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Janine Pham

Janine Pham

L’histoire :

 

Janvier 1979, Cambodge. Les vietnamiens viennent de libérer le pays de l’oppression des Khmers rouges. Il faut maintenant se reconstruire.

Reconstruire le pays, les familles. Car rien n’est plus comme avant. Des familles sont décimées, des milliers de personnes sont séparées des leurs.

Comment réussir à vivre quand, pendant 4 ans, la population a été asservie et que tout était interdit ?

 

Mon avis :

Avant toute chose, je tiens à remercier Benoît Couzi qui m’a donné la chance de découvrir cette pépite de Janine Pham. Je vous invite vivement à cette lecture qui changera votre vision de la liberté, telle que nous la vivons actuellement.

Janvier 1979. Cambodge. Le pays sort de 4 années d’oppression totale sous la dictature des Khmers Rouges, dont le plus célèbre dirigeant fut le tristement connu Pol Pot.

Tout était interdit : rire, pleurer, penser, s’habiller en couleur, avoir les cheveux longs, exister…

Les vietnamiens libèrent le pays mais le plus difficile reste à venir : la reconstruction du pays et de la population. Des familles entières ont été décimées, déchirées, séparées.

Comme Seng, qui a perdu toute sa famille et qui va découvrir que sa dernière fille, Samana, est finalement en vie. Il va partir à sa recherche de camp en camp.

Ou encore Sovann, qui va sauver la vie d’une petite fille et la protéger, au péril de sa vie, en la gardant à ses côtés, petit rayon de soleil dans un monde sombre.

Le plus grand don de Janine Pham est sa capacité à embellir ce qu’il y a de plus sombre dans son roman. Ses descriptions du pays, martyrisé par l’Homme, vous entraîneront au loin, à l’abri dans un cocon de douceur créé par sa plume si magique.

Par ce livre, Janine Pham combat l’oubli et nous présente ce que l’Homme peut imaginer de pire pour asservir son semblable, mais sous une forme tellement subtile que cela s’infiltre dans notre esprit en douceur.

Une scène en particulier a attiré mon attention tant elle fut marquante. Une bénévole d’un camp, après avoir lavé une petite réfugiée, lui demande de choisir des vêtements dans une pile pour s’habiller.

Cette petite fille ouvre des grands yeux devant cette masse de couleur, tellement stupéfaite qu’elle ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil par-dessus son épaule pour s’assurer qu’on ne l’espionne pas.

Cette simple vue des couleurs la met dans une joie immense qui emplit son cœur d’un bonheur non feint. Pour nous, occidentaux qui avons tout eu, cela peut laisser perplexe. Mais pour cette petite fille, qui dès sa naissance s’est vue tout interdire, cette vue est l’équivalent du Graal.

Cette scène est émouvante et décrit par l’auteure d’une façon magnifique.

Ce livre ne laisse pas le lecteur indifférent et nous sortons de cette lecture avec le cœur rempli d’une grande tristesse mais, également, d’une bienveillance nouvelle, d’une pensée nouvelle qui nous fait dire qu’il faut savoir apprécier ce que l’on a car, malheureusement, tout le monde n’a pas cette chance.

Je suis ravie de cette découverte et je vous invite à lire ce livre de Janine Pham, qui vous emmènera, telle une balade de douceur, dans les méandres de ce magnifique pays qu’est le Cambodge.

 

Marjorie

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La maison du pasteur

Christelle Morize

Christelle Morize

L’histoire :

 

Une série de meurtres sanglants frappe une petite ville américaine, laissant perplexe Steven Carter, le shérif. Elle ressemble à une vague de meurtres ayant eu lieu il y a 20 ans.

Après un appel de l’un de ses amis, agent du FBI, Steven Carter se laisse persuader de faire appel à une équipe de chasseurs de fantômes.

A leur arrivée, il faudra à l’équipe beaucoup de courage pour trouver le fin mot de l’histoire. S’agit-il d’un copieur ? Ou les bois sont-ils en présence d’un esprit ?

 

Mon avis :

Nouvelle découverte amazon pour ce roman de Christelle Morize que j’ai dévoré d’une traite. C’est une histoire assez courte (moins de 150 pages) mais intense à lire.

Pour ceux qui me lisent (merciiiiiii beaucoup), vous avez pu voir que j’avais fait quelques belles découvertes grâce à ma kindle et je suis ravie d’en avoir fait une nouvelle à vous présenter.

L’histoire débute avec la découverte d’un nouveau corps qui laisse le shérif Carter perplexe. Plusieurs hommes ont été retrouvés morts dans les bois de sa petite ville, mutilés affreusement. Tout ceci rappelle une vague de meurtres similaires ayant eu lieu il y a 20 ans.

Le centre des meurtres se situe dans les bois, dans lesquels se trouve une maison abandonnée, connue comme étant la maison d’un pasteur disparu il y a des années.

Le shérif se laisse persuader de faire appeler à Connor et son équipe, spécialisés dans les enquêtes paranormales. C’est le début d’une chasse aux fantômes mais, surtout, à la vérité.

Qui a tué ces hommes et ceux il y a 20 ans ? Quel est le rapport avec le pasteur disparu ?

Beaucoup d’histoires circulent, des légendes urbaines. Qui a tort ? Qui a raison ?

Petite histoire mais grand livre. Dans la mouvance des histoires de poltergeist et autre revenant, La Maison du Pasteur s’inscrit dans ce mouvement en vogue et trouve son public sans difficulté.

L’écriture est fluide et sans lourdeur. La plume est très agréable à lire. Les descriptions sont très réalistes, permettant au lecteur d’imaginer les lieux sans difficulté. Concernant les personnages, ceux-ci sont attachants et forment une équipe soudée.

J’ai beaucoup aimé les échanges entre les cousins qui font souvent sourire, achevant de donner beaucoup de réalisme à cette histoire.

Tout est réuni dans cette histoire pour passer un très bon moment de lecture : une histoire bien imaginée, des personnages attachants et réalistes, un lieu sombre et chargé.

Je vous invite vivement à prendre le temps de lire ce roman de Christelle Morize, dont le talent ne peut que s’épanouir et s’affiner au fil des bouquins.

Christelle, j’espère qu’il y aura une suite… J’ai hâte de retrouver Connor et son équipe.

 

Marjorie

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Le couloir des âmes (tome 1)

Julie JKR

Julie JKR

L’histoire :

 

Claire Porter a 18 ans et vit dans une petite ville des Etats-Unis avec sa grand-mère Millie et son meilleur ami, Lucas. Elle n’a jamais connu son père et sa mère a disparu du jour au lendemain sans laisser de traces.

Le jour de son bal de promo, sa grand-mère décède brutalement et lui laisse une lettre, à n’ouvrir qu’après sa mort.

Là, elle va découvrir des traces de son passé, sous la forme de lettres signées des initiales LM entre autre et, pour tenter de trouver les éléments manquants, elle décide de partir en France à la recherche de ce qui comblerait les vides de sa vie.

Où est sa mère ? Qui est LM ? Que va-t-elle découvrir ?

 

Mon avis :

Ce roman est une nouvelle découverte Amazon d’une jeune auteure auto éditée, dont Le couloir des âmes est la première œuvre.

Le titre a attiré mon attention et j’ai été happée par la 4ème de couv. Pour un premier roman, dans l’ensemble, c’est plutôt réussi.

L’histoire débute aux côtés de Claire qui, à 18 ans, voit sa vie réduite à sa grand-mère, Millie, et Lucas, son meilleur ami qu’elle garde jalousement pour elle. Elle ne connait pas son père et sa mère a disparu.

Subitement, sa grand-mère décède la laissant seule, avec beaucoup d’interrogations quand, par la suite, elle reçoit une lettre de Millie à n’ouvrir qu’après sa mort.

C’est là le point de départ de l’histoire. Claire va découvrir un coffre contenant des affaires de sa mère, entre autre des lettres d’amour signés d’un certain LM. Claire va se rendre compte que sa mère entretenait une histoire d’amour avec un français mais sans donner suite.

Elle trouvera entre autre un pendentif et un journal, sans trop savoir ce que ça concerne.

Sa quête de la vérité va l’emmener en France, sans Lucas qui, mystérieusement, ne la soutient pas autant que d’habitude. Cela cacherait-il quelque chose ?

Jusque-là j’ai été plutôt captivée par l’histoire. Après tout, tout est réuni pour un bon suspens. Une personne disparue, des lettres d’amour, un collier mystérieux, un journal qui l’est tout autant.

Arrivée en France, tout va s’enchaîner à une vitesse folle.

L’histoire est bonne, le rythme aussi et le personnage de Claire est touchant. Mais, clairement le personnage de Lucas m’a donné des sueurs froides dès le début. Il me mettait mal à l’aise car je sentais quelque chose de pas net chez lui.

Pour un premier roman, le pari est plutôt réussi. Je vais lire la suite des aventures de Claire, que je ne peux décemment pas laisser dans cette position, sans savoir ce qui va lui arriver.

J’en ai souvent parlé dans certaines de mes chroniques, je trouve vraiment bien qu’Amazon aide ainsi à promouvoir les auteurs qui s’éditent eux-même. Il est toujours difficile de se faire un nom parmi les géants de l’industrie littéraire. Mais, certains prouvent que l’on peut réussir, quel que soit la façon qu’on se fasse connaître.

Le plus important est d’y croire et de trouver son public, qui sera le plus fidèle soutien d’un auteur.

Julie JKR, je vous dis bravo pour ce premier opus et de continuer ainsi. Petit bémol : attention aux fautes sur les ebook.

En route pour le tome 2.

 

Marjorie

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Le club Jane Austen

Karen Joy Fowler

Karen Joy Fowler

L’histoire :

 

Ils sont 6. Un homme et 5 femmes. 6 personnes qui décident de se retrouver dans un club de lecture autour de leur passion commune pour la romancière Jane Austen. 6 personnes pour autant d’œuvres publiées.

Chacun à leur façon se retrouve dans l’un de ses romans et aime vivre les aventures des héroïnes de Jane Austen.

Mais, au final, et si la plus grande aventure était la vie elle-même ?

 

Mon avis :

Quelle bonne idée que celle de fonder un club de lecture autour d’une passion commune pour un auteur et pouvoir échanger à l’infini sur son œuvre. En général, j’aime le principe des clubs de lecture ou de lecteurs. J’aime l’idée d’échanger sur ce qu’on lit, pourquoi untel aime ce livre et pas nous, pour quelle raison.

C’est un échange riche pour tous les participants.

Dans ce roman, le moteur est Jane Austen et son univers littéraire. Il y a Jocelyn, à l’origine de ce groupe, une femme au caractère trempé et un cœur énorme.

Il y a Sylvia, amie de longue date de Jocelyn, qui se retrouve quittée après 30 ans de mariage et qui se demande comment sera sa vie maintenant, et Allegra sa fille, à la vie tumultueuse. Il y a Bernadette, sexagénaire, mariée à de multiples reprises, toujours autant amoureuse de la vie.

Il y a aussi Prudie, une jeune femme professeur de français à l’enfance pas joyeuse et qui rêve sa vie plutôt de la vivre.

Enfin, il y a Grigg, le seul homme du groupe, petit dernier d’une famille de 4 enfants, dont 3 filles et qui a dû réussir à trouver sa place dans ce monde féminin, tout en réussissant à devenir un homme.

Ce livre est très drôle et agréable à lire. Les personnages sont Monsieur et Madame tout le monde, permettant à chaque lecteur de s’identifier à l’un de nos protagonistes.

A leur façon, nos 6 héros n’ont pas eu des vies faciles. Alors, pour réussir à mieux accepter les vicissitudes de leurs existences, ils vivent à travers les aventures de leurs héros littéraires.

Après tout, moi-même, quand je ne suis pas bien, j’avoue qu’un bon roman me permet de retrouver le sourire ou encore de me remonter le moral.

Mais, au fur et à mesure de l’avancée du roman, ils se rendent compte que la plus grande aventure est la vie elle-même, qu’il suffit de voir différemment ce qui arrive.

Et si Prudie, au lieu de penser qu’elle vit quelque chose, elle le vivait véritablement ? Et si Sylvia, au lieu de se morfondre suite au départ de Daniel, se décidait à vivre pour elle ?

Tant de questions qui vont germer dans l’esprit de nos héros au fil de notre lecture. Des questions que nous, lecteurs anonymes, pourrions très bien nous poser également.

Ce livre m’a plu car il apporte une bouffée d’oxygène et de rire dans l’existence. Il présente des personnes humaines, tout ce qu’il y a de normal, des gens que nous pourrions rencontrer dans la vie.

Ce roman est très bien écrit et vraiment agréable à lire. Il est un coup de cœur de l’année 2017, une belle découverte comme on les aime, une lecture qui, quand on tourne la dernière page, nous laisse le sourire aux lèvres et l’envie de le partager autour de nous.

Marjorie

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La maison hantée de Sallie

Debra Pickman

Debra Pickman

L’histoire :

 

Quand, en 1992, les Pickman emménagent dans une maison afin de pouvoir s’installer confortablement avant l’arrivée de leur premier enfant, ils n’imaginaient surement pas que, à peine un an plus tard, ils partiraient en catastrophe de chez eux.

Dans cette maison, ils vont vivre des mois difficiles, aux prises avec ce qu’ils pensent être le fantôme d’une petite fille appelée Sallie.

Leur maison sera le centre de l’attention de chasseurs d’esprits, leur histoire fera le tour des Etats-Unis.

Des années plus tard, Debra Pickman décide de mettre sur papier leur histoire.

C’est comme ça que naîtra ce roman

 

Mon avis :

Ce livre a pour thème une histoire vraie. Vous pouvez chercher sur internet, fureter sur les sites spécialisés. Les Pickman existent et ils ont véçu une sorte d’Amityville en moins sanglant. Les mois passés dans cette maison pendant l’année 93/94 ont marqué toute leur famille et leurs amis proches.

Ce livre est aussi bien une forme de thérapie pour l’auteure qu’un témoignage pour les personnes victimes, comme eux, de ce genre de phénomènes. Bien entendu, certains de ceux qui ont lu ce livre trouveront que ce ne sont que des inventions, des mensonges proférés par les Pickman.

Force est tout de même de constater que les preuves sont là. Après la lecture de ce livre, je suis allée fureter histoire de voir ce que je trouvais. Je vous invite à aller visiter le site officiel des Pickman (http://thesalliehouse.com) et de naviguer dessus.

Je suis également tombée sur un très bon site internet relatant l’histoire des Pickman, y incluant des photos prises montrant, entre autre, les griffures apparues sur le dos de Tony (http://www.mindshadow.fr/maison-hantee-sallie).

L’histoire est effrayante et je suis choquée de voir ce qu’ils ont subi, surtout Tony. Il a été la personne la plus touchée par ces apparitions au court de ces mois passés dans la maison. Il a subi les apparitions physiques, à la différence de Debra, qui ne « subissait » que le côté plaisant de cette histoire (selon ses propres termes).

Quand Debra pensait converser avec une fille de 5 ans, Tony se faisait attaquer par ce qui semble être une femme plus âgée, dont la présence le perturbait au plus haut point.

Il en est même venu à douter de sa santé mentale. Debra Pickman le reconnait elle-même plusieurs fois dans son roman. Elle n’a pas été assez présente et compréhensive avec son mari. D’ailleurs, elle le dit à un moment, selon une tournure qui m’a dérangé, en précisant que quand les apparitions/phénomènes subis par Tony avaient lieu qu’avec lui, sans qu’elle en soit témoin, elle avait du mal à le croire ».

De plus, et je l’ai lu à plusieurs reprises, la présence de Tony est beaucoup trop minimisée. Il a été la victime numéro 1, celui qui dès le début a senti le négatif de cette histoire, celui qui a souffert physiquement, mais son témoignage est quasiment inexistant.

1 page lui est consacrée et c’est tout. C’est ce que je reproche à ce livre. Il ne nous est exposé que le point de vue de Debra, qui est sensiblement différent de celui de Tony. Je trouve cela dommage car ça apporte un décalage entre les dires des époux.

Debra Pickman a longtemps tenté de minimiser ce que son mari voyait ou vivait. Il a fallu qu’elle se rende compte à quel point il était en danger pour enfin accepter de déménager. Mais même après, loin de la maison, Tony en a été changé, au plus profond de son âme.

Ceux qui me connaissent savent à quel point je crois en tout ceci, aux maisons hantées et aux esprits. Ce livre m’a beaucoup parlé et je trouve que c’est une très bonne idée de l’avoir écrit. Même si beaucoup de sceptiques vont se moquer en lisant ça (je vis même avec l’un d’entre eux….), j’assume ce que je pense et mes croyances.

N’hésitez pas à le lire pour vous faire votre propre opinion sur la question.

Mensonge ou réalité ?

 

Marjorie

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Nymphéas noirs

Michel Bussi

Michel Bussi

L’histoire :

Il était une fois un petit village bucolique appelé Giverny, fief du célèbre Claude Monet, bordant l’Epte et sentant bon le calme. Jusqu’au jour où un corps est retrouvé au bord du ru. Il s’agit de Jérôme Morvan et il semble avoir été tué.

Fraîchement muté en Normandie, l’inspecteur Sérénac se retrouve embarqué dans une histoire où faux semblants et mensonges cohabitent.

3 femmes semblent mener la danse et être étroitement liées : une gamine de 11 ans, douée pour la peinture, l’institutrice, victime de sa beauté, et une vieille femme qui voit tout et entend tout, mais que l’on ne voit pas.

Quand le calme d’un village cache le mal à l’état brut…..

 

Mon avis :

Me revoilà dans l’univers Bussi avec ce roman brillant que j’ai dévoré. J’adore me balader en Normandie, en compagnie de cet auteur, qui connait si bien cette région où moi-même je vis.

Pour tout dire, j’avais même envisagé d’acheter à Giverny mais, vu l’influence de touristes, nous avons préféré acheter dans un petit village avoisinant. Lire Bussi en Normandie, c’est comme si je partais à vélo un samedi matin.

Ce livre est une narration effectuée par la vieille femme qui voit tout, en haut de sa tour, mais que personne ne semble voir. Au petit matin, un corps est découvert, celui de Jérôme Morvan, médecin volage et très sûr de lui. Sur son corps, on trouve une carte postale fêtant l’anniversaire d’un enfant.

L’inspecteur Sérénac est dépêché sur place. Sa tâche se complique quand il croise le chemin de Stéphanie, l’institutrice du village, dont il va tomber instantanément sous le charme, allant jusqu’à donner l’impression de fausser son jugement.

Le problème de Stéphanie est son mari, Jacques, ultra jaloux et possessif. Cela pourrait-il l’avoir poussé au meurtre ???

Dans le même temps, Fanette, jeune fille de 11 ans dont le début de vie ne semble pas facile, fait la connaissance de James, un vieil américain qui va la pousser à exploiter son don inné pour la peinture et lui prodiguer moults conseils, donnant ainsi une bouffée de joie dans la vie de cette petite fille.

L’enquête semble s’orienter sur 3 pistes possibles : les femmes, les tableaux et les enfants. Grâce à Silvio, adjoint méticuleux de Sérénac, l’enquête va progresser doucement mais sûrement et permettre de mettre les policiers sur de bonnes pistes.

L’histoire vous prend aux tripes, elle vous rend addict, elle est méticuleuse et très bien construite.

Jusqu’au bout, il est difficile d’avoir une idée précise de l’envers du décor. Nous suivons le rythme de l’enquête mais sans avoir d’idée précise de la solution, de la vérité.

Comme toujours avec Michel Bussi, nous sommes transportés à son gré, nous voguons d’une hypothèse à une autre, d’une idée à une autre. Nous nous attachons aux personnages, comme Fanette et son ami Paul, tellement amoureux l’un de l’autre à 11 ans. Ou encore Stéphanie, si triste dans cette vie qu’elle ne vit pas finalement, tellement à rêver d’une nouvelle vie qu’elle ne peut que rêver.

Ces portraits de femme, à différents stades de vie, sont fascinants. Chacune a souffert ou souffre, leurs vies ne sont pas ce qu’elles voulaient, mais elles demeurent fortes et sont admirables.

Il est toujours un peu difficile, quand on a adoré un roman, de trouver les mots justes pour vous donner envie de le lire ou de savoir dire le minimum sans spoiler. Michel Bussi n’est plus à présenter tant son talent est reconnu par-delà nos frontières.

Alors je dirai ceci. Nymphéas noirs est un roman policier sur fond d’intrigues, de mensonges et de faux semblants. Rien n’est ce qu’il paraît, comme un jeu de miroirs déformants. Sa lecture vous scotchera sur place. Les personnages de femmes sont sublimes. Les lieux le sont tout autant et il vous faudra atteindre les toutes dernières pages pour connaître la vérité.

Très bonne lecture à vous.

 

Marjorie

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La légende des templiers - la vallée (tome 7)

Paul Christopher

Paul Christopher

L’histoire :

Après leur épopée plus qu’explosive en Russie, Doc et Eddy s’en vont à Cuba, île natale d’Eddy, afin d’aller à la recherche du frère de ce dernier, mystérieusement disparu.

Sur place, ils se rendent compte de l’existence de la Confrérie des Chevaliers du Christ, ordre ayant succédé à l’ordre du Temple, et de son activité florissante sur l’île.

Quel lien peut-il y avoir entre cette Confrérie, la disparition du frère d’Eddy et Kate Sinclair ?

 

Mon avis :

Tome 7 de la saga de Paul Christopher qui a pour décor Cuba et ses plages de sable fin.

1312, le Pape Clément V, fervent opposant aux Templiers, ordonne la dissolution de l’Ordre, la confiscation de leurs richesses et la mise à mort des membres. Certains s’enfuiront et, plusieurs années plus tard, l’Ordre du Christ est créé.

Il est dit que cet Ordre, qui reçoit la protection du Roi du Portugal, aurait été aux côtés de Christophe Colomb lors de sa traversée de l’Atlantique. De cette quête, l’île de Cuba aurait été découverte par ce dernier, en faisant une colonie espagnole au 15ème siècle.

C’est dans ces circonstances que nous retrouvons Doc et Eddy qui, après avoir foutu un véritable bordel en Russie (n’ayons pas peur de le dire n’est ce pas), vont faire le chemin inverse pour aller à Cuba, tenter de retrouver le frère d’Eddy qui a disparu.

A peine arrivés sur l’île, ils découvrent la corruption à un niveau difficilement égalable et se mettent en quête d’éléments permettant de localiser Domingo.

Dans le même temps, Kate Sinclair, encore et toujours elle, semble préparer un coup d’état sur l’île afin de pouvoir placer ses pions et, pour ce faire, se prend à manipuler les plus hautes sphères pour arriver à cette fin.

La manipulation de cette femme semble sans limite mais, encore une fois, Doc et Eddy sont en travers de sa route.

Nos deux amis vont devoir jongler avec les obstacles mis sur leur route pour retrouver Domingo, les agents de la CIA et du MI6, les sociétés privées de sécurité et tenter d’arrêter un possible attentat terroriste…

Du menu frottin pour nos deux héros.

Ce tome 7 est riche en rebondissement et en action. Rien ne s’arrête, sans oublier un savant cours d’histoire passionnant sur Cuba et sa découverte. Paul Christopher est une encyclopédie à lui tout seul.

Ce nouveau tome a trait aux templiers mais de façon un peu plus éloignée que d’habitude. Néanmoins, son contenu reste passionnant et se lit sans difficulté. J’ai apprécié l’évolution de l’amitié entre Eddy et Doc, ainsi que d’en apprendre un peu plus sur lui.

L’histoire ne s’essouffle pas, le rythme reste intense, l’histoire passionnante, les personnages attachants.

Encore une belle histoire à lire.

 

Marjorie

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La malédiction de Toutânkhamon

Christian Jacq

Christian Jacq

L’histoire :

La découverte de la tombe de Toutânkhamon en 1922, par le célèbre Howard Carter, entraîna bon nombre de rumeurs et son lot de morts autant inexpliquées que soudaines.

De nos jours, 5 personnes trouvent la mort dans des conditions étranges, 5 morts revendiqués par le fantôme de Toutânkhamon, le tout accompagné d’une mise en garde. Quiconque touchera à sa dépouille sera tué.

Histoire ou réalité ? Mythe ou machination ? Qui en veut à l’expédition au point de tuer tous ses membres ?

Il faudra tout le talent du duo Higgins/Marlow pour démonter la machination mise en place.

 

Mon avis :

A tous les fans, je vous annonce qu’il s’agit bien d’une nouvelle histoire inédite de Christian Jacq, non publiée sous le nom de JB Livingstone, ce qui est une très bonne nouvelle.

Une momie qui tue 5 personnes à Londres, voilà qui attire l’attention des médias et politiciens en tout genre. Une momie qui revendique les meurtres et met en garde les personnes qui oseraient vouloir profaner son corps.

Il en faut plus pour effrayer notre duo qui se retrouve sur cette enquête tout de même particulière.

Toute l’équipe de Jennifer Stowe est retrouvée assassinée, à l’arme blanche pour cette dernière, par le poison pour les autres. Qui pouvait en vouloir autant à ces personnes pour tous les tuer ?

Telle est la question que se pose Higgins. Pour y répondre, nos deux policiers du Yard vont devoir enquêter dans le milieu fermé de l’égyptologie pour tenter de démêler le vrai du faux.

Je suis ravie de pouvoir découvrir une nouvelle enquête de notre improbable duo Higgins/Marlow, dans le Londres moderne auquel s’est parfaitement accoutumé ce dernier d’ailleurs.

Je suis ravie de voir évoluer encore un peu plus nos personnages intemporels, que je suis depuis de nombreuses années. Et quoi de mieux qu’une possible malédiction de momie vieille de plusieurs siècles…

Higgins, fidèle à lui-même, va démonter un à un les mensonges qui jalonnent le chemin de la vérité. Grâce à l’intelligence de Marlow, nos deux héros vont trouver la vérité cachée et ne pas laisser impuni ces 5 meurtres odieux.

Christian Jacq ravit le cœur de ses fans avec cette nouvelle enquête dans le Londres de maintenant de notre duo intrépide à qui rien ne résiste.

Très bonne lecture.

Marjorie

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