Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Juste une ombre

Karine Giebel

Karine Giebel

L'histoire:

Une ombre. Une présence. Une personne? Cloé n'est pas folle pourtant, mais personne ne la croit quand elle dit ressentir une présence constamment dans son dos. Ni ses amis, ni la police. Pourtant, elle ne rêve pas. Ce n'est pas elle qui déplace les objets. Elle n'a pas rêvé l'oiseau mort sur son perron. Serait-ce elle qui a dessiné ce cercueil? Mais qui est-ce? Juste une ombre...

 

Mon avis:

 

En entendant autant de bien sur Karine Giebel, je me suis lancée un matin avec la lecture de "Juste une ombre". Je m'attendais à un roman policier, voire thriller, de base mais avec un petit plus justifiant son succès.

 

Je ne m'attendais pas à cette claque. Ce roman m'a laissé une impression teintée de plusieurs sentiments. Successivement, j'ai ressenti de la peine, de la joie, de la gêne et de la tristesse.

 

Mais le sentiment principal fut quand même un malaise grandissant au fur et à mesure de la progression de ma lecture.

 

Le thème de ce roman m'a fait penser au dernier roman de Lars Kepler; désaxé. Une femme se dit suivie dans la rue, harcelée même à son domicile, là où nous sommes sensés nous sentir le plus à l'abri. Mais personne ne va la croire tant ce qu'elle raconte peut laisser perplexe.

 

L'exemple le plus frappant fut celui du réfrigérateur. Mais je n'en dis pas plus, vous laissant la possibilité de le découvrir, vous lecteurs encore novices de ce roman.

 

Je me suis mise, tour à tour, dans la peau de Cloé héroïne de ce roman, de ses amis quand ils écoutent ce qu'elles racontent, et je me suis demandée comment j'aurais réagi si j'avais été à leur place.

 

Cloé, trentenaire à qui tout réussi, voit sa vie basculer un jour, sans que rien n'augure de cette situation. Sa rencontre avec Alexandre Gomez, flic dont la vie a également basculé pour une autre raison, va amorcer un tournant décisif pour ces deux êtres, au bord du gouffre.

 

Karine Giebel, que je lis pour la première fois, a écrit un roman, un thriller psychologique terrifiant, un huis clos angoissant qui prend aux tripes jusqu'aux dernières pages. Je dois même avouer que la fin de ce roman m'a fait pleurer tellement j'ai été retournée par cette lecture.

 

Ce thriller m'a laissé une impression de malaise intense, même si j'ai adoré les toutes dernières pages, et ceux qui l'ont lu comprennent pourquoi. Après avoir refermé ce livre, je suis restée dans un état second, j'étais mal.

 

Juste une ombre est un excellent thriller psychologique, un huis clos prenant et bouleversant, dont on ne sort pas indemne d'une telle lecture. L'histoire ne peut que toucher le lecteur. Je le conseille car, à mon sens, le sujet abordé est encore trop souvent passé sous silence.

 

Fans des romans du genre, très bonne lecture, ayez le coeur accroché tout de même.

 

Coeur sensible, s'abstenir.

 

Marjorie

Voir les commentaires

Block 46

Johana Gustawsson

Johana Gustawsson

L’histoire :

 

Le cadavre d’une jeune femme est découvert en Suède, atrocement mutilé. Dans le même temps, à Londres, un groupe d’amis est sans nouvelle de l’une des leurs alors qu’elle était attendue à un évènement professionnel important pour elle.

 

Le lien est fait entre cette mort et les cadavres de petits garçons découverts en Angleterre. La profileuse Emilie Roy est chargée d’enquêter pour trouver le sadique qui tue par-delà les frontières.

 

Mon avis :

 

Ce thriller est purement et simplement addictif. La première page ouverte a attiré et capté mon attention, m’empêchant de le laisser. Je voulais absolument savoir la vérité et connaître le nom du tueur et sa motivation.

 

L’histoire, qui débute avec la découverte du corps mutilé d’une jeune femme, trouve sa naissance dans le passé, en 1944 en Allemagne. Pour tenter de comprendre et de résoudre l’enquête, Emilie Roy est détachée sur les lieux en sa qualité de profileuse.

 

Dans cette enquête, elle pourra compter sur l’aide d’Alexis, amie proche de la victime, romancière à l’esprit vif hantée par ses propres démons.

 

Deux histoires se mélangent, le suivi de l’enquête en temps réel et le récit du passé, faisant s’emmêler présent et passé, pour ne former qu’un.

 

Les enquêteurs vont partir de rien pour tenter de comprendre la personnalité de ce tueur et la raison de tout ceci.

 

Le personnage central, Emilie Roy, traine derrière elle ses démons elle-aussi, ce qui fait qu’elle peut paraître si proche d’Alexis. Ce tandem féminin apporte beaucoup à l’histoire.

 

Mais les personnages masculins ne sont pas en reste. Que ce soit le commissaire suédois qui est très intelligent et va apporter sa patte à la résolution de l’enquête, ou encore Stellan, qui va apparaître comme une sorte de médicament à tourments pour Alexis.

 

Je n’ai ressenti aucune lassitude à la lecture, aucun désagrément malgré certaines descriptions de scènes. La plume de l’auteur est magique et son écriture est fluide avec un vocabulaire riche et soutenu.

 

J’ai dévoré ce roman à succès en moins d’une journée, ce qui signifie beaucoup sur le niveau de ce livre.

 

Je n’espère qu’une chose : qu’il y ait une suite où j’aurai à nouveau le plaisir de retrouver Alexis, Stellan et Emilie.

 

En résumé, ce roman, ce thriller psychologique est une véritable pépite dans l’univers de la littérature étrangère. L’histoire est émouvante et addictive. La recherche de la vérité nous entraîne dans les tréfonds de l’âme humaine, nous faisant côtoyer ce que l’homme peut ressentir de plus sombre et ténébreux.

 

Marjorie

Voir les commentaires

De mort naturelle - Une enquête de l'Inspecteur McLean

James Oswald

James Oswald

L’histoire :

Le cadavre atrocement mutilé et momifié d’une jeune femme est retrouvé dans le sous-sol d’une vieille maison en cours de rénovation. Qui est-elle ? Et pourquoi ses organes sont dans des niches creusées dans les murs de la maison.

 

Dans le même temps, la police est appelée sur les lieux d’un cambriolage qui semble plus qu’anodin.

 

L’inspecteur McLean est chargé d’enquêter sur ces deux histoires jusqu’au moment il semblerait que tout soit lié.

 

Mais quel lien peut-il exister entre une femme morte dans les années 50 et un cambriolage au 21ème siècle ?

 

Mon avis :

 

Dans le cadre de ma semaine achat compulsif d’ebook sur un site ultra connu, j’ai pris par hasard celui-ci, le titre attirant mon attention. Je dois reconnaitre avoir eu beaucoup de chances dans mes achats, aucune déception ne m’ayant encore été imposée.

 

D’après mes recherches, James Oswald s’est auto publié avant de connaitre le succès grâce à sa série McLean est son incursion dans le milieu du roman policier. Pour une première tentative, celle-ci est très réussi. Ce premier tome des aventures de notre inspecteur est vraiment passionnant.

 

Ses premiers romans étaient d’ailleurs, si je ne me trompe pas, plutôt centrés sur la fantasy.

 

Une jeune femme semblant avoir été victime d’un meurtre rituel est retrouvée plus de 50 ans dans le sous-sol d’une maison. Ses organes ont été prélevés et enfermés dans des niches construites à cet effet.

 

L’idée d’un meurtre à caractère rituel lié au monde des ombres nous prend tout de suite, dès le début de la lecture, et nous entraine au cœur d’une enquête riche en rebondissement et menée d’une main de maître par des personnages attachants et très drôles.

 

L’inspecteur Mclean et ses vieux démons qui ne sait pas se taire quand il le faut. Le sergent Bob la grogne, son plus fidèle collègue et ami. Le tout jeune Stuart Mac Bride, qui va se révéler un atout précieux pour son équipe, sans oublier la jeune technicienne Emma Baird, qui va réussir à retrouver le cœur perdu de l’inspecteur.

 

L’enquête nous emmène au sein de l’occultisme, dans une enquête qui nous tiendra en haleine jusqu’au bout, dans les toutes dernières pages. Mais comme il s’agit du premier tome, j’augure une suite qui va surement me plaire.

 

Cela fera l’objet d’un nouveau billet bien entendu.

 

Concernant la plume de l’auteur, celle-ci ne présente à mes yeux aucun défaut particulier. Je l’ai trouvée très agréable à lire et sans lourdeur.

 

Les chapitres sont rythmés et variés. L’histoire s’arrête au bon moment, pour enchainer sur autre chose et nous accrocher, tournant ainsi inlassablement les pages et satisfaire notre curiosité maladive.

 

Mais qui a tué ? Telle est la question qui pousse à dévorer ce roman écrit par un auteur de talent.

 

De mort naturelle est un vrai roman policier. Un meurtre ancien, des méchants comme avant, des flics qui ne veulent que progresser, quitte à écraser les autres et un inspecteur qui mènera coûte que coûte son enquête jusqu’au bout.

 

En conclusion, j’ai passé un très bon moment littéraire en compagnie de l’inspecteur McLean et son équipe. J’ai hâte de lire le second tome de ses aventures et repartir à la chasse aux tueurs dans les rues écossaises.

 

Très belle découverte que je conseille vivement aux fans des VRAIS romans policiers.

 

Marjorie

Voir les commentaires

Sorceleur - le temps du mépris - tome 4

Andrzej Sapkowski

Andrzej Sapkowski

L’histoire :

Ciri est toujours en fuite, poursuivie par les forces obscures qui veulent la retrouver pour mener à bien on ne sait quel projet. Sous la protection de Geralt, puis de Yennefer, elle se retrouve en route pour assister à l’assemblée annuelle des sorciers.

Geralt, de plus en plus attachée à cette petite, va tout tenter pour la protéger. Notre sorceleur s’est juré de la protéger, au péril de sa vie.

 

Mon  avis :

Tome 4 des aventures de Geralt et, maintenant, de la petite Ciri, gamine espiègle qui, du fait de sa naissance, est constamment en danger. Yennefer tombe malgré elle sous le charme de la gamine et va la protéger également par tous les moyens.

J’adore vraiment cette série et mon coup de cœur pour Geralt se renforce au fil des lectures. Je l’ai dévoré et je suis prise dans l’histoire de cette petite fille qui déchaine les passions et attise la curiosité des dirigeants.

Côté histoire, il n’y a que peu à dire, sauf à regretter la présence peu marquée de Jaskier, notre poète charmeur. Ce tome est axé principalement sur Ciri et sa fuite.

L’on commence d’ailleurs à en apprendre plus sur elle et sa famille, sans oublier le rôle qu’elle va jouer dans la guerre qui commence à éclater entre les royaumes.

Le tout est cohérent et rend addictif. La lecture du tome 5 ne devrait plus tarder à mon sens.

Côté écriture, eh bien rien à dire. Le talent de l’auteur n’est plus à prouver. Sa plume est très agréable à lire. Aucun ennui, aucune lassitude, juste une addiction grandissante qui ne trouve aucune fin.

C’est une série qui a trouvé sans difficulté son public dans les fans de fantasy comme moi. Les personnages sont attachants, le rythme ne connait pas de pause. Nous vibrons à la lecture de chaque page et l’envie de connaitre un dénouement heureux est là.

On se retrouve à la lecture du tome 5 chers fans du sorceleur…

 

Marjorie

Voir les commentaires

Elle était si jolie

Nicolas Carteron

Nicolas Carteron

L’histoire :

Ana, joli petit bébé de 6 mois, est enlevée en pleine nuit dans l’appartement de ses parents, sa mère dormant dans la pièce à côté. Qui peut vouloir faire du mal à ce petit ange ? Va commencer une course contre la montre pour retrouver ce kidnappeur, qui va très vite disparaître dans la nature. Ana va-t-elle bien ? Est-elle protégée alors que nous sommes en plein hiver glacial ?

Mon avis :

Deux mots : j’ai adoré. Voilà tout simplement comment je pourrai décrire mon ressenti après cette lecture : j’ai adoré.

J’ai découvert Nicolas Carteron avec son dernier roman « Quand ta lettre est arrivée » et j’étais déjà emballée par l’écriture de ce jeune auteur, qui mérite d’être plus amplement connu.

Dans « Elle était si jolie », nous changeons de registre pour du plus sombre, l’enlèvement d’un petit bébé et une course contre la montre.

Qui peut en vouloir à ce point à Léna et Grégoire, pour que l’on enlève leur bébé Ana en pleine nuit ? Nous sommes très vite embarqués dans le récit et pour lâcher le roman, cela est difficile.

L’histoire actuelle tire son origine dans le passé. Aussi, à chaque chapitre, nous changeons de lieu, de personnage, de moment. Vont se superposer les vies des parents, du ravisseur et leur passé.

Le rythme devient de plus en plus soutenu et mille questions se bousculent dans notre tête. Le ravisseur connait-il les parents ? S’agit-il d’une vengeance ?

Tout au long de la lecture de ce roman, j’ai eu l’impression d’y trouver une touche d’Harlan Coben, au plus fort de ses thrillers psychologiques. Un, en particulier, m’est venu en tête, Ne le dit à personne. J’ai trouvé des ressemblances dans la façon de nous tenir en haleine et de nous lancer sur pleins de pistes différents.

Le final, en apothéose, n’interviendra que dans les toutes dernières pages et clôture un livre remarquablement bien écrit.

Pour un auteur aussi jeune que Nicolas Carteron, ce second roman est une réussite qui ne fait que confirmer son talent et la précision de sa plume.

« Elle était si jolie » nous emmène au cœur de la folie humaine et nous tient en haleine jusqu’au dénouement de l’histoire. Un très bon roman à la française pour un auteur qui ne peut que s’améliorer. Un talent à exploiter pour un auteur en devenir.

Très bon roman que je conseille vivement.

Très bonne lecture à tous.

Marjorie

Voir les commentaires

L'hiver du monde (tome 2)

Ken Follett

Ken Follett

L’histoire :

Allemagne, 1933. Le pays voit émerger un courant politique qui prend énormément : le nazisme. Maud et sa famille assistent impuissants à cette vague déferlante, qui va changer à jamais la face du monde.

En Angleterre, Ethel et sa famille sont témoins des changements de la population au lendemain de la Première Guerre Mondiale et des bagarres incessantes entre les groupes politiques. La lutte des classes est amorcée.

Les russes surveillent les pays frontaliers. Les américains surveillent le monde.

Mon avis :

Ce second tome est très long et couvre la partie de l’histoire de 33à 47. Le monde sort de la Première Guerre Mondiale, qui fut extrêmement meurtrière. L’ambiance et l’entente entre les pays sont ténues. L’Allemagne vit comme un affront le traité de Versailles, les obligeant à se démilitariser et subir une véritable pauvreté.

La dette à rembourser est colossale et c’est sur ce terreau fertile que va émerger Adolf Hitler et son parti.

Tout était fait pour que ses idées prennent racines et trouvent écho auprès de la population affamée et meurtrie.

L’Europe va repartir en Guerre contre ce pays mais les souffrances endurées vont être importantes.

La Pologne va tomber en premier, déclenchant les hostilités. La France suivra de près, trop facilement du reste (merci les politiciens de l’époque). Le monde va sombrer dans un chaos indescriptible.

L’émotion est au rendez-vous à la lecture de ce second tome. Comment rester de marbre quand Ken Follett nous relate la chute des bombes sur Londres, la prise de la France et la mort de toutes ses personnes ? L’attaque de Pearl Harbor ou Hiroshima ?

Néanmoins, et malgré une lecture qui m’a tenue en haleine et que j’ai beaucoup aimé, je regrette certaines choses. Je note, par exemple, que la France est très peu représentée dans ces romans. A peine sommes-nous présents, une évocation au titre de l’invasion par les allemands ou un français rencontré, par-ci, par-là, mais c’est tout.

La France a combattu, la France a résisté et la France a été présente tout au long de cette période, il ne faut pas l’oublier tout de même.

De plus, nous ressentons l’animosité que semble ressentir l’auteur pour la caste aristocratique et son « goût » pour la classe moyenne. Les personnages anglais aristocrates sont des vraies têtes à claque alors que les personnages russes sont présentés comme des victimes alors qu’ils sont tout bonnement insupportables.

Au final, sur un roman de plus de 1000 pages, l’ensemble remporte ma validation. Il a le mérite de tout de même parler d’une période importante de notre monde et de mixer le tout avec beaucoup de romantisme.

Concernant l’auteur, j’ai déjà parlé dans mon précédent billet de mon goût pour son écriture et sa plume à toute épreuve. Je salue bas l’auteur capable de produire une trilogie aussi importante.

En résumé, ce second tome est aussi bien que le premier. J’ai hâte d’entamer le troisième et dernier volet de cette trilogie, qui va traiter entre autre de la guerre froide et la chute du Mur.

Très bonne lecture à tous.

Marjorie

Voir les commentaires

Brunetti et le mauvais augure

Donna Leon

Donna Leon

L’histoire :

Eté à Venise. La canicule s’est abattue sur la cité italienne. Tout est calme au commissariat de police et le Commissaire Brunetti espère bien que ça durera ainsi le reste de l’été. Au menu, une simple histoire de vieille dame escroquée par un pseudo voyant et un greffier trop propre sur lui pour être honnête.

Ce qu’il pensait être un mois d’août tranquille va venir perturber les vacances de Brunetti et s’emballer pour amener au meurtre.

Même sous la canicule, les meurtriers agissent.

Mon avis :

Après avoir fini mon livre sur la Shoah française, j’avais besoin de légèreté, d’où mon choix de lire une nouvelle aventure du Commissaire Brunetti.

Le personnage crée par Donna Leon est mondialement connu et ses aventures ont été adaptées pour la télévision.

L’histoire débute au début du mois d’août. Il fait très chaud à Venise, la canicule ploie ses ailes sur les vénitiens. Tout est calme, le moindre pas fait transpirer. Même les « méchants » semblent respecter la trève estivale.

Rien n’entame le calme, sauf peut-être l’histoire de la tante de l’inspecteur Vianello, l’adjoint de Brunetti, qui semble se faire arnaquer par un faux voyant, ce qui tracasse la famille de son adjoint. Une enquête s’impose.

Dans le même temps, l’un de ses amis à la mairie de Venise lui apporte le dossier d’un greffier qui semble très lisse mais que des rumeurs pointent du doigt, sans oublier sa connivence avec une Juge dont les dossiers, qui lui sont confiés, traînent dans le temps.

Alors que tout semble paisible et que notre cher Commissaire part enfin en vacances avec sa famille, tout s’emballe, obligeant son retour prématuré (il n’a même pas réussi à arriver sur son lieu de vacances, ce qui est un comble !!) dans la belle Venise.

Donna Leon n’est même plus à présenter. Auteure à succès et de génie, plume remarquable, histoires bien menées et addictives. Cette amoureuse de l’Italie nous entraine à chaque histoire dans une Venise envoûtante et magnifique.

On s’imagine à bord d’une petite vedette, remontant l’eau pour arriver sur la Place Saint Marc et manger une glace avec le Commissaire Brunetti, savourant sa conversation et son intelligence.

Lire Donna Leon, c’est voyager et enquêter au côté de son héros. C’est rire à ses blagues et lever un sourcil en lisant les échanges avec son adjoint. C’est vouloir être à leurs côtés.

Je tenais à faire un petit billet sur ce roman car j’ai adoré le lire, comme beaucoup d’autres d’ailleurs. Son écriture est agréable à lire, son style soutenu et son rythme parfait.

Une lecture des plus agréables qui fait passer un bon moment, en Italie.

Que demander de plus ?

Bonne lecture à tous…

Marjorie

Voir les commentaires

Challenge littéraire - point de septembre

Challenge littéraire - point de septembre

Hello à tous,

Le mois de septembre se termine et nous rentrons dans l'automne. J'aime beaucoup cette saison et comme j'ai la chance de vivre à la campagne, je me délecte du changement de couleur des feuilles et de la préparation à l'hiver.

Petit mois de septembre en lecture mais je suis quand même contente de mes choix.

Et donc, toujours dans le cadre du challenge littéraire auquel je participe avec Mélie Grey (http://meliegrey.blogspot.fr/) et Fifty Shades Darker (http://fifty-shades-darker.blogspot.fr/), voici mon bilan du mois de septembre:

Septembre 2016 :

82. La stratégie Ender – le cycle Ender de Orson Scott Card (01.09.2016) 383 pages

83. Allo Hercule Poirot d’Agatha Christie (01.09.2016) 188 pages

84. Rendez-vous à Bagdad d’Agatha Christie (05.09.2016) 315 pages

85. Les chroniques lunaires – Cress (tome 3) de Marissa Meyer (16.09.2016) 658 pages

86. La guerre du chaos – un royaume assiégé (tome 1) de Raymond E.Feist (17.09.2016) 384 pages

87. Les guerriers de la nuit - tome 1 de Graham Masterson (18.09.2016) - 420 pages

88. Sans laisser de traces - une enquête de Riley Paige de Blake Pierce (20/21.09.2016) 290 pages

89. Les chroniques lunaires - Winter - tome 4 de Marissa Meyer (25.09.2016) 987 pages

Nombre de pages lues : 3625

 

Ce qui fait un total pour l'année 2016, actuellement, de 37836 pages.

De mémoire, j'avais choisi 40.000 pages à lire en 2016. Donc, hormis une énooooorme tuile qui m'empêche de lire (mais bon, faut être franche, je vois pas trop ce qui m'empêcherait de lire), mon challenge sera réalisé cette année.

Allez, je continue mes lectures et découvertes en tous genres. Vraiment, j'adore ce challenge et je pense vraiment le refaire l'année prochain.

Bonne lecture à tous les accros des bouquins et à bientôt.

Gros bisous les bibliotoqués

 

Marjorie

Voir les commentaires

Shoah française - les responsables impunis

Philippe VALODE

Philippe VALODE

Avant toute chose, je tiens vivement à remercier Babelio, avec la masse critique de septembre, qui m’a permis de découvrir cet excellent livre de Philippe Valode publié aux éditions ACROPOLE, que je tiens également à remercier pour leur envoi.

L’opération masse critique de septembre était riche en livres aussi intéressants les uns que les autres et je suis ravie d’avoir été sélectionnée pour lire Shoah française - les responsables impunis.

J’ai ainsi découvert un auteur français de très grand talent que je ne connaissais pas, honte à moi. Philippe Valode est un enfant d’après guerre, né en 1946 et passionné d’histoire, que ce soit celle de la France ou d’autres pays.

Shoah française - les responsables impunis est son dernier roman sorti au mois de septembre 2016.

Le thème est très simple : tous les maillons de la chaine de l’antisémitisme n’ont pas été traités de la même façon. La majeure partie d’entre eux a réussi à passer entre les mailles du filet au moment de la libération. Pire, beaucoup d’entre eux sont morts de leur belle mort sans jamais avoir été inquiétés.

Mais qui sont ces gens ? Et comment cela se fait-il que ces personnes aient pu poursuivre leur vie comme si de rien n’était ? Telles sont les questions posées entre autre par l’auteur et dont les réponses m’ont retournées.

L’histoire (autrement dit ceux qui l’écrivent) a cherché à enterrer, à camoufler la responsabilité de certains hommes d’état à la population française. J’ai en tête René Bousquet, organisateur entre autre de la rafle du Vel d’Hiv, qui se voit encore encensé par certains hommes d’état à notre époque.

La Seconde Guerre Mondiale a marqué les esprits par l’horreur des traitements infligés à la communauté juive dans toute l’Europe. Le IIIème Reich a voulu imposer aux pays occupés la même politique que celle appliquée en Allemagne, poussant aux dénonciations, arrestations et meurtres de la population juive.

La France n’a pas échappé à cette règle, en coopérant sans limite avec l’occupant, notre pays ayant un passé antisémite plutôt virulent. L’arrivée du Maréchal Pétain, héros de guerre à la tête du pays et antisémite notoire, devenu marionnette dans les mains de l’occupant allemand, ne fait qu’ajouter au dramatique de la situation.

Mais Pétain seul n’aurait pas pu faire tout ce qui s’est passé par la suite. Chaque maillon de la chaine, allant des dirigeants jusqu’au gratte papier, a sa part de responsabilité dans la Shoah.

Citons les juristes responsables des lois, les chefs d’entreprise qui ont pris la direction d’entreprises dirigées par des familles juives, les journalistes et écrivains auteurs de textes à caractère haineux destinés à monter la population contre eux…

Par son livre, l’auteur met en évidence les liens qui unissaient tous ses hommes, comment ils ont été choisis, comment ils ont mis en place, avec beaucoup de froideur et sans retenue, les lois privant petit à petit chaque homme, femme et enfant de confession juive, de tout droit, même celui d’être un être humain comme tout le monde.

L’auteur met en avant le manque de remord de ces personnes et, comble de l’horreur, comment ils ont échappé au sort qu’ils méritaient, malgré la tenue de quelques procès et le prononcé de condamnations à mort.

Beaucoup de ces criminels de guerre ont été amnistiés ou graciés dans les années 50, voire même protégés par des gouvernements étrangers chez qui ils avaient trouvé refuge. Très peu d’entre eux ont vraiment payé le prix de leurs pêchés, rendant la situation d’autant plus difficile à accepter.

Ces personnes sont mortes souvent de vieillesse, près de leurs proches, le remord toujours absent de leur esprit.

Pour la passionnée d’histoire que je suis, la lecture de ce livre a été une vraie révélation. Il est enfin mis en avant et dénoncé l’attitude de l’administration française dans l’horreur de la guerre. Plus de 60 ans après, je suis toujours autant choquée de savoir que ces hommes et femmes ont continué à vivre sans ressentir de gêne, avec sur la conscience la mort de plus de 6 millions de personnes.

Car oui, à mon sens, les responsables français ont lié leur sort aux autres criminels de guerre, qu’ils soient allemands, italiens ou autres.

Ils sont les maillons français de la Shoah mondiale. Ils ont envoyé à la mort des gens, pour le seul crime d’être de confession juive. Ils se sont arrogés le droit de décider s’ils devaient vivre ou mourir. Ils ont organisé la rafle du Vel d’Hiv sans ressentir de difficulté à dormir la nuit.

Philippe Valode, par son roman exceptionnel, montre à quel point l’être humain peut commettre les pires exactions, sous le prétexte fallacieux qu’ils ne peuvent être assimilables. Il faut donc les tuer.

 

Ce roman est à lire. Pas seulement par les passionnés comme moi, mais par la personne lambda qui veut connaître la vérité et savoir de qui est capable un Homme.

Car il faut le dire, il faut le lire, il faut l’écrire. Sinon, comment apprendre du passé pour modifier l’avenir ?

 

Marjorie

Voir les commentaires