Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #histoire catégorie

Une colonne de feu

Ken Follett

Ken Follett

L’histoire :

Angleterre, 1558, période de Noël, le jeune Ned Willard rentre chez lui à Kingsbridge. Il retrouve avec plaisir sa famille et Margery, la fille qu’il aime depuis longtemps.

Mais sa ville ne ressemble plus à ce qu’elle était, ravagée par des brouilles religieuses, touchant le pays entier. La Reine Marie fait régner la terreur à l’encontre de tous ceux qui ne sont pas catholiques.

L’arrivée au pouvoir d’Elisabeth, sa sœur, va déclencher de vifs conflits entre catholiques et protestants, amenant Ned à devoir choisir sa voie, loin de Margery, pour combattre la violence qui enflamme le pays.

Le monde est en proie à des conflits religieux, dont la violence va s’étendre de Séville à Paris, en passant par les Pays-Bas et l’Angleterre.

Mon avis :

 

Ken Follett est enfin de retour avec un pavé de 923 pages tout simplement magique.

Après les Piliers de la Terre et Un monde sans fin, nous sommes de retour à Kingsbridge, dans une Angleterre en proie aux conflits religieux.

Avant toute chose, un peu d'histoire.

1547, le Roi Henri VIII décède, laissant un pays protestant suite à sa séparation de l’église catholique et du Vatican. Son seul fils, Edouard VII, monte sur le trône à seulement 9 ans. Mourant sans descendance en 1553, sa sœur Marie, fille de la Reine Catherine, pure catholique, monte sur le trône et rétablit le catholicisme dans le pays.

Son règne sera sanglant, la laissant connue dans l’histoire sous le nom de Marie la Sanglante. Mariée au Roi Philippe II d’Espagne, lui aussi catholique, elle mènera une véritable vendetta contre les protestants.

Marie réprimera dans la violence la montée du protestantisme, les pratiquants devant se cacher pour ne pas risquer le bûcher pour oser lire la bible en français ou encore ne pas vouer de culte au Pape.

C’est dans ce contexte politique que se situe le début de ce roman. Ned, qui revient au pays après une longue absence, découvre le climat lourd qui est ressenti dans le pays. Un soir, il est approché par Sir William Cecil, proche conseiller de la princesse Elisabeth, pour lui proposer une place d’assistant à ses côtés.

Ned hésitera quelques temps avant de se décider mais, devant l’attitude de Margery, que ses parents ont décidé de marier de force au Comte Shiring, il se décide rapidement.

La tolérance religieuse de Ned en fera un personnage de poids dans l’entourage de la future Reine. Aux côtés de Sir William, Ned participera à la création des tous premiers services secrets anglais, imaginés par Elisabeth.

Ken Follett aura mis plusieurs années pour écrire ce roman historique, dont la lecture vous emporte au cœur du 16ème siècle, aux côtés de ces rois et reines qui ont fait le monde de maintenant.

Je ne peux qu’être admirative du travail de fourmi effectué par l’auteur pour écrire ce roman. Ses descriptions des relations entre l’Angleterre et la France sont époustouflantes et il nous permet de découvrir les méandres de la royauté, des jeux de succession aux trônes de ces pays.

Ken Follett est un auteur de génie, capable d’un travail de recherche minutieux, afin de coller au maximum à la réalité historique. L’ajout de personnages imaginés s’emboîte parfaitement dans le contexte temporel.

Je suis admirative des personnages féminins de ce roman, de ces femmes battantes qui ne baissent jamais les bras, malgré la façon dont elles sont perçues et traitées.

Je suis une véritable passionnée de cette période de l’histoire et j’aime la personne qu’est la Reine Elisabeth. Cette jeune femme, dont la mère sera décapitée par le Roi Henri VIII et reniée après sa mort, se battra pour arriver au pouvoir et réussira à maintenir une certaine justesse dans le pays.

The Virgin Queen, comme elle fut nommée, force le respect tant elle sera une femme forte et grande pour une époque où les femmes n’étaient que des objets de décoration pour des hommes imbus d’eux-mêmes.

Je dois prévenir que certaines descriptions sont plutôt difficiles à lire. Je pense aux exécutions racontées de façon si réelle que j’imaginais en être témoin. Il faut reconnaitre que Ken Follett a une imagination débordante et quand il fait dire par un personnage « qu’un bon bourreau est capable d’écorcher un homme en une seule fois, permettant de détacher la peau d’une traite », j’avoue être dubitative.

Mais, après tout, tout ceci n'est que vérité. Cette époque fut sanglante dans sa façon de traiter les criminels. Pas de quartier!

De Paris à Séville, en passant par Hispanola, les Pays-Bas et l’Angleterre, Ken Follett nous entraîne au cœur des principaux conflits de l’histoire, aux côtés de personnages célèbres, comme Catherine de Médicis ou encore Henri de Navarre.

Partez pour une grande promenade dans le Paris de Catherine de Médicis, reine de cœur tolérante et très intelligente qui tiendra la France à bout de bras. Suivez le Duc Henri de Guise, dont la haine aveugle sera à l’origine du massacre de la Saint Barthélémy. Pleurez aux côtés du peuple anglais à l’enterrement de la Reine Elisabeth. Dévorez les 923 pages de ce roman magnifique et addictif, qui vous emmènera au cœur de notre histoire, de notre passé, de notre vie.

Une colonne de feu est une réussite littéraire, une vague puissante qui vous emportera au loin et vous laissera orphelin lorsque vous tournerez la dernière page et lirez le dernier mot.

 

Marjorie

Voir les commentaires

La légende des templiers - la vallée (tome 7)

Paul Christopher

Paul Christopher

L’histoire :

Après leur épopée plus qu’explosive en Russie, Doc et Eddy s’en vont à Cuba, île natale d’Eddy, afin d’aller à la recherche du frère de ce dernier, mystérieusement disparu.

Sur place, ils se rendent compte de l’existence de la Confrérie des Chevaliers du Christ, ordre ayant succédé à l’ordre du Temple, et de son activité florissante sur l’île.

Quel lien peut-il y avoir entre cette Confrérie, la disparition du frère d’Eddy et Kate Sinclair ?

 

Mon avis :

Tome 7 de la saga de Paul Christopher qui a pour décor Cuba et ses plages de sable fin.

1312, le Pape Clément V, fervent opposant aux Templiers, ordonne la dissolution de l’Ordre, la confiscation de leurs richesses et la mise à mort des membres. Certains s’enfuiront et, plusieurs années plus tard, l’Ordre du Christ est créé.

Il est dit que cet Ordre, qui reçoit la protection du Roi du Portugal, aurait été aux côtés de Christophe Colomb lors de sa traversée de l’Atlantique. De cette quête, l’île de Cuba aurait été découverte par ce dernier, en faisant une colonie espagnole au 15ème siècle.

C’est dans ces circonstances que nous retrouvons Doc et Eddy qui, après avoir foutu un véritable bordel en Russie (n’ayons pas peur de le dire n’est ce pas), vont faire le chemin inverse pour aller à Cuba, tenter de retrouver le frère d’Eddy qui a disparu.

A peine arrivés sur l’île, ils découvrent la corruption à un niveau difficilement égalable et se mettent en quête d’éléments permettant de localiser Domingo.

Dans le même temps, Kate Sinclair, encore et toujours elle, semble préparer un coup d’état sur l’île afin de pouvoir placer ses pions et, pour ce faire, se prend à manipuler les plus hautes sphères pour arriver à cette fin.

La manipulation de cette femme semble sans limite mais, encore une fois, Doc et Eddy sont en travers de sa route.

Nos deux amis vont devoir jongler avec les obstacles mis sur leur route pour retrouver Domingo, les agents de la CIA et du MI6, les sociétés privées de sécurité et tenter d’arrêter un possible attentat terroriste…

Du menu frottin pour nos deux héros.

Ce tome 7 est riche en rebondissement et en action. Rien ne s’arrête, sans oublier un savant cours d’histoire passionnant sur Cuba et sa découverte. Paul Christopher est une encyclopédie à lui tout seul.

Ce nouveau tome a trait aux templiers mais de façon un peu plus éloignée que d’habitude. Néanmoins, son contenu reste passionnant et se lit sans difficulté. J’ai apprécié l’évolution de l’amitié entre Eddy et Doc, ainsi que d’en apprendre un peu plus sur lui.

L’histoire ne s’essouffle pas, le rythme reste intense, l’histoire passionnante, les personnages attachants.

Encore une belle histoire à lire.

 

Marjorie

Voir les commentaires

LE JARDIN DES "BRUMES DU SOIR"

Tan Twan Eng

Tan Twan Eng

L'histoire : Quelques années après la Seconde Guerre mondiale, la juge Teoh Yun Ling rend visite à l'ancien jardinier de l'empereur du Japon dans les montagnes de Malaisie.

 

 

Elle vient honorer la promesse faite à sa sœur morte dans les camps japonais : créer un jardin à sa mémoire, « le Jardin des Brumes du Soir ». Tandis que l'insurrection communiste fait rage dans le pays, des liens se nouent entre ces deux êtres, le maître et l'élève, que la vie aurait dû irrémédiablement séparer.

 

 

 

 

 

Roman de l'affrontement entre la barbarie et la civilisation,

« Le Jardin des brumes du Soir »

est une véritable quête identitaire

et poétique qui résiste au chaos de la guerre. Roman initiatique.

Tan Twan Eng est né à Penang, en Malaisie.

 

 

Mon avis : Ce n'est pas un «polar historique » mais ce roman est magnifique, si vous aimez le thé, l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale, et les jardins japonais.

 

 

Mais je dois vous prévenir,  il y a certaines longueurs dans les descriptions des paysages ou de certaines traditions.

 

 

 

Je dirais que cette histoire se déguste avec une bonne tasse de thé, un après-midi d'hiver dans un fauteuil confortable. 

 

 

Ce roman est construit comme un jardin japonais, avec ses pierres érigées qui permettent de tout organiser et dont l'alignement ou le positionnement donnent un centre, un coeur au jardin, car ces pierres ont une âme, autour desquelles s'organisent votre promenade, et plus on avance, plus l'on découvre de nouvelles perspectives, et des secrets à élucider.

 

 

L'héroïne du livre Yung Ling chinoise du détroit élevée dans la langue anglaise est internée pendant la guerre avec sa sœur dans un camp. Celle ci va se retrouver « au service des japonais » et ne va pas survivre.

 

 

Yun Ling, rescapée de cette triste période, revient dans la région de « Cameron Highlands » station d'altitude qui s'est développée dans la culture du thé.

 

 

 

Elle désire rencontrer Aritomo spécialiste de la création de jardins japonais, qui vit depuis très longtemps en Malaisie, il a été « jardinier de l'empereur ».

 

 

Elle lui demande de créer un jardin à la mémoire de sa sœur, mais il refuse et lui propose de devenir son apprentie, pour lui apprendre son art, qu'elle puisse créer ce jardin.

 

 

Nous naviguons dans plusieurs époques, des retours en arrière, des épisodes successifs, entre le camp japonais, et des personnages très différents, Cameron Highlands la plantation de thé Majuba Magnus et son épouse Emily, son neveu Frédérik, Aritomo et les japonais.

 

 

Enfin la période récente (autour de 1986) où Yun Ling, juge à la Cour Suprême prend une retraite anticipée. Car elle veut, avant que la maladie neurologique dont elle souffre ne la prive de sa mémoire et de sa capacité à restaurer le jardin dans sa splendeur passée, après le décès d'Aritomo.

 

 

Un peu d'histoire : Le Japon envahit la Malaisie à la date de Pearl Harbour (décembre 1941), les militaires et fonctionnaires anglais se replient sur Singapour réputé imprenable. Les 30 000 japonais du général Yamashita obligent les 85 000 britanniques à se rendre le 15 février 1942.

 

 

Après la guerre, Yun Ling, au tribunal des crimes de guerre, essaie de retrouver la localisation du camp où sa sœur est morte et poursuit les tortionnaires japonais. La Malaisie et Singapour ont beaucoup souffert de l'occupation.

 

 

Tous les personnages de cette histoire, vivent des événements dramatiques, et gardent en eux une zone d'ombre qui n'est révélée que très progressivement.

 

 

Aritomo est connu pour ses talents de création

du « paysage emprunté ».

 

Le jardin est le symbole de nos âmes et les « paysages empruntés » sont au fond notre histoire personnelle.

 

 

Un jardin est dans la nature une des choses les plus artificielles et artistiques que l'on puisse concevoir comme un roman.

 

 

Ainsi page 195 « Un jardin emprunte à la terre, au ciel et à tout ce qui l'entoure, mais vous, vous empruntez au temps…..Vous incluez (vos souvenirs) dans votre vie pour qu'elle paraisse moins vide. Comme les montagnes et les nuages au dessus de votre jardin, vous pouvez les contempler mais ils seront toujours hors de votre portée »…

 

 

Le ton est plat et dénué de débordements d'émotions, Tan Twan Eng sait créer un climat, varier descriptions, images et symboles. Les passages sur les paysages sont sublimes.

 

 

Le personnage de Yun Ling peut étonner par sa froideur, mais on ne se remet pas d'un camp japonais. J'ai été très étonnée de ses rapports amoureux avec Aritomo. Le thème de la mémoire, de l'impossibilité du pardon est bien traité.

 

 

Aritomo qui ne s'excuse jamais de ce qu'ont fait les japonais, Yun Ling ne peut pardonner, mais elle dut se battre pour maintenir son intégrité et son identité. Leur destin à tous les deux ne pourra échapper à leur passé.

 

 

J'ai eu du mal à écrire cette rubrique, ce livre est passionnant pas facile à lire j'en conviens.

 

 

je voulais faire passer un message dans cette rubrique, vous amenez peut-être à partir à la découverte de ce merveilleux jardin dans cette belle région de Malaisie.

 

 

Si vous avez le courage de partir un jour pour « Brumes du soir » vous reviendrez de votre promenade avec une certaine sérénité, tout du moins je vous le souhaite.

 

 

Si vous suivez mon conseil et vous lancez dans cette aventure, n'hésitez surtout pas à me donner votre avis. Pour ceux qui ont le bonheur d'avoir un jardin, je suis sûre que vous ne le verrez plus du même œil. Très bonne lecture à vous.

 

Kalou

 

Voir les commentaires

La légende des templiers - la clé (tome 6)

Paul Christopher

Paul Christopher

L’histoire :

 

A peine sortis d’Afrique, au moment même de prendre leur avion, Peter et Eddy se font abordés par un homme russe qui les enjoint de le suivre afin de l’aider à retrouver l’une des épées sacrées, en les présentant à un prêtre en Turquie.

Malgré quelques réticences, ils acceptent de venir avec lui, sans savoir à quoi ils s’attendaient.

Comme les Templiers des siècles auparavant, Peter et Eddy vont se lancer dans une grande chasse « aux trésors », qui les conduiront au-devant de grands dangers.

 

Mon avis :

 

6ème tome des aventures de Peter et Eddy, qui viennent tout juste de réussir à quitter l’Afrique (voir le tome 5). Arrivés à l’aéroport afin de pouvoir prendre leur avion, nos deux amis sont abordés par un russe, Viktor.

Il leur demande de venir avec lui en Turquie, afin de les présenter à un homme d’église, le Moine Dimitrov. Ce dernier les met sur la trace de Ferrum Polaris, l’épée du nord.

Pour rappel, Peter avait hérité de son oncle d’Hesperios, l’épée de l’ouest et le Moine Helder avait été le gardien d’Aos, l’épée de l’est.

Peter et Eddy décident d’accompagner Viktor et vont à la rencontre de Dimitrov, qui va leur apprendre beaucoup de choses, dont beaucoup en rapport avec les familles régentes russes du temps de Raspoutine entre autre.

Après avoir été un peu déçue par le tome 5, que j’avais trouvé trop éloigné des templiers, ce tome 6 m’a comblée. Je replonge dans le monde des templiers et dans les courses poursuites endiablées.

Ce nouveau tome est riche en rebondissement et j’ai apprécié que ce livre soit essentiellement centré, non seulement sur les templiers, mais aussi sur l’amitié nouvelle entre Peter et Eddy.

Ce duo fait des étincelles et développe une amitié profonde et sincère. Eddy est un atout pour cette histoire et il a su parfaitement trouver sa place. Son intelligence est aussi développée que celle de Peter, que nous avons retrouvé en très grande forme dans ce nouvel opus.

Dans ce nouveau tome, on va se retrouver en Russie et en découvrir un peu plus sur les familles régentes, Raspoutine ou encore Staline.

Encore un cours d’histoire passionnant qui va se mêler à une intrigue bien ficelée, une enquête rondement menée et un duo passionnant qui rend addict.

Vivement le tome 7 maintenant…

Marjorie

Voir les commentaires

LE ROMAN DE BERGEN (6 Tomes)

Gunnar STAALESEN

Gunnar STAALESEN

Saga norvégienne haute en couleurs qui a pour toile de fond

la ville de Bergen

 

De 1900 à 1999 en six tomes: L'histoire de nombreuses familles, de tous les événements mondiaux, et des répercussions sur leur vie. Un siècle de passions humaines.

 

1900 L'aube 2 tomes

 

Nous débutons par le meurtre du consul Frimann qui venait de passer la nuit, non pas avec son épouse, mais avec la belle et sensuelle Maren Kristine Pedersen, bien connue de certains messieurs de la haute société de Bergen. Cet assassinat va totalement bouleverser la vie de nombreux protagonistes, dont l'inspecteur Moland et Ole Berstad. On fait connaissance de membres de la bourgeoisie berguenoise et aussi d'hommes et de femmes quittant la campagne et la pauvreté pour venir construire les lignes de chemin de fer.

 

1916, Bergen est victime d'un gigantesque incendie et doit se reconstruire.

 

Les conflits sociaux apparaissent, qui divisent les familles, deux frères se retrouvent dans des camps opposés. Dans le monde, le krach boursier de 1929, la montée du fascisme, la lutte entre bolcheviks et nationalistes libéraux.

 

Les personnages du tome 1 vont passer le relais à leurs enfants, pour construire une nouvelle société, faire évoluer les mœurs et pour certains se déchirer.

 

Et à Bergen, cela fait 25 ans que le consul Frimann

a été assassiné qui veut rouvrir l'enquête ?

 

1950 Le zénith 2 tomes

 

Les années 30, on découvre les héritiers de nos premiers protagonistes. Chacun d'eux prend des directions politiques différentes. Les fils de famille Brandt et Helgesen s'opposent, l'un se sent proche du communisme, l'autre est fasciné par le nazisme et assiste aux Jeux olympiques de Berlin de 1936.

 

Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, la Norvège est déclarée neutre mais subit l'occupation dès 1940.

 

Chacun de nos héros va choisir son camp. La résistance, l'exil où le ralliement avec l'occupant. L'auteur nous expose aussi la condition des juifs norvégiens à travers le destin de la famille Liebermann.

 

En 1945, la libération sonne l'heure des règlements de compte, le jugement des collaborateurs de l'occupant nazi, le retour au pays des prisonniers et des survivants, où de l'exil. Les petits enfants de la génération de 1900 doivent tourner les pages des heures très sombres de la guerre, et tracer à leur tour leur chemin dans la vie. Certains enfants vont subir les engagements extrêmes de leurs parents.

 

1999 Le crépuscule 2 tomes

 

Les parents et grands-parents doivent s'adapter à cette jeunesse  « des enfants de la paix"  sur fond de musique américaine, de liberté, de l'amour libre.

 

Période turbulente et exaltante qui impose de nombreux changements dans la société berguenoise. La période des années 1980 voit l'émergence d'une nouvelle société avec la manne pétrolière. Certains vont être ébranlés dans leurs convictions politiques, religieuses, et morales.

 

"Et le consul Frimann resurgit avec l'apparition d'un certain Varg Veum…. détective.

Et toujours la même question en clin d'oeil : Qui a tué le consul Frimann…."

Je vous rassure, grâce à sa confession révélée dans les dernières pages nous savons enfin qui a tué et pourquoi, le fameux consul Frimann…..

 

Dans le tome 2, L'auteur nous présente la filiation des premiers protagonistes, qui doivent choisir à un moment où à un autre leur destin. Les fantômes du passé ne sont jamais loin. Il faut pour certains assumer des actes dont ils ne sont pas responsables.

 

Mon avis : Six tomes d'une vaste épopée norvégienne, évidemment les noms ne sont pas toujours faciles à se rappeler, ainsi que les expressions, mais il y a des lexiques, des plans de la ville de Bergen, et des arbres généalogiques.

 

C'est très intéressant à lire, évasion garantie, beaucoup de personnages, reflet de la société, suivant les époques. Bourgeoisie, domestiques, paysans, pêcheurs, hommes de peine.

 

Les femmes dans les premiers tomes n'ont pas toujours la vie facile, pour les norvégiennes la liberté a dû être gagnée de haute lutte.

 

Le pilier de cette saga c'est Bergen, les constructions en bois qui disparaissent lors du grand incendie, les bateaux qui explosent pendant la guerre. La vie intellectuelle et naturellement les amours des protagonistes.

 

Je me suis prise au jeu de pistes que l'auteur met en place avec l'assassinat du consul, je me suis attachée à certains personnages, c'est aussi une excellente étude sociologique d'une ville, avec la reconstruction des quartiers, l'école et la religion.

 

Si vous ne reculez pas devant le nombre de tomes et de pages, je vous conseille cette lecture. Rendez-vous à Bergen….Très bonne lecture.

 

Kalou

 

Voir les commentaires

Les lames du cardinal - tome 1

Pierre Pevel

Pierre Pevel

L’histoire :

 

Paris, 1633.

 

Le pays est dirigé par le jeune et sage Louis XIII, grâce aux conseils avisés de Richelieu, autant aimé que détesté.

 

Le pays est menacé par l’Espagne et leurs dragons.

 

Tentant de protéger le royaume de France, le Cardinal de Richelieu est contraint de reformer un groupe secret, dissout pourtant par ses propres soins dans le passé, mais dont le talent de ses membres n’est plus à prouver.

 

Le retour des Lames du Cardinal n’est pas pour plaire à tout le monde.

 

Qui peut bien comploter en coulisse ?

 

Mon avis :

 

J’avais découvert Pierre Pevel en lisant le tome 1 de Haut Royaume, chroniqué sur ce blog, et j’étais tombée sous le charme de cet auteur français de talent. Avec tout le positif entendu sur cette nouvelle série, je ne pouvais pas passer à côté.

 

Nous sommes en 1633. Le pays est dirigé par le jeune Louis XIII, dont le pouvoir n’est pas tout à fait assuré. Soutenu et conseillé par le célèbre Cardinal de Richelieu, Louis XIII tente de protéger son royaume.

 

En effet, la France est menacée à ses frontières, entre autre par l’Espagne, qui peut compter sur de nouveaux alliés, en la personne de dragons.

 

On sait peu de choses sur eux. Ils représentent une grande menace pour le pays. Leurs espions sont partout et se faufilent dans les arcanes de direction du pays.

 

A la demande de Richelieu, les Lames du Cardinal sont reformées afin de retrouver un obscur chevalier espagnol disparu. Bien entendu, devinant parfaitement que tout ne leur est pas dit, nos lames vont devoir être sur leurs gardes pour découvrir la vérité et rester en vie.

 

Comme beaucoup de personnes, j’ai toujours été fascinée par la période et l’histoire des mousquetaires. Quelle bonne idée de mélanger ce côté historique avec des dragons.

 

Ces créatures mythiques ont et baignent toujours nos contes et légendes. Ils nous fascinent.

 

Les descriptions du Paris de l’époque nous font voyager tellement elles sont réalistes et explicites. Je me suis imaginée marcher dans le Paris de l’époque, les odeurs en moins… Elles reflètent totalement le talent de l’auteur.

 

J’avais adoré Haut Royaume mais là, je dois dire que ce premier tome de la série bat tous les records.

 

Tout est réuni pour un début de série qui laisse entrevoir une histoire prenante et passionnante. Un roman de cape et d’épée se mêlant au thème de la fantasy, cher au cœur de l’auteur.

 

Complot en tout genre, aventures, héros, secrets…. Que demander de plus…

 

Les Lames du Cardinal vont vous entraîner dans une aventure épique.

 

La suite, au prochain tome…

 

Marjorie

Voir les commentaires

VERA KAPLAN

Laurent Sagalovitsch

Laurent Sagalovitsch

L'histoire :

 

A Tel Aviv, un homme apprend par courrier le suicide de sa grand-mère, Véra Kaplan, dont il ignorait l'existence. La lettre venue d'Allemagne, est accompagnée de l'ultime témoignage de la défunte, et d'un terrifiant manuscrit : son journal de guerre, celui d'une jeune juive berlinoise qui, d'abord pour sauver ses parents puis simplement pour rester en vie, en est venue à commettre l'impensable, dénoncer d'autres juifs, par centaines. Dans ce récit sans complaisance, librement inspiré du destin véritable de Stella Goldschlag, Laurent Sagalovitsch dresse le portrait d'une victime monstrueuse dévoré par une pulsion de vie inhumaine.

 

Mon avis : Ce roman embarrasse, sa lecture est difficile, mais surtout je n'ai pas voulu juger.

 

Une lettre d'un notaire arrivée d'Allemagne en 1995, à la recherche de l'héritière de Véra Kaplan et un homme se découvre une grand-mère juive allemande, ce qui n'a rien d'extraordinaire pour lui dont la mère est née à Berlin en 1945. 

 

Alors le passé refait surface avec une violence inouïe. Dans les papiers fournis par le notaire, le testament de Véra adressé à sa fille, le journal d'une jeune juive à Berlin pendant les années terribles de la nomination d'Adolf Hitler au poste de Chancelier à la défaite du IIIe Reich.

 

Cette jeune fille Véra Kaplan qui voulait survivre et seulement sauver ses proches, prise dans la tourmente devient "agent de la Gestapo" et dévoile les adresses cachées de familles juives.

 

Le journal de Vera devenue à la fois délatrice et putain au service de la Gestapo, de cette alliance avec le diable est effrayant à lire.

 

Au fur et à mesure de l'avancée de la guerre, elle doit prouver son utilité, servir la mort et ses bourreaux pour lui échapper. Berlin devient une prison pour elle. Ce récit est marqué par la violence des actes, des non-dits et de la grande lâcheté des hommes.

 

A la fin de la guerre Véra Kaplan accouche d'une petite fille en prison, la justice va la lui enlever.

 

C'est un roman sur la transmission, les dégâts que causent les grands secrets, le poids qui se transmet de générations en générations. Ce livre est très très difficile à lire, car il touche à l'impensable. Et je comprends que cette lecture puisse mettre mal à l'aise des lecteurs.

 

La préface du livre est très intéressante :

"Qu'un peuple aussi débonnaire ait pu devenir ce peuple de chiens enragés, voilà un sujet inépuisable de perplexité et de stupéfaction. On nous reprochera de comparer ces malfaiteurs à des chiens ? Je l'avoue en effet : la comparaison est injurieuse pour les chiens. Des chiens n'auraient pas inventé les fours crématoires, ni pensé à faire des piqûres de phénol dans le coeur des petits enfants...."

Vladimir Jankélévitch, l'Imprescriptible.

 

Cet paragraphe est à la fin du livre, et je trouve que ce texte est tellement vrai :

"Les destins extraordinaires sont le fait d'époques extraordinaires. Si celui de ma grand-mère l'a été, c'est qu'elle a vécu à une époque extraordinaire. Elle n'a pas agi comme elle l'entendait, mais comme l'époque réclamait qu'elle agisse. Née à une autre époque, à une tout autre époque, son existence se serait écoulée dans la banalité d'une vie normale - mais elle est née à Berlin en 1922. Dès le départ, elle n'avait aucune chance que son histoire se termine bien."

 

Kalou

Voir les commentaires

La légende des templiers - la conspiration (tome 4)

Paul Christopher

Paul Christopher

L'histoire:

 

Le monde est sous le choc. Le Pape a été assassiné pendant la cérémonie des voeux de Noël, en pleine messe, sous les yeux de millions de fidèles. L'attentat est vite revendiqué par un groupe islamique mais cela ne semble pas convaincre Doc et Peggy.

 

Quelques jours plus tard, le Président des Etats-Unis est à son tour visé lors des funérailles papales.

 

Le monde semble tomber dans le chaos le plus total. Qui se cache derrière cette machination?

 

Doc et Peggy vont devoir enquêter pour tenter, une nouvelle fois, de sauver le monde.

 

Mon avis:

 

Tome 4 des aventures de Doc et Peggy. Quel bonheur encore une fois. Je suis vraiment sous le charme de cette série historico-policière.

 

Nous débutons notre histoire en Italie, à Rome, à l’aune des vœux du Pape pour Noël lorsqu’un terrible attentat le vise. Sa Sainteté meurt sur le coup. Cela annonce le début d’un chaos inévitable dans le monde.

 

Comme toujours, l’histoire débute vite et tout s’enchaîne à une vitesse fulgurante, ce qui n’est pas pour me déplaire. Doc, fidèle à sa nature, ne pourra s’empêcher d’intervenir, surtout quand le Père Brennan, aperçu dans le volume précédent, viendra le chercher.

 

N’oublions pas non plus Peggy qui doit se remettre d’une épreuve personnelle difficile.

 

Après avoir présenté les 3 premiers tomes de la série sur ce blog, vanter les qualités de Paul Christopher n’est plus trop d’actualité. Ben voui, qui irait lire 4 tomes d’une série qui ne lui plait pas ???

 

Je dirai donc plutôt ceci.

 

Si vous aimez l’histoire, les romans policiers teintés d’humour et d’une pointe de folie, saupoudrés d’un peu d’Indiana Jones au féminin, La Légende des Templiers est fait pour vous.

 

Tout est réuni pour passer un très bon moment. Lire le premier tome vous engage à lire la suite si vous avez adoré, je tenais à vous prévenir.

 

En tout cas, je sais ce qu’il me reste à faire maintenant. Lire la suite bien sûr….

 

Très bonne lecture les accros.

 

Marjorie

Voir les commentaires

La légende des templiers - le trône (tome 3)

Paul Christopher

Paul Christopher

L'histoire:

 

Peter Holliday est toujours sur la piste des templiers et ce, depuis qu'il a hérité d'une épée découverte en Allemagne par son oncle. Une discussion anodine le met sur la piste de la famille de Jean de Saint-Clair, l'un des rares Templiers ayant survécu à la purge meurtrière.

 

Ses recherches vont le mener de la France au Canada, en passant par l'Italie et l'Angleterre. Mais notre héros va devoir faire attention à lui, sa vie semblant encore une fois en danger.

 

Quels secrets recèlent ses découvertes.

 

Mon avis:

 

3ème tome des aventures de Doc Holliday dans sa recherche sur l'histoire de l'épée reçue en héritage dans le premier tome.

 

Ce nouveau volet le met sur la piste de la famille du chevalier de Saint Clerc qui, semble-t-il, aurait croisé le chemin d'une pure relique liée au Christ. Sa recherche va lui faire rencontrer une énigmatique nonne, Meg, qui semble faire la même recherche que lui.

 

Sa quête a pour but de retrouver un coffret détenant des reliques liées au Seigneur, comme le suaire et le Grâal.

 

Comme toujours, rien ne va se passer simplement pour notre héros dans ce troisième volet qui voit être mis en avant Doc et sa vie. Peggy et son mari ne font qu'une petite incursion dans ce nouveau roman.

 

Ce tome 3 est aussi passionnant que les deux premiers, le rythme toujours autant soutenu. Aucun temps mort, aucun ennui, de l'histoire à n'en plus finir.

 

Que demander de plus?

 

Ayant adoré les deux premiers livres de la série, mon avis ne change pas après cette lecture. L'auteur écrit toujours aussi magnifiquement bien et nous rend accro.

 

Pour la passionnée d'histoire que je suis, je trouve dans cette série tout ce que j'aime. De l'histoire, de l'intrigue et des personnages tout aussi touchants.

 

Aussi, je ne peux que conseiller ce livre aux amoureux de l'histoire et des intrigues. La légende des templiers est une sorte de Da Vinci Code en plusieurs volets.

 

Paul Christopher serait-il une sorte de Dan Brown? Je ne pense pas que la comparaison puisse lui déplaire.

 

Ce qui est sûr, c'est que cette série me plait vraiment beaucoup et que je vais me dépêcher de trouver le tome 4 pour retrouver notre héros, Doc Holliday.

 

Très bonne lecture à tous.

 

Marjorie

 

Voir les commentaires

L'hiver du monde (tome 2)

Ken Follett

Ken Follett

L’histoire :

Allemagne, 1933. Le pays voit émerger un courant politique qui prend énormément : le nazisme. Maud et sa famille assistent impuissants à cette vague déferlante, qui va changer à jamais la face du monde.

En Angleterre, Ethel et sa famille sont témoins des changements de la population au lendemain de la Première Guerre Mondiale et des bagarres incessantes entre les groupes politiques. La lutte des classes est amorcée.

Les russes surveillent les pays frontaliers. Les américains surveillent le monde.

Mon avis :

Ce second tome est très long et couvre la partie de l’histoire de 33à 47. Le monde sort de la Première Guerre Mondiale, qui fut extrêmement meurtrière. L’ambiance et l’entente entre les pays sont ténues. L’Allemagne vit comme un affront le traité de Versailles, les obligeant à se démilitariser et subir une véritable pauvreté.

La dette à rembourser est colossale et c’est sur ce terreau fertile que va émerger Adolf Hitler et son parti.

Tout était fait pour que ses idées prennent racines et trouvent écho auprès de la population affamée et meurtrie.

L’Europe va repartir en Guerre contre ce pays mais les souffrances endurées vont être importantes.

La Pologne va tomber en premier, déclenchant les hostilités. La France suivra de près, trop facilement du reste (merci les politiciens de l’époque). Le monde va sombrer dans un chaos indescriptible.

L’émotion est au rendez-vous à la lecture de ce second tome. Comment rester de marbre quand Ken Follett nous relate la chute des bombes sur Londres, la prise de la France et la mort de toutes ses personnes ? L’attaque de Pearl Harbor ou Hiroshima ?

Néanmoins, et malgré une lecture qui m’a tenue en haleine et que j’ai beaucoup aimé, je regrette certaines choses. Je note, par exemple, que la France est très peu représentée dans ces romans. A peine sommes-nous présents, une évocation au titre de l’invasion par les allemands ou un français rencontré, par-ci, par-là, mais c’est tout.

La France a combattu, la France a résisté et la France a été présente tout au long de cette période, il ne faut pas l’oublier tout de même.

De plus, nous ressentons l’animosité que semble ressentir l’auteur pour la caste aristocratique et son « goût » pour la classe moyenne. Les personnages anglais aristocrates sont des vraies têtes à claque alors que les personnages russes sont présentés comme des victimes alors qu’ils sont tout bonnement insupportables.

Au final, sur un roman de plus de 1000 pages, l’ensemble remporte ma validation. Il a le mérite de tout de même parler d’une période importante de notre monde et de mixer le tout avec beaucoup de romantisme.

Concernant l’auteur, j’ai déjà parlé dans mon précédent billet de mon goût pour son écriture et sa plume à toute épreuve. Je salue bas l’auteur capable de produire une trilogie aussi importante.

En résumé, ce second tome est aussi bien que le premier. J’ai hâte d’entamer le troisième et dernier volet de cette trilogie, qui va traiter entre autre de la guerre froide et la chute du Mur.

Très bonne lecture à tous.

Marjorie

Voir les commentaires

1 2 > >>