Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

La tristesse du samouraï

Victor Del Arbol

Victor Del Arbol

L'histoire :

 

Mise élégante et port altier, une femme arpente les quais de la gare de Mérida au petit matin. Des passagers apeurés n'osent croire que la guerre est finie, mais Isabel fait partie de la caste des vainqueurs et n'a rien à redouter des phalangistes arrogants qui battent le pavé en ce rude hiver 1941. Elle presse la main de son plus jeune fils et écrit à l'aîné, qu'elle s'apprête à abandonner, les raisons de sa fuite. Le train pour Lisbonne partira sans elle, l'enfant rentre seul chez son père, obnubilé par le sabre qu'un homme vient de lui promettre. Il n'est encore qu'un petit garçon vulnérable très attaché à sa mère. Et Isabel disparaît pour toujours.

Des années plus tard, une avocate envoie sous les verrous un inspecteur jugé coupable d'une bavure policière. Evidences et preuves s'amoncellent : la joute est trop aisée et la victoire trop belle. Maria vient d'ouvrir une effroyable boîte de pandore, libérant quatre décennies de fureur, de vengeance et de haine dont elle ignore tout et qui pourtant coulent dans ses veines. De l'après-guerre espagnol à la tentative de coup d'état de février 1981, la saga familiale abonde en complots, enlèvements et trahisons qui marquent trois générations au fer rouge. Un instituteur de village s'est épris d'une femme trop grande pour ses rêves.

Faute originelle qui a transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d'honneur des samouraïs en un pitoyable massacre.

 

Mon avis :

 

Ce livre n'est pas toujours facile à lire, la trame de l'histoire se constitue peu à peu, avec de nombreux retours en arrière. Trois générations se croisent depuis 1941 jusqu'en 1981. Ces familles sont liées par un drame initial. Honneur, famille, vengeance, sens du sacrifice et courage. Certains personnages sont d'une cruauté difficile à supporter. D'autre sembles innocents mais se retrouvent piégés par les forfaits commis par leurs parents.

Isabel et Maria sont des symboles féminins, manipulés et sacrifiés par les hommes. Cette histoire est une véritable tragédie antique. Tous ces personnages aux mains d'un fou manipulateur et malsain. Le titre est trompeur, car le cadre de ce livre n'est pas le Japon mais l'Espagne franquiste avec tous ses excès, y compris après la mort de Franco.

Le roman mérite bien le qualificatif de thriller car le dénouement est attendu avec une angoisse latente. Ce n'est pas toujours une lecture facile, mais franchement passionnante.

Kalou

Voir les commentaires

L'île du serment

Peter May

Peter May

L'histoire :

 

De mémoire d'homme, aucun meurtre n'a jamais eu lieu sur l'île d'Entrée, située dans l'archipel de La Madeleine, à l'est du Canada, et peuplée par une poignée de familles d'origine écossaise pour la plupart. Jusqu'à cette nuit de tourmente où James Cowell est poignardé à mort. Sa femme prétend qu'un assaillant s'en est pris à elle avant de tuer son mari, mais tous suspectent cette épouse d'un couple vacillant.

Tous, sauf Sime Mackenzie. Seul anglophone  parmi les enquêteurs envoyés sur place, il éprouve un choc en découvrant Kirsty Cowell: le sentiment irréfutable de la connaître depuis toujours. Isolé dans une équipe où œuvre comme spécialiste des scènes de crime son ex-femme Marie-Ange, meurtri par l'échec de son mariage, rompu par l'insomnie, Sime sombre dans un état second où la réalité se mêle à des rêves étranges, faisant ressurgir l'histoire de son aïeul, expulsé de l'île de Lewis dans les années 1850, au moment de la Famine de la pomme de terre.

Avec la certitude folle que le destin de Kirsty comme le sien se sont noués là, quelque cent cinquante ans plus tôt, dans un amour interdit qui n'a cessé de brûler ni de hanter. Le face-à-face entre le détective et la suspecte sur une falaise escarpée de l'île d'Entrée se superpose à l'image sépia d'une adolescente embrassée à l'ombre des pierres levées puis perdue sur un quai de Glasgow, dans le tumulte d'un navire qui déporte des milliers de misérables vers le Nouveau Monde.

 

Mon avis :

 

Nous démarrons ce livre avec le meurtre de James Cowell sur l'île d'Entrée dans le Golfe du Saint-Laurent au Canada. L'équipe de police arrive sur place et nous allons suivre les aventures de Sime Mackenzie, policier insomniaque, solitaire et qui essaye de se remettre de son divorce douloureux.

Kirsty Cowell est la principale suspecte de cet assassinat pour la police. Ce meurtre est le départ d'une histoire passionnante partagée entre le Canada et les Nouvelles Hébrides l'île Lewis, plusieurs époques entre 1847 et maintenant. Et tous ces personnages sont liés sans le savoir par leurs ancêtres.

Comme souvent avec Peter May, il y a une partie historique avec en 1847 sur l'île Lewis la famine qui s'installe et les riches propriétaires chassant leurs métayers et les mettant de force dans les bateaux en partance pour le Canada ou l'Amérique.

Au fur et à mesure de cette avancée de l'enquête, le puzzle se met en place, il y a le passage du temps et le relais entre les générations, la relecture des carnets de l'ancêtre de Sime et ce qui a survécu comme une bague et un pendentif échangés sur un quai de Glasgow en 1847. La description des paysages de ces îles aussi bien au Canada ou sur l'île Lewis, le drame de ces familles écossaises chassées de force de chez elles, poussées à l'immigration.

Les deux personnages principaux Sime Mackenzie et Kirsty Cowell, tous les deux aussi malheureux dans leur vie, se retrouvent dans leur solitude et leur souffrance, bien que policier et accusée du meurtre de son mari.

Je vous recommande la lecture de ce livre, j'ai retrouvé le même plaisir que pour la trilogie écossaise et comme d'habitude Peter May entretient le suspens jusqu'au bout de son histoire. Je me suis attachée à Sime et Kirsty et me suis sentie presque orpheline en refermant le livre à la dernière page.

Une très jolie phrase en introduction : « Jusqu'à ce que le jour se lève et que les ombres s'enfuient » Cantique des cantiques de Salomon.

Kalou

Voir les commentaires

Les filles de Hallows Farm

Angela Huth

Angela Huth

L'histoire :

 

Octobre 1941, trois jeunes filles volontaires se retrouvent dans une ferme isolée du Dorset pour remplacer les hommes partis à la guerre.

Prue l'effrontée, coiffeuse à Manchester, Stella, la romantique qui se croit amoureuse d'un enseigne de vaisseau, Agatha, l'étudiante rêveuse de Cambridge. Leur intrusion bouleverse la vie des fermiers et notamment celle de Joe, leur fils reformé pour raisons de santé et très officiellement fiancé à Janet qui travaille dans une usine d'armement. Dans un univers rustique déroutant, Prue, Stella et Agatha nouent entre elles et avec leurs hôtes des liens compliqués et intenses qui dureront toute leur vie. Le décor d'une campagne apparemment paisible peut favoriser les jeux et les feux de toutes sortes de passions.

 

Mon avis :

 

Ce livre est sorti en 1997, mais j'avais envie de vous parler de cette histoire passionnante et j'avoue le relire régulièrement. A chaque fois je redécouvre des détails et l'écriture d'Angela Huth est vraiment ciselée dans ce roman.

En Angleterre pendant la Seconde Guerre Mondiale, 1941 dans le Dorset, l'arrivée dans la ferme de Mr et Mme Lawrence et de leur fils Joe de trois jeunes filles comme volontaires pour les travaux agricoles va bouleverser la vie bien réglée de cette famille. On découvre Prue, Stella et Agatha, jeunes femmes des villes qui comprennent à la description de leurs journées de travail à venir, ce que va être la rigueur de la vie campagnarde et de son manque de confort. Le choc est rude.

On les suit dans leur apprentissage des durs travaux de la ferme et des soins animaliers, avec des horaires difficiles et un travail physiquement très fatiguant, le froid, le manque d'intimité. Elles sont toutes les trois sympathiques, on s'attache à elles, Prue pétillante, amoureuse de la vie et des hommes avide de vivre, Stella plus romantique, folle amoureuse de son officier de marine et Agatha la discrète, sérieuse venant de Cambridge amoureuse de Desmond.

Elles sont jeunes, elles veulent vivre, danser, être amoureuses, malgré cette période mouvementée, oublier le temps d'un après-midi passé au bal de la RAF, la guerre et le dur travail de la ferme.

Il y a beaucoup d'humour dans ce roman, les aventures de Prue avec Sly la truie et ses porcelets ou Stella et Agatha initiées au rasage « du cul du mouton »…

On assiste aux amours de Prue avec Barry le beau pilote de la RAF qui malheureusement meurt si jeune au combat.

Il y a quelques pièces rapportées comme Ratty Tyler qui travaille à la ferme des Lawrence depuis des années et son exécrable épouse Edith.

Dans l'épilogue, on retrouve les trois filles dans les années suivant la guerre, leur déjeuner annuel, ainsi que les mariages et les enfants. Je ne dévoile pas tout car il y a des surprises dans leurs amours et leurs vies.

Je vous conseille vraiment la découverte de ce livre, le caractère des trois héroïnes, la famille Lawrence, la description d'une période difficile à vivre et les merveilleux paysages de l'Angleterre. Un livre plein d'optimiste. Un très bon moment de lecture.

Kalou

Voir les commentaires

Flétrissure

Nele Neuhaus

Nele Neuhaus

RESUME :

 

Le meurtre a tout de l’exécution. Qui a bien pu tuer d'une balle dans la tête cet homme de quatre-vingt douze ans ?  Par ailleurs la victime, David Josua Goldberg, devait connaître son assassin car il n'y a aucune marque d'effraction, juste un chiffre mystérieux écrit  sur le mur avec du sang.

L'affaire devient encore plus étrange lorsque, à l'autopsie, on découvre, sur le bras gauche de Goldberg, la trace du tatouage effacé de son groupe sanguin. Comment peut-on trouver sur un Juif, rescapé des camps de concentration, ce signe infamant, celui que portaient tous les membres de la SS ? Avant même que le très distingué commissaire Oliver Von Bodenstein et sa collègue, la très prosaïque Pia Kirchhoff, aient pu commencer à enquêter, l'affaire leur est retirée par ordre du ministère de l'Intérieur allemand.

Mais bientôt les meurtres se succèdent, tous plus énigmatiques les uns que les autres. Chaque fois les victimes sont très âgées et le mode opératoire d'une atroce cruauté. Bientôt, les deux enquêteurs concentrent leurs soupçons sur une famille éminemment respectée de la haute société francfortoise. Le lecteur s'infiltre peu à peu dans le monde fermé de la grande bourgeoisie allemande, qui, derrière les grilles de ses magnifiques propriétés, sait si bien garder ses terribles secrets…

 

MON AVIS :

 

On commence tout de suite avec un premier mort, une énigme que ce David Goldberg juif américain survivant de l'holocauste, mais portant le tatouage des membres de la SS et dans la foulée les morts se succèdent.

Il faut bien suivre car il y a une multitude de personnages, et plusieurs retours en arrière. On s'aperçoit que toute l'histoire tourne autour de la famille Kaltensee. Les enquêtes menées par le commissaire Oliver Von Bodenstein, qui à l'avantage de faire parti du même milieu social que la famille Kaltensee, et sa collègue Pia Kirchoff essayent de s'y retrouver malgré l'acharnement de certains protagonistes à leur mettre une multitude d'obstacles pour les empêcher de découvrir la vérité.

On se prend au jeu de cette enquête qui mêle passé et présent, les SS et la Stasi, les magouilles politiciennes, les passions qui animent certains des personnages qui les amènent au pire des actes pour défendre leurs idées et pour protéger leurs actes passés. Les personnages sont bien brossés.

A travers ce polar historique on découvre aussi le destin d'une région, la Prusse Orientale, des grands châteaux et des vastes domaines, et de cette période si difficile à expliquer et comprendre, le National-Socialisme.

On s'attache plus à certains protagonistes car on découvre au fil des pages, la souffrance qu'engendre le silence sur le passé. Le suspens est maintenu jusqu'à la fin, c'est un bon scénario.

A découvrir surtout si on aime l'histoire, entre autre de la Seconde Guerre Mondiale.

 

Catherine

Voir les commentaires

L'heure de l'héritage

Charlotte Link

Charlotte Link

L’histoire :

Allemagne, fin des années 70. Alexandra, la petite fille de Félicia, hérite de la position de sa grand-mère au sein de l’entreprise WOLF LAVERGNE, au côté de Dan, le fils de Peter Liliencrone.

Elle n’y connait rien à la gestion mais, comme sa grand-mère, Alex va jouer l’avenir de son entreprise sur une opération, qui sera quitte ou double.

Comme Félicia, elle va devoir faire ses preuves. Comment va se finir cette saga trépidante ?

 

Mon avis :

3ème et dernier tome de la saga commencée au début du 20ème siècle avec Félicia et qui va se terminer en 1994 avec Alex, sa petite-fille. J’ai été littéralement emportée par cette saga familiale composée de personnages féminins forts.

Dans ce troisième tome qui clôture les aventures de cette famille hors du commun, des destins vont se jouer et des personnages se révéler, pour notre plus grand bonheur.

Certains personnages ont été trop effacés dans le second tome et peuvent enfin se découvrir dans cette fin. Je pense tout particulièrement à  Sigrid, l’une des filles de Suzanne, la benjamine de Félicia. Son destin sera magnifique et émouvant à lire.

Concernant Alexandra, elle se révèlera la digne héritière de Félicia mais avec ce côté peut-être moins froid que sa grand-mère.

Que dire de Félicia ? Elle retrouvera encore une fois Maksim mais j’ai été contente de voir qu’elle arrivait enfin à voir la vérité le concernant, ce qu’elle n’a jamais osé s’avouer véritablement durant sa vie entière.

Ce dernier volet est très important pour l’histoire mais aussi très émouvant à lire. Les années 80 et la chute du mur de Berlin, permettant ainsi la réunification de l’Allemagne de l’Est et l’Allemagne de l’Ouest, sont un tournant décisif dans la vie des allemands.

Des familles ont pu se retrouver, se reconstruire après toutes ces années de malheur.

La famille de Félicia aura tenu, contre vents et marées, grâce à cette femme. Grâce à sa volonté de fer, sa famille sera restée unie, malgré tout ce qui a pu arriver.

Charlotte Link conclut avec brio sa trilogie allemande. Ses personnages féminins sont émouvants et justes, des portraits de femmes du quotidien, des femmes comme vous et moi.

Mais ces femmes, que la vie a fait souffrir plus que de raison, ont tenu bon et ont avancé, coûte que coûte. J’aime lire Charlotte Link pour cette raison entre autre, pour ces femmes, ces battantes.

L’auteure rend un hommage vibrant à ces femmes que j’admire énormément et avec qui j’ai ri, j’ai eu peur mais aussi pleuré.

 

Un dernier tome exceptionnel pour une trilogie sublime et très bien écrite.

 

Marjorie

Voir les commentaires

La reine de la baltique

Viveca Sten

Viveca Sten

L’histoire :

Le corps d’un homme est rejeté sur une plage sur l’île de Sandhamn. Pour l’Inspecteur Thomas Andreasson, tout porte à croire qu’il s’agit d’une simple noyade. Accident ou suicide, telle est la question.

Quelques jours plus tard, c’est le corps de la cousine du mort qui est retrouvé dans une chambre d’une pension située sur l’ile. Existe-t-il un lien entre ces deux morts ?

Thomas, aidé par sa meilleure amie Nora Linde, va enquêter pour démêler le vrai du faux.

 

Mon avis :

Avec Viveca Sten, nous n’avons rien fait dans l’ordre. En effet, nous avons commencé par son 3ème roman. Ravies de notre découverte, nous avons entrepris de découvrir ses romans précédents.

La reine de la baltique est le tout premier roman de Viveca Sten, par lequel nous faisons donc officiellement connaissance avec Thomas et Nora.

Thomas, la quarantaine meurtrie par la mort tragique de sa fille et son divorce, doit enquêter sur un corps rejeté par la mer, laissant penser à un accident ou un suicide. Le travail le maintient dans un état d’occupation permanente qui l’empêche de penser à sa vie actuelle.

De son côté, Nora est en vacances sur l’île avec son mari et ses deux garçons. Une proposition d’évolution professionnelle lui est offerte mais cela va semer le chaos dans son couple quelque peu fragile, du fait principalement de la personnalité particulière de son mari.

Les intuitions et idées de Nora ont toujours été utiles à Thomas par le passé et cette enquête ne va nullement changer leurs habitudes.

Pour un premier roman policier, Viveca Sten a réussi à créer un duo très attachant sur fond de lieu paradisiaque, les descriptions des paysages n’étant pas sans rappeler celles effectuées par Camilla Läckberg dans ses propres romans. On s’y croirait presque.

Tout comme sa compatriote, Viveca Sten prend le parti de mélanger passé et présent pour tisser son intrigue, ce qui est du plus bel effet. Après tout, ne dit-on pas que le passé influence l’avenir et le futur ?

Pour un premier roman policier, le résultat est très satisfaisant et positif. Certains diront que son style d’écriture peut paraître simpliste et moins travaillé que des romanciers comme Mankell ou Läckberg. J’ai même lu des personnes se demandant si elle n’était pas « payée » par les agences de tourisme pour autant décrire l’île de Sandhamn.

Le premier roman de tout écrivain peut donner cette impression de simplicité dans l’écriture. Néanmoins, je trouve son écriture soignée et recherchée, son intrigue poussée et bien imaginée, sans oublier une justesse dans ses propos et des narrations bien choisies.

Quant à ses descriptions des paysages, il faut rappeler que Viveca Sten connait cette région depuis des années et a un amour fou pour ce coin. Tout comme Bussi adore écrire sur sa région, ou encore Läckberg et sa partie favorite de la Suède, l’auteure nous emmène en ballade dans des endroits magiques, qui ne peuvent que nous faire rêver.

A mon sens, et comme nous l’avons déjà écrit en commentant Les Nuits de la Saint Jean, Viveca Sten a sa place dans le club très fermé des écrivains nordiques à suivre et dont le succès ne peut que s’affirmer au fil de leurs écrits.

 

Marjorie

Voir les commentaires

Possession

Peter James

Peter James

L’histoire :

Alex Hightower perd brutalement son fils, Fabian, lors d’un violent accident de voiture en France. Au cours de cet accident, deux de ses amis périront également et le 4ème ami sera défiguré.

Après son enterrement du reste du corps de son fils, Alex essaye tant bien que mal de faire son deuil, tant la mort de son enfant la bouleverse.

Peu de temps après, Alex se met à sentir une présence et à voir le visage de son fils un peu partout. Sa maison devient glacée alors que les chauffages tournent, les papiers peints se décollent, des objets tombent et des personnes dites réceptives ressentent un rejet à leur entrée dans la demeure d’Alex.

Devant une telle situation, Alex se décide à consulter un médium pour tenter de découvrir la vérité.

 

Mon avis :

 

Possession est ma première lecture de cet auteur et je dois dire que je suis nullement déçue. J’ai lu certains avis avant lecture et beaucoup exprimaient leur scepticisme devant une telle histoire, ne croyant nullement à ce genre de choses.

Je dois avouer que, pour ma part, je suis une fervente croyante de la « théorie » du monde de l’au-delà. Etant catholique et croyante, je crois tout naturellement au principe du paradis et de l’enfer, donnant lieu à de sacrés échanges avec mon conjoint dès fois.

Je crois également aux esprits et à la présence d’êtres chers à nos côtés, qu’une mort prématurée ou violente désoriente tellement qu’ils ne trouvent pas le chemin pour que leurs âmes prennent leur envol.

Je sais qu’à partir de ce moment-là de mon billet, je vais me faire taxer de folle dingue, de tarée mais j’assume. Oui je crois aux esprits, aux fantômes et aux démons, à la possession et à la puissance de la foi pour les plus croyants.

Là, je perds encore des lecteurs mais bon. Je suis là pour présenter mon avis sur un livre qui traite des esprits et de la médiumnie.

L’auteur a fait le choix difficile de traiter d’un sujet hautement délicat qu’est la mort. Elle reste tabou pour beaucoup de personnes et choisir d’évoquer la présence d’esprits et que l’on puisse communiquer avec eux a dû lui attirer les foudres de beaucoup de cartésiens, des scientifiques qui ne croient qu’au concret.

Seulement l’âme humaine ne peut être cataloguée comme concrète. Et pourtant elle existe, elle est bien réelle. Elle est ce qui fait de nous la personne que nous sommes.

Le livre se centre à 80% sur Alex et la relation qu’elle va entretenir avec ce fils mort. Les dialogues qu’elle va avoir avec elle-même sont passionnants et l’auteur a su montrer le côté le plus fragile de cette mère qui va devoir lutter contre elle-même pour survivre.

Concernant l’auteur, sa plume est agréable à lire, aucune lourdeur ne venant entacher l’histoire. Le style est relevé, le vocabulaire soutenu et l’on ressent les recherches effectuées par l’auteur pour nous donner une histoire complète et proche de la réalité.

Ce roman, à mon sens, ne plaira pas vraiment aux personnes qui ne croient pas à tout ce qui touche aux esprits. Ils le trouveront long et ennuyeux, ne comprenant pas certains passages et criant aux scandales.

Ce roman plaira aux personnes comme moi et pourra trouver son public auprès des lecteurs qui ont l’esprit très ouvert et qui ont envie d’en savoir plus sur tout ceci.

Je remercie ceux qui auront eu le courage et la patience de lire ma chronique jusqu’au bout. J’ai conscience qu’elle est très personnelle pour une fois mais je l’avoue, ce sujet me touche particulièrement.

 

Bonne lecture.

 

Marjorie

Voir les commentaires

Shutter island

Dennis Lehane

Dennis Lehane

L’histoire :

Le marshal Teddy Daniels est appelé sur l’île de Shutter Island pour enquêter sur la disparition de Rachel Solando, patiente de l’hôpital psychiatrique qui occupe l’île. Cet établissement est spécialisé dans les patients dangereux, reconnus comme tel par décision de justice, une sorte de prison médicale.

Arrivé sur place, accompagné d’un nouveau co-équipier, Chuck Haule, Daniels se rend vite compte que la fugitive n’a pu s’enfuir qu’avec une complicité interne. Essayant d’enquêter, Teddy Daniels se retrouve vite bloqué, du fait de la résistance des personnes les plus importantes de l’hôpital.

Pourquoi ne l’aide-t-on pas à retrouver Rachel ? Que cache cet hôpital ?

 

Mon avis :

 

Qui ne connait pas Shutter island ? Sa renommée est liée à l’adaptation du roman au cinéma avec, pour têtes d’affiches, de grands acteurs comme Di Caprio (moyennement fan), Ruffalo (très fan) ou l’exceptionnel Ben Kingsley (lui je l’adoooooore).

Mais avant d’être un film à succès, c’est surtout un roman magnifique écrit par un auteur de génie au talent incontesté, Dennis Lehane.

C’est la 3ème fois que je lis ce roman et, à chaque fois, je découvre des petits détails qui m’ont échappés aux lectures précédentes.

L’univers de Shutter Island est sombre et quelque glauque mais tout ceci est secondaire à la lecture de ce roman de fou. Une malade, ayant tué ses 3 enfants, disparait d’un univers carcéral médicalisé gardé comme la Réserve Fédérale. Elle a réussi à passer devant des aides-soignants, des gardes, le tout sur une ile.

La base de l’histoire est posée et nous sommes entrainés dans une chasse à l’homme sans limite. Mais attention. Est-ce vraiment un homme que nous poursuivons ? Contre qui Teddy et Chuck luttent-ils ?  En qui peuvent-ils avoir confiance ? Teddy sent qu’il s’enfonce dans une sorte d’hystérie collective, en partie causée par l’environnement du roman.

Une île isolée, ancienne base militaire, grouillant de cachettes, de recoins sordides et de meurtriers fous.

La plume de l’auteur est juste exceptionnelle, d’une fluidité agréable pour la lecture. Je n’ai ressenti encore une fois aucune lourdeur ni moment d’ennui. L’alternance des passages narratifs et des dialogues est parfaite et se fait de façon naturelle.

Shutter Island n’est pas un polar à proprement parler. Nous évoluons au sein du milieu psychiatrique, au cœur de l’âme humaine, en ce qu’elle est capable de faire de plus sombre et mauvais. Même si la base de l’histoire est, à proprement parler, une histoire policière, c’est au final bien plus que ça.

C’est un voyage dans le cœur de l’Homme, une analyse du fonctionnement de l’âme humaine et la présentation de ses pseudos médecins, qui se sont targués de soigner l’Homme par des moyens que je qualifierai de barbare et d’inhumain.

Je ne suis pas sortie à 100% indemne de cette lecture, tant certains passages sont lourds à lire. Mais cette lecture est juste passionnante et ne fait que confirmer le talent indéniable de ce grand monsieur de la littérature américaine.

 

Marjorie

Voir les commentaires

Trois souris

Agatha Christie

Agatha Christie

L’histoire :

Une maison isolée du village, prise en pleine tempête de neige. Un jeune couple qui s’essaye à la tenue d’une maison d’hôtes. Des hôtes quelque peu bizarres, qui semblent tous cacher quelque chose. Une morte retrouvée à Londres et un calepin qui contient deux adresses : celle de la morte et celle du cottage perdu.

La maison d’hôte abriterait-elle un tueur ? Qui sera la prochaine victime ?

 

Mon avis :

Voui voui, je continue ma découverte des livres non lus à ce jour d’Agatha Christie. Pendant mes vacances, je fais le plein de ce genre de romans, qui se lisent facilement mais qui n’en sont pas moins complexes pour autant.

L’histoire se tient, l’intrigue est bien pensée et les personnages sont cohérents avec le déroulement du roman.

Comment un carnet retrouvé à Londres, après le meurtre d’une femme, peut avoir un lien avec un jeune couple qui vient juste de décider de tenter l’aventure de la maison d’hôte ?

Pour corser le tout, le mauvais temps s’en mêle, coupant du reste du monde le gite et ses occupants, nous retrouvant ainsi dans un huis clos quelque peu saisissant.

Agatha Christie met sur la sellette tous les personnages de ce roman.

Qui a tué ? Qui va tuer ? Telles sont les questions que nous nous posons au cours de notre lecture.

Encore un roman que je découvre et que j’adore. Je ne me lasse pas de cette auteure.

Marjorie

Voir les commentaires

Le mystère de Listerdale

Agatha Christie

Agatha Christie

Dans le cadre de ma (re)découverte des œuvres d’Agatha Christie, j’ai lu le mystère de Listerdale. Qu’elle ne fut ma surprise de voir qu’il ne s’agissait pas d’une histoire mais de petites histoires au nombre de 12.

Les nouvelles sont les suivantes :

  • Le mystère de Listerdale,
  • Philomel Cottage,
  • Une jeune fille dans le train,
  • Une chanson pour six pence,
  • La métamorphose d’Edward Robinson,
  • Accident,
  • Jane cherche une situation,
  • Un dimanche fructueux,
  • L’aventure de Mr Eastwood,
  • La boule rouge,
  • L’émeraude du rajah,
  • Le chant du cygne.

 

Ce recueil de petites histoires se boit comme du petit lait tellement les intrigues sont fluides. Nous assistons à des scènes de la vie quotidienne, d’hommes et femmes ordinaires, à qui des mésaventures vont arriver mais qu’une fin heureuse va couronner.

En pleine période de vacances estivales, c’est le genre de roman qui se lit facilement et donne le sourire, les histoires se finissant bien pour nos héros en herbe.

Un petit moment de douceur, un peu d’aventure, le tout pour nous faire passer un moment agréable de lecture.

 

Marjorie

Voir les commentaires

1 2 > >>