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Articles avec #karine giebel catégorie

Meurtres pour rédemption

Karine Giebel

Karine Giebel

L’histoire :

 

Elle est jeune, très jeune. Elle s’appelle Marianne. Pour la justice, elle est un danger public. Elle sera enfermée, à vie. Réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sureté de 22 ans. La fin d’une vie quand on a 17 ans.

Son crime ? 2 morts et une femme enceinte paraplégique à vie. Elle a tué, de sang froid, sans état d’âme.

Sa vie va maintenant se résumer à une éternité en prison. Jusqu’au jour où elle reçoit une proposition surprenante : un meurtre contre la liberté.

Un meurtre pour sa rédemption….

 

Mon avis :

 

Deux Karine Giebel à la suite, une forme de suicide de l’espoir et de la bonne humeur… Mais je suis accro, c’est horrible.

Celui-là me faisait de l’œil depuis longtemps. C’est un gros pavé à ingurgiter, dont on ne sort pas indemne d’une telle lecture.

L’histoire débute avec Marianne de Gréville, une jeune femme de bientôt 21 ans, en prison depuis 4 ans pour 2 meurtres de sang froid et avoir blessé une policière au point de la mettre dans un fauteuil roulant alors qu’elle était enceinte.

Pour ça, elle est condamnée à perpétuité avec une peine de sureté de 22 ans. En langage clair, cela signifie qu’elle passera au minimum 22 ans derrière les barreaux, sans être sûr qu’elle puisse sortir après.

En prison, elle tuera une détenue et enverra à l’hôpital une matonne…. Elle n’est pas une enfant de cœur.

Pendant les 200 premières pages environ, nous allons la suivre dans sa vie quotidienne en isolement dans la prison qui la reçoit. Etant accro à l’héro et aux clopes, elle se « prostitue » avec le gradé pour avoir ses doses…

Il faudra attendra un bon quart du roman pour entrer dans le vif du sujet. Un beau jour, Marianne a un parloir et se retrouve face à 3 hommes qui lui proposent un contrat très particulier.

En échange d’un dernier meurtre, elle sera libre. Ils la feront évader. Sur le coup, elle n’en croit rien mais sa situation, allant de mal en pis, sa seule possibilité reste d’accepter.

Elle ne va penser qu’à sa liberté future et à l’occasion qui lui sera donnée d’en profiter. Mais pourra-t-elle aller jusqu’au bout ? Sa rédemption doit-elle passer par le geste d’ôter une nouvelle fois une vie humaine ?

Je dois avouer que pendant une très grande partie du roman, je considérais Marianne comme une vraie tête à claque. C’est une sale gamine, fille d’une famille riche, qui s’encanaille à 17 ans et va gâcher 3 vies en plus de la sienne. Une partie d’elle regrette mais l’autre partie ne peut s’empêcher de se donner une image de dure pour vivre en prison.

Puis mon regard a évolué face à tant de maturité dans un si petit corps. Elle va donner des leçons d’humanité, elle la tueuse de sang froid, à des coriaces qui pensaient se servir d’elle.

Elle va surprendre le lecteur par son intelligence et sa capacité de compréhension des autres, arrivant à lire ce que les autres pensent cacher. C’est comme ça qu’elle réussira à atteindre ses compagnons au plus profond de leur être.

C’est aussi ce qui la met en danger car, finalement, elle oblige ces personnes à se montrer à nu alors qu’ils font tout pour se cacher. N’est-ce pas le propre de l’Homme de chercher à se montrer sous son meilleur jour après tout ?

Plus on avance dans la lecture et plus le rythme s’intensifiait, nous tenant en haleine dans cette sombre histoire de manipulations et de scandales étouffés ?

Marianne se révèlera être le personnage le plus intelligent et le plus fiable, à sa façon. Mais, comment pourrait-elle vivre avec une conscience aussi chargée ?  Elle comprend qu’elle ne sera jamais libre, même en dehors des murs de sa cellule.

Elle comprend que la liberté, c’est de pouvoir choisir où elle sera, non pas physiquement mais mentalement. C’est de pouvoir choisir ce qu’on fera de sa propre vie. Marianne sera libre, à sa façon, mais ce sera sa plus belle victoire, car elle décidera de sa liberté.

La fin est tout simplement très émouvante et magnifique, dérangeante aussi mais pour d’autres raisons. Je suis sortie de là très retournée et j’avoue que, depuis, je n’ai pas réussi à lire autre chose que du léger…

Âme sensible s’abstenir.

Très bonne lecture à tous.

Marjorie

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Satan était un ange

Karine Giebel

Karine Giebel

L’histoire :

 

Une voiture. Deux hommes. Une autoroute. Aucun but précis.

 

D’un côté, il y a François. Brillant avocat lillois dont la vie va basculer suite à un examen médical. Sur un coup de tête, il prend sa voiture et part. Où ? Il ne le sait pas ?

 

De l’autre côté, il y a Paul. Un jeune paumé que François prendra en stop dans les alentours de Lyon. La vingtaine, énergique et en pleine santé.

 

Ensemble, ces hommes, que tout oppose, vont traverser la France.

 

Dans quel but ? Ils ne le savent pas encore.

 

Un point commun : chacun fuit…. Mais peut-on fuir éternellement ?

 

 

Mon avis :

 

Nouvelle incursion dans l’univers Karine Giebel. A croire que j’adore les livres complément fous de cette romancière de génie. Le titre a attiré mon regard instantanément.

 

L’histoire débute avec François. C’est un avocat lillois réputé, fier de sa vie et d’avoir réussi à fuir ses origines ouvrières pour se hisser dans la bonne société. Un malaise, un examen médical, la sentence tombe. Tumeur au cerveau…

 

Passé le premier choc, second rendez-vous médecin, cette fois-ci avec un spécialiste. Le meilleur…. Seconde sentence : c’est inopérable. Minimum 3 mois, maximum 18 mois…. Voilà ce qui pousse François sur la route, sans but, sans envie, juste un trou béant dans la poitrine.

 

Sa route va croiser celle de Paul, un jeune homme qui fait du stop sur la route. Sans savoir pourquoi il va s’arrêter pour le prendre dans sa voiture.

 

Va alors commencer pour ces deux hommes l’équivalent d’un chemin de croix. Deux personnes, que tout semble opposer, peuvent-elles se ressembler plus qu’elles ne le pensent ?

 

François, la quarantaine, Avocat d’affaires. Paul, la vingtaine, paumé, sans travail fixe.

 

Ce roman est poignant, dès les premières pages. Que ce soit François, qui va se remettre totalement en question suite à cette nouvelle, qui se rend compte que dans moins de deux ans, il sera mort et qu’il ne peut rien faire contre ça. Lui, qui a toujours eu l’impression de contrôler chaque parcelle de sa vie.

 

Que ce soit Paul, et sa nonchalance. Lui qui tente de survivre plutôt que vivre. Lui qui vit sa vie à fond sans rien chercher de plus. Qui trimballe ses propres démons.

 

Très vite, François se rend compte que quelque chose ne va pas avec Paul. Est-ce le verdict médical qui va l’entrainer ainsi ? On peut le penser. Alors que le François d’avant, raisonnable, n’aurait rien fait, le François nouveau va aider Paul et ne jamais le lâcher.

 

Ces deux hommes vont se rapprocher et se découvrir une relation qui profitera aussi bien à l’un qu’à l’autre. Chacun va voir en l’autre ce qu’il y a de bon, mais qu’il ne voyait pas…

 

 

Le talent de Karine Giebel explose au grand jour dans ce « huis clos » saisissant dont la majeure partie de l’action se passe entre nos deux personnages, dans une voiture.

 

Les personnages sont, encore une fois, très humains et chacun de nous peut s’identifier à eux. La relation qui se noue sous nos yeux de lecteur est magique. A leur manière, chacun va grandir et sortir plus fort de ce qui se passe entre eux.

 

Je n’avais pas ressenti autant d’émotions depuis Juste une ombre qui est, pour moi, son meilleur roman. Karine Giebel a vraiment un don, celui de mettre à nu et de porter au firmament l’Homme dans ce qu’il a de plus juste.

 

Petit bonus, je tiens à le signaler… Même si l’on devine un peu la fin, je trouve que, pour une fois, c’est plutôt un happy end…. Youyouyou ça se fête.

 

En résumé, Karine Giebel, que je ne présente plus, réalise ici un thriller saisissant plein de beauté et d’humanité, qui vous saisira aux tripes et titillera votre corde sensible.

 

Très bonne lecture à tous.

 

Marjorie

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Maîtres du jeu

Karine Giebel

Karine Giebel

Deux nouvelles, deux histoires poignantes et tragiques. Du grand Karine Giebel.

 

D’un côté, Post mortem, de l’autre, J’aime votre peur.

 

Il y a Aubin et Morgane, dans un premier temps. Un rendez-vous chez le notaire. Un héritage troublant, une famille en deuil. Morgane, l’actrice, la vedette, reçoit un château en héritage d’un homme qu’elle ne connait pas. La famille est divisée dans sa peine. Qui est-elle pour justifier de recevoir le bien le plus précieux de cet homme, mort trop tôt.

 

Mais il y tient, elle en fera un foyer pour jeunes. Il lui laisse une lettre où il explique tout. Elle doit suivre ses instructions. Qui peut s’opposer aux dernières volontés d’un mort ? Alors elle ira. Alors elle verra. Que trouvera-t-elle au bout de ce voyage ?

 

 

Dans un second temps, il y a Yann et Maxime. Tout les oppose. Yann est flic. Maxime, un tueur en série arrêté par Yann. Après 6 ans à croupir en prison, il s’évade.

 

Il est malade, comme ils disent tous ces hommes en blouse blanche. Son truc à lui, c’est de cibler les couples, de violer et tuer la femme sous les yeux des hommes, qui mourront ensuite. Son truc à lui, c’est de prendre aux autres.

 

Il s’évade et, dans le début de sa cavale sanglante, il laissera un mort et deux blessés graves. Il a besoin de passer les barrages. Quoi de mieux qu’un bus empli d’enfants handicapés pour y arriver.

 

Alors le voilà, en route pour le Vercors, avec 16 enfants comme bouclier. Yann est sur le pied de guerre. Il le sait, Maxime est violent, il n’a peur de rien. Il va lui falloir affronter le pire meurtrier qui ait croisé sa route.

 

Malgré les soins, malgré l’enfermement, Maxime est pire qu’avant. Comment cela va-t-il finir ?

 

Maîtres du jeu contient ces deux nouvelles qui se dévorent plus qu’elles ne se lisent, et marquent les esprits du lecteur. Par ces centaines de pages, Karine Giebel démontre l’entièreté de son talent pour décortiquer l’âme humaine et ses dérives. Vous êtes pris aux tripes.

 

Son imagination est sans limite et son talent indéniable. Ces deux nouvelles sont brillamment écrites et vous emporteront dès les premiers mots. Que ce soit Morgane et sa vie, soit disant sublime d’actrice, qui ne l’est pas tant que ça ou Aubin, acteur à la vie fauchée par un accident et qui partira trop tôt.

 

C’est le point commun à tous les romans de l’auteure. Les personnages sont justes, dans le sens où ils ne sont pas surfaits. Ils sont comme nous (au sens global). Ils ont leurs défauts, leur caractère. Ils sont humains, aussi bien dans tout ce qui est positif que sombre.

 

Cette justesse de l’humain donne du poids à ses livres, faisant d’elle une auteure extrêmement appréciée. Comme toujours, elle nous « balade » jusqu’à la fin, nous faisant croire que nous avons deviné l’épilogue et nous faisant nous réveiller brutalement, tant cette fin est loin de notre réalité.

 

Je le dis souvent, on aime ou on aime pas Karine Giebel, il ne peut y avoir deux poids deux mesures. Et comme toujours, ne pensez pas à un happy end avec elle, vous seriez déçus…

 

Ce recueil de nouvelles est à lire absolument.

 

 

Marjorie

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De force

Karine Giebel

Karine Giebel

L’histoire :

 

Un soir, alors qu’elle promène son chien Charly, Maud est prise pour cible par un homme dangereux qui tente de l’agresser physiquement. Elle se fait rouer de coups mais est miraculeusement sauvée par l’arrivée d’un homme, Luc, qui arrivera à faire décamper l’agresseur.

 

Qui peut en vouloir à cette jeune femme d’à peine 20 ans ? Est-elle la cible ou serait-ce plutôt son père, Armand, chirurgien orgueilleux et vaniteux qui aime un peu trop sa fille ?

 

Luc, garde du corps, est engagé pour protéger Maud. Il se retrouve bientôt à devoir vivre dans une ambiance étouffante où règnent jalousie, mensonges et faux semblants.

 

Qui est la cible et qui est la taupe ?

 

Mon avis :

 

On dirait bien que je ne me lasse pas de Karine Giebel. J’avoue que lire deux de ses romans très récemment m’a donné envie de me replonger dans son univers sombre. Je dois être un peu maso. Moi qui adore les fins heureuses, je suis servie….

 

De force, rien que le titre donne froid dans le dos, commence lors d’un enterrement. Une personne, homme ou femme, enterre sa mère et, par la même occasion, son passé douloureux. La découverte d’une lettre, lui révélant toute la vérité sur son passé et sa vie, va tout changer pour notre inconnu(e).

 

Chapitre suivant : une allée boisée, une fin de journée à Nice. Maud promène Charly, son braque, quand elle se rend compte de la présence d’une silhouette devant elle, d’aspect menaçant. Cet homme la menace, connait son nom et commence à la rouer de coups, avant de tenter de la violer.

 

L’arrivée de Luc, un joggeur pensant par là au même moment, va lui sauver la vie. Reconnaissant de la situation, Armand, son père, engage Luc, garde du corps de son état, pour protéger sa fille, très clairement visée pour abattre le père.

 

Rien que ces lignes donnent l’aperçu de l’histoire. Luc, bon samaritain qui passe au bon endroit au bon moment. Une jeune fille pourrie gâtée qui s’abandonne dans l’héroïne pour oublier sa très courte vie. Un père qui aime beaucoup trop sa fille et pas comme il le faudrait. Des mensonges qui ne font que pourrir l’atmosphère.

 

L’histoire est lourde. Le personnage de Maud tape sur le système. Pauvre petite fille malheureuse qui s’en veut de la mort de sa mère, dont elle serait responsable, qui joue sur les sentiments de son père pour avoir ce qu’elle veut.

 

Sa réaction vis-à-vis de Luc est égale à celle d’une enfant qui veut le jouet de la voisine et pique sa crise pour l’avoir. Dans le même temps, Luc joue un jeu dangereux en ne repoussant ni la fille, ni la gouvernante, ni la belle-mère.

 

L’histoire est tout de même prenante. On sent très vite l’idée d’une vengeance mais, là où l’on met plus de temps à comprendre, c’est pour l’identité de la taupe qui renseigne le fou.

 

Les personnages voient leur vie décortiquée lentement mais surement. Une impression de lourdeur accompagne le roman tout au long de son déroulé.

 

Mais, alors que nous sommes pris dans l’engrenage de l’histoire, la fin est bâclée. Elle arrive très vite et n’est pas assez développée, à mon sens. Le dénouement, la scène finale, le moment des révélations se fait trop vite, comme si l’auteure voulait terminer son roman et point.

 

J’aurais apprécié plus d’actions, de suspens, rester avec pleins de questions, imaginer des rebondissements en cascade, mais non.

 

Et puis, certains personnages auraient pu voir un développement plus poussé pour nous amener, encore plus, à imaginer pleins de scénarios possibles (je pense par exemple au jardinier…)

 

La vérité est dévoilée, ça se termine plutôt mal (ça ce n’est pas étonnant avec Karine Giebel) puis point à la ligne. Fin du roman. J’ai trouvé ça un peu décevant mais, dans l’ensemble, De force est très réussi quand même.

 

Niveau écriture, comme toujours, Karine Giebel ne déçoit nullement. Son style est reconnaissable. C’est une lecture prenante, une sorte de huis clos, au sein d’une famille déchirée et dont les membres sont tous aussi malades les uns que les autres.

 

En résumé, de force est un très bon thriller de Karine Giebel, mais dont la fin laisse un peu à désirer, tant sa terminaison abrupte est surprenante.

 

Très bonne lecture à tous

 

Marjorie

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LE PURGATOIRE DES INNOCENTS

Karine GIEBEL

Karine GIEBEL

L'histoire :

 

Je m'appelle Raphaël, j'ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux.Avec mon frère, William , et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d'euros de bijoux. C’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts et un blessé grave.

 

Le blessé, c'est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.

 

 

Je m'appelle Sandra.

Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide.

Où plutôt, quelque chose est né ce jour-là….

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal.

Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place.

Et son sourire est le plus abominable qui soit…

 

 

 

Mon avis :

 

Ma fille (ma comparse de blog) m'a fait découvrir Karine Giebel. J'ai déjà lu « De force, Juste une ombre, Les morsures de l'aube ». J'avais trouvé la lecture quand même assez difficile, mais là, il faut avoir le cœur bien accroché.

 

 

Tout débute par un braquage place Vendôme, exécuté par Raphaël et William, les deux frères, Fred et Christel (pas bien du tout dans sa tête la petite). Ça tourne mal : policiers gravement blessés, William très salement amoché. Notre quatuor s'enfuit, traverse notre belle campagne profonde et se retrouve à prendre en otage Sandra, vétérinaire de son état.

 

 

Là on pénètre déjà dans l'antre du diable. Sandra soigne William sous la contrainte et commence à jouer un jeu très bizarre et pervers avec les membres du commando de braqueurs. Elle dit être mariée à un gendarme qui, à l'heure actuelle, est en déplacement.

 

 

L' attente commence.

 

 

Parallèlement, on suit un homme qui traque deux collégiennes insouciantes, comme on peut l'être à cet âge. Les deux filles sont enlevées et séquestrées dans sa tanière.

 

 

Et c'est là que l'histoire prend toute son ampleur. Patrick rentre chez lui, découvre les braqueurs installés dans sa maison. Dans le même temps « Aurélie et Jessica » se retrouvent victimes du pire genre de criminel existant un pédophile.

 

 

Quel lien peut-il exister entre ces jeunes filles et nos braqueurs, quelle alchimie va sortir de cette histoire. Qui sont « Sandra et Patrick » ?

 

 

Cette histoire se déroule dans un huis-clos étouffant, dans lequel la vie de nos protagonistes est dévoilée. Les fêlures de chacun, leurs craintes, leurs espoirs, leurs envies les plus secrètes, tout sera mis à nu.

 

 

On ne peut que s'attacher à Raphaël, braqueur aux nombreuses années de prison mais au « code d'honneur » qu'il respecte, sans oublier son amour inconditionnel pour son petit frère William.

 

 

Je ne parle même pas de mon ressenti vis à vis "d'Aurélie et Jessica", pauvres petites victimes d'un cerveau dérangé. On se demande d'ailleurs à la fin du livre comment une jeune fille peut arriver à rebondir après de telles épreuves.

 

 

Depuis que ma fille m'a demandé de participer à ce blog, je me refuse à avoir des avis trop tranchés, car chaque livre, chaque histoire est une découverte. j'ai soit aimé passionnément ou moyennement, mais je pars toujours du principe qu'il y a autant de lecteurs que de livres, et qu'il en faut pour tous les goûts.

 

 

 

Pour ce livre, j'ai eu du mal, car le sujet traité est, pour moi, difficile à lire. Je n'ai pu m'empêcher de faire le parallèle avec certaines tristes affaires du passé. . On ne sait trop bien que dans le monde, ces gens existent et malheureusement l'essor des nouvelles technologies permet de nouveaux terrains de jeux.

 

 

Mais doit-on décrire dans un « livre policier » avec tant de complaisance toutes les tortures subies par ces deux gosses ? C'est la question que je me suis posée.

 

 

Je ne mettrai pas ce livre, entre toutes les mains, cela ne m'empêche pas de considérer Karine Giebel comme un écrivain de grand talent, je suis ravie que ma fille m'ait engagée à la lire.

 

Kalou

 

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Les morsures de l'ombre

Karine Giebel

Karine Giebel

L’histoire :

 

Pourquoi ai-je accepté de la suivre pour boire un dernier verre ?
Où suis-je ?
Pourquoi je suis dans une cage ?
Oh mais pourquoi je suis incapable de savoir résister à une femme ?
Et dire que ma propre femme doit être morte d’inquiétude.. C’est fini, j’arrête de la tromper… Enfin je crois, je vais essayer….
Que va-t-il m’arriver ???

 

Mon avis :

 

Je confirme ce que j’ai écrit pour ma précédente chronique de Karine Giebel : elle n’aime pas les fins heureuses.

 

Elle n’embellit pas ses personnages, elle les présente cash, sans fioriture, dans tout ce qu’ils peuvent représenter de faux, de malsain… C’est ce qui fait son succès dans un sens, un homme ou une femme tels qu’ils sont, comme nous sommes, nous permettant de nous dire qu’ils nous ressemblent.

 

Les morsures de l’ombre est un huis clos saisissant et angoissant qui débute par le réveil brutal de Benoît, policier, qui se retrouve enfermé dans une cage après avoir suivi une femme pour un dernier verre, et plus, chez elle.

 

A son réveil, il se retrouve en cage, à sa merci.

 

Loin de se remettre en question, il rejette sur sa geôlière toute la situation et se met à l’insulter.

 

Mais qui est-elle au juste ? Une nana complètement folle qui veut s’amuser avec lui ? Une femme qui se venge de lui car, ayant été une conquête, elle n’a pas supporté d’être virée après action ?

 

Telles sont les questions que se posent notre policier mais sans jamais se dire que c’est peut-être lui le problème. Tellement sûr de lui notre Benoît.

 

Il y a une bonne raison à tout cela, mais laquelle. Elle semble le connaitre, elle l’a suivi, elle semble comme obsédée par lui, mais lui, ne se souvient de rien la connaissant.

 

Sa vie va se dérouler comme un film. Il va tenter de se souvenir de tout ce qui pourrait lui sauver la vie. Car enfin, il a compris qu’elle en voulait à sa vie. Elle lui reproche quelque chose mais il ne sait pas quoi.

 

Dans le même, ses collègues le cherchent et vont devoir fouiller sa vie. Son couple, qui semble parfait, ses petits secrets bien cachés, mais pas tant que ça.

 

Personne n’aime voir exposé au grand jour ses petites manies, ses secrets bien cachés et ses vices.

 

Karine Giebel nous décrypte morceau par morceau la vie de cet homme qui passe ses jours à mentir à tout le monde, à sa femme tellement cocue qu’elle passe pas les portes, à ses maitresses à qui il fait croire qu’il les aime.

 

Son bourreau va l’obliger à devoir affronter sa vraie nature et c’est ce qui fait le plus mal à Benoît.

 

Ce livre n’est pas toujours facile à lire. L’histoire est saisissante et angoissante. Cette femme qui a réussi à le kidnapper est complètement folle mais comment en est-elle arrivée là ?

 

Ce livre est angoissant car il montre à quel point n’importe quelle personne saine d’esprit peut sombrer du jour au lendemain. Ce livre est une histoire de vengeance, mûrement réfléchie, longuement pensée et mise au point mais aussi, une histoire de remise en question.

 

J’ai fermé ce livre en ressentant des émotions partagées mais j’ai adoré le lire. Comme toujours avec Karine Giebel, je ne me sens pas entière après l’avoir lu mais j’aime la lire.

 

Très bonne lecture à vous tous.

 

Marjorie
 

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Jusqu'à ce que la mort nous unisse

Karine Giebel

Karine Giebel

L’histoire :

 

Vincent enchaîne les conquêtes, sans se soucier de leurs sentiments quand il les plaque dès le lendemain matin. Le même visage, la même envie, des prénoms dont il ne veut pas se souvenir. Jusqu’à la conquête de trop qui, très fragile, ne supportera pas la situation et se suicidera.

 

C’en est trop pour Vincent mais, sans qu’il s’en rende compte, il fera la connaissance de la seule femme qui lui résistera mais, peut-être, lui apportera la rédemption. C’est sans compter sur la mort de son meilleur ami, qui va raviver de vieilles blessures mais, en même temps, lui donner un but.

 

Dans le magnifique décor du Verdon, Vincent et Servane, jeune gendarme, vont enquêter, mais pas sans risques.

 

Mon avis :

 

Seconde lecture de Karine Giebel après Juste une Ombre, chroniquée sur ce blog.

 

Je suis vraiment emballée par l’écriture de cette auteure mais, franchement, et je ne pense pas être la seule à le penser, Karine Giebel n’a pas l’air d’aimer les fins heureuses.

 

Ca s’est confirmé après avoir lu les morsures de l’aube, que je vais chroniquer juste après.

 

Je me ferai un plaisir de lire ses autres romans, et je verrai si mon avis se confirme encore.

 

Donc, l’histoire commence avec Vincent, guide de haute montagne dans le Verdon qui, après le départ de sa femme, enchaine les histoires, se moquant des femmes sans aucun remord, jusqu’à la conquête de trop.

 

Trop fragile, trop jeune, trop crédule, elle se suicidera, laissant Vincent en face de ses propres responsabilités et ses démons.

 

Jusqu’à sa rencontre avec Servane, jeune femme gendarme qui semble fuir sa propre vie, et qui va lui apporter ce que personne d’autre ne lui apporte : une présence. Ame torturée qui rencontre son alter ego.

 

Pierre, le meilleur ami de Vincent, est retrouvé mort dans la montage, lui qui la connaissait comme sa poche. Difficile de croire à un accident. Un corbeau va, d’ailleurs, faire comprendre à Vincent que rien ne semble être comme il en parait.


Karine Giebel nous emmène à la montagne, dans les gorges du Verdon, lieu sublime empli de plénitude, qui est juste magnifique.

 

Avec mon conjoint, nous avons passé des vacances dans le Verdon et nous avons été subjugués par la beauté du paysage. Les descriptions sont tellement réalistes que, moi aussi, j’y étais.

 

Je me baladais avec Vincent et Servane au sommet des montagnes, j’admirais les chamois se battant, les marmottes émergeant de leur hibernation. C’était magnifique.

 

Le personnage de Vincent est un passionné, la montagne le fait vivre, le fait respirer et c’est là qu’il peut oublier ce qu’il est : le responsable d’un suicide.

 

Comme pour ma première lecture de Karine Giebel, ses personnages sont très humains, ni des surhommes, ni des femmes parfaites. Juste des personnes comme nous, ce qui explique, à mon sens, une grande partie de son succès.

 

Son imagination noire n’est pas sans reste d’ailleurs, d’où mon impression qu’elle n’aime pas les happy end. Mais elle a beaucoup de talent et j’adore ça. Néanmoins, je suis une personne hypersensible et je ne cache pas que je finis ses romans avec la larme à l’œil.

 

Jusqu’à ce que la mort nous unisse est avant tout une histoire d’amour entre un homme et la nature, un lien indéfectible entre Vincent et Servane qui va apporter un apaisement qui se conjuguera avec son amour de la nature.

 

Le pardon est-il possible ? La vérité permet-elle de pouvoir enfin se sentir en paix avec soi-même ?

 

Je pense que oui. Toute vérité n’est pas bonne à dire mais, dans certains cas, elle permet de tourner une page et apaiser un esprit tourmenté. C’est ainsi que je pourrai résumer l’esprit de ce livre.

 

Karine Giebel est dotée d’un talent indéniable et d’une imagination sans faille. Sa façon de présenter des hommes et femmes normaux, dont la vie peut être celle de n’importe lequel de ses lecteurs permet à son lectorat de se sentir proche de l’histoire.

 

Son succès n’est plus à chercher, il est acquis et je suis vraiment devenue une fan de cette auteure.

 

Jusqu’à ce que la mort nous unisse est un très bon polar français qui vous émerveillera par la qualité des décors et vous marquera par la justesse des personnages.

 

Très bonne lecture à vous.

 

Marjorie
 

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