. Moi qui ai dévoré Game of Thrones, j'ai retrouvé l'esprit de ce roman. Mais avec ce petit plus qui a rendu la lecture plus digeste quand même. Même si je suis accro au Trône de Fer, certains passages sont difficiles à digérer à la lecture.

 

Haut Royaume est d'une fluidité de lecture déconcertante. Les pages filent à toute vitesse, nous faisant arriver à la dernière page sans nous en rendre compte mais nous laissant ainsi, malheureusement, sur notre faim si nous n'avons pas le tome 2 sous le coude, ce qui est mon cas.

 

Je ne pensais pas être autant emballée par ce livre. L'auteur écrit remarquablement bien. Les personnages sont touchants et addictifs. On pleure avec eux, on rit, on a peur et on a envie de se venger. Un subtil mélange prend naissance au fond de notre coeur à la lecture de ce roman.

 

L'intrigue ne connait aucun moment de creux. Les rebondissements sont fréquents. La plume de l'auteur est fluide et sans lourdeur. Son phrasé est remarquable. Cet auteur français rivalise sans difficulté avec Georges RR Martin. Son succès est mérité.

 

Ma seule envie maintenant est de connaître la suite. Il ne me reste donc qu'à acheter le tome 2: l'Héritier.

 

La suite au prochain billet les accros des bouquins.

 

Marjorie

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Trouvée

Luc Bossi - Isabelle Polin

Luc Bossi - Isabelle Polin

L'histoire:

 

Quel lien peut-il exister entre Clara, étudiante bordelaise, et un homme retrouvé massacré par sa fille adolescente? Le meurtre barbare de son propre année 9 ans auparavant, dont le corps avait été trouvé par Clara, disparaissant juste après pendant 4 ans. Qui peut lui en vouloir à ce point là? François, le conjoint de Clara, et accessoirement médecin, semble en savoir plus qu'il ne veut bien le dire.

 

Mon avis:

 

Bon bon bon. Ben, mon avis est plutôt mitigé. J'ai beaucoup aimé l'histoire en général et je trouve qu'elle débute bien. L'idée d'un tueur qui reviendrait 9 ans plus tard tuer de la même façon que par le passé est plutôt pas mal.

 

Le livre plonge dans les tréfonds de la mémoire et s'attaque au sujet épineux de 

 

L'histoire s'enchaîne à un rythme soutenu. L'arrivée dans la narration de François, conjoint fou d'amour de Clara, apporte son lot de questions, sans réponses bien sur. Ce couple, trop poli, trop parfait, trop amoureux, va amener beaucoup d'interrogations chez le lecteur.

 

Mais voilà, d'un seul coup, sans véritable raison, l'histoire prend une tournure plutôt particulière, révélant des vérités qui vont nous apporter encore plus de questions. C'est à ce moment là que tout s'est emballé. Des vérités sont dévoilées, des questions trouvent leurs réponses mais d'autres portes s'ouvrent et, très clairement, on en arrive à trouver Clara profondément névrosée.

 

J'ai un peu lâché le fil de l'histoire à cet instant mais j'ai continué ma lecture, voulant quand même savoir la vérité, le fin mot de cette histoire. Les personnages sont quelques peu caricaturaux. Nous avons la demoiselle en détresse qui ne peut respirer sans son prince charmant, pas si charmant que ça. La gendarme, qui ne vit plus à cause de son passé, en mode bouledogue accroché à son os.

 

La dernière page terminée, je suis restée sur un sentiment d'inachevé, surement volontaire de la part des auteurs. La fin laisse tout imaginer mais j'en suis sortie plus embrouillée qu'autre chose.

 

En résumé, une première partie qui démarre en vitesse mais l'histoire va dans tous les sens dans la seconde partie, qui malheureusement arrive trop vite à mon sens, alors que les auteurs auraient pu continuer à travailler sur l'histoire du début.

 

Une lecture que je ne regrette pas mais qui ne me marquera pas plus que ça. Du potentiel pourtant.

 

Marjorie

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