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Le ferry

Mats Strandberg

Mats Strandberg

Ce week end, c’était THE week end à mille !!!!!!!!!!!!

Je ne pouvais pas ne pas y participer. Je me suis faite une PAL de plusieurs livres afin de pouvoir piocher dedans selon mes envies. Et mon premier choix s’est porté sur le Ferry du suédois Mats Strandberg.

J’ai acheté ce livre il y 2 ou 3 semaines, suite à un coup de cœur pour la couv. J’ai adoré cette image plutôt sanglante, impression qui s’est trouvée confirmée après lecture de la 4ème couv.

Je l’ai fini cette nuit, pour enfin connaître la fin et m’endormir tranquillement.

 

L’histoire :

Un ferry. 1200 personnes. Une traversée qui s’annonce calme. Une traversée comme une autre pour le personnel rodé de ce bateau. Un voyage qui relie la Suède à la Finlande. Pendant 24 heures, les passagers vont oublier qui ils sont, leur vie, leurs soucis.

Ce qu’ils ne savent pas, c’est que quelque chose rôde dans le bateau, quelque chose de malsain, de sanglant.

Les phénomènes étranges vont commencer à se dérouler. Une nuit macabre s’annonce. Alors que certains vont tout faire pour aider leur prochain, certains vont révéler le côté le plus sombre de leur personnalité.

Comment s’en sortir quand on est sur un bateau en pleine mer ? Ce ferry va se transformer en tombeau.

Mais, doit-il arriver à bon port ? Telle est la question.

 

Mon avis :

On est très loin de la Croisière s’amuse !!!!

Ce livre est très intéressant à lire et sa construction est particulière, caractérisée par une succession de chapitres, certains très courts d’à peine quelques lignes, concernant certains passagers et la vie du bateau en général.

Nous suivons ainsi l’histoire vue par plusieurs personnages, à travers leurs yeux.

Nous avons Marianne, femme d’une soixantaine d’années, usée par la vie. Albin, jeune vietnamien adopté par un couple, à l’intelligence développée et n’arrivant pas à trouver sa place. Calle, ancien du ferry, qui organise la demande en mariage pour son conjoint. Ou encore Dan, artiste raté vieillissant qui se retrouve à ruminer sa vie en tant qu’animateur.

L’histoire débute plutôt lentement et prend vie à son rythme. Pour certains, cela peut paraître très long mais, au final, je me rends compte que ceci est volontaire. Nous avançons au rythme du ferry, de la nuit qui s’annonce.

Ces personnes, pendant 24 heures, vont oublier leurs problèmes et se vider la tête. Ils sont très humains, comme nous tous.

L’auteur a très bien réussi à brouiller les pistes car, pour ma part, j’avais une idée de ce mal qui va rôder dans les couloirs du ferry et, qu’après avoir découvert ce qui se cachait, j’ai été très surprise.

C’est comme une immense contagion qui va se déployer dans tout le bateau.

L’auteur a dit que sa lecture de Stephen King l’avait marqué dans sa jeunesse et donné l’envie d’écrire en ce sens. Je dois avouer que c’est plutôt bien réussi. Je me suis retrouvée en présence d’un livre dans la mouvance King, un rejeton de The Mist.

Ce livre est accrocheur et rend addict. On s’attache aux personnages, on a peur avec eux, on leur souhaite de survivre et de pouvoir s’enfuir. La touche de mystère est distillée au fur et à mesure des pages.

L’auteur écrit magnifiquement bien et ses descriptions sont très vraies. Nous sommes scotchés à notre livre quand la contagion prend une telle ampleur que l’idée de survivre devient une obligation.

J’avoue avoir fermé le roman et m’être dit que je ne mettrai jamais les pieds sur un bateau après ça…. Mon imagination a travaillé à plein régime.

En résumé, le Ferry est un très bon roman de frisson suédois, dans la mouvance de Stephen King, qui va vous glacer le sang et vous scotcher à votre siège.

Quand un bateau devient un tombeau, il n’y a qu’un pas….

Marjorie

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Feuillets de cuivre

Fabien Clavel

Fabien Clavel

L’histoire :

Paris 1872. Le cadavre d’une femme, atrocement mutilé, est trouvé dans les rues de Paris. Le premier d’une longue série. Ragon, policier obèse à l’intelligence développée par la lecture intensive, se met en chasse du meurtrier.

Il va falloir toute l’intelligence et l’obstination de Ragon pour découvrir le fin mot de cette histoire.

 

Mon avis :

Ce livre est vraiment très particulier comme genre : du steampunk. Ce courant littéraire, dont on dit qu’il a pris naissance dans les années 80, caractérise un genre de livre dont l’histoire se passe à l’époque victorienne et où se mêlent des éléments futuristes.

On y mêle l’histoire réelle avec des idées futuristes.

Dans ce roman, l’histoire débute par notre rencontre avec le héros de ce livre, Ragon.

Policier obèse qui va s’éprendre d’une prostituée, qu’il épousera, Ragon compense son physique par une intelligence très développée par la lecture. Dévoreur de roman, Ragon est capable de résoudre ses enquêtes grâces aux livres.

Après avoir résolu sa première enquête, Ragon va se retrouver entraîner dans une course contre la montre décidée par un esprit dérangé et malade.

Je n’avais jamais lu ce genre de romans et j’avoue avoir été emballée. J’aime beaucoup l’idée de mélanger faits historiques et imaginaire déluré.

Le personnage de Ragon est tout à fait exceptionnel et très attachant. Cet homme, dont l’esprit va disparaître en même temps que son épouse chérie, n’aura de cesse de mettre à bas les tueurs et manipulateurs en tout genre.

La plume de l’auteur est très belle à lire et soutenue, ce qui n’est pas trop étonnant quand on sait que Fabien Clavel fut enseignant en français jusqu’en 2011. Son imagination sans borne se ressent dans son écrit.

J’ai très envie de découvrir le reste de son œuvre, tant ma lecture de Feuillets de Cuivre a marqué mon esprit.

J’ai eu l’impression de me retrouve dans le monde de Vidocq, quand il part à la recherche d’un tueur qui extraie l’essence de vierges pour la transformer en élixir de vie éternelle, dans le Paris du 18/19ème siècle.

Feuillets de cuivre fut une belle découverte (merkiiii mon groupe de lecture pour ça) que je conseille à tout le monde car, à mon sens, tout type de public pourra l’aimer.

Marjorie

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La librairie de l'île

Gabrielle Zevin

Gabrielle Zevin

L’histoire :

Lorsqu’AJ, libraire sur une petite ile aux larges des côtes américaines, trouve un bébé abandonné sur le pas de sa porte avec un petit mot de la maman, son premier réflexe est de craindre une perturbation dans sa vie.

Sa femme est morte il y a peu, sa boutique sombre financièrement pendant que lui a sombré dans l’alcool. Rien ne lui donne envie de vivre.

Contre toute attente, AJ va s’attacher à la petite Maya et la prendre en charge.

Et si ce bébé était une seconde chance pour cet homme abîmé par la vie ?

 

Mon avis :

La lecture de ce roman m’est apparue comme une évidence le jour où je suis tombée nez à nez avec cette couverture et après lecture de la 4ème de couv. Une librairie sur une ile, un homme bougon et vieux avant l’heure, un bébé abandonné dont on souhaite plus que tout qu’elle grandisse entourée de livres….

Il ne m’en fallait pas plus. Et quelle lecture ce fut !

Nous débutons l’histoire en compagnie d’AJ et d’une toute jeune représentante d’une maison d’édition, dont c’est la première venue sur l’ile. Et je dois bien avouer que ce fut explosif, pas vraiment dans le bon sens du terme.

AJ est aigri. Il a perdu sa femme, il est en train de perdre sa librairie, il n’a plus goût à grand-chose, sauf celui de se noyer chaque jour un peu plus dans l’alcool. Jusqu’au jour où son chemin va croiser celui de Maya, adorable petit bébé de 25 mois, laissée par sa mère avec un petit mot disant sa volonté que sa fille, dont elle ne peut plus s’occuper, vive entourée de livres et de passionnés de lecture.

Sa première réaction de dégoût passée, AJ se prend d’une véritable passion pour ce bout de chou, au point de chercher à l’adopter légalement. Et si la vie lui offrait une seconde chance ?

C’est ainsi que nous allons suivre l’évolution de ce petit bébé et de la voir grandir au sein d’une famille aimante et tendre à son égard.

J’ai adoré cette lecture, légère et enivrante, dont les personnages sont très attachants. L’histoire est originale et bien écrite. Tout est réuni pour un grand moment d’humour et de convivialité. Maya va changer beaucoup de vies, sans en avoir conscience et quand, au final, nous découvrons que tout est lié, rien ne nous étonnera.

Ce livre fait partie de ces découvertes coup de cœur qui ont enchanté mon esprit et que je conseille régulièrement autour de moi.

Lire ce livre apporte beaucoup de bonnes choses, c’est un pansement à l’âme, c’est une ode à la famille et à l’amour, une ode à la seconde chance, qui peut arriver sans prévenir et concerner tout le monde.

C’est une lecture joyeuse. A lire sans modération….

Marjorie

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L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes

Karine Lambert

Karine Lambert

Elles sont 5, de tous les âges, de tous les styles.

Il y a Rosalie, accro au yoga et qui ne peut oublier François. Il y a Simone, qui a élevé seule son fils Diego après avoir fui l’Amérique Latine et le père infidèle. Il y a Giuseppina, sicilienne mariée de force jeune et mère d’une fille qui lui a été enlevée par ses propres frères. Il y a encore la Reine, ancienne étoile de l’Opéra, dont le corps ne lui obéit plus et qui a imaginé cet endroit.

Tout va bien jusqu’à l’arrivée de Juliette, boule d’énergie et de vie, qui remet en question le fondement même de l’immeuble :

« aucun homme »

 

Juliette, que la vie n’a pas épargnée. Fille de parents centrés sur eux-mêmes et qui a un besoin maladif d’amour pour se sentir vivre.

Ce livre me donnait envie depuis très longtemps, le titre me plaisant tellement. Et je dois dire que je suis enchantée par sa lecture. Les personnages sont complètement drôles et attachants.

Ces 5 nanas et Jean-Pierre (le chat !!!) mènent une vie tranquille, dans laquelle elles ont banni, non pas l’amour mais les désillusions qu’il peut occasionner.

Chacune a souffert, de façon différente, de l’amour. A cause d’un homme, d’un père, d’un frère… Leur choix de vivre leur a permis de reprendre le contrôle d’une vie qu’elles pensaient ne plus pouvoir continuer ainsi.

Les échanges entre les personnages sont vifs et joyeux, mais aussi empreints d’une grande profondeur émotionnelle. Elles se comprennent, elles se complètent.

On peut se demander ce qui pourrait pousser une personne à se couper ainsi de la notion même de rencontre, pour éviter désillusions et souffrances.

Si on y réfléchit bien, cela ne paraît pas si fou que ça comme concept. Après tout, en cas de peine, on prend souvent l’habitude de se réfugier dans un cocon rassurant, quel qu’il soit. Ça peut être sa maison ou son appartement, un café, chez une amie.

Cet immeuble est comme un immense cocon protecteur et j’adore cette idée.

Ce livre est d’une gaieté folle, une ode à la vie et à la joie. La joie de vivre peut se trouver en toute chose. L’essentiel est d’y croire et de le vouloir.

Ce roman est magique. Il donne le sourire et je pense que beaucoup de lecteurs se seront reconnus à la lecture, que ce soit en un personnage ou une attitude, une parole.

Ces femmes (et ce matou) sont magnifiques. Petit clin d’œil à ce matin qui a su trouver sa place.

 

Marjorie

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Witch Hunter (tome 1)

Virginia Boecker

Virginia Boecker

L’histoire:

Elisabeth Grey a 16 ans. C’est une jeune fille toute douce en apparence et blonde comme les blés. Mais ne vous fiez pas aux apparences.

Elisabeth Grey a 16 ans et c’est une chasseuse de sorcières, guérisseurs et autres créatures humaines aux pouvoirs magiques. Elle fait partie d’un groupe d’élites, sous la direction de l’Inquisiteur du Royaume. Avec elles, sorcières et magiciens en tous genres finissent sur le bûcher.

Jusqu’au jour où sa route croise celle de Nicholas Perevil, chef de la résistance magique, dont la vie dépend de sa pire ennemie. Il n’y a qu’elle qui puisse briser la malédiction qui pèse sur lui.

Quelle voie choisira Elisabeth ? Restera-t-elle fidèle à ceux qu’elle considère comme sa famille ? Ou choisira-t-elle de suivre ceux qui sont ses ennemis (ou montrer comme tel) ?

Mon avis :

 

Je suis dans ma période monde magique et fantasy en tout genre. Ce roman ne déroge d’ailleurs pas à la règle. Découverte par hasard, cette histoire a su m’emballer au plus haut point.

Nous débutons l’histoire aux côtés d’Elisabeth et de Caleb, deux des meilleurs chasseurs du royaume, en mission secrète pour l’inquisiteur. Peu avant d’intervenir, ils assistent par hasard à une exécution.

La mission est une réussite mais Elisabeth sent bien qu’elle n’est pas au top ces derniers jours. En effet, un « problème » retient toute son attention et l’oblige à masquer la réalité de sa situation. Ce faisant, elle est surprise un soir avec sur elle des herbes qui la conduisent droit dans le bureau de son chef.

Ce dernier, alors qu’il a recueilli et former, va l’envoyer en prison et la condamner pour sorcellerie. C’est ainsi que son chemin croisera celui de Nicholas, dont la mission est de la sauver. Elisabeth aurait le pouvoir de l’aider à vaincre la malédiction qui le poursuit.

Tout ceci fait beaucoup à notre jeune héroïne qui se retrouve, soudain, à ne plus savoir quoi penser, ni quoi faire.

J’ai tout de suite accroché avec certains des personnages, comme Nicholas ou encore John, mais j’ai eu plus de mal avec Elisabeth. Je l’ai trouvé très immature dès fois, ce qui peut paraître normal vu son jeune âge. Mais, dans le même temps, elle se comporte et vie en adulte.

Mais ce bref moment est vite passé et je me suis surprise à lui souhaiter de s’enfuir et de se rallier à Nicholas et autres créatures magiques.

L’énigme est bien pensée et, telle une araignée, l’auteure tisse sa toile en douceur autour de ses personnages, ouvrant beaucoup de possibilités et apportant autant de questions que possible.

Qui est réellement Elisabeth ? Peut-elle changer les choses ? Qui est vraiment l’inquisiteur ?

Le rythme est soutenu, sans temps mort ni lenteur. Les chapitres s’enchaînent vers un dénouement qui ouvre encore plus de possibilités.

C’est là une très belle découverte livresque et j’ai hâte de lire le tome 2, en espérant ne pas être trop déçue, vu mon engouement à la lecture du premier livre.

Witch Hunter, c’est une touche de fantasy, un brin de romantisme, une perle d’humour et un très bon moment de lecture pour les fans du genre.

 

Marjorie

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Aurora Teagarden - le club des amateurs de meurtre (tome 1)

Charlaine Harris

Charlaine Harris

L’histoire :

 

Aurora est une jeune femme sans histoire, bibliothécaire passionnée et discrète mais qui cache un petit secret. Elle fait partie d’un murder club. Avec d’autres passionnés comme elle, ils se réunissent régulièrement pour présenter des affaires de crimes, non résolues, anciennes ou récentes, et ils débattent entre eux pour tenter de trouver des solutions.

Tout se passe jusqu’au soir où, avant une réunion du club, Aurora trouve le corps affreusement mutilé d’un membre du groupe. Elle semble avoir été tuée selon le mode opératoire d’un ancien meurtre.

Elle ne sera pas la première. L’un après l’autre, les membres du club semblent être la proie d’un meurtrier qui s’amuse à maquiller leur mort en s’inspirant de meurtres passés.

Qui s’attaque au club ? Qui sera le prochain ?

 

Mon avis :

 

C’est grâce à l’une des filles de mon groupe de lecture, qui se reconnaitra, que j’ai découvert cette série. Après deux Karine Giebel, dont le dernier fut très difficile à lire, j’avais besoin de légèreté.

Par un pur hasard, je suis tombée sur ce titre et l’histoire a attiré mon regard alors je me suis lancée.

Nous débutons l’histoire en faisant connaissance avec l’héroïne de ce livre, Aurora Teagarden. Une bibliothécaire d’une vingtaine d’années, avec beaucoup d’humour et un nom de famille plutôt difficile à porter. Sa passion, la lecture, son petit hobby, les histoires policières.

Elle fait d’ailleurs partie d’un club d’amateur de meurtres, un murder club, dont les membres présentent à chaque réunion une histoire réelle et tentent de trouver des indices pour résoudre l’affaire.

Un soir de réunion, un membre du groupe est retrouvé mort par Aurora. L’hécatombe va commencer, un tueur sordide ayant décidé de prendre pour cible chacun des membres du club.

Qui est ce tueur et qui sera la prochaine victime ?

Je dois l’avouer, je suis rentrée sans aucune difficulté dans l’histoire et je me suis prise d’affection pour le personnage d’Aurora, que j’ai trouvé très drôle et attachante. Mon plus grand regret est de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour devenir bibliothécaire moi aussi et j’avoue avoir vécu ma passion pour ce métier par procuration (nan nan je vous rassure, je suis saine d’esprit…).

J’ai attaché, dès les premières pages, à l’intrigue mise en place et j’ai trouvé qu’elle était très bien imaginée.

L’écriture est fluide et très agréable à lire, le style est léger, sans exagération. Chaque personnage reste plutôt humain, ce qui est agréable à lire.

L’idée d’un club d’amateur de meurtres, souvent du passé, est une idée du tonnerre je trouve. Certains doivent trouver cela glauque mais, selon moi, c’est une passion comme une autre.

Après tout, il existe bien un club d’écrivains de romans policiers, dont la grande Agatha Christie a été la présidente et qui réunissait à l’époque, entre autre, l’excellent Wilkie Collins, l’un des précurseurs du roman dit « policier ».

Cette lecture est légère mais riche en rebondissement, le prélude d’une bonne série qui va me ravir l’esprit. Je ne vais pas tarder à entamer le tome 2 d’ailleurs et retrouver, avec plaisir, Aurora pour de nouvelles aventures.

Marjorie

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Meurtres pour rédemption

Karine Giebel

Karine Giebel

L’histoire :

 

Elle est jeune, très jeune. Elle s’appelle Marianne. Pour la justice, elle est un danger public. Elle sera enfermée, à vie. Réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sureté de 22 ans. La fin d’une vie quand on a 17 ans.

Son crime ? 2 morts et une femme enceinte paraplégique à vie. Elle a tué, de sang froid, sans état d’âme.

Sa vie va maintenant se résumer à une éternité en prison. Jusqu’au jour où elle reçoit une proposition surprenante : un meurtre contre la liberté.

Un meurtre pour sa rédemption….

 

Mon avis :

 

Deux Karine Giebel à la suite, une forme de suicide de l’espoir et de la bonne humeur… Mais je suis accro, c’est horrible.

Celui-là me faisait de l’œil depuis longtemps. C’est un gros pavé à ingurgiter, dont on ne sort pas indemne d’une telle lecture.

L’histoire débute avec Marianne de Gréville, une jeune femme de bientôt 21 ans, en prison depuis 4 ans pour 2 meurtres de sang froid et avoir blessé une policière au point de la mettre dans un fauteuil roulant alors qu’elle était enceinte.

Pour ça, elle est condamnée à perpétuité avec une peine de sureté de 22 ans. En langage clair, cela signifie qu’elle passera au minimum 22 ans derrière les barreaux, sans être sûr qu’elle puisse sortir après.

En prison, elle tuera une détenue et enverra à l’hôpital une matonne…. Elle n’est pas une enfant de cœur.

Pendant les 200 premières pages environ, nous allons la suivre dans sa vie quotidienne en isolement dans la prison qui la reçoit. Etant accro à l’héro et aux clopes, elle se « prostitue » avec le gradé pour avoir ses doses…

Il faudra attendra un bon quart du roman pour entrer dans le vif du sujet. Un beau jour, Marianne a un parloir et se retrouve face à 3 hommes qui lui proposent un contrat très particulier.

En échange d’un dernier meurtre, elle sera libre. Ils la feront évader. Sur le coup, elle n’en croit rien mais sa situation, allant de mal en pis, sa seule possibilité reste d’accepter.

Elle ne va penser qu’à sa liberté future et à l’occasion qui lui sera donnée d’en profiter. Mais pourra-t-elle aller jusqu’au bout ? Sa rédemption doit-elle passer par le geste d’ôter une nouvelle fois une vie humaine ?

Je dois avouer que pendant une très grande partie du roman, je considérais Marianne comme une vraie tête à claque. C’est une sale gamine, fille d’une famille riche, qui s’encanaille à 17 ans et va gâcher 3 vies en plus de la sienne. Une partie d’elle regrette mais l’autre partie ne peut s’empêcher de se donner une image de dure pour vivre en prison.

Puis mon regard a évolué face à tant de maturité dans un si petit corps. Elle va donner des leçons d’humanité, elle la tueuse de sang froid, à des coriaces qui pensaient se servir d’elle.

Elle va surprendre le lecteur par son intelligence et sa capacité de compréhension des autres, arrivant à lire ce que les autres pensent cacher. C’est comme ça qu’elle réussira à atteindre ses compagnons au plus profond de leur être.

C’est aussi ce qui la met en danger car, finalement, elle oblige ces personnes à se montrer à nu alors qu’ils font tout pour se cacher. N’est-ce pas le propre de l’Homme de chercher à se montrer sous son meilleur jour après tout ?

Plus on avance dans la lecture et plus le rythme s’intensifiait, nous tenant en haleine dans cette sombre histoire de manipulations et de scandales étouffés ?

Marianne se révèlera être le personnage le plus intelligent et le plus fiable, à sa façon. Mais, comment pourrait-elle vivre avec une conscience aussi chargée ?  Elle comprend qu’elle ne sera jamais libre, même en dehors des murs de sa cellule.

Elle comprend que la liberté, c’est de pouvoir choisir où elle sera, non pas physiquement mais mentalement. C’est de pouvoir choisir ce qu’on fera de sa propre vie. Marianne sera libre, à sa façon, mais ce sera sa plus belle victoire, car elle décidera de sa liberté.

La fin est tout simplement très émouvante et magnifique, dérangeante aussi mais pour d’autres raisons. Je suis sortie de là très retournée et j’avoue que, depuis, je n’ai pas réussi à lire autre chose que du léger…

Âme sensible s’abstenir.

Très bonne lecture à tous.

Marjorie

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